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La présente invention, concerne un récipient, contenant un matériau à l'état de feuilles mouillables et servant à distribuer ce matériau à l'état humide, ledit matériau se présentant sous la forme d'une série de feuilles ou sous la forme d'une bande qui peut se diviser (cette bande étant munie par exemple de perforations) de manière
à fournir des petites serviettes ou mouchoirs humidifiés.
Certains matériaux mouillables (c'est-à-dire susceptibles de s'imbiber à la manière d'une mèche), lorsqu'on les utilise avec certains liquides, absorbent moins que d'autres matériaux utilisés avec le même liquide ou avec un autre liquide. C'est ainsi par exemple qu'il y a des matériaux dont le pouvoir d'absorption est si faible que la partie supérieure de la feuille, lorsqu'on l'extrait, par exemple d'un paquet, est à peine mouillée ou même parfaitement sèche, même s'il y a au fond du récipient une assez grande quantité de liquide.
Dans certains cas, lorsque l'utilisateur extrait d'un récipient une petite serviette ou mouchoir, il peut se faire qu'une partie de cette petite serviette soit moins mouillée qu'une autre partie, et même qu'une partie soit très humide tandis que le restant est relativement sec. Cela représente manifestement un inconvénient fâcheux et l'invention a précisément pour objet un paquet contenant une bande en rouleau ou des feuilles distinctes en un matériau destiné à faire office de serviettes ou de mouchoirs, cette bande ou ces feuilles étant pliées dans la direction longitudinale, ce qui permet d'éviter un mouillage insuffisant ou même l'absence de mouillage, qui se présente parfois avec certaines feuilles.
Le brevet des Etats-Unis d'Amérique n[deg.] 3 986 479 décrit un matériau destiné à être extrait d'un récipient, ce matériau se présentant sous la forme d'une bande qui constitue un rouleau. Ce dernier est enfermé dans un petit sac imperméable aux vapeurs, ce qui empêche les petites serviettes ou mouchoirs humidifiés de perdre leur humidité avant la première utilisation du rouleau. Un double couvercle joue le rôle d'un joint étanche empêchant l'humidité de s'échapper entre les utilisations successives, tout en diminuant la déshydratation du sac ouvert à l'intérieur du distributeur. Mais, dans ce brevet, on ne signale pas la présence d'un liquide au fond du récipient.
Le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 368 052 décrit
(Figure 18) un rouleau disposé horizontalement, dont un côté est plongé en permanence dans un fluide 24 contenu dans le récipient ; ce même brevet décrit en outre (Figure 2) un rouleau disposé verticalement, ne comportant pas d'axe central de support, avec lequel l'extraction des feuilles se fait par le centre, la partie inférieure de ce rouleau étant plongée dans le fluide 24. Mais, dans ce brevet, il n'est pas question de plier le matériau disposé en rouleau.
Le brevet des Etats-Unis d'Amérique 3 700 138 décrit
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qui correspond à un axe de symétrie longitudinale. Ce paquet est destiné à reposer sur l'une de ses extrémités et les diverses feuilles (petites serviettes ou mouchoirs) sont prélevées dans la direction longitudinale. Il n'est pas question, dans ce brevet, de petites serviettes ayant subi une humidification préalable. On pourra également se reporter, pour connaître la technique antérieure, aux brevets des Etats-Unis d'Amérique suivants : 2 565 916, 3 795
355, 2 611 482, 3 368 522 et 3 749 296, ainsi qu'au brevet
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L'invention a pour objet un récipient muni d'un matériau mince et mouillable destiné à être distribué à l'état humide, ce matériau se présentant sous la forme d'une série de feuilles distinctes ou d'une bande pouvant se diviser en plusieurs feuilles, ledit récipient comportant, à sa partie supérieure,une ouverture qui permet .
d'extraire ledit matériau, ce matériau mince étant disposé verticalement avec ses bords placés contre la partie inférieure du récipient, le liquide contenu au fond de ce récipient étant au contact de ces bords, ce matériau mince étant plié de manière que sa hauteur soit plus petite que lorsqu'il n'est pas plié, la nature et la quantité de liquide contenu dans le récipient, ainsi que la mouillabilité de ce matériau mince étant telles que cette mouillabilité est assurée sur toute la hauteur de ce matériau plie tant qu'il reste dans le récipient du liquide au contact des bords inférieurs de ce matériau plié, ce matériau mince <EMI ID=4.1>
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de mouillage des feuilles, compte tenu du type de liquide contenu dans le récipient.
