Appareil de neutralisation et d'épuration
d'air.
La présente invention est relative à un appareil de neutralisation et d'épuration d'air. Cet appareil sert spécialement à équiper des hôpitaux, bien que cette utilisation ne soit pas limitée.
Cn sait que l'air des chambres de malade et des salles d'opération contient des matières d'origine extrinsèques telles que bactéries, virus, poussières ou analogues, présentant de trop faibles dimensions pour pouvoir être filtrées. Cn sait aussi que cet air renferme des constituants nocifs à l'état gazeux ou liquide non encore éliminés.
L'objet de l'invention actuelle est un nouvel appareil de neutralisation et d'épuration d'air capable de fournir un débit d'air épuré et éventuellement conditionné utilisable sans danger dans les hôpitaux comme d'ailleurs dans tout autre lieu nécessitant une atmosphère particulièrement pure et contrôlée.
A cet effet, le nouvel appareil de neutralisation et d'épuration d'air comprend un filtre à air, un présécheur deux sécheurs fonctionnant en alternance, une turbine, un ensemble de refroidissement intensif, éventuellement un ensemble de chauffage intensif, éventuellement un humidificateur, éventuellement un conditionneur et des moyens de raccordement à une utilisation de l'air traité.
Le filtre à air, de préférence rotatif,est capable d'éliminer de l'air à traiter, les particules de dimensions prédéterminées.
Le présécheur comprend un tunnel de refroidissement qui est traversé par l'air filtré. Le présécheur est équipé d'abord d'un serpentin faisant partie d'une machine frigorifique à haute tension et ensuite de plusieurs déflecteurs
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liquides existantes ou formées dans l'air à traiter par son refroidissement jusqu'à leur point de rosée.
Les deux sécheurs présentent chacun un tunnel de refroidissement qui est traversé par l'air préséché. Le tunnel est équipé d'abord d'un serpentin faisant partie d'une autre machine frigorifique à basse pression et ensuite de plusieurs déflecteurs éliminant complètement les gouttelettes et les particules liquides restant dans l'air préséché ou formées lors du refroidissement subséquent de cet air jusqu'à des températures de -20 à -40[deg.]C. Le tunnel est également pourvu de résistances électriques de dégivrage.
La turbine déplace le débit d'air à traiter dans son circuit.
L'ensemble de refroidissement intensif recevant j l'air séché comprend essentiellement d'abord un échangeur
de chaleur coopérant avec une machine frigorifique pour re- ! froidir l'air sec intensément à des temératures allant jusqu' ' au-delà de -212[deg.]C, ensuite un réparateur de gouttelettes ou
de particules'de gaz solidifié formées lors du refroidissement de l'air sec, ensuite un séparateur de particules solides existantes ou formées lors du même refroidissement de cet air
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air sec et traité jusqu'à environ la température d'entrée du premier échangeur.
L'ensemble de chauffage intensif recevant l'air sec sortant de l'ensemble de refroidissement comprend un
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pour Chauffer brusquement l'air sec jusqu'à 250 à 450[deg.]C environ et un autre échangeur de chaleur pour le refroidir brusquement ensuite.
L'humidificateur recevant l'air sec sortant de l'ensemble de chauffage intensif comprend un moyen d'injection d'eau distillée et déminéralisée.
Le conditionneur éventuel recevant l'air éventuellement humidifié comprend un moyen d'injection d'au moins un additif appropriée
Pour fonctionner avec le minimum de temps mort,
<EMI ID=4.1>
<EMI ID=5.1> par un thermostat influencé par une sonde thermique placée
à sa sortie.
Selon des caractéristiques constructives et fonctionnelles du nouvel appareil, chaque sécheur comprend des guillotines d'entrée et de sortie commandées en synchronisme par un organe moteur contrôlé par un servo-moteur influençé notamment par le circuit de dégivrage du sécheur actif. En outre, chaque sécheur est pourvu d'un détecteur de givre influençant un servo-moteur qui permet l'enclenchement de 1' alimentation des résistances électriques et qui assure en outre, après le dégivrage, l'alimentation de son circuit frigorifique pour le replacer en régime normal de refroidissement et d'attente.
