BE865636A - Aliments anticartogenes - Google Patents

Aliments anticartogenes

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BE865636A BE186526A BE186526A BE865636A BE 865636 A BE865636 A BE 865636A BE 186526 A BE186526 A BE 186526A BE 186526 A BE186526 A BE 186526A BE 865636 A BE865636 A BE 865636A
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emi
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    • A23G3/34Sweetmeats, confectionery or marzipan; Processes for the preparation thereof
    • A23G3/36Sweetmeats, confectionery or marzipan; Processes for the preparation thereof characterised by the composition containing organic or inorganic compounds
    • A23G3/364Sweetmeats, confectionery or marzipan; Processes for the preparation thereof characterised by the composition containing organic or inorganic compounds containing microorganisms or enzymes; containing paramedical or dietetical agents, e.g. vitamins
    • A23G3/368Sweetmeats, confectionery or marzipan; Processes for the preparation thereof characterised by the composition containing organic or inorganic compounds containing microorganisms or enzymes; containing paramedical or dietetical agents, e.g. vitamins containing vitamins, antibiotics
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Description


  Aliments anticariogènes. 

  
La présente invention concerne la production d'aliments et plus particulièrement des sucreries que l'on a rendus anticariogènes par l'emploi d'un nouvel additif cariostatique.

  
On cherche depuis longtemps à compenser le pouvoir cariogène des aliments et en particulier des aliments ayant une teneur élevée en édulcorants tels que le saccharose et d'autres sucres. On a établi une théorie selon laquelle l'introduction de sucres dans la bouche produit des acides provoquant les caries dentaires.

  
Un élément qui contribue à la formation des caries dentaires chez l'enfant est l'adhérencedes sucres très raffinés et de leurs produits de décomposition à la plaque dentaire après l'ingestion, couplée à la lenteur de l'élimination orale et/ou la capacité de produire des quantités importantes d'acides.

  
On a évalué dans le passé de nombreux agents cariostatiques dans des systèmes dans lesquels un tel agent est consommé ou appliqué localement (c'est-à-dire directement sur

  
 <EMI ID=1.1> 

  
frice en pâte ou en poudre). Cependant, les informations relatives à l'efficacité des agents cariostatiques utilisés dans

  
 <EMI ID=2.1> 

  
l'efficacité de ces agents cariostatiques dans d'autres modes d'application, par exemple lors de leur emploi dans des aliments et en particulier dans des aliments renfermant une proportion importante de sucres.

  
Généralement, les agents cariostatiques connus n'ont malheureusement apporté aucun degré pratique de protection lorsqu'on les utilise dans les aliments. Ainsi, les agents cariostatiques connus tels que les fluorures, les phosphates, la vitamine K, les nitrofurannes, les composés

  
 <EMI ID=3.1> 

  
ajoute séparément à un aliment ayant une teneur élevée en sucres, ont peu d'effet local direct dans l'environnement de l'aliment.

  
Pour ces raisons entre autres, les chercheurs ont poursuivi leurs efforts pour mettre au point de nouveaux agents anticariogènes présentant non seulement une activité anticariogène élevée, mais qui soient non toxiques, stables

  
1 et faciles à se procurer. On a suggère que les sels d'aluminium pourraient avoir un effet bénéfique sur la diminution

  
des caries dentaires ou faciliter la fixation des fluorures par l'émail dentaire..On peut à cet égard consulter Manly et coll, "Substances Capable of Decreasing the Acid Solubility

  
of Tooth Enamel", J. Dent. Res. 28 : 160 (1 948) ; Regolati

  
et coll, "Effets of Aluminum and Fluoride on Caries, Fluorine Content and Dissolution of Rat Molars", Hel.Odon.Acta. 13 : 59
(1 969); et Kelada, "Electrochemical Characteristics of Free and Complexed Fluorides in Drinking Water and the Effects of Aluminum and Iron on Fluoride Incorporation Into Tooth Enamel,"  Univ. Michigan Thesis (1 972). 

