"EMBALLAGES ECONOMIQUES POUR ALIMENTS HUMIDES"."
La présente invention concerne un emballage destiné surtout aux aliments à conserver par procédé thermique, ce qui n'exclut
pas son emploi quand la conservation est obtenue grâce à d'autres techniques exigeant 1-'étanchéité du récipient. l'emballage est constitué par deux ou plusieurs enveloppes indépendantes et concentriques. L'une d'elles, interne, rigide ou semi-rigide, comportant un corps et un couvercle, est relativement coûteuse, mais peut se réutiliser de très nombreuses fois.
L'ensemble constitué par le corps et le couvercle, récupérables, n'est pas complètement étanche aux microrganismes, liquides et gaz à l'endroit de la jonction du couvercle et du corps. Par contre, ceux-ci sont totalement étanches aux liquides et aux microrganismes et moyennement, fortement ou totalement étanches aux gaz dont à l'oxygène. La ou les autres enveloppes, externes, sont minces, souples, peu coûteuses, normalement non réutilisées. L'une au moins de ces enveloppes est totalement étanche aux microrganismes et aux liquides. L'étanchéité aux gaz de l'enveloppe externe ou
du groupe de ces enveloppes peut être faible, moyenne, élevée ou totale, en fonction du degré de protection nécessaire, toutefois l'enveloppe interne, peu perméable aux gaz, vu son épaisseur, ou imperméable aux gaz, vu sa composition, étant en contact intime
sur la presque totalité de sa surface avec l'enveloppe externe,
la perméabilité finale de l'ensemble est toujours faible par rapport à ce qu'on aurait en l'absence de l'emballage interne récupérable qui, outre ceci, confère une forme définie à l'emballage, ce qui assure une protection mécanique aux aliments et facilite la manutention.
L'intérêt de la présente invention est de permettre le recours
aux procédés modernes de conservation des aliments, dont la pesteurisation et l'appertisation, c'est à dire la stérilisation à plus de 100[deg.]C, sous emballage hermétique, d'aliments non acides, dans les cas où les excellents emballages classiques ne conviennent guère. Ceci, qu'ils soient trop coûteux, trop petits, qu'ils exigent une
il technologie trop élaborée faisant localement défaut, ou encore des investissements trop élevés. L'un de ces cas est le stockage,en usines ou cuisines centrales, d'aliments à réutiliser. Un autre cas est la distribution,vers des cuisines communautaires,d'aliments préparés par une usine ou cuisine centrale située à une distance raisonnable de sa clientèle.
L'emballage faisant l'objet de la présente Invention s'écarte de la politique de l'emballage perdu. De même qu'on conditionne les bières dans des emballages perdus, boites ou bouteilles "one way", dans des bouteilles cautionnées, souvent perdues, et dans des fûts, coûteuse, à réutiliser, le besoin existe pour des emballages partiellement récupérables en d'autres secteurs de l'industrie alimentaire des pays développés. Pour ceux-ci il s'agit surtout d'emballages
de forte capacité. Par contre, dans les régions déshéritées des pays en voie de développement, l'emballage faisant l'objet de la présente invention convient aussi pour les faibles capacités, vu
le marché ainsi que l'abondance et le coût réduit de la main d'oeuvre. Pour ne citer qu'un cas, il est fréquent qu'il y ait trop de poissons mais peu de végétaux commestibles à relativement faible distance des régions, ou c'est l'inverse, alors que l'infrastructure et l'économie du pays ne permettent pas encore de faire profiter chacun de l'ensemble de ces ressources. Ceci est bien connu et ne peut se résoudre rapidement grâce aux technologies et emballages mis au point pour les pays industrialisés.