Pour assurer leur évacuation en eau, dans le nouvel appareil, le présécheur et chaque sécheur sont pourvus d' un collecteur d'eau éliminée de l'air, ce collecteur étant prolongé par une conduite pourvue d'une vanne actionnée sous le contrôle d'un détecteur d'un niveau d'eau.
Afin de présenter une capacité de fonctionnement souple et étendue, la turbine du nouvel-appareil est pourvue d'un variateur de vitesse.
Selon des caractéristiques constructives du nouvel appareil, les échangeurs de chaleur de l'ensemble de refroidissement intensif sont équipés de guillotines d'entrée et de sortie déplacées en synchronisme par un organe.moteur contrôlé par un régulateur influencé par une sonde thermique
<EMI ID=6.1> interne à cet ensemble. En outre, ces échangeurs peuvent former un échangeur tubulaire délimitant un creux central dans lequel sont contés axialement le séparateur des parti- cules liquides et le séparateur des particules solides.
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ensemble de refroidissement intensif est contrôlée psr une sonde thermique interne à cet ensemble.
En pratique, dans le nouvel appareil, le séparateur des particules liquides comprend un support tubulaire perforé renfermant des déflecteurs tronconiques percés d'une multitude de petits trous de passage d'air, ces déflecteurs canalisant les particules liquides arrêtées vers le support pour les faire passer à travers les ouvertures de ce support ' et les collecter dans une gaine externe. En outre, le séparateur des particules solides est constitué d'une enceinte comprenant des éléments allongés d'épaisseur variable formant entre eux des fentes de passage d'air de manière à produire des étranglements successifs dans le circuit d'air provoquant des changements continus de la vitesse et de la direction de cet air..
Selon d'autres caractéristiques constructives du
<EMI ID=8.1>
ble de chauffage intensif présente un creux central dans le-
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autre part, cet échangeur comporte au moins deux parties dis-
-posées de part et d'autre de la source de chaleur et présen-
<EMI ID=10.1>
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l'extérieur vers l'axe, l'une des parties servant au chauffage de l'air et l'autre à son refroidissement subséquent.
D'autres détails et particularités de l'invention apparaîtront au cours de la description et des dessins annexés au présent mémoire qui représentent schématiquement et à ti- tre d'exemple seulement une forme de réalisation de l'inven- tion.
La figure 1 est un schéma général d'un appareil de neutralisation et d'épuration d'air conforme à l'invention. La figure 2 est une coupe horizontale partielle du présécheur du nouvel appareil. La figure 3 est une coupe verticale partielle du présécheur. La figure 4 est une vue en perspective d'un déflecteur du présécheur. <EMI ID=12.1>
un sécheur du nouvel appareil.
La figure 6 est une coupe verticale partielle du présécheur. <EMI ID=13.1>
une guillotine équipant le présécheur ou le sécheur.
La figure 8 est une vue latérale avec coupe partielle de la guillotine. La figure 9 est une coupe axiale de l'ensemble de refroidissement intensif du nouvel appareil.
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Les -figures 10, 11, 12, 13 sont des vues en,1,61,6 <EMI ID=15.1>
<EMI ID=16.1>
intensif.
La figure 14 est une coupe axiale du serpentin du circuit frigorifique de l'ensemble de refroidissement intensif. La figure 15 est une vue latérale de ce serpentin. La figure 16 est une vue en élévation du support tubulaire du séparateur des particules liquides de l'ensemble de refroidissement intensif. La figure 17 est une vue latérale de ce support tubulaire. La figure 18 représente la tige axiale du séparateur des particules liquides. La figure 19 est une vue en élévation d'un déflecteur tronconique du séparateur des particules liquides. La figure 20 est une vue en plan de ce déflecteur tronconique. La figure 21 est une vue en perspective d'un élément de déflection du séparateur des particules solides de l'ensemble de refroidissement intensif. La figure 22 est une vue latérale de cet élément de déflection.
La figure 23 est une coupe axiale de l'ensemble de chauffage intensif. La figure 24 est un diagramme des températures de l'air le long de son circuit dans l'appareil. La figure 25 est un diagramme des vitesses de 1' air le long de son circuit dans l'appareil.
Dans ces différentes figures, des mêmes notations de référence désignent des éléments identiques.
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d'air médical ayant pour but de débiter un flux d'air séché, épuré et conditionné en fonction de l'applica- tion à laquelle il peut être destiné.
