"Machine pour la destruction des plantes montées, plantes
parasites et mauvaises herbes"
La présente invention vise une machine permettant de
détruire des plantes telles que des betteraves montées, des
plantes parasites ou des mauvaises herbes.
On sait qu'il est très difficile d'éliminer dans les
champs de betteraves sucrières, les betteraves dites montées qui
doivent être retirées.
On a essayé divers systèmes, mais aucun n'a donné satisfaction. Parmi ces systèmes, on a réalisé des machines qui arrachent les betteraves montées sélectivement en tirant sur la
tige et les feuilles, puisque ces dernières sont à un niveau supérieur à celui des autres plantes. Un tel système présente de
nombreux inconvénients. Lorsque le terrain est sec, on casse la
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<EMI ID=2.1> .répandre les graines qui se ferment!/ **\* ** ***
On a également pensé à pulvériser sur les plantes à éliminer des produits chimiques tels que des produits phytotoxiques, mais les résultats obtenus ont été très décevants du fait qu'il est pratiquement impossible de déverser un tel produit sur certaines plantes sans que les autres ne soient touchées, de sorte qu'on élimine également une partie des bonnes plantes.
L'un des buts de l'invention est de réaliser une machine très simple, très bon marché, et qui permette de remédier aux divers inconvénients ci-dessus.
La machine selon l'invention est caractérisée en ce qu'elle est constituée d'un châssis muni de moyens pour son attelage à un tracteur, ledit châssis supportant au moins un tambour à axe horizontal et situé sensiblement perpendiculairement à la direction de déplacement de la machine au travail, des moyens pour entrainer le tambour en rotation et des moyens pour déposer sur celui-ci une couche d'un produit liquide détruisant les plantes,
Grâce à l'invention, il suffira de régler la hauteur de la machine de manière que le tambour soit situé au-dessus des plantes à conserver, mais à une hauteur correspondant à celle de la tige des plantes à détruire et de parcourir le terrain à traiter afin que le tambour imprègne les tiges des plantes à détruire dudit produit.
Afin que les tiges soient le plus longtemps possible au contact du tambour, celui-ci tourne de manière que tout point du tambour situé au-dessous d'un plan horizontal passant par l'axe dudit tambour se rapproche de l'extrémité antérieure de ladite machine. Grâce à cette disposition, les tiges des plantes traitées ne sont pas lâchées brutalement par le tambour et on évite ainsi qu'elles projettent du produit sur les plantes voisines" aj.
Suivant une autre caractéristique, les moyens pour entrainer le tambour en rotation comprennent un moteur électrique avec un réducteur dont l'arbre de sortie entraine par pignon et chaîne, un pignon calé sur l'axe du tambour. On réalise ainsi un moyen simple:et peu onéreux d'entrainement du tambour, le moteur pouvant être alimenté par une batterie ou être relié électriquement à la batterie du tracteur.
Suivant une autre caractéristique constructive, les moyens pour déposer sur le tambour une couche de produit liquide détruisant les plantes sont constitués par des rouleaux reposant sur le tambour et tournant fou sur leur axe, chaque rouleau étant creux pour constituer un réservoir destiné à être rempli de produit et comportant un bouchon de remplissage, la surface latérale desdits rouleaux étant au moins le long d'une généra-
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épaisseur de matière spongieuse.
Les trous des rouleaux sont situés sur la même génératrice que le bouchon de remplissage. Grâce à cette disposition, on peut procéder au remplissage des rouleaux sans que le liquide, en traversant les trous, imprègne la matière spongieuse.
Afin d'éviter que la matière spongieuse soit trop pressée contre la surface du tambour, ce qui entraînerait une consommation exagérée de produit et risquerait de faire goutter celui-ci sur toutes les plantes, chaque rouleau comprend deux flasques d'extrémité, d'un diamètre supérieur à celui du corps desdits rouleaux, mais légèrement inférieur à celui de l'épaisseur de matière spongieuse.
Suivant encore une autre caractéristique, la machine peut comporter des moyens pour écarter les rouleaux du tambour afin d'éviter un tassement de la surface de la matière spongieuse en contact avec le tambour lorsque la machine n'est pas uti-
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Suivant une variante de réalisation de l'invention, les moyens pour déposer sur le tambour une couche de produit liquide détruisant les plantes sont constitués par au moins une mèche trempant par une extrémité dans un réservoir et dont l'autre extrémité coopère avec le tambour.
Suivant encore une autre variante de réalisation de l'invention, elle comporte deux tambours à axes parallèles et une bande sans fin passant sur lesdits tambours, on peut, ainsi, faire durer plus longtemps le contact entre les tiges des plantes à détruire et les organes enduits du produit.
Enfin, le tambour antérieur est situé à un niveau
plus bas que le tambour postérieur. Ainsi, après avoir été enduites, les tiges sont relâchées doucement pour qu'elles ne renvoient pas de gouttelettes de produit sur les plantes voisines.
L'invention va maintenant être décrite avec plus de détails en se référant à des modes de réalisation particuliers donnés à titre d'exemples seulement et représentés aux dessins annexés.
Sur ces dessins Fig. 1 est une vue en perspective de la machine selon l'invention, Fig. 2 est une vue en coupe à plus grande échelle d'un rouleau de mouillage. Fig. 3 est une vue schématique en élévation en bout d'une variante de réalisation de la machine.
La machine représentée aux figures comprend un châs-
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deux ailes 3 et 4.
L'âme 2 est pourvue de pattes 5, 6 et 7 permettant son attelage au dispositif de relevage trois points d'un trac-
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Sur l'axe du tambour 9 est calé un pignon 10 sur lequel passe une chaîne 11 entraînée par un pignon 12 calé sur l'arbre de sortie d'un moteur 13, par exemple d'un moteur électrique, porté par l'aile 3.