L'invention prévoit un récipient imperméable contenant des petites serviettes ou mouchoirs humidifiés, se présentant sous la forme d'une bande ou de feuilles distinctes enfermées hermétiquement. Le rouleau ou le paquet de feuilles sont en général disposés verticalement dans le
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de la bande ainsi que la hauteur du rouleau étant donc orientées verticalement. Il tend à se former un excès de liquide à la partie inférieure du récipient, de telle sorte que les bords inférieurs des feuilles ou du rouleau sont plus humides que les bords supérieurs.
Conformément à l'invention, les feuilles du paquet ou la bande humidifiées sont repliées et cela a pour effet de diminuer la largeur de la bande (c'est-à-dire la hauteur du rouleau et la hauteur des feuilles) et il en résulte que les petites serviettes ou mouchoirs que l'on extrait du paquet ou de la bande sont mouillés, sur toute leur surface, d'une manière beaucoup plus régulière que s'il n'y avait pas de pliage. On dispose d'une couche de petites serviettes ayant une hauteur relativement faible. Avec un rouleau constitué par une bande pliée, la largeur est plus petite que la distance, dans la direction verticale, qui peut être mouillée, pour un matériau et un fluide donnés.
Cela assure une très bonne mouillabilité sur toute la largeur du rouleau constitué par la bande pliée, étant donné que dans le récipient le rouleau est disposé.de manière que sa largeur soit orientée verticalement.
De plus, dans le cas de feuilles distinctes, les petites serviettes une fois mises à plat, ont une hauteur plus grande que la hauteur du paquet de feuilles pliëes, et l'on peut prévoir autant de plis que l'on veut.
Il en résulte que les petites serviettes sont et demeurent parfaitement mouillées. et que le paquet contenu dans le récipient peut être beaucoup moins haut que les bandes ou feuilles non pliôes de la technique antérieure,
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ploiement.
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Il est préférable quêtes feuilles d'un paquet ou les spires d'un rouleau Soient en contacta afin d'entretenir l'absorption entre les parties pliées des petites serviettes.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explicatif mais nullement limitatif, une forme de réalisation. Sur ces dessins :
La Figure 1 est une vue en perspective représentant un rouleau constitué par une bande pliëe dans la direction longitudinale, cette bande étant munie de perforations qui permettent de détacher les petites serviettes.
Les figures 2, 3 et 4 représentent divers modes de pliage du rouleau de la Figure 1 ou de feuilles distinctes;
et la Figure 5 est une coupe transversale représentant un rouleau formé d'une bande pliée dans la direction longitudinale, destinée à former des petites serviettes, ce rouleau étant dans un récipient.
L'invention sera décrite ci-après comme s'appliquant à un rouleau sans axe central de support, comme le rouleau des figures 1 et 5, mais bien entendu, l'invention s'applique aussi bien à des feuilles en paquet qu'à une bande munie de perforations. Les figures montrent une bande 10 de grande longueur, en un matériau mouillable quelconque pouvant subir une humidification préalable conformément à l'invention. Ce matériau peut être tout matériau susceptible d'absorber ou d'adsorber un liquide. De tels matériaux sont en général bien connus des spécialistes, mais il est bien entendu qu'ils peuvent subir des perfectionnements. Dans le cas considéré, la bande est pliée sur elle-même longitudinalement de manière à former, par exemple, deux pans 12 et 14.
Cette bande a subi une humidification préalable et on en forme un rouleau sans axe central de support ; on prélève cette feuille par son extrémité centrale 16, que l'on fait passer par une fente ou toute autre ouverture 18 pratiquée dans un récipient imperméable 20. Le rouleau sans axe central de support est désigné par la référence
22.dans le récipient.
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On comprend que, du fait que la bande est pliée sur
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tites serviettes est plus large par rapport à sa longueur dans la direction de son extraction du récipient. Une fois le rouleau logé dans le récipient, les plis 24 de toutes les spires du rouleau se trouvent à la partie inférieure du récipient, au contact du liquide contenu dans ce dernier, tandis que les bords libres 26 et 28 se trouvent près de la partie supérieure de ce récipient. Mais on pourrait prévoir la disposition contraire. Les plis 24 se trouvent au centre des petites serviettes et les bords libres 26
et 28 pourraient très bien se trouver à la partie inférieure du récipient, au contact du liquide, le pli longi-
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petite serviette est au contact du liquide, à la partie inférieure du récipient, par deux parties au lieu d'une seule partie.
Cela signifie que toute tendance, de la part des
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qu'à l'autre extrémité, en raison de la pesanteur, se trouve contrariée du fait que ces serviettes sont plus humides dans deux zones (ou même trois zones ou davantage).