Le neutralisateur d'air présente essentiellement un circuit d'air traversé par un débit d'air déterminé sous l'action d'une turbine 1 avec régulateur de vitesse.
Le circuit d'air comporte d'abord un filtre rotatif 2 permettant de filtrer le débit d'air soutiré du milieu ambiant ou extérieur par une conduite 3.
Le filtre 2 élimine les particules et les corps divers
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Le filtre est contrôlé par un dépressiostat 4 branché
à son entrée et à sa sortie et relevant la perte
de charge créée progressivement par l'élément filtrant. Cette perte de charge est indiquée à un indicateur 5 permettant de connaître l'état de saturation du
filtre 2.
Le débit d'air filtré sortant du filtre 2 est repris par une conduite 6 pourvue d'une vanne de régulation 7 comportant une guillotine progressive. La vanne 7 est commandée par un moteur de régulation 8 fonctionnant sous le contrôle d'un anémomètre 9 auquel il est relié par des conducteurs 10.
Après le filtre 2, le circuit d'air comprend une batterie frigorifique de préséchage ou un présécheur
11 permettant de descendre la température de l'air mis en oeuvre en dessous du point de rosée lui-même fonction de la température de l'air ambiant. En pratique, le présécheur 11 ramène la température de l'air entre 2 à 5[deg.]C et permet d'enlever une grande partie de l'eau contenue préalablement sous forme de vapeur dans cet air.
En fait, le présécheur 11 comporte un tunnel
12 de refroidissement progressif de l'air. Le tunnel
12 est thermiquement isolé par une gaine externe 13 en une matière thermiquement isolante. Le tunnel 12 constitué d'une gaine d'acier comporte dans sa partie antérieure, c'est-à-dire située en amont eu égard au sens d'écoulement du débit d'air, un serpentin 14 s'étendant transversalement dans la gaine. Le serpentin 14 est traversé en service par un débit de fluide frigorifique nécessaire aux frigories devant être transmises au débit d'air. Le tunnel 12 présente dans sa partie postérieure un ensemble de corps déflecteurs
15 sous forme de socs de charrue dirigés vers l'avant. Les déflecteurs 15 s'étendent transversalement à la gaine susdite et sont disposés en quinconce les uns par rapport aux autres.
Chaque déflecteur 15 présente au moins sur chacune de ses ailes 16 et 17 une série de trous perforés 18 traversés par l'air circulant
en service dans le tunnel 12. En outre, la face postérieure de chaque déflecteur 15 est rugueuse et sert à collecter l'eau et les liquides condensés dans l'air et à ramener cette eau et ces liquides vers le bas où ils traversent des ouvertures inférieures 19 de la partie inférieure du tunnel 12 pour tomber
dans un collecteur tronconique 20 prolongé par une conduite 21 et pourvu d'une sonde de niveau d'eau 22.
Le circui.t frigorifique du présécheur 11 et en particulier le serpentin 14, est parcouru par un fluide frigorifique véhiculé sous l'action d'un compresseur 23 à haute pression capable d'assurer une puissance de 25% supérieure à la puissance normalement demandée. Le circuit frigorifique comporte d'une manière connue en soi un condenseur 24 et un détendeur
25 du fluide frigorifique, ainsi que des conduites
26 de liaison des constituants de ce circuit. Le moteur de commande du compresseur 23 est contrôlé par un thermostat de régulation 27 influencé par les informations provenant d'une sonde thermique 28 et transmises par des conducteurs 29. La sonde 28 est montée à la sortie du présécheur 11, c'est-à-dire
en aval des déflecteurs 15. Il est à noter que le fluide frigorifique traverse le serpentin 14 à contrecourant du débit d'air circulant dans le tunnel 12.
L'eau et les autres liquides collectés dans le collecteur 20 sont évacués à travers la conduite
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élément moteur 31 est commandé par l'indicateur de niveau 22. La conduite 21 est équipée avantageusement d'un clapet antiretour 32.
Après le présécheur 11, le circuit d'air comprend deux batteries frigorifiques de séchage
ou sécheurs identiques 33 et 34 branchés en parallèle.
Les sécheurs 33 et 34 fonctionnent alternativement pour descendre la température de l'air du point de rosée à une valeur comprise entre -20 et -40[deg.]C.