  
Les études in vitro ont montré qu'un traitement préalable de l'émail avec des solutions d'aluminium accroissait la fixation de fluorure lorsqu'on effectue un traitement ultérieur avec une solution de fluorure ; cependant le traitement avec des combinaisons d'aluminium et de fluorure n'apporte aucun avantage supplémentaire au traitement par un

  
 <EMI ID=4.1> 

  
 <EMI ID=5.1> 

  
 <EMI ID=6.1> 

  
"Fluoride Uptake in Natural Tooth Surfaces Pretreated with Aluminum Nitrate", J.Dent.Res. 51:870 (1 972). De plus ces techniques concernent principalement l'emploi de l'aluminium en combinaison avec des fluorures et on ne s'est pas intéressé à l'effet produit par l'aluminium en l'absence de fluorures.

  
On a précédemment suggéré que l'addition d'une source d'aluminium aux aliments pourrait réduire leur pouvoir cariogène. Cependant à ce jour les études ont conduit à penserque l'aluminium est inefficace comme agent anticarioçène alimentaire. Par exemple Van Reen et coll, "Trace Elements and Dental Carries: Molybdenum, Aluminum and Titanium", Helv.

  
 <EMI ID=7.1> 

  
sulfate d'aluminium et de potassium, lorsqu'on l'ajoute à l'eau de boisson des rats à raison de 10, 50 ou 100 ppm d'a-  luminium n'apporte aucune protection contre les caries den-  taires...". On aboutit à la même conclusion lorsqu'on ajoute de l'aluminium à la ration alimentaire des rats, comme indiqué par Wynn et coll dans "Dental Caries in the Albino Rat on High Sucrose Diets Containing Différent Amounts of Aluminum",  <EMI ID=8.1> 

  
l'aluminium par voie parentérale, comme indiqué par Kruger, "The Effect of "Trace Elements" on Expérimental Dental Caries in the Albino Rat", Univ.. of Queensland Papers, 1:1-28 (1 959).

  
L'emploi de sels d'aluminium dans les dentifrices s'est révélé n'avoir aucun effet souhaitable. Ainsi bien que

  
 <EMI ID=9.1> 

  
de lactate d'aluminium, de fluorure d'aluminium et de pyrophosphate de calcium, l'abrasif réagit avec l'aluminium pour former un phosphate d'aluminium insoluble. De même, dans le

  
 <EMI ID=10.1> 

  
que le fluorure d'aluminium pour qu'en association avec des abrasifs de type métaphosphate de sodium, ils réduisent la solubilité de ces abrasifs et accroissent la fixation de fluorure, sans que l'aluminium ait un effet thérapeutique avantageux indépendant.

  
Le brevet US 3 282 792 décrit des dentifrices à bas pH à base de fluorure stanneux stabilisés contre la précipitation et l'oxydation des ions stanneux par l'emploi d'acides di- et tricarboxyliques hydroxy-substitués. Cependant

  
 <EMI ID=11.1> 

  
de systèmes ne contenant pas de fluorures. De même, bien que

  
 <EMI ID=12.1> 

  
 <EMI ID=13.1> 

  
pas que l'on peut obtenir des résultats bénéfiques avec l'alu-

  
 <EMI ID=14.1>  <EMI ID=15.1>  des constitués d'une combinaison de substances tensio-actives .et de substances coagulant l'albumine telles'que certains sels d'aluminium et d'autres métaux avec des acides carboxyliques.

  
Cependant ce brevet n'indique pas que des aliments contenant

  
 <EMI ID=16.1> 

  
strontium et le vanadium) et que d'autres favorisent les caries (par exemple le sélénium, le magnésium et le cadmium), la majeure partie des indications relatives à l'aluminium in-diquent qu'il est inerte vis-à-vis des caries dentaires selon la classification de Navia, "Effect of Minerais on Dental Caries", in Dietary Chemicals v. Dental Caries, A.C.S., Washington, D.C. (1 970).

  
Le brevet US n[deg.] 3 772 431 concerne un collutoire en comprimés contenant un couple efferverscent (par exemple une matière basique solide et un acide organique solide tel que l'acide fumarique, citrique ou tartrique) qui produit du dioxyde de carbone par dissolution dans l'eau, en combinaison avec un agent astringent et désensibilisant qui peut (sans que cela soit obligatoire) être un composé d'aluminium. De plus, ce brevet décrit l'emploi local de la vitamine C (acide ascorbique) comme agent précipitant de la mucine en combinaison avec un agent antimicrobien et un agent chélatant. Cependant, ce brevet ne suggère pas que l'on obtienne un effet

  
 <EMI ID=17.1> 

  
 <EMI ID=18.1> 

  
que les autres constituants essentiels des comprimés sont incompatibles avec les ions aluminium, si bien que ces derniers ne peuvent pas avoir d'effet thérapeutique.

