"Dispositif pour le contrôle de documents" Suivant un procédé connu, décrit dans le brevet autrichien n[deg.] 311 097, pour la mesure du degré d'encrassement des billets de banque, un rayon lumineux est dirigé sur des zones déterminées du bord du billet de banque et la lumière diffuse, réfléchie dans un angle déterminé, tombe sur un détecteur, par lequel la luminosité détectée est introduite dans un circuit d'évaluation. La mesure s'effectue donc sur le bord di billet de banque pour éviter sa perturbation par l'image imprimée. Suivant ce brevet, l'emploi du taux de transmission ou de rémission du billet de banque pour la détermination du degré d'encrassement est à déconseiller pour éviter les erreurs qui seraient ainsi faites par suite des tolérances de fabrication inévitables du papier.
Ce procédé connu se base sur le fait que le signal concernant la luminosité du papier se compose d'un signal continu proportionnel au taux de rémission du papier et d'un signal alternatif correspondant à l'encrassement du papier, de sorte que, lors de l'application de ce procédé connu, un signal continu se superpose au signal amplifié de la cellule photoélectrique de manière à le compenser. Ce procédé connu ne se prête pas au contrôle de l'authenticité des billets de banque par suite du simple fait qu'il n'est pas tenu compte de l'image imprimée.
Un autre procédé connu, révélé dans le brevet autrichien n[deg.] 321 619 et destiné au contrôle d'authenticité des billets de banque, se base sur la mesure de la rémission spectrale de zones colorées. Suivant ce procédé, pour contrôler l'authenticité d'un billet de banque, on mesure la rémission en un point détarminé du billet de banque à contrôler en comparaison avec une mesure de référence. Cette comparaison s'effectue par voie logométrique pour exclure l'influence perturbatrice de l'encrassement. Des résultats satisfaisants ne peuvent toutefois pas être obtenus avec ce procédé cnnnu. En effet, la répartition statistique normale des valeurs de transmission et
la position de l'image imprimée exigent l'application de tolérances tellement larges qu'il est à peine possible de distinguer à coup sûr les falsifications les plus simples.
On a également préconisé l'emploi de dispositifs pour le contrôle de l'authenticité des billets de banque, basé sur
la mesure soit de la lumière réfléchie par le billet, soit de
la lumière transmise par transparence. Suivant un système connu, décrit dans le brevet américain n[deg.] 3 220 549 et basé uniquement sur la mesure de la lumière réfléchie, le contrôle d'authenticité des billets de banque s'effectue par l'analyse spectrale de la lumière réfléchie.
La demande de brevet allemand publiée DT-AS 1 524 627
a trait à un appareil de contrôle et de comptage automatique
de billets de banque. Dans cet appareil, un premier système
de détection contrôle l'encrassemnt éventuel des billets de banque fraîchement imprimés par balayage des deux faces du billet, et commande l'élimination des billets encrassés. Les défauts de centrage de l'image imprimée des billets de banque sont ensuite dépistés au moyen d'un deuxième système de détection photoélectrique, caractérisé en ce que chacune des deux faces du billet est contrôlée par un détecteur agissant en un point de référence déterminé de la marge vierge le long d'un des côtés du billet et en ce que deux détecteurs contrôlent chaque fois la marge vierge le long du bord adjacent du billet. La valeur effective s'obtient à partir de la variation de la tension électrique, accusée par les détecteurs au passage des trois points de mesure de référence, en fonction de la lumière réfléchie.
Cette valeur effective est ensuite comparée avec une valeur théorique et le billet de banque ainsi contrôlé est rejeté lorsque la différence entre ces deux valeurs, c'est-à-dire entre la valeur théorique prescrite et la valeur effective mesurée dépasse une certaine limite. La détermination de la valeur effective est donc essentiellement basée sur la mesure du pouvoir réflecteur du billet. Tous ces systèmes de contrôle connus présentent toutefois l'inconvénient soit que la détermination de la valeur effective est une opération fort compliquée et, par conséquent, chère et délicate, c'est-à-dire facilement mise en panne et exigeant de ce fait des interventions de réparation fréquentes, soit que leur précision est franchement insuffisante.
