L'invention concerne généralement un procédé et un dispositif de soutènement d'un édifice ou d'un bâtiment quelconque, construit en surface, à partir d'une galerie souterraine passant sous l'édifice ou le bâtiment en question.
On sait en effet que, pour construire des ouvrages souterrains, tels qu'un tunel, etc, en zone urbaine, on utilise de plus en plus une technique consistant à former le toit
ou la voûte du tunel au moyen de tubes cylindriques poussés horizontalement dans le sol à partir d'un puits d'accès par exemple. Les tubes forment des rangées parallèles qui sont poussées l'une après l'autre dans le sol. Bien entendu, ces rangées de tubes passent sous les fondations des édifices,
en étant écartées du niveau inférieur de ces fondations d'une distance qui peut varier dans une gamme assez large.
Quand un tube est poussé horizontalement dans le sol
sous le niveau inférieur des fondations d'un édifice, il . s'établit dans le terrain entre le tube et le niveau inférieur des fondations, une répartition statique de contraintes et
de forces qui ne risque pas de provoquer un affaissement en surface du sol et de l'édifice. Toutefois, quand les tubes voisins sont poussés horizontalement dans le sol, parallèlement au. tube précité et à côté de celui-ci, cette répartition
de forcée! de contraintes est détruite, et en général le poussage dans le sol d'une série de tubes parallèles entre eux, au même niveau, sous le niveau inférieur des fondations d'un édifice, risque de se traduire par un affaissement de l'édifice. La présente invention a précisément pour but d'éviter un tel affaissement.
Elle propose à cet effet un procédé de soutènement des fondations d'un édifice ou d'une construction quelconque, à partir d'une galerie souterraine passant sous l'édifice, pour empêcher l'affaissement du sol sous l'édifice, caractérisé
en ce qu'il consiste à pratiquer, dans la paroi supérieure de la galerie, au moins un trou situé sous les fondations, et
à former depuis ce trou un pieu s'étendant vers le haut jusqu'au niveau des fondations, la partie inférieure du pieu étant solidaire de la galerie de sorte qu'une partie de la charge représentée par l'édifice est transmise à la galerie et supportée par celle-ci.
L'invention consiste donc à former, à partir d'une galerie passant sous un édifice, des pieux verticaux de support s'étendant verticalement et fixement entre la galerie et les fondations de l'édifice, pour empêcher tout risque d'affaissement de l'édifice, ou du terrain.
L'invention propose également un dispositif de soutènement des fondations d'un édifice, par exécution du procédé précité, qui est caractérisé en ce qu'il comprend au moins un pieu sensiblement vertical de support, s'étendant entre la galerie souterraine et le niveau inférieur des fondations de l'édifice, 'en étant solidaire de la galerie à son extrémité inférieure.
Selon une autre caractéristique de l'invention, ce pieu comprend un tube vertical extérieur, dont la partie inférieure est fixée, par exemple soudée sur la paroi supérieure d'un tube horizontal faisant partie de la galerie, et une poutre ' verticale, par exemple métallique, placée à l'intérieur du tube vertical et reposant ou fixée à sa partie inférieure
sur une partie de la galerie.
L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages de celle-ci apparaîtront plus clairement au cours de la description explicative qui va suivre, faite en référence aux dessins schématiques annexés donnés uniquement à titre d'exemple illustrant un mode de réalisation de l'invention et dans lesquels :
- les figures 1 à 4 représentent schématiquement, en coupe verticale, les différentes phases d'exécution du procédé selon l'invention, et le dispositif selon l'invention.
On a donc représenté dans les dessins.un mode de réalisation préféré du procédé et du dispositif selon l'invention.
La référence 10 en figure 1 désigne la surface du sol, sur lequel est construit un édifice quelconque, par exemple une maison, et la référence 11 désigne le niveau inférieur des fondations de cet édifice. On comprend bien entendu que la distance séparant les niveaux 10 et 11 peut être variable selon les cas.
En figure 1, on a également représenté, en coupe transversale verticale, une série de trois tubes 12, par exemple métalliques, qui sont poussés horizontalement dans le sol, <EMI ID=1.1> par exemple pour constituer l'ossature d'une voûte ou d'un toit d'une construction souterraine qui sera formée sous le niveau
11. On comprend également que la distance séparant les tubes
12 du niveau 11 peut varier selon les cas dans une assez large gamme.
Pour fixer les idées, on précisera que les tubes 12 ont
un diamètre de l'ordre de 1,5 m par exemple.
Comme on l'a indiqué plus haut, le poussage dans le sol des trois séries parallèles de tubes 12 risque de créer un affaissement de l'édifice construit sur la surface 10 du sol et dont les fondations s'étendent jusqu'au niveau 11.
Pour éviter cet affaissement, l'invention prévoit de former, dans la partie supérieure des tubes 12 passant sous les fondations de l'édifice, des trous 13 en nombre approprié, et écartés entre eux d'une distance appropriée, en fonction
du cas particulier étudié.