  
 <EMI ID=19.1> 

  
rieur un système à activité thérapeutique apportant de l'alu.;minium susceptible d'activité biologique à un aliment en l'absence de fluorure.

  
L'invention a donc pour objet de fournir des moyens pour supprimer les inconvénients des tentatives de l'art antérieur pour réduire le pouvoir cariogène des aliments conte-  ..nant du sucre. 

  
Elle vise également un additif cariostatique efficace contenant de l'aluminium utile dans les aliments édulcorés tels que les sucreries, elle vise en outre des aliments anticariogènes renfermant de.s additifs cariostatiques contenant . de l'aluminium, comme précédemment décrit.

  
 <EMI ID=20.1> 

  
' genes6 &#65533;.. 

  
Selon l'invention on incorpore à des aliments des quantités anticariogènes et non toxiques d'un additif cariostatique constitué d'au moins un sel contenant un ion aluminium

  
1 soluble et un composant choisi parmi l'acide adipique, l'acide ascorbique et leurs mélanges. Lorsqu'on incorpore un tel additif à une friandise faite avec du sucre, même à des teneurs très faibles en additif (par exemple des quantités d'aluminium

  
 <EMI ID=21.1> 

  
gestion répétée de petites quantités de l'agent anticariogène s'est révélée avoir un effet cumulatif.

  
Il est souhaitable que ces aliments contenant un tel additif renferment également un édulcorant nutritif non cariogène constitué d'un mélange d'au moins un premier agent édulcorant choisi parmi le sorbitol, le xylitol et leurs mélanges et au moins un second agent édulcorant choisi parmi le dextrose, le fructose et leurs mélanges. Le mélange renferme au moins environ 75% du premier agent édulcorant par rapport au poids du mélange lorsque le dextrose est le second agent

  
 <EMI ID=22.1> 

  
est le second agent. On incorpore l'édulcorant au comestible en une quantité convenable pour l'éculcorer.

  
L'emploi de l'additif cariostatique de l'invention réduit la solubilité dans les acides de l'émail dentaire et,

  
 <EMI ID=23.1> 

  
tion, on obtient des produits qui, lorsqu'on les introduit dans (la, bouche: ne provoquent que peu ou pas d'abaissement dangereux du pH de la plaque dentaire (ce qui indique que la formation d'acides provoquant des altérations a été réduite au minimum), provoquent peu ou pas de décalcification dangereuse de l'émail dentaire (la décalcification étant un stade

  
 <EMI ID=24.1> 

  
précurseur des caries dentaires) ; et dont l'élimination orale est rapide. 

  
Les modes de réalisation préférés de l'invention vont maintenant être décrits. Selon l'invention, on incorpore à des aliments, en particulier des aliments édulcorés tels que des sucreries, des quantités anticariogènes et non toxique;

  
 <EMI ID=25.1> 

  
bles contenant un ion aluminium et un composant choisi dans le groupe comprenant l'acide adipique, l'acide .ascorbique et! 

  
 <EMI ID=26.1> 

  
On entend ici par "aliments" pratiquement tous les produits alimentaires susceptibles d'être ingérés par l'homme  y compris les sucreries, les pâtisseries, les chewing-gums,

  
'1 les boissons manufacturées, les préparations à base de fruits et similaires.

  
Dans la présente description, le terme "acide a.scorbique" englobe l'épimère isomère, l'acide isoascorbique également appelé acide érythorbique ou 6-lactone de l'acide D-éry-

  
 <EMI ID=27.1> 

  
l'on peut utiliser dans l'invention au lieu de l'acide ascorbique.

  
L'acide adipique et/ou l'acide ascorbique peuvent être présents à une teneur appropriée quelconque supérieure à

  
 <EMI ID=28.1> 

  
 <EMI ID=29.1> 

  
poids.

  
Le sel d'aluminium soluble particulier que l'on utilise n'a pas de limitation stricte etcn peut pratiquement utiliser tout sel sol"ble dans l'eau non toxique contenant l'ion aluminium. Des sels d'aluminium appropriés sont le sulfate

  
 <EMI ID=30.1> 

  
d'aluminium, AlCl-,6 H20 ; le sulfate d'aluminium et de so-

  
 <EMI ID=31.1> 

  
 <EMI ID=32.1> 

  
 <EMI ID=33.1> 

  
de potassium et le sulfate d'aluminium et de sodium qu'il est facile de se procurer et dont l'innocuité est bien établie.