La partie rigide ou semi rigide de l'emballage peut avoir une forme quelconque, et par exemple celles des figures 1 à 5, des vues en plan de l'ouverture des corps ou des couvercles correspondants, et celles des figures 6 à 10, des vues de profil des emballages internes après pose des couvercles. Il est très utile, mais non indispensable,que les angles soient fort arrondis et que les couvercles et corps occupent un volume minimum lorsqu'ils sont empilés, soit avant leur emploi, soit durant le retour à vide des vidanges
à réutiliser. Les figures 11 et 12, des vues de profil, illustrent
in ceci. Il est utile que les formes du récipient interne soient telles, qu'il y ait un maximum de contact entre ses parois et l'emballage souple externe. Ceci est illustré par la vue de profil de la figure 13, dans laquelle 1 représente l'emballage interne,- 2 l'emballage externe, jointif, et 3 les fermetures du film cons- titué par une gaine dans cet exemple.
La capacité peut être quelconque dans les limites imposées par le marché,-les manutentions et les impératifs technologiques, dont la stérilisation et/ou le refroidissement. Pour les petits formats les limites raisonnables sont 0.1 à 2 litres. Au dessus de ceci il s'agit de grands formats, 2 à 20 litres et plus.
Tous les matériaux résistant aux traitements thermiques requis, non attaqués par les aliments, hygiéniques, faciles à laver et à désinfecter après usage, ne contaminant pas les aliments, qui satisfont aux conditions énoncées antérieurement, conviennent, qu'ils soient métalliques, plastiques, en verre,, grès ou faïence,
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le couvercle, par exemple en vue d'améliorer le transfert de cha- leur via un élément métallique.
L'emballage externe au contact de l'emballage rigide ou semi-rigide interne, doit être réalisé en matière plastique,imperméable aux microrganismes et aux liquides, résistant aux traitements thermiques requis et de qualité alimentaire. Il doit résister à l'ac- tion des aliments. De nombreux films plastiques conviennent, dont certains sont extrêmement économiques. S'il y a plus d'un emballage souple externe, les couches additionnelles peuvent différer de la précédente. Les emballages externes peuvent consister en gaines, sacs ou être thermoformés. Gaines et sacs peuvent se fermer par soudure, clips, agrafes, ligatures ou tout autre moyen réali- sant l'étanchéité par compression. Les emballages thermoformés imposent la soudure.
Lors de la fermeture de l'emballage externe, il faut que le der-
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<EMI ID=3.1> jusqu'à l'utilisation finale du contenu, Vu la forme de l'emballage interne, il suffit d'une très faible dépression pour réaliser ceci et les procédés à mettre en oeuvre sont bien connus dans l'industrie alimentaire.
Selon l'aliment, les caractéristiques de l'emballage interne et celles de l'emballage externe, on remplit complètement ou partiellement l'emballage interne. Si ce dernier est complètement rempli au moyen d'aliments et, aussi, généralement, d'un liquide de couverture, l'expulsion des gaz se réalise facilement, avant la fermeture de l'emballage externe, grâce à l'application d'une dépression faible ou en comprimant les parois de l'emballage externe.
S'il est nécessaire de laisser un important espace vide dans l'emballage interne, selon le cas cet espace peut être occupé par de l'air, un gaz inerte, ou encore être mis et rester sous vide.
Ceci est classique, de même que les précautions et limitations
qui résultent, en cours de traitement thermique, de telles conditions.
La plupart des aliments solides, pâteux ou liquides, sont susceptibles d'être conditionnés dans les emballages faisant l'objet de la présente invention, aussi est-il préférable de citer les procédés de conservations susceptibles d'être mis en oeuvre.
Outre les aliments acides pasteurisés grâce au remplissage à chaud, suivi ou non d'un traitement thermique, et les aliments
peu acides ou non acides, à stériliser à plus de 100[deg.]C, généralement sous surpression, l'emballage convient aussi pour divers aliments dits "au vinaigre" 'ayant subi une fermentation lactique" en "saumure" ou "très riches en sucre: Il s'agit du domaine traditionnel de l'industrie des conserves.
L'emballage peut aussi améliorer ou faciliter la conservation des aliments qui, généralement pré-cuits et emballés à chaud dans des emballages perdus et étanches, classiques, ou récupérables, non étanches, classiques, ( sachets plastiques, barquettes à couvercles scellés, boîtes métalliques, ou encore bacs ouverts, bacs munis d'un couvercle libre )subissent parfois une brève pasteurisation, un refroidissement rapide et un stockage aux environs de 0[deg.]C, en évitant le gel.