A partir de chaque trou 13, l'invention prévoit de pousser verticalement dans le sol, un tube 14, qui va s'étendre depuis le tube horizontal 12 sensiblement jusqu'au niveau inférieur
11 des fondations de l'édifice, comme représenté en figure 2. Le tube 14 est formé par assemblage bout à bout des sections de tube 15 de courte longueur, qui sont fixées les unes aux autres par tout moyen approprié. L'extrémité inférieure de
la dernière section 15, ou section inférieure, représentée en trait fantôme en figure 2, est découpée, puis ses bords sont fixés, par exemple soudés, comme indiqué par la référence
16, sur les bords de l'ouverture 13 du tube 12.
Bien entendu, ce tube 14 est vidé de la terre qu'il contient, à partir du tube 12.
Quand le tube 14 a été constitué et qu'il s'étend donc
du tube 12 jusqu'au niveau inférieur 11 des fondations, une colonne de support 17 est disposée verticalement à l'intérieur du tube 14, et s'étend sensiblement du niveau inférieur 11 des fondations jusqu'à une sorte de plancher horizontal en béton
18 qui est formé dans le fond de chaque tube 12. Cette colonne
17 est avantageusement métallique, par exemple en acier, à section transversale en I, et elle est constituée de plusieurs tronçons 19 assemblés bout à ba.t,par exemple par boutonnage came représenté en figure 3. A sa partie supérieure, le tronçon supérieur 19 de la colonne 17 est rendu solidaire d'une plaque horizontale transversale 20, par exemple en béton, dont la surface est légèrement inférieure à la surface intérieure du tube 14. Une plaque de caoutchouc ou de matériau analogue
21 est placée sur la face supérieure de.la plaque 20 en béton, et est destinée à venir en contact avec la surface.inférieure des fondations de l'édifice, au niveau 11. Cette plaque 21
de caoutchouc ou matériau analogue permet d'une part de répartir les charges et de compenser les inégalités de surface horizontale inférieure des fondations de l'édifice, et
d'autre part d'absorber ou de supprimer les vibrations qui seraient autrement transmises à la colonne 17. La plaque en béton 20 permet sensiblement d'isoler la colonne 17 de l'eau
et de l'air extérieur, et donc de la protéger contre la corrosion.
A sa partie inférieure, cette colome 17 est supportée
de la façon suivante : le tronçon inférieur 19 de la colonne 17 est rendu solidaire, par exemple au moyen de boulons, . d'une
ou de deux poutres horizontales transversales 22, s'étendant
à l'intérieur du tube 12, et supportées à leurs extrémités
par des vérins verticaux 23 reposant sur le plancher en béton
18 formé à l'intérieur du tube 12. Des cales 24 sont disposées provisoirement entre la surface de ce plancher en béton 18
et l'extrémité inférieure du dernier tronçon 19 de la colonne 17, pendant le montage et la constitution de cette colonne.
Dans la dernière phase du procédé, représentée en figure 4, ces cales 24 en acier sont remplacées par une assise en béton 25.
La phase suivante du procédé consiste à fermer, de façon sensiblement étanche, l'extrémité inférieure du tube 14
au moyen d'une plaque d'acier 26, par exemple incurvée, qui est soudée sur les bords inférieurs 16 du tube 14, comme représenté en figure 4, et qui comprend un ou plusieurs conduits traversants 27 faisant communiquer l'intérieur du tube horizontal 12 poussé dans le sol et l'intérieur du tube vertical 14. Ces conduits 27 serviront à l'injection d'un mortier ou d'un béton 28 dans le tube 14, afin de protéger
la colonne 17.
On obtient ainsi finalement la structure qui est représentée de façon schématique en coupe verticale en figure 4.
On comprend que le procédé et le dispositif selon l'invention, qui ont été décrits et représentés dans les dessins, permettent de supporter efficacement les fondations d'un édifice quelconque construit en surface, à partir d'une galerie souterraine s'étendant sous les fondations de cet édifice, et qui est constituée par exemple de tubes horizontaux
12 poussés dans le sol. Le pieu vertical qui est formé selon 'l'invention par la colonne 17 placée dans le tube vertical 14 et noyée dans le béton ou le mortier 28, permet de transmettre au. tube. 12 une partie de la charge représentée par l'édifice et ses fondations, et qui était auparavant supportée directement par le terrain se trouvant entre le niveau des tubes 12 et le niveau inférieur 11 des fondations de l'édifice.
On évite ainsi tout risque d'affaissement de l'édifice construit en surface, qui pourrait autrement être provoqué par la formation de la galerie souterraine.
Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. En particulier, elle comprend tous les moyens constituant des équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons, si celles-ci sont exécutées suivant son esprit et mises en oeuvre dans le cadre des revendications qui suivent.
REVENDICATIONS
1. Procédé de soutènement des fondations d'un édifice
ou d'une construction quelconque à partir d'une galerie souterraine passant sous l'édifice, pour empêcher l'affaissement du sol sous cet édifice, caractérisé en ce qu'il consiste à pratiquer, dans la paroi supérieure de la galerie, au moins
un trou situé sous les fondations, et à former depuis ce trou un pieu s'étendant vers;le haut jusqu'au niveau des fondations, la partie inférieure du pieu étant solidaire de la galerie
de sorte qu'une partie de la charge représentée par l'édifice est transmise à la galerie et supportée par celle-ci.