  
La quantité anticariogène et non toxique du sel  d'aluminium soluble doit être comprise dans la gamme permettant d'apporter environ 100 ppm à environ 1 000 ppm d'ions aluminium (0,01 à 0,10 % en poids en ions aluminium). Donc lorsqu'on utilise le sulfate d'aluminium et de potassium dodécahydraté ou le chlorure d'aluminium hexahydraté, les concentrations de ces sels sont respectivement comprises dans la

  
 <EMI ID=34.1> 

  
1,0 % en poids. 

  
On peut utiliser l'additif cariostatique de l'invention dans tous les types de comestibles édulcorés tels que les bonbons durs, les caramels mous, les caramels dura, les chocolats et les revêtements de chocolat ainsi que dans d'autres sucreries. De préférence cependant on utilise l'additif  <EMI ID=35.1>  dans des pastilles et des bonbons durs cuits. Lorsqu'on prépare des sucreries à partir de divers constituants (par exemple les bonbons constitués d'un noyau à base de sucre cuit enrobé de chocolat), on peut utiliser l'additif de l'invention dans un ou plusieurs des constituants ou dans la totalité de ceux-ci.

  
Une des caractéristiques importantes de l'invention est la découverte que, par comparaison avec les autres acides carboxyliques couramment utilisés tels que l'acide citrique et l'acide malique, les acides ascorbique et adipique

  
 <EMI ID=36.1> 

  
lorsqu'ils sont présents dans la bouche pendant la période d'élimination orale rapide obtenue avec les sucreries de l'invention. De plus ces acides (1) ne présentent pas d'interférence avec les ions aluminium contrairement à beaucoup d'autres acides carboxyliques, (2) contribuent temporairement à porter le pH de la bouche à une valeur de 3,5 à 4,5 où les ions alu-

  
 <EMI ID=37.1> 

  
et (3) ouvrent quelque peu le réseau cristallin d'apatite de l'émail, si bien que les ions aluminium meuvent mieux réunir

  
 <EMI ID=38.1> 

  
Les sucreries obtenues selon l'invention sont essentiellement les mêmes que celles de l'art antérieur, si ce n'est que l'addition de l'additif cariostatique de l'invention permet leur consommation sans risque de provoquer ou de favoriser les caries dentaires.

  
Les sucreries anticariogènes produites selon l'invention peuvent renfermer d'autres ingrédients actuels courants tels que des colorants, des arômes, des matières grassesdérivant du lait, des matières grasses végétales, des agents moussants, des agents de texturation tels que du riz croquant, des noix et similaires. Cependant certains ingrédients classiques des sucreries sont indésirables du point de vue de l'hygiène dentaire. Par exemple'des quantités Importantes de graisses et d'agents de texturation tels que du riz croquant peuvent ralentir l'élimination orale des sucreries..Néanmoins <EMI ID=39.1> 

  
dangereuses pour les dents.

  
On peut préparer les sucreries produites selon l'invention selon les techniques de fabrication antérieures. 

  
 <EMI ID=40.1> 

  
On peut ajouter l'additif er: un stade approprié quelconque, tant qu'il est présent dans le produit final à la concentration désirée.

  
Les compositions d'exemples de sucreries anticariogènes produites selon l'invention figurent dans les exemples suivants.

  
Exemple 1 - Bonbons en pastilles

  

 <EMI ID=41.1> 


  
 <EMI ID=42.1> 

  
que de l'invention dans des aliments édulcorés renfermant au lieu du saccharose ou d'autres édulcorants cariogènes, un système édulcorant nutritif non cariogène constitué d'un mélange d'au moins un premier agent édulcorant choisi parmi le sorbitol, le xylitol et leurs mélanges et au moins un second agent

  
 <EMI ID=43.1> 

  
langes, ce mélange renfermant au moins environ 75% en poids du premier agent lorsque le dextrose est le second agent et au moins environ 60% du premier agent lorsque le fructose est' le second agent.

  
Le premier agent est de préférence du sorbitol et le second agent du dextrose, en raison du coût et de la facilité avec laquelle on se procure ces agents.

  
Il est souhaitable d'utiliser des mélanges homogènes du premier et du second agents.

