Procédé de fabrication d'une poutre métallique à âme pleine et son utilisation La présente invention concerne un procédé de fabrication d'une poutre métallique destinée à Être utilisée en génie civil, comportant au moins une âme pleine/ et au moins deux semelles, dans lequel on assemble
l'âme aux semelles susdites par exemple par soudure, ainsi que son utilisation.
On connaît des poutres métalliques à section
<EMI ID=1.1>
rayon de courbure qui sont produites en grande série dans les aciéries sous forme de profilés de section constante.
i La nécessité de réaliser des poutres de dimensions plus grandes que les dimensions commerciales est assez fréquente. On assemble alors, par exemple par soudure, rivetage ou boulonnage, des profilés laminés ou coulés plats, en atelier ou à l'endroit d'utilisation.
Ces poutres sont principalement utilisées en génie civil, pour constituer, par exemple, une partie du tablier d'un pont ou un plancher d'atelier ou d'entrepôt.
Lors de la mise en charge de ces poutres, certaines zones de l'âme peuvent être mises en compression.
Dans le cas de poutres à âme de faible épaisseur, les zones de l'âme soumises à des efforts normaux de compression, sont, de manière connue, souvent renforcées par des profils de raidissement verticaux et horizon- taux, qui doivent être fixés sur l'âme de la poutre par soudure, boulonnage ou rivetage, afin d'éviter le voilement de l'âme.
Ces opérations compliquent la fabrication de
la poutre. Elles nécessitent une main d'oeuvre qualifiée et importante et contribuent à augmenter le délai et le prix de la construction. La combinaison de raidisseurs horizontaux et verticaux est particulièrement onéreuse,, parce que les raidisseurs horizontaux doivent être
fixés à la fois sur les âmes et sur les raidisseurs verticaux.
La présente invention vise à remédier aux inconvénients précités et à supprimer les raidisseurs longitudinaux. Elle a pour objet un procédé de fabrication d'une poutre métallique comportant une
âme pleine et deux semelles, dans lequel on assemble l'âme aux semelles susdites, ce procédé étant caractérisé essentiellement en ce qu'avant d'assembler l'âme aux
<EMI ID=2.1>
trainte de traction telle que l'âme ne subira jamais de compression dans les phases ultérieures de sollicitation, de sorte que la mise en place d'éléments de raidissement longitudinaux sur la dite âme est superflue. La précontrainte de traction peut se réaliser en prenant
appui soit sur un massif extérieur, soit sur les semelles de la poutre. Si on prend appui, sur un massif extérieur pour mettre l'âme en traction, les semelles ne sont pas sollicitées au moment de la mise en traction de l'âme. Lorsqu'on relâche la précontrainte, après avoir assemblé l'âme en précontrainte de traction aux semelles, on
exerce sur la section finale de la poutre, un effort de compression, venant pour les âmes en déduction de la traction initiale mais comprimant les semelles de la poutre:
Si, par contre, on prend appui sur les semelles, celles-ci sont comprimées et sont soumises à une contraction , dès le moment de la mise en précontrainte de traction de l'âme. La précontrainte de traction réalisée dans l'âme est conservée telle quelle, après fixation de l'âme aux semelles, par exemple par soudure, boulonnage ou rivetage.
Lors de la mise en précontrainte de traction de l'âme, en prenant appui sur les semelles,
ces dernières peuvent avoir tendance à flamber
sous l'effort de compression.
Les semelles peuvent ainsi soit flamber vers l'extérieur dans le plan de l'âme en s'éloignant brusquement de celle-ci, soit flamber perpendiculairement à l'âme en glissant latéralement le long du bord supérieur
<EMI ID=3.1>
naturellement un flambage des semelles dans le plan de l'âme vers'celle-ci.
On peut éviter le flambage latéral des semelles, lors de la mise en traction de l'âme en prenant appui sur ces semelles, en empêchant tout glissement latéral de la
<EMI ID=4.1>
formée dans les semelles ou formée par ou dans des pièces fixées à ces semelles.
Les efforts de traction peuvent être appliqués
<EMI ID=5.1>
vérins, fixés à une ou éventuellement à chaque extrémité de l'Ame susdite. Ces vérins peuvent prendre appui sur un massif extérieur ou sur les semelles de la poutre.