Les sécheurs 33 et 34 communiquent avec le présécheur
11 par une conduite 35 divisée en deux conduites dérivées aboutissant respectivement à leurs entrées.
En fait, chaque sécheur 33 ou 34 est pratiquement identique au présécheur 11. Comme ce dernier, chaque sécheur 33 ou 34 comporte un tunnel 36 entouré par une gaine thermiquement isolante 37. Le tunnel
36 renferme encore à l'avant un serpentin 38 du circuit frigorifique et à l'arrière des défecteurs
39 en forme de socs de charrue retenant l'eau et les liquides résultant de la condensation des gaz inclus dans l'air mis en oeuvre. L'eau et les liquides condensés sont encore collectés dans un collecteur 40 d'où ils sont évacués de la même façon que pour le <EMI ID=20.1>
Cependant, le sécheur 33 ou 34 est équipé d'une part, de résistances électriques 41 traversant transversalement le tunnel 36 entre les éléments du serpentin 38, et d'autre part, de résistances électriques identiques ou analogues 42 disposées en dessous du tunnel. 36 et au-dessus du collecteur 40. Ces résistances électriques 41 et 42 servent
<EMI ID=21.1> de glace au niveau des ouvertures 43 de la partie inférieure du tunnel 36 au-dessus du collecteur 40.
En outre, chaque sécher 33 ou 34 est équipé d'une guillotine d'entrée 44 et d'une guillotine
de sortie 45 permettant la distribution et le passage du débit d'air à traiter, sélectivement dans le sécheur 33 ou dans le sécheur 34. En fait, les guillotines antérieures 44 peuvent être constituées de préférence d'une plaque coulissante 46, déplacées par des vis sans fin parallèles 47 commandées par un organe moteur 48 et des pignons de transmission 49.
De même, les guillotines postérieures 45 peuvent être formées de préférence par une plaque analogue 50, déplacées par des vis sans fin parallèles 51, actionnées par un organe moteur 52 et des pignons de transmission
53. Chaque plaque 46 ou 50 présente deux ouvertures circulaires 54, l'une étant en regard du passage d'un sécheur et l'autre hors du passage de l'autre sécheur et vice versa.
Les organes moteurs 48 et 52 de commande des guillotines 44 et 45 agissent ainsi en synchronisme en fonction de la formation du givre dans le sécheur
33 ou 34 opérationnel. À cet effet, chaque organe moteur 47 ou. 51 est contrôlé par un servo-moteur 55 . par 1* intermédiaire des conducteurs 56. De plus, un détecteur de -givre 57 monté sur le serpentin 38 / du sécheur 33 ou 34 permet par des conducteurs 58
<EMI ID=22.1> électrique lorsque la couche de givre atteint une valeur limite sur ce serpentin 38. Dès lors, le servo-moteur 59 transmet un signal adéquat au servo-moteur 55 qui, après avoir vérifié si le sécheur à mettre en service est en position d'attente, inverse alors la circulation du débit d'air dans
les sécheurs 33 ou 34 par déplacement des guillotines
44 et 45. Simultanément, le servo-moteur 59 assure par des conducteurs 60 l'alimentation en énergie électrique des résistances 41 et 42 pour pouvoir réchauffer le serpentin 38 du sécheur givré et assurer son dégivrage. A la fin du dégivrage du sécheur givré, le détecteur de givre 57 permet la coupure du courant circulant dans les résistances électriques 41 et 43.
Aussitôt après le dégivrage, le sécheur en question est reconditionné pour y rétablir un régime de température identique au régime normal de fonctionnement.
Ainsi, dès qu'un sécheur 33 ou 34 doit être dégivré, les serve-moteurs 55 et 59 assurent d'une part, l'inversion du positionnement des guillotines
44 et 45, et d'autre part, l'alimentation des résistances électriques 41 et 43. De ce fait, le sécheur givré est immédiatement soumis au dégivrage tandis que l'autre sécheur est immédiatement traversé par le débit d'air à traiter. De la sorte, le débit d'air à traiter est refroidi sans discontinuité par les
<EMI ID=23.1> dégivrage, le sécheur qui est alors arrêté est soumis à l'action du fluide frigorifique traversant son serpentin pour rétablir une distribution des températures comme dans l'autre sécheur en activité et pour le mettre en ordre de marche normale.