  
Lorsqu'on utilise des mélanges de sorbitol et de

  
 <EMI ID=44.1> 

  
à 75% de sorbitol et/ou de xylitol et à 25% de dextrose. Lorsqu'on utilise le fructose, les teneurs du second agent édulcorant peuvent être quelque peu supérieures. On préfère ainsi,

  
1  <EMI ID=45.1> 

  
 <EMI ID=46.1> 

  
xylitol et de fructose, que la teneur en fructose soit d'envi-

  
 <EMI ID=47.1> 

  
De façon générale, on utilise les mélanges édulcorants de l'invention aux mêmes concentrations que le sucre ou les autres systèmes édulcorants cariogènes. Ainsi, lorsqu'on utilise selon l'invention les systèmes édulcorants nutritifs non cariogènes dans des sucreries, leur teneur est de préférence comprise entre environ 40 et 100% du poids du produit.

  
Les sucreries obtenues selon l'invention sont es-

  
 <EMI ID=48.1> 

  
n'est que l'addition de l'additif cariostatique et l'emploi d'un système édulcorant nutritif non cariogène permettent leur consommation sans danger avec une diminution de la fréquence et

  
de la gravité des caries dentaires.

  
On peut préparer des sucreries selon l'invention avec le système édulcorant nutritif non cariogène selon les techniques classiques, bien que certaines modifications puissent être rendues nécessaires en raison de l'emploi du sorbitol

  
 <EMI ID=49.1> 

  
rant.

  
Ainsi, dans le cas de pastilles, on utilise les mêmes techniques de mélange des ingrédients et de façonnage en pastilles, mais on doit effectuer une régulation plus stricte de l'humidité car le sorbitol et le xylitol sont des desséchants. On peut également ajouter de faibles teneurs d'un agent tel que le stéarate de magnésium pour faciliter l'éjection des pastilles.

  
Connaissant ces propriétés des agents édulcorants contenant du sorbitol et/ou du xylitol, l'homme de l'art pourra facilement adapter les techniques existantes de fabrication des sucreries à la préparation des sucreries de l'invention.

  
Les compositions d'exemples de sucreries anticariogènes produites avec le système édulcorant nutritif selon l'invention figurent dans les exemples suivants.

  
Exemple 3 - Bonbons en pastilles

  
Constituants Parties en poids
 <EMI ID=50.1> 
 
 <EMI ID=51.1> 
 
 <EMI ID=52.1> 
  <EMI ID=53.1> 

  
 <EMI ID=54.1> 

  
 <EMI ID=55.1> 

  
tales suivantes.

  
Un critère important de l'évaluation d'un agent an-

  
 <EMI ID=56.1> 

  
dentaire, la réduction de la solubilité de l'émail dentaire étant désignée ci-après par l'abréviation RSE. On a effectué des études portant sur la RSE de la façon suivante. On monte des incisives saines de bovins dans une résine acrylique autodurcissable, avec la surface labiale apparente et on effectue un traitement prophylactique minutieux avec de la pierre ponce en poudre. On forme ensuite "une fenêtre" sur la surface labiale en faisant tomber de la cire sur un disque constitué d'une feuille mince d'aluminium de 1,0 cm de diamètre. On utilise ensuite une pointe aiguisée pour découper la cire sur le pourtour de la feuille que l'on retire pour exposer un disque d'émail de taille reproduct'ble.

  
On décalcifie les dents fenêtrées quatre fois consécutives sur des intervalles de 20 minutes avec des portions

  
 <EMI ID=57.1> 

  
pH 4,0) en agitant à 60 tr/mn avec un appareil de détermination de la RSE. A la quatrième décalcification, la quantité de calcium et de phosphore extraits par déminéralisation des dents atteint une valeur constante. On traite ensuite les dents avec 25 ml de surnageant de bonbon (1 partie de bonbon diluée par 3 parties d'eau bidistillée pour simuler la dilution qui se produit dans la bouche lors de'l'ingestion)

  
 <EMI ID=58.1> 

  
Après traitement, on décalcifie à nouveau les  dents avec des portions de 25 ml d'acide acétique tamponné pendant quatre nouvelles périodes de 20 minutes. La cinquième et la huitième solutions de décalcification sont ap- <EMI ID=59.1> 
(1ère DAT) et quatrième solution de décalcification après

  
 <EMI ID=60.1>  <EMI ID=61.1>  ..o.....9 ....