Il s'agit de variantes plus ou moins imparfaites des antiques "semi-conserves". Une telle solution fût suggérée par l'auteur en fin du rapport "Progrès actuels de la technologie des conserves de légumes" au Congrès International de la Conserve, Rome - Parme 1956, en envisageant les emballages classiques. Ceux-ci ont aussi été prévus dans des procédés type semi-conserve' commercialisés.
Grâce à la présente invention, on peut par exemple remplir l'emballage interne,parfaitement propre, et mieux stérile, avec
les aliments cuits et très chauds, après quoi on place le ou les emballages externes propres ou stériles et obture ceux-ci. Un bref traitement thermique peut précéder le refroidissement réalisé
dans l'eau ordinaire, puis glacée ou en air réfrigéré et puisé,
et stocke cette semi-conserve en frigo vers 0[deg.]C.
Comme une altération microbienne de l'aliment dégage généralement du gaz, l'emballage externe se déforme si ceci à lieu, permettant ainsi de détecter une avarie. L'air peut être remplacé par un gaz inerte et, avec certains modèles d'emballages ont peut aussi conserver les aliments sous vide.
Le domaine principal d'application de la présente invention est toutefois la conserve normale, biologiquement stable durant de longues périodes, réalisée par pasteurisation ou appertisation, selon l'aliment, l'emballage étant entièrement rempli, ou presque. Le fait saillant de la présente invention est de réaliser un emballage étanche et économique, dont la partie interne rigide ou semi-rigide, peut facilement se réutiliser, protège mécaniquement le contenu et confère une forme régulière à l'emballage, alors
que la partie externe, organe d'étanchéité, est fort peu coûteuse et n'exige pas d'appareils coûteux ou difficiles à régler et à entretenir, pour être rendue hermétique. Un autre fait marquant est que la superposition du ou des films plastiques et des parois
f de l'emballage interne limite considérablement les échanges gazeux entre les aliments et l'extérieur.
Quand on utilise plus d'un emballage externe, gaine, sac ou plastique thermoformé, on peut réduire les risques de contaminationmicrobienne et/ou d'oxydation de l'aliment en incorporant, soit une solution bactéricide de toxicité minime entre les deux films, soit une substance réductrice, un sulfite par exemple, soit une solution réductrice et antiseptique, de l'acide sulfureux par exemple, mais la solution juste est de choisir l'emballage interne et l'emballage externe de façon à ce que la conservation soit parfaite si on évite de perforer le film plastique et ne stocke pas outre mesure ces conserves, dont l'emballage interne, récupérable, peut être assez coûteux, ce qui implique que sa rotation soit importante.
Une variante logique de la présente invention concerne un emballage rigide ou semi-rigide, dont le corps et le couvercle, étanches aux microrganismes et aux liquides, et totalement ou partiellement imperméables aux gaz, possèdent au niveau de leurs bords ou ouvertures, une rigidité suffisante et un profil approprié permettant de réaliser une étanchéité parfaite aux microrganismes et aux liquides externes grâce à l'action d'un film ou joint recouvrant de l'extérieur la jonction non étanche existant entre le corps
et le couvercle mis en place.
Ce joint ou film externe périphérique peut, ou non, être récupérable. Sa hauteur ne dépasse pas celle de l'emballage et, normalement, il ne couvre que la jonction du couvercle et du corps et les environs immédiats de celle-ci. Il est étanche aux microrganismes et aux liquides, alors que vis à vis des gaz son étanchéité peut être quelconque. Il est réalisé d'une façon quelconque au départ d'un film de qualité alimentaire, de résistance mécanique, élasticité et thermo_résistance appropriées, thermo rétrécissable
ou non.