Il est à noter que les serpentins 38 des deux sécheurs 33 et 34 sont intégrés de préférence dans un circuit frigorifique comprenant d'une manière connue en soi un compresseur 61 et un condenseur 62 ainsi que des conduites 63. Le compresseur 61 est contrôlé par un thermostat 64 lui-même conditionné
à l'aide de conducteurs 65 par une sonde thermique
66 placée à la sortie des sécheurs 33 et 34.
Ainsi, à la sortie du sécheur 33 ou 34, le débit d'air filtré, séché et à -20 à -40[deg.]C est repris par une conduite 67 branchée à l'entrée de la turbine 1.
En aval de la turbine 1 la conduite 67 est équipée d'une vanne 68 à trois voies. En amont de la turbine 1 une conduite latérale 69 permet l'introduction éventuelle d'un appoint d'air séché. En outre, le régulateur de vitesse de la turbine 1 reçoit des signaux de fonctionnement de la sonde 9 précitée.
La voie latérale de la vanne 68 est branchée par une conduite 70 sur la conduite 6 à l'aval de
la vanne 7 en amont du présécheur 11. La vanne 68 permet donc éventuellement le retour d'au moins une
<EMI ID=24.1> <EMI ID=25.1> présécheur 11. Il en est ainsi en cas d'avarie de l'équipement situé après la turbine 1. La vanne 68 en question est commandée par un moteur de régulation
71 sous le contrôle d'une sonde thermique 72 disposée avant l'entrée de la turbine 1.
Au-delà de la vanne 68 le circuit d'air passe dans un ensemble de refroidissement intensif et
<EMI ID=26.1>
complètement.
En substance, l'ensemble en question comprend essentiellement un échangeur de températures 73,
un séparateur de liquide 74 et un séparateur de particules solides 75.
L'échangeur thermique 73 est monté dans une virole cylindrique 76 entre deux flasques 77 et 78 parallèles entre elles. L'échangeur thermique 73 comporte un circuit tubulaire 79 parcouru par l'air et un autre circuit tubulaire 80 parcouru par le fluide frigorifique. Le circuit tubulaire 79 comporte plusieurs tubes parallèles délimitant des zones successives de passage de l'air entre les flasques 77
et 78. Le débit d'air est introduit par une entrée 81 prévue dans la flasque antérieure 77 et amenant l'air dans le passage extérieur supérieur. De là, l'air passe dans les passages successifs en se rapprochant du circuit tubulaire 80. Ensuite, l'air traverse l'espace central creux prévu dans l'alésage du circuit
80 et passe alors dans les séparateurs 74 et 75. Par après, le débit d'air est repris par un raccordement
82 présenté par la flasque postérieure 78 en sorte d'être amené dans le passage inférieur et intérieur
et à circuler successivement dans les autres passages inférieurs jusqu'à dernier, d'où il est repris
par une sortie 83 prévue dans la flasque antérieure 77.
Pour sa part, le circuit tubulaire 80 du
fluide frigorifique est constitué par une rainure hélicoïdale 84 délimitée par un tube externe 85 et
un tube interne 86 dans lequel elle est fraisée.
L'échange thermique entre l'air et le fluide frigorifique se fait progressivement dans la partie supérieure du circuit 79 et par le circuit 80 de manière à refroidir l'air jusqu'à une température pouvant aller au-delà de -212[deg.]C. Ainsi, le débit d'air qui traverse l'espace central creux précité et qui
est soumis aux séparateurs 74 et 75 se trouve à une température très basse produisant une condensation complète et une modification appropriée des impuretés gazeuses ou liquides, biologiques ou non, lesquelles impuretés sont éliminées par lesdits séparateurs 74
et 75. Par contre, l'échange thermique entre l'air
et le fluide frigorifique se fait progressivement
en sens inverse dans la partie inférieure du circuit
79 de manière à réchauffer l'air jusqu'à une température de l'ordre de celle d'entrée.
Il est à noter que l'échangeur thermique 73 est divisé transversalement en quatre parties alimentées
par quatre entrées 81 raccordées par quatre raccordements
82 et branchées sur quatre sorties 83, les flasques
77 et 78 étant aménagées à cet effet.