Or, la présente invention vise la réalisation d'un dispositif destiné au contrôle de documents, dont le mécanisme de contrôle se distingue par une grande simplicité et une précision satisfaisante. Elle prévoit à cet effet que le contrôle des documents, tels que des billets de banque ou autres, s'effectue en ce qu'un rayon lumineux est dirigé sur des zones déterminées du document à contrôler, qui portent une image imprimée, et que la lumière diffuse, réfléchie dans un angle déterminé, tombe sur un détecteur, par lequel la valeur mesurée (luminosité) est introduite dans un circuit d'évaluation où elle est comparée avec une valeur théorique prescrite, qui se manifeste dans les mêmes conditions à l'endroit correspondant d'un document de référence, et en ce que, le cas échéant,
la lumière transmise par transparence par le document au même point de mesure est interceptée par un deuxième détecteur et comparée dans le circuit d'évaluation avec une valeur théorique prescrite, qui se manifeste dans les mêmes conditions à l'endroit correspondant d'un document de référence, le but poursuivi étant ainsi atteint grâce au fait que le détecteur de mesure pour la lumière diffuse et le détecteur de mesure éventuellement prévu pour la lumière transmise par transparence sont chacun raccordés, par l'entremise d'un amplificateur, à l'un des modules d'une série de modules connectés en parallèles , dont le nombre correspond à celui des points de mesure et dont les entrées de commande sont connectées à un circuit de commande, commandé par un émetteur de signaux de temps, dont les signaux de sortie dérivent du mécanisme de transport,
chaque module étant connecté à un comparateur pour la comparaison de la valeur effective mesurée avec une valeur théorique prescrite, comparateur dont la sortie est connectée à l'entrée d'un élément ET commun pour tous les comparateurs, dont la sortie commande le transport ultérieur du document, les signaux de sortie de l'émetteur de signaux de temps, étant, le cas échéant, envoyés vers un compteur, raccordé à un comparateur de longueurs, dont la sortie est connectée à l'une des sorties dudit élément ET.
Le traitement spécial, selon le système de l'invention, des signaux effectifs émis par le détecteur de mesure
et le traitement des signaux de mesure s'effectuant de manière que le signal de sortie d'un- émetteur de signaux de temps dérive du mécanisme de transport, se traduisent par une grande simplification de tout le mécanisme de contrôle. Le mécanisme de transport, qui est indispensable pour le transport ultérieur des documents à contrôler, remplit selon l'invention
une deuxième fonction, à savoir la commande d'un émetteur de signaux de temps. Il s'agit, en particulier, d'intercepter la lumière diffuse comprise entre les angles de 30 et 60[deg.], Un
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les billets de banque autrichiens (billets de 100, 500 et
1000 schillings). Cet angle n'est pas très critique et il n'est pas nécessaire qu'il soit défini avec précision. L'angle de diffusion peut avoir une autre valeur optimale pour d'autres billets de banque. L'invention est expliquée ci-après en détail à l'aide des dessins annexés, où la figure 1 représente à plus grande échelle les conditions d'irradiation d'un document sous forme d'un billet de banque; la figure 2 représente le faisceau lumineux incidant sur le document à contrôler et partiellement diffusé et transmis par transparence par le document (billet de banque); la figure 3 représente de manière schématique la disposition mutuelle des éléments principaux de l'installation lors de l'irradiation du document (billet de banque);
la figure 4 représente de manière schématique la répartition de l'énergie lumineuse lors de l'irradiation d'un billet de banque, d'un papier blanc et d'un papier noir mat; la figure représente de manière schématique une in- <EMI ID=2.1> la figure 6 représente un schéma-bloc de l'installation de contrôle en question. La figure 1 représente de manière schématique les phénomènes optiques qui se présentent lors du contrôle par <EMI ID=3.1>
translucide, tel que du papier ou autre. Le document 9 est disposé au-dessus d'une paroi 12. Il porte de part et d'autre une image imprimée colorée,composée de plusieurs couches d'encre 10 de couleurs différentes. Les billets de banque qui ont été en circulation sont, en outre, recouverts d'une mince couche de crasse 11. Supposons que la source lumineuse L envoie sur le document 9 un faisceau lumineux perpendiculaire au document, composé de lumière monochromatique, de préférence de lumière rouge (635 nm), et d'intensité constante. L'emploi de lumière monochromatique crée de meilleures conditions de mesure que l'emploi de lumière branche ordinaire, ce qui ne signifie pas qu'il est .absolument nécessaire de se servir de lumière mono-chromatique.