  
La différence entre la quantité de calcium et de phosphc re do la quatrième solution de décalcification,avant traitement, et la teneur dans la cinquième et la huitième solutions de décalcification après traitement divisée par la teneur de la quatrième solution de décalcification et multipliée par 100, constituent la première et la quatrième valeurs de la RSE après traitement. Pour déterminer le calcium, on opère par soectroscopie d'absorption atomique et on détermine le phosphore selon la méthode de FisKe-Subbarow.

  
Pour montrer que l'injection répétée de confiseries contenant l'additif cariostatique de l'invention pendant des durées brèves a un effet cumulatif sur la réduction de la solubilité de' l'émail dentaire, on traite les dents plusieurs fois pendant une durée brève (par exemple 5 minutes, ce qui correspond à l'élimination orale typique des confiseries de ce type). Selon

  
 <EMI ID=62.1> 

  
au raisin correspondant à la composition de l'exemple III. A titre comparatif, on utilise comme témoins des bonbons ayant la même composition, mais ne contenant pas de sel d'aluminium. On

  
 <EMI ID=63.1> 

  
traitement de 5 minutes ou de 20 minutes. Les valeurs de la RSEfigurant dans le tableau I montrent que des traitements répétés <EMI ID=64.1> 

  
latif significatif. Après vingt de ces traitements, on obtient une RSE de 70%. 

  
 <EMI ID=65.1> 

  

 <EMI ID=66.1> 


  
Bien que les évaluations de la RSE permettent d'établir l'efficacité d'un agent anticariogène, il est également très souhaitable de déterminer la quantité d'agent fixée par l'émail dentaire pour mieux connaître son efficacité. On traite six incisives saines de bovin fenêtrées avec les bonbons de l'exemple III dilués au tiers par de l'eau bidistillée. On traite les dents vingt fois consécutives pendant des durées de 5 minutes avec 25 ml de solu-  tion de bonbon. Après traitement, on décalcifie les dents pendant
30 secondes dans 15,0 ml d'acide perchlorique 2,0 N et on détermine la quantité de calcium et d'aluminium. On détermine le calcium par absorption atomique et l'aluminium par la méthode à l'aluminon.

  
 <EMI ID=67.1> 

  
db façon évidente qu'une quantité importante d'ions aluminium réagit avec l'émail dentaire et est fixée par ce dernier. Lorsqu'on 

  
 <EMI ID=68.1> 

  
 <EMI ID=69.1> 

  
minium correspondent aux valeurs cumulées de la RSE indiquées dans le tableau I. Ces deux types de résultats montrent l'effica- <EMI ID=70.1> 

TABLEAU II

  

 <EMI ID=71.1> 


  
On a également mis en évidence l'activité anticariogène des additifs de l'invention dans une étude in vivo sur le rat effectuée de la façon suivante. On répartit au hasard en deux groupes égaux en ce qui concerne le sexe, le poids corporel et

  
 <EMI ID=72.1> 

  
2 sert de témoin et reçoit à volonté un alimsnt constitué de farine de mais à faible teneur en fluorure et de l'eau dépourvue de fluorure. On maintient les rats du groupe 1 au même régime si

  
 <EMI ID=73.1> 

  
la solubilité dans les acides de leurs molaires inférieures. Les résultats obtenus figurent dans le tableau III.

TABLEAU III

  

 <EMI ID=74.1> 


  
Ces résultats montrent les RSE relatives au. "phosphore et.

  
 <EMI ID=75.1> 

  
au calcium, respectivement de 40% et de 35% pour les rats dont l'alimentation contient l'additif cariostatique de l'invention.

  
On a également mis en évidence l'activité anticariogène des sucreries anticariogènes de l'invention chez le rat salcn la méthode décrite par Francis, "The Effectivness of Anticaries Agents in Rats Using an Incipient Carrious Lesion Method", Arch. 

