La présente invention est relative à un dispositif de gainage de câbles, notamment d'épissures de câbles et plus particulièrement de câbles d'acier, à l'aide d'une gaine de matière plastique.
Le dispositif selon l'invention peut servir aussi à gainer des épissures de câbles déjà eux-mêmes gainés de matière plastique, sans provoquer d'épaississement de la gaine de matière plastique au niveau de l'épissure, par rapport au reste de la gaine. Etant donné que les câbles sont généralement réalisés sans fin, le gainage des épissures ne peut pas être exécuté au cours
du procédé d'extrusion. La méthode utilisée consiste donc
à entourer l'épissure d'un tuyau de matière plastique fendu dans le sens de la longueur et à relier solidement
ce dernier aux deux bouts du câble réunis par l'épissure, dans le dispositif conforme à la présente invention, grâce à un traitement combiné par la chaleur et la pression. Lors de ce processus d'isolation de l'épissure, le tuyau de matière plastique fendu dans le sens de sa longueur, est enfilé sur le câble, de préférence sur le câble en acier, après quoi l'on réalise, à l'aide du traitement dans le dispositif conforme 3. la présente invention, un raccordement invisible et sans bourrelet entre les deux extrémités du tuyau et les extrémités correspondantes de la gaine de matière plastique qui se trouve déjà sur le câble, tout en créant une adhérence résistante dudit
tuyau sur l'épissure.
A cet effet, on introduisait, jusqu'à présent,
la partie de câble à gainer dans un moule chauffé, pourvu de cavités de dégagement latérales destinées à recueillir l'excédent de matière de gainage lors du soudage de la gaine de matière plastique. Après l'opération
de chauffage, le moule était refroidi par passage d'un fluide réfrigèrent à travers des alésages ménagés dans
le moule ; ensuite, le moule était démonté pour en ex-traire le câble gainé. Pendant le processus de gainage, ledit moule était maintenu assemblé dans une direction par un étrier de serrage à cylindre hydraulique, tandis que dans l'autre direction, il était comprimé par un levier de réglage excentré.
Or, ce dispositif connu s'est avéré relativement onéreux. Ainsi, on a pu constater que, aussi surprenant que cela puisse paraître, on peut supprimer les cavités latérales destinées à recueillir la matière de gainage en excédent: de même que les alésages destiné*? au passage du fluide réfrigérant. Enfin, l'étrier de serrage avec son cylindre hydraulique, ainsi que le levier de serrage excentré, destinés à maintenir le moule assemblé, sont apparus comme une sujétion mécanique encombrante, toujours gênante lors de l'utilisation du dispositif connu.
Ce dispositif a été décrit notamment, par exemple, dans le brevet belge n[deg.] 707 901 déposé le
13 Décembre 1967.
L'invention a en conséquence pour but de pourvoir à un dispositif considérablement simplifié du type précité, dépourvu d'alésages de refroidissement, ainsi que de cavités destinées à recueillir la matière de gainage en excédent et d'où sont absents tous agencements mécaniques gênants d'assemblage du moule.
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sente invention, en pressant l'une contre l'autre une partie supérieure de moule comportant une moitié supérieure d'un canal, et une partie inférieure de moule comportant une moitié inférieure dudit canal, à l'aide de vis de serrage qui sont logées dans des alésages ménagés dans la partie supérieure pour se fixer dans-des alésages filetés pratiqués dans la partie inférieure, les deux parties, supérieure et inférieure,.du moule étant, par ailleurs, pressées latéralement par une vis de compression montée dans une paroi latérale dudit dispositif par l'intermédiaire d'une barre chauffante, contre une barre chauffante et une paroi latérale opposées.
Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, la partie supérieure du moule est centrée par rapport à la partie inférieure du moule, à l'aide d'une rainure de centrage. Cette rainure se trouve, par exemple, dans la partie supérieure du moule, tandis que la partie inférieure du moule comporte une nervure correspondante qui s'engage dans la rainure de centrage de la partie supérieure du moule. Cet agencement permet d'ajuster les deux parties du moule avec une précision extrêmement grande..
Outre les dispositions qui précèdent, l'invention comprend encore d'autres dispositions, qui ressortiront de la description qui va suivre.
L'invention sera mieux comprise à l'aide du complément de description qui va suivre, qui se réfère aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en coupe transversale d'un dispositif conforme à la présente invention, et
- la figure 2 est une vue latérale du même dispositif.
Il doit être bien entendu, toutefois, que ces dessins et les parties descriptives correspondantes, sont donnés uniquement à titre d'illustration de l'objet de l'invention, dont ils ne constituent en.aucune manière une limitation.