Le séparateur de liquide 74 est constitué essentiellement d'un support tubulaire 87 prenant
appui contre la flasque antérieure 77 et entouré
par une gaine cylindrique métallique 88. Le long de l'axe du support 87 s'étend une barre 89 sur laquelle sont enfilés successivement plusieurs déflecteurs tronconiques 90 dont la face antérieure est rainurée pyramidalement. Les déflecteurs tronconiques 90 sont percés d'une multitude de petits trous pour le passage de l'air. En outre, ces déflecteurs 90 sur lesquels
les particules liquides sont retenues, acheminent celles-ci vers le support tubulaire 87 présentant aussi plusieurs fentes ou ouvertures analogues. Ces particules liquides traversent les fentes ou ouvertures du support
87 et tombent par gravité sur la face intérieure de
la gaine 88 pour s'écouler vers l'arrière. De la sorte, le liquide ainsi collecté par la gaine 88 tombe à son tour sur le fond du tube interne 86 pour s'écouler
par gravité vers l'arrière d'où il est repris par
un collecteur général, l'ensemble de l'échangeur 73
et des séparateurs 74 et 75 étant légèrement incliné
à cet effet par rapport à l'horizontale vers l'arrière, c'est-à-dire du côté opposé à la turbine 1.
Le circuit frigorifique 80 du fluide frigorifique agissant dans l'échangeur thermique 73 est intégré dans un circuit général comportant outre des conduites 91, une pompe de circulation 92 du fluide réfrigérant et un échangeur frigorifique 93. La
pompe 92 est entraînée par un moteur 94 contrôlé par un régulateur 95 agissant par des conducteurs 96 en réponse à une sonde thermique 97 placée dans le circuit de passage d'air à l'entrée du séparateur de liquide
74. Par ailleurs, la sonde thermique 97 conditionne également le fonctionnement d'un servo-moteur 98
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<EMI ID=28.1>
échangeur frigorifique 93 permet l'échange de frigories entre le fluide réfrigérant circulant dans le circuit général précité et un autre fluide réfrigérant circulant dans un circuit cryogénérateur particulier 100 servant de source de froid efficace. L'ensemble des circuits frigorifiques général et particulier en question est capable d'appliquer au débit d'air un puissant choc frigorifique abaissant nettement sa température aux valeurs indiquées ci-avant.
Le séparateur de liquide 74 permet ainsi de séparer de l'air, les particules liquides existantes ou formées à cause de la chute de la température de cet air. Ces particules liquides sont recueillies
dans un collecteur 101 duquel le liquide est prélevé par une pompe 102 à travers une conduite 103 équipée d'une vanne 104 commandée par un organe moteur 105 contrôlé par un niveau d'eau 106 monté dans ce collecteur 101.
Le séparateur de solide 75 reçoit le débit d'air sortant du séparateur de liquide 74. En substance, le séparateur 75 présente une forme bien illustrée
à la figure y afférente. Le séparateur 75 forme un circuit particulier de passage du débit d'air qui se caractérise par des étranglements successifs créant des compressions et des détentes alternées de l'air
et par conséquent des changements continus de grandeur et de direction de la vitesse de cet air lors de son écoulement. Il en résulte une précipitation des particules solides ou solidifiées de l'air dans ce séparateur 75 .
En pratique, le séparateur 75 comporte dans une enceinte 107, à l'avant un élément de déflection
108 allongé et rétréci vers l'arrière et deux éléments de déflection identiques 109 de forme inverse au précédent, et à l'arrière, trois éléments de déflection
110 également allongés et rétrécis vers l'arrière et deux éléments de déflection 111 logés entre ceux-ci
et pointus vers l'avant. Les éléments- de -déflection forment entre eux des fentes et des tuyères
de passage d'air créant l'effet voulu, lequel est aussi obtenu dans la portion par une succession de renflements 112 de l'enceinte 107.
A la sortie du séparateur 75, les particules solides éliminées du débit d'air sont reprises et extraites par une petite turbine d'extraction 113 commandée par un moteur 114 contrôlé par le servomoteur 98 précité.
L'échangeur thermique 73 comporte une guillotine d'entrée 115 et une guillotine de sortie 116 identiques ou analogues aux guillltines 44 et 45. Les guillotines
115 et 116 sont commandées par des organes moteurs 117 et 118 contrôlés aussi par le servo-moteur 98 susmentionné.