  
 <EMI ID=76.1> 

  
 <EMI ID=77.1> 

  
sexe, le poids corporel et les ascendants, 100-rats venant d'être sevrés âgés de 21 jours. Une semaine avant l'accouplement, on fournit aux parents un aliment non cariogène constitué de mais

  
à faible teneur en fluorure et de l'eau de boisson bidistillée dépourvue de fluorure. On maintient les rates au même régime pendant les 21 jours de gestation et les 21 jours avant le sevrage pour que les jeunes ne reçoivent pas de fluorure exogène lors

  
de leur développement. Après sevrage, on fournit à volonté aux rats de 21 jours un aliment générateur de caries à teneur élevée en saccharose et de l'eau bidistillée ne contenant pas de fluorure. Cinq jours par semaine pendant quatre semaines, on frotte une fois par jour les molaires inférieures droites et gauches pendant 60 secondes avec un écouvillon chargé de la solution de bonbon anticariogène à étudier. On trempe le coton u3 l'écouvillon dans la solution de bonbon toutes les 15 secondes. On utilise pour le traitement des solutions de bonbon obtenues par dissolution de 1 partie en poids des divers bonbons à étudier dans 3 parties d'eau bidistillée. On utilise la composition de base

  
 <EMI ID=78.1> 

  
suivantes :

  
 <EMI ID=79.1> 

  
Groupe 2 - exemple III.

  
 <EMI ID=80.1> 

  
Groupe 4 - exemple III avec remplacement de la totalité du sorbitol par du dextrose.

  
Groupe 5 - comme pour le groupe 3 avec remplacement de la totalité du sorbitol par du dextrose. 

  
On loge les rats dans une pièce à air conditionné dans des cages à plancher grillagé surélevé et on respecte strictement les règles habituelles d'hygiène relatives aux animaux de laboratoire. On règle l'éclairage pour assurer 12 heures de lumière et
12 heures d'obscurité.

  
On détermine le poids des rats au départ, puis à la fin du mois d'étude. On n'observe pas de différence statistiques entre les gains de poids des groupes expérimentaux et du groupe

  
 <EMI ID=81.1> 

  
A la fin de l'expérience, on sacrifie les animaux par inhalation de chloroforme et on colore les dents avec du nitrate

  
'1  <EMI ID=82.1> 

  
 <EMI ID=83.1> 

  
sions naissantes. Les résultats figurent dans le tableau IV.

TABLEAU IV

  

 <EMI ID=84.1> 


  
L'analyse statistique des résultats montre que la diminution de la fréquence des caries de 11% est observée pour le groupe 2 (bonbons contenant un mélange de 3/1 de sorbitol et de

  
 <EMI ID=85.1> 

  
un coefficient de confiance de 98%, tandis que la diminution de
18% observée pour le groupe 3 (bonbons contenant un mélange 3/1

  
 <EMI ID=86.1> 

  
de 10% et 7% observées respectivement pour les groupes 4 et 5 ne sont pas significatives du point de vue statistique. Ces deux derniers groupes sont respectivement identiques aux groupes 2 et 3, si ce n'est que la totalité du sorbitol des bonbons a été remplacée par du dextrose. Bien.que le groupe 4 présente en moyenne approximativement le même nombre de lésions que le groupe 2, les lésions du groupe 4 sont bien plus graves. Les résultats montrent que les bonbons contenant un mélange 3/1 de sorbitol et de dextrose avec l'A1K(S04)2. 12 H20 ont un effet significatif

  
de réduction in vivo des caries dentaires. Ils montrent également que pour tous les bonbons, le système additif cariostatique de l'invention a un certain degré d'effet bénéfique.

  
On a vérifié expérimentalement la nécessité de l'emploi d'acide adipique et/ou ascorbique en combinaison avec le sel d'aluminium. On traite des dents de bovins fenêtrées selon la méthode de détermination de la RSE précédemment décrite, si ce n'est que l'on soumet les dents à un traitement unique de 20 minutes avec des solutions contenant 37 ppm d'ions d'aluminium (apportés

  
 <EMI ID=87.1> 

  
carboxyliques, le pH étant ajusté à 4,0. Les RSE relatives au  <EMI ID=88.1> 

  
calcium et au phosphore figurent dans le tableau V et montrent que, contrairement aux autres acides qui désactivent l'aluminium ou qui réduisent nettement son efficacité comme agent de réduction de la solubilité de l'émail dans ces conditions, les acides adipique et ascorbique ont un effet minime, en particulier lors de la quatrième décalcification après le traitement, et sont compatibles avec l'aluminium.

TABLEAU V

  

 <EMI ID=89.1> 


  
Bien que l'invention ait particulièrement été décrite relativement à des sucreries, elle s'applique également à d'autres produits alimentaires dans lesquels on peut utiliser l'additif de l'invention. 