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élastomères. Le joint périphérique peut se réaliser au moyen de l'enroulement d'une bande, auquel cas la longueur de celle-ci doit dépasser la circonférence des bords à recouvrir. On peut utiliser des films plus minces et réaliser plusieurs couches ou employer des morceaux de gaines. Le joint étanche peut aussi être protégé mécaniquement, par exemple, au moyen d'un textile qui peut, ou non, accroître sensiblement la pression exercée par le joint sur les bords du récipient.
Les figures 14 - 15 - 16 concernent des récipients tronc-coniques convenant pour réaliser l'étanchéité comme décrit ci-dessus.
La figure 17 montre l'anneau, un morceau de gaîne, avant qu'une tension soit exercée sur lui, et la figure 18 montre le même anneau déformé vu la tension, ce qui assure une bonne herméticité. La tension peut être obtenue par traction, lors de la pose d'une bande, ou vu les diamètres respectifs du récipient et de l'anneau d'étanchéité ou vu la rétraction du film si ce dernier, tel le cryovac, réagit de la sorte lors du traitement thermique. La figure 19 est une coupe dans un récipient différent. Dans ce cas le film 3 comprime les parois 1 et 2 du corps et du couvercle, mais se déforme peu.
Un tel joint externe agit évidemment comme un clapet de retenue. Liquides et gaz peuvent s'échapper du récipient si la pression
y dépasse sensiblement celle régnant à l'extérieur, mais l'inverse ne se passe normalement pas, toute surpression externe accroissant d'ailleurs l'étanchéité de joint. Selon le cas, le récipient
peut être rempli.avec un espace vide important ( fig. 14 ) faible ( fig. 15 ) ou nul ( fig. 16 ).
Les parois du récipient peuvent être rigides ou déformables partout, sauf aux endroits 1 et 2 où s'applique le joint externe
3 de la fig. 16, ou encore n'être déformable que dans la partie centrale du couvercle et/ou du fond, ce qu'illustrent les traits en pointillés des figures 14 et 15.
On peut aussi évacuer l'air et le remplacer par un gaz inerte
il et puis éviter que ce dernier s'échappe en réglant en conséquence la.sur-pression:'externe lors du traitement thermique requis pour l'éventuelle'pasteurisation ou appertisation.
Un'joint externe ne convient bien que pour les emballages ayant
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et il est essentiel que le joint exerce une pression sur les bords du récipient à obturer. De plus, un joint externe ne con- vient pas si le récipient très léger manque de rigidité là où se pose le joint.
Il y a un domaine d'applications convenant pour la technique
du joint externe et un domaine pour le ou les emballages externes. Un troisième domaine d'application est celui des récipients fermés grâce à un joint périphérique externe et ensuite protégés par un emballage externe pour le moins hermétique aux microrganismes et aux liquides.
l'efficacité du point de vue bactériologique, le faible coût et la facilité de réalisation à faible cadence de ceci sont évidents.
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1 - Emballage pour aliments à pasteuriser, appertiser ou conserver de toute autre façon classique, caractérisé en ce qu'il est constitué par deux enveloppes distinctes, indépendantes et concentriques, dont l'une, interne, rigide ou semi-rigide� possède un corps et un couvercle s'emboîtant, se superposant ou se vissant sans toutefois réaliser une fermeture complètement étanche aux microrganismes et aux liquides, corps et couvercle qui sont réutilisables durant de longues périodes et d'un transport, nettoyage et stockage aisé, vu le choix de leurs formes facilitant l'empilement sous un volume réduit des éléments neufs ou à réutiliser;
quant à l'emballage externe, non réutilisé normalement, il est constitué par une paroi mince d'un plastique de qualité alimentaire, de thermo-résistance appropriée, qui est amené à se maintenir au contact de la presque totalité des parois de l'emballage interne, ce qui donne à l'ensemble une forme régulière facilitant les manutentions et limite le transfert éventuel de l'oxygène atmosphérique vers l'aliment, vu la double barrière, dont l'une assez épaisse ou étanche, que ce gaz doit traverser; l'emballage externe réalisé au départ de gaine, de sacs ou de film plastique thermoformés s'obturant hermétiquement selon les procédés classiques, soudures, agrafes, ligatures, clips ou autres moyens de compression mécanique.