D'autre part, les parties supérieure et inférieure de l'échangeur 73 sont pourvues respectivement de dépressiostats 119 et 120 permettant d'admettre des quantités d'appoint d'air filtré et séché en cas de nécessité.
Il est à noter que les liquides et les solides éliminés par les séparateurs 74 et 75 sont envoyés dans une enceinte de traitement 121 dans laquelle ils peuvent être transformés et éventuellement récupérés.
Le circuit d'air comporte encore après l'échangeur thermique 73, un réchauffeur 122 particulier.
Une conduite 123 relie la sortie de l'échangeur 73
à l'entrée du réchauffeur 122.
<EMI ID=29.1>
<EMI ID=30.1> cylindrique 124 maintenue entre une flasque d'entrée
125 et une flasque de sortie 126. L'échangeur de
chaleur est formé par plusieurs tubes différents
qui délimitent des passages du débit d'air, lesquels deviennent de plus en plus larges au fur et à mesure
que l'on s'éloigne de la virole 124 vers l'axe, suivant une direction radiale quelconque. Le débit d'air
à réchauffer pénètre dans une entrée 127 légèrement désaxée. Le débit d'air passe d'abord dans le passage extérieur de la partie supérieure de l'échangeur de chaleur, ensuite dans les passages de plus en plus larges jusqu'au passage intérieur de cette partie supérieure, ensuite dans le passage supérieur le plus large de la partie inférieure de l'échangeur, ensuite dans les passages de moins en moins larges et finalement dans le passage inférieur de cette partie inférieure d'où ce débit d'air est repris par une sortie 128 également désaxée.
Pour obtenir la chaleur nécessaire au réchauffement du débit d'air, le réchauffeur 122 comporte
une rampe à gaz 129 s'étendant axialement et présentant une série de trous latéraux de passage du gaz de combustion lequel est brûlé par un courant d'air comburant admis à travers une tubulure d'admission 130,
les gaz brûlés étant extraits à travers une tubulure d'échappement.. L'échangeur de chaleur du réchauffeur
122 est équipé aussi de deux guillotines, l'une d'entrée 131 et l'autre de sortie 132 identiques ou analogues aux précédentes et commandées et contrôlées par des moyens analogues. C'est ainsi qu'il est prévu pour commander les guillotines 131 et 132, un organe
moteur 133 contrôlé par un servo-moteur 134, influencé par une sonde thermique 135 placée sur le trajet du débit d'air à la sortie du réchauffeur 122. Des pressiostats 136 sont prévus sur l'échangeur de chaleur du réchauffeur 122 pour permettre l'échappement vers
une cheminée, de la quantité d'air excédentaire dans
cet échangeur lors de sa mise en régime.
Il est à noter que la conduite 137 d'alimentation du brûleur ou de la rampe à gaz 129 est équipée d'une électrovalve 138 contrôlée par un régulateur 139 conditionné par une sonde 140 de température, placée dans le milieu ambiant.
Par son passage à travers le réchauffeur 122,
le débit d'air est chauffé brusquement jusqu'à des températures supérieures à 300[deg.]C et refroidi brusquement jusqu'à température ambiante.
Dans le cas d'applications médicales de l'appareil actuel, les liquides et les solides éliminés
de l'air à traiter peuvent aussi être incinérés dans
la source de chaleur de l'ensemble de chauffage intensif, en particulier dans le brûleur 129.
<EMI ID=31.1>
<EMI ID=32.1>
<EMI ID=33.1>
dans le débit d'air traité jusqu'alors. L'humidificateur 141 est relié au réchauffeur 122 par une
conduite 142. D'autre part, l'humidificateur 141 est constitué d'une enceinte fermée 143 renfermant une conduite d'admission 144 alimentée par une source
d'eau distillée et déminéralisée pouvant provenir
de la récupération des eaux extraites du présécheur
11 et des sécheurs 33 et 34 et préalablement déminéralisées et distillées à haute température dans
un serpentin placé dans un incinérateur. Le débit
d'eau distillée traversant la conduite 144 est réglé
par une vanne 145 commandée par un organe moteur 146 contrôlé par une sonde hygrométrique 147 placée en
fin du circuit d'air.
Le circuit d'air ainsi complètement épuré
se termine par une conduite 148 équipée d'une électrovanne 149 à trois voies, commandée par un organe
moteur 150 contrôlé à la fois par l'anémomètre 9 et
la sonde 147.