Les extrémités des ailes 3 et 4 sont solidaires respectivement de manchons 15 et 16 dans lesquels sont montées coulissantes respectivement des béquilles 17 et 18, des vis pointeau 19 et 20 étant prévues pour caler lesdites béquilles
à toute hauteur désirée.
Lorsque la machine n'est pas utilisée, elle repose sur les pattes 5 et 6 et sur les béquilles 17 et 18.
La machine comporte, d'une part, un carter de protection et, d'autre part, une gouttière située sous le tambour 9
ces éléments ne sont pas représentés ici et sont montés, soit d'une manière amovible, soit articulée. Ils sont, en effet, prévus, le carter pour protéger la machine de la pluie si elle est entreposée dehors, et la gouttière pour récupérer le produit chimique qui pourrait goutter du tambour 9 lorsque la machine n'est pas au travail. Au travail, il est évident qu'on doit effacer ladite gouttière.
Sur l'âme 2, sont articulées des paires de bras 21 et-.
22, 24-25, 27-29 et 30-32, qui supportent respectivement des rouleaux de mouillage 23 26, 28 et 31. A la figure 2, on a représenté, en coupe, à plus grande échelle, l'un de ces rouleaux, par exemple le rouleau 23, les autres étant réalisés d'une manière identique.
Le rouleau 23 comprend deux flasques 35 et 36 solidaires des extrémités du corps 37 qui est cylindrique et creux et constitue avec lesdits flasques, un réservoir pour un produit phytotoxique.
Le corps 37 comporte un trou taraudé 38 dans lequel se visse un bouchon transparent 39 et est perce, sensiblement sur sa génératrice située au niveau du bouchon 39, d'une série de trous
40 de préférence disposés en quinconce.
Comme on le voir à la figure 2, les flasques 35 et 36
ont un diamètre supérieur à celui du corps 37 et celui-ci est
revêtu d'un manchon 41 de matière spongieuse, le diamètre exté-
rieur de ce manchon 41 étant très légèrement supérieur à celui
des flasques.
L'âme 2 du châssis 1 est renforcée par une barre 45 qui comporte des chaînes 46, 47, 48 et 49 terminées par des crochets destinés à coopérer avec des anneaux 50 prévus sur des traverses
51 reliant, entre eux, chaque paire de bras 21, 22, 24-25, 27-29
et 30-32. On peut ainsi maintenir les rouleaux de mouillage 23,
26, 28 et 31 écartés du tambour 9 en accrochant les anneaux 50 aux crochets des chaînes correspondantes 46 ç 49.
Le fonctionnement de la machine selon l'invention est
le suivant
Le châssis 1 est attelé au dispositif de relevage trois points d'un tracteur, par ses pattes 5, 6 et 7, et les rouleaux 23
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que, par contre, il soit assez éloigné des feuilles des plantes qui ne sont pas à détruire. Les rouleaux de mouillage reposent
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dans le sens de la flèche de la figure 1.
Le tambour 9 tourne à une vitesse très lente et entraine les rouleaux de mouillage qui déposent sur sa face un film de pro- duit chimique. Grâce à cette vitesse lente, le produit qui est
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Au cours du déplacement de la machine, le tambour 9 bute contre les tiges des plantes qui sont au-dessus du niveau des autres plantes et dépose ainsi du produit sur lesdites tiges, produit qui détruit ces plantes.
Lorsqu'on a terminé le traitement, on relève les bras des rouleaux de mouillage, bras qu'on fixe aux crochets des chaines 46, 47, 48et 49 correspondantes et on place sous le tambour la gouttière et éventuellement le carter.
On conçoit qu'une telle machine est très simple et très efficace et qu'elle permet de traiter très rapidement une grande surf ace.
Grâce au sens de rotation du tambour 9, les tiges des plantes à détruire seront plus longtemps en contact avec ledit tambour et ne seront pas relâchées brutalement après avoir été enduites de produit afin qu'elles ne risquent pas d'envoyer des gouttelettes dudit produit sur les autres plantes.
A la figure 3, on a représenté très schématiquement une variante de réalisation de l'invention.
Dans ce mode de réalisation, la machine comprend
un châssis 50 qui supporte deux rouleaux 51 et 52 à axes horizontaux parallèles, le rouleau 51 étant situé à un niveau plus bas que le rouleau 52. L'un des rouleaux 51 ou 52 est relié à des moyens moteurs et ils reçoivent une bande sans fin 53.
Le châssis 50 supporte un réservoir 54 destiné à être rempli d'un produit, pour la destruction des plantes et dans lequel trempe l'une des extrémités d'une mèche 55 dont l'autre extrémité repose sur la bande 53.
Au moment du traitement, la bande 53 rencontre les tiges des plantes à détruire et fait ployer celles-ci qui sont relâchées progressivement au fur et à mesure de l'avancement de la
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de réalisation décrits et représentés, on pourra y apporter de nombreuses modifications de détail sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention ; par exemple, on pourrait prévoir des moyens
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1.- Machine pour la destruction des plantes montées,
plantes parasites ou mauvaises herbes, caractérisée en ce qu'elle
est constituée d'un châssis muni de moyens pour son attelage à
un tracteur, ledit châssis supportant, au moins, un tambour à
axe horizontal et situé sensiblement perpendiculairement à la
direction de déplacement de la machine au travail, des moyens
pour entrainer le tambour en rotation et des moyens pour déposer
sur celui-ci une couche d'un produit liquide détruisant les plantes.
2.- Machine pour la destruction des plantes montées,