Dans la figure 1, le repère 4 désigne la partie supérieure du moule. Cette dernière présente, sur sa face tournée vers la partie inférieure 12_du moule, une gorge formant la moitué supérieure 9 d'un canal. La partie inférieure 12 du moule présente sur sa face en regard de la partie supérieure 4 du moule, une gorge qui constitue la moitié inférieure 10 du canal précité, et dont la forme est adaptée à celle de la gorge de la partie inférieure 12 du moule, pour donner lieu, avec cette dernière, à un alésage complet. La partie supérieure 4 du moule est pressée contre la partie inférieure 12 du moule; à l'aide de vis de serrage 3. Ces dernières passent dans des alésages 5 pratiqués dans la partie supérieure 4 du moule, pour parvenir dans les alésages filetés 11 de la partie inférieure 12 du moule. Les filetages des vis de serrage
3 engagent dans ces alésages 11, ce qui permet, grâce à leurs collerettes 17, de serrer la partie supérieure 4
du moule contre la partie inférieure 12 du moule. Pour contrôler l'évolution de la température pendant l'opération de soudage, un thermomètre 2 est disposé dans un logement cylindrique 1 ménagé dans la partie supérieure
4 du moule. D'autre part, on peut faire l'économie des collerettes, pour peu que les têtes des vis de serrage 3 puissent prendre sur la partie supérieure 4 du moule un appui suffisant pour transmettre à l'alésage fileté 11
de la partie inférieure 12 du moule, la pression nécessaire, lorsqu'elles y sont vissées. La partie inférieure
12 du moule repose sur une plaque de recouvrement 13 disposée sur des rails à patins 14. La plaque de recouvrement 13 est bordée, de part et d'autre, par des parois latérales 8 qui lui sont perpendiculaires. Dans l'une de ces parois latérales 8, est logée une vis de compression
7. Cette dernière sert à presser une barre chauffante 6, disposée entre les parois latérales de la partie supérieure 4 et de la partie inférieure 12 du moule et la paroi latérale 8 qui porte la vis de compression 7, contre les parois latérales de la partie supérieure 4 et de la partie inférieure 12 du moule. De même, une deuxième barre chauffante 6 est disposée entre l'autre paroi latérale 8 et les autres parois latérales de la partie supérieure
4 et de la partie inférieure 12 du moule. Les barres chauffantes 6 sont de préférence, chauffées par l'électricité et servent à chauffer, les deux parties 4, 12 du moule. Grâce à la vis de compression 7, la première barre chauffante 6 est pressée contre la partie supérieure
4 et la partie inférieure 12 du moulé et ces dernières sont, à leur tour, pressées contre l'autre barre chauffante 6, qui est elle-même pressée contre l'autre paroi latérale 8. Il se forme ainsi un assemblage plan, fermé, entre les barres chauffantes 6 et la partie supérieure 4, ainsi que la partie inférieure 12 du moule, en sorte que l'on peut obtenir une bonne transmission de chaleur des barres chauffantes à la partie supérieure et à la partie inférieure du moule. La vis de compression dispense de
la présence du levier de réglage excentré, tandis que les vis de serrage 3 rendent superflu l'étrier de serrage avec son cylindre hydraulique. Le canal 15 suffit à assurer l'écoulement de la matière de gainage du câble, en sorte qu'il n'est plus du tout nécessaire, de façon surprenante, de pourvoir à des cavités d'écoulement latérales par rapport au canal, pour assurer l'écoulement de
la matière de gainage en excédent. A proximité de la moitié supérieure 9 du canal, la partie supérieure 4 du moule comporte une rainure de centrage 16. Dans cette rainure de centrage 16, vient se loger une nervure 18 disposée sur la partie inférieure du moule, à proximité de la moitié inférieure 10 du canal. De préférence, la rainure 16 et la nervure 18 se trouvent à proximité du canal, de façon à pouvoir en suivre d'aussi près que possible les déformations thermiques de ce dernier.
La figure 2 est une vue latérale du dispositif conforme à la présente invention; sur laquelle on voit les ailettes des vis de compression 7 fixées dans l'une des parois latérales 8. Cette paroi latérale 8 est montée sur la plaque de recouvrement 13 qui repose à son tour sur des rails à patins 14. Les vis de serrage 3 comportant des collerettes 17, font saillie au-dessus de la paroi latérale 8, ainsi que le thermomètre 2. On y voit aussi une face de la partie supérieure 4 du moule qui fait saillie au-dessus de la face latérale 8.
Ainsi que cela ressort de ce qui précède, l'invention ne se limite nullement à ceux de.ses modes de réalisation et d'application qui viennent d'être décrits de façon plus explicite : elle en embrasse au contraire toutes les variantes qui peuvent venir à l'esprit du technicien en la matière, sans s'écarter du cadre, ni de la portée de la présente invention.
REVENDICATIONS
1[deg.]- Dispositif de gainage de câbles, notamment d'épissures de câbles, et plus particulièrement des épissures de câbles 'd'acier, par une gaine de matière plastique, caractérisé en ce que la partie supérieure
(4) d'un moule en deux parties, comportant une moitié supérieure (9) d'un canal, est pressée sur la partie inférieure (12) du moule, qui comporte la moitié inférieure
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versent des alésages ménagés dans ladite partie supérieure (4),pour s'engager dans des alésages filetés ménagés dans ladite partie inférieure (12), tandis que la partie supérieure (4) et la partie inférieure (12) du moule sont pressées latéralement, à l'aide d'une vis de compression (7) fixée dans une paroi latérale (8), par l'intermédiaire d'une première barre chauffante (6) contre une autre barre chauffante (6) et une autre paroi latérale (8) qui font face respectivement à la première barre chauffante (6) et à la première paroi latérale (8).