La deuxième voie de l'électrovanne 149 est raccordée à une conduite 151 branchée sur une utilisation
152 de l'air épuré, tandis que la troisième voie
de cette électrovanne 149 est reliée à une conduite dérivée 153 qui peut ramener au moins une partie de l'air épuré dans la conduite 69 issue de la vanne
68 placée entre la turbine 1 et l'ensemble de refroidissement intensif 73, 74, 75.
Les applications de l'appareil décrit ci-avant sont multiples et concernent surtout le domaine médical et hospitalier sans exclure pour autant les domaines de laboratoire et d'usine. Parmi ces applications, certaines consistent à envoyer dans une enceinte un air spécifique à la respiration ou un air d'environnement corporel stérile contenant un agent spécifique, ce qui permet d'avoir des indications précises sur des allergies. En outre, on peut effectuer des tests de provocations avec des atmosphères spécifiques en asthmatologie ou en immunologie. D'autres applications consistent à créer une ambiance précise dans une enceinte pour y pratiquer un traitement de climatothérapie ou pour alléger les charges d'un patient atteint d'une maladie chronique.
Une autre application consiste à créer des salles blanches qui sont des enceintes de préparations tout à fait stériles. D'autre part, les couveuses
pour nourrissons peuvent aussi être alimentées par le nouvel appareil, lequel peut aussi servir à améliorer encore et surtout l'environnement d'organes à greffer dans les enceintes de conservation de ceux-ci. Des applications du nouvel appareil sont encore possibles pour des traitements dans lesquels l'air d'une enceinte doit être modifié pour le traitement des grands brûlés. Il est à noter que dans ses applications, le nouvel appareil peut alimenter localement ou globalement une enceinte de traitement.
Une autre application de l'appareil suivant l'invention est l'alimentation en air pur des champs opératoires dans les salles d'opérations chirurgicales.
Le nouvel appareil suivant l'invention permet aussi l'extraction et éventuellement la récupération de gaz organiques ou inorganiques produits par des installations industrielles. Les gaz récupérée peuvent, dans certains cas, être stockés et utilisés à nouveau dans des fabrications de produits industriels. Ainsi, l'appareil suivant l'invention peut être utilisé pour extraire et récupérer le sulfure de carbone contenu dans les fumées des usines de fabrication de viscose.
L'appareil suivant l'invention permet également d'éliminer la radio-activité de l'air par déviation sur un corps amorphe.
L'appareil suivant l'invention peut aussi servir à épurer et conditionner l'air utilisé pour la ventilation et le chauffage ou le refroidissement
des locaux de grands immeubles.
L'efficacité du nouvel appareil décrit ci-avant a été prouvée et vérifée par divers essais.
Dans une première série d'essais, on a appliqué
<EMI ID=34.1>
<EMI ID=35.1>
entrée de l'appareil. Les spores ont été partiellement aspir.és dans le circuit d'air de l'appareil. Une boîte de Petri stérile avec corps Sabouraud a été disposée à la sortie ce l'appareil pendant 30 minutes et a été incubée pendant trois semaines à température ambiante. Aucune crois-
<EMI ID=36.1>
Dans une deuxième série d'essais, on a traité un
<EMI ID=37.1>
entrée de l'appareil, la concentration d'ammoniaque était
<EMI ID=38.1>
de l'appareil, cette concentration était tombée à 8 ppm, respectivement 20 par. De ce fait, le pourcentage d'ammoniaque
<EMI ID=39.1>
<EMI ID=40.1>
Dans une troisième série d'essai, on a traité un débit d'air contenant préalablement de l'acétone et des vapeurs d'acide chlorhydrique. A l'entrée de l'appareil, la
<EMI ID=41.1>
<EMI ID=42.1>
la concentration d'acétone était tombée à 60 ppc et celle de l'acide chlorhydrique était nulle. De ce fait, le pour-
<EMI ID=43.1>
<EMI ID=44.1>
Il est évident que l'invention n'est pas exclusivement limitée à la forme de réalisation représentée et que bien des codifications peuvent être apportées dans la forme, la disposition et la constitution de certains des éléments intervenant dans sa réalisation à condition que ces modifications ne soient pas en contradiction avec l'objet de chacune des revendications suivantes.