Comme le montre la figure 3, le faisceau lumineux incidant est déco�é principalement en trois composantes, dont l'intensité et la répartition spatiale varient selon l'aspect
et la structure du document à contrôler. La première composante est celle qui se compose des rayons réfléchis.; en direction normale par -réflexion spéculaire et retourne vers la source lumineuse L. Cette composante, indiquée par la flèche_21_dans la figure 3, n'a qu'une importance secondaire, indirecte pour la mesure. La deuxième composante =2 (fig.3) est celle des rayons lumineux affaiblis par absorption dans le document et sortant de l'autre côté. Elle se prête à la commande du processus de mesure, à la mesure de la longueur du document et au contrôle grossier de la qualité du papier et de l'image imprimée. Elle influence un détecteur D2. La troisième composante, indiquée par la flèche P3 (fig.3), est celle des rayons lumineux réfléchis par réflexion diffuse et répartis sur tout l'angle spatial.
Une partie de cette lumière diffuse est employée au <EMI ID=4.1>
teur Dl, orienté obliquement vers le document et formant un angle ade 45[deg.] avec le faisceau incidant. On voit, en se repor-
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tecté par le détecteur Dl, se compose des rayons diffusés suivants:
1) rayons diffusés par la couche de crasse 11 sur la face du document située du côté de la source lumineuse L;
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face du document située du côté de la source lumineuse L;
3) rayons diffusés par la structure de la surface du support du document située du côté de la source lumineuse L;
4) rayons diffusés par la masse du support du document;
5) rayons diffusés par la structure de la surface du support du document située du côté du détecteur D2 chargé de la détec-tion du faisceau lumineux transmis par'transparence;
6) rayons diffusés par les couches d'encre colorées situées du côté du détecteur D2;
7) rayons diffusés par la couche de crasse située du côté du détecteur D2; et
8) rayons diffusés par la paroi 12 opposée à la source lumineuse L..
Comme le montre en détail la figure 2, les divers faisceaux lumineux sont délimités et orientés au moyen de diaphragmes 13 et de lentilles optiques non représentées, incor-
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trois parties correspondant respectivement à la réflexion, la transmission par transparence et la diffusion pour une zone claire (figure 4A) et une zone obscure (fig,4B) du document 9 et pour un papier blanc (fig.4C) et un papier noir mat (fig.4D).
Comme le montre la figure 5, l'installation est munie de trois bandes de transport 13, 14 et 15 pour le transport du
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16, le long de laquelle il glisse avec un de ses bords latéraux. Supposons que tous les points de mesure, choisis pour la comparaison des valeurs effectives avec la valeur théorique prescrite, se trouvent sur une même droite (trace de mesure) 17. Les mesures s'effectuent avec une tête de mesure 18 et on admet
que trois points de mesure I, II. et III suffisent pour le contrôle d'authenticité du document. Pendant le transport du document au moyen des bandes de transport 13, 14 et 15 dans le
<EMI ID=9.1> mesurées la lumière diffuse et, éventuellement, la lumière transmise par transparence en vue du traitement ultérieur des valeurs ainsi trouvées. Il va de soi que les mesures pourront également s'effectuer sur plusieurs traces de mesure et en plus de trois points et, éventuellement, également de manière continue. On pourra également mesurer la longueur du billet à titre de critère d'authenticité supplémentaire.
En ce qui concerne le schéma-bloc selon la figure 6, on suppose qu'aux points de mesure I, II, et III est également
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transmise par transparence en vue de la comparaison mutuelle des valeurs effective et théorique, et que des mesures sont prises pour la mesure de la longueur du document. Dans la figure
6, les lettresZG indiquent un émetteur de signaux de temps, qui émet des signaux avec une fréquence constante. Suivant un autre mode d'exécution, la fréquence pourra être donnée par le mécanisme de transport. En vue du contrôle de la longueur du document, ces impulsions sont comptées par un compteur ZA, aussi longtemps que la porte G est maintenue ouverte par un signal émanant du détecteur D2, c'est-à-dire du détecteur chargé de
la détection du faisceau lumineux transmis par transparence.
Le nombre d'impulsions ainsi comptées est proportionnel à la longueur du document, lorsque le document est transporté à vitesse constante par rapport à la tête de mesure optique, ou bien lorsqu'un accouplement est prévu entre ledit émetteur de signaux de temps ZG et le mécanisme de transport. La valeur mesurée est comparée dans un comparateur digital DCO avec la valeur prescrite y mémorisée. Ce comparateur digital DCO envoie un signal à un élément ET 20, lorsque la longueur effective mesurée du document correspond à la longueur prescrite ou lorsque la différence entre ces deux valeurs est inférieure à une limite prédéterminée.