  
 <EMI ID=90.1> 

  
1. Additif cariostatique pour aliments, caractérisé en ce qu'il est constitué de quantités anticariogènes et non toxiques d'au moins un sel soluble contenant un ion aluminium et d'un composant choisi parmi l'acide adipique, l'acide ascorbique et leurs mélanges.

Claims (1)

  1. 2. Additif selon la revendication 1, caractérisé en
    ce que le sel d'aluminium est présent à une teneur d'environ
    0,01 à environ 0,10% exprimée en ion aluminium, et l'autre composant est présent à une teneur supérieure à zéro et pouvant attein- <EMI ID=91.1>
    3. Additif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'autre constituant est l'acide adipique.
    4. Additif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le sel d'aluminium est le sulfate d'aluminium et de
    <EMI ID=92.1>
    5. Additif selon la revendication 1, caractérisé en
    ce que le sel d'aluminium est le chlorure d'aluminium hexahydraté, A1C13, 6 H20.
    <EMI ID=93.1>
    constitué de quantités anticariogènes et non toxiques d'au moins un sel soluble contenant un ion aluminium et d'un composant choisi parmi l'acide adipique, l'acide ascorbique et leurs mélanges.
    7. Aliment selon la revendication 6, caractérisé en
    ce que le sel d'aluminium est présent à une teneur d'environ
    0,01 à environ 0,10%, exprimée en ion aluminium, et l'autre composant est présent à une teneur supérieure à zéro et pouvant atteindre environ 6%, par rapport au poids de l'aliment.
    8. Aliment selon la revendication 6, caractérisé en
    ce que ledit composant est l'acide adipique.
    9. Aliment selon la revendication 6, caractérisé en
    ce que le sel d'aluminium est le sulfate d'aluminium et de potas-
    <EMI ID=94.1>
    10. Aliment selon la revendication 6, caractérisé en
    ce que le sel d'aluminium est le chlorure d'aluminium hexahydraté
    <EMI ID=95.1>
    11. Aliment selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il renferme de olus, comme agent édulcorant nutritif, un mélange d'au moins un premier agent édulcorant choisi parmi le
    <EMI ID=96.1>
    \1 <EMI ID=97.1>
    dextrose, le fructose et leurs mélanges, le mélange contenant
    au moins environ 75% en poids du premier agent lorsque le dextrose est le second agent et au moins environ 60% en poids du premier agent lorsque le fructose est le second agent, ce mélange étant présent en une quantité efficace pour édulcorer l'aliment.
    12. Aliment selon la revendication 11, caractérisé en
    ce que le premier agent est le sorbitol et le second est le dextrose.
    13. Aliment selon la revendication 11, caractérisé en
    ce que le premier agent est le sorbitol et le second agent est
    le fructose.
    14. Aliment selon la revendication 11, caractérisé en
    <EMI ID=98.1>
    le dextrose.
    15. Aliment selon la revendication 11, caractérisé en ce que le premier agent est le xylitol et le second agent est le fructose.
    16. Sucrerie anticariogène caractérisée en ce qu'elle est constituée de :
    - environ 0,1 à environ 1,0% du poids du produit d'un sel soluble contenant un ion aluminium, - plus de zéro et jusqu'à environ 6,0% en poids d'un consti- <EMI ID=99.1>
    mélanges, et
    - au moins environ 40% en poids d'un mélange édulcorant nutritif de sorbitol et de dextrose contenant au moins 75% en poids de sorbitol.
    17. Procédé pour rendre anticariogène un comestible édulcoré, caractérisé en ce qu'il consiste à lui'incorporer des quantités anticariogènes et non toxiques d'au moins un sel soluble contenant un ion aluminium et d'un composant choisi parmi l'acide adipique, l'acide ascorbique et leurs mélanges.
    18. Procédé selon la revendication 17, caractérisé en ce que, de plus.. on incorpore, comme agent édulcorant nutritif, un mélange d'au moins un premier agent édulcorant choisi parmi le sorbitol, le xylitol et leurs mélangés et au moins un second agent édulcorant choisi parmi le dextrose, le fructose et leurs
    <EMI ID=100.1>
    du premier agent lorsque le dextrose est le second agent et au moins environ 60% en poids du premier agent lorsque <EMI ID=101.1>
    le fructose est le second agent, ce mélange étant incorporé en une quantité efficace pour Édulcorer l'aliment.
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