La situation est donc telle que la largeur de la bande (qui, une fois que les petites serviettes sont dépliées, devient leur longueur) est inférieure à la hauteur du rouleau susceptible d'être mouillée, pour un matériau et un fluide donnés, la bande étant pliée dans la direction longitudinale, ce qui assure une très bonne mouilla-
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me si la largeur de la bande une fois dépliée a un pouvoir d'absorption inférieur au pouvoir d'absorption de son bord inférieur pour un fluide, autrement dit, la feuille peut
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ceptible d'être mouillée lorsque cette feuille n'est pas pliée, la mouillabilité du matériau constituant la feuille et la nature du fluide étant considérées ensemble.
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la bande est faible, compte tenu de la nature du liquide
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tie du récipient, des petites serviettes qui sont beaucoup vu -que
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sion de la feuille entre les perforations sans avoir à modifier la hauteur du récipient. On peut également modifier la hauteur de ce récipient sans avoir à modifier la dimension de la feuille entre les perforations. On peut donc à la fois modifier les dimensions de la feuille et les dimensions du récipient suivant n'importe quelle combinaison voulue, selon les besoins de chaque cas particulier et compte tenu de la mouillabilité, qui dépend à la fois du matériau dont est constitués la feuille et du liquide. Les Figures 2, 3 et 4 représentent, de façon schématique, des modes de pliage pouvant convenir aussi bien à une bande en rouleau, telle que décrite, munie ou non d'un axe central de support, qu'à des feuilles distinctes pliées d'une ma.nière quelconque.
Ces feuilles peuvent être enchevêtrées, de manière que, lorsqu'on les extrait du récipient, la feuille que l'on tire fasse venir le bord de préhension de la feuille suivante ; les feuilles peuvent encore être toutes réunies et munies de perforations de manière qu'on puisse les détacher une à la fois, même si elles sont dis� posées en tas au lieu d'être en rouleau.
Un moyen d'empiler de telles feuilles consiste à les plier, d'une manière quelconque, pour former un ou plusieurs plis, et à les comprimer en leur donnant la forme d'un U pour les introduire dans le récipient ou le paquet ; on peut encore les plier puis, une fois pliées, les tasser dans ur. récipient, le mode d'extraction étant pratiquement le même que lorsque la bande est pliée comme représenté
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Il est préférable que les divers plis soient au contact les uns des autres, de manière que l'effet d'absorption du liquide passe d'une couche à une autre. C'est ainsi par exemple, si l'on considère la Figure 3, que l'extrémité 32 pourrait très bien être l'extrémité basse du paquet ; mais, du fait que les divers plis sont au contact les uns des autres, l'absorption se produit d'une couche à la suivante, et elle se poursuit jusque vers les bords opposés, que les couches se chevauchent ou non, et même si, lorsque la bande est dépliée, la mouillabilité du matériau constituant la feuille n'est pas suffisante pour faire passer le liquide du bord inférieur jusqu'au bord supérieur.
La même remarque s'applique au cas d'un seul pli
(Figures 2 et 4). Le bord plié peut être plongé dans le fluide, comme représenté sur la Figure 5 à propos de la bande ; mais, même si c'est le bord libre qui plonge dans le liquide au fond du réservoir et si la mouillabilité est telle que le liquide du récipient monte, par osmose, jusqu'à la hauteur indiquée par la référence 14 sur la Figure 2, le restant de la bande est mouillé également.
REVENDICATIONS
1. Récipient muni d'un matériau mince et mouillable destiné à être distribué à l'état humide, ce matériau se présentant sous la forme d'une série de feuilles distinctes ou d'une bande pouvant se diviser en plusieurs feuilles, ledit récipient comportant, à sa partie supérieure, une ouverture qui permet d'extraire ledit matériau, ce matériau mince étant disposé verticalement avec ses bords placés contre la partie inférieure du récipient, le liquide contenu au fond de ce récipient étant au contact de ces bords, ce matériau mince étant plié de manière que sa hauteur soit plus petite que lorsqu'il n'est pas plié, la nature et la quantité de liquide contenu dans le récipient, ainsi que la mouillabilité de ce matériau mince,
étant telles que cette mouillabilité est assurée sur toute la hauteur de ce matériau plié tant qu'il reste dans le récipient du liquide au contact des bords inférieurs de ce matériau plié, ce matériau mince à l'état déplié, ayant une hauteur supérieure à la hauteur de mouillage des feuilles, compte tenu du type de liquide contenu dans le récipient.
2. Récipient contenant un matériau mouillable selon