Dans chaque zone d'about de l'âme, c'est-à-dire à chaque extrémité libre de celle-ci, les tensions provoquées par la précontrainte de traction restent concentrées le long des arêtes de fixation de l'âme aux semelles. Pour reprendre la précontrainte de traction dans les zones d'about et la répartir sur toute la hauteur de l'âme, il est souvent nécessaire de fixer un ou plusieurs raidisseurs verticaux au voisinage des extrémités de l'âme. Fixer des raidisseurs verticaux
<EMI ID=6.1>
est une opération très simple, si la poutre ne comporte pas de raidisseurs horizontaux.
<EMI ID=7.1>
on divise l'Orne en plusieurs parties ou bandes dans le sen longitudinal et on soumet éventuellement les parties ou bandes d'âme à des précontraintes de traction différentes. Pour réaliser ces précontraintes, on peut prendre appui
<EMI ID=8.1>
intermédiaires que l'on soude ou que l'on boulonne longitu dinalement l'une à l'autre lors de l'assemblage de la poutre
Cette méthode a pour avantage d'éliminer les difficultés de transport pour les poutres de grande hauteur et de limiter la précontrainte de traction
aux zones de l'âme, qui sont soumises à une compression, lors de la mise en charge de la poutre.
<EMI ID=9.1>
tion ressortiront de la description suivante des dessins annexés au présent mémoire, qui illustrent le procédé suivant l'invention.
<EMI ID=10.1>
- la figure 1 est un diagramme de répartition des tensions rectangulaire;
- la figure 2 est un diagramme de répartition des tensions trapézoïdal;
- la figure 3 est un diagramme de répartition des tensions triangulaire;
<EMI ID=11.1>
- la figure 4 représente un premier mode de réalisation j de l'invention, dans lequel on soumet l'âme d'une poutre <EMI ID=12.1>
semelles supérieure et inférieure de la poutre au
moyen de vérins;
- la figure 5 représente la section droite de la poutre représentée à la figure 4;
- la figure 6 représente un second mode de réalisation de l'invention, dans lequel on prend appui sur des massifs <EMI ID=13.1>
d'une poutre;
- la figure 7 représente la section droite d'une poutre, dont l'âme est divisée en trois bandes et renforcée par des semelles intermédiaires ainsi qu'un diagramme de répartition des tensions dans une section quelconque de la poutre;
- la figure 8 représente le diagramme de répartition des tensions finales de la section médiane de la poutre décrite dans l'exemple 1.
Dans ces différentes figures, des mêmes notations de référence désignent des éléments identiques.
Les figures 1 à 3 représentent chacune un diagramme de répartition des tensions, dans une section quelconque d'une poutre de hauteur h, dont l'âme d'épaisseur e est soumise à une précontrainte de traction.
<EMI ID=14.1>
traction réalisée dans la fibre supérieure de l'âme,
(T'ai est la tension de traction réalisée dans la fibre
<EMI ID=15.1>
exercée sur la fibre supérieure et Ri représente la
réaction d'appui exercée sur la fibre inférieure.
i Si on prend appui sur les semelles de la poutre, les tensions réalisées au moment de la précontrainte sont intégralement maintenues, lorsqu'on relâche cette précontrainte après avoir fixé l'âme à la ou aux semelles.
Si on prend appui sur un massif extérieur pour mettre l'âme en traction, les semelles ne sunt pas sollicitées au moment de la mise en précontrainte de traction. Lorsqu'on relâche la précontrainte, après avoir assemblé l'âme en précontrainte de traction aux semelles, celles-ci reprennent l'effort de traction et sont mises en compression et la traction initiale réalisée dans l'âme diminue.
Le diagramme est rectangulaire si les efforts de précontrainte de traction réalisés par exemple par les
<EMI ID=16.1>
Le diagramme est trapézoïdal ou triangulaire si les efforts de précontrainte de traction réalisés par exemple par les vérins sur les semelles supérieure et inférieure sont différents comme représenté aux figures 2 et 3.
La figure 4 illustre un mode de réalisation du procédé suivant l'invention, par lequel on soumet l'âme <EMI ID=17.1>
de deux vérins, désignés par la notation de référence 2, en prenant appui sur les semelles supérieure 3 et inférieure 4 d'une part et sur une poutre extérieure 5 d'autre part. La poutre 5 est solidaire de l'âme 1 par la pièce de fixation 6 et des boulons 7. Un système provisoire, constitué de tiges filetées à leurs extrémités et disposées verticalement 8 et en diagonale 9, permet d'éviter le flambage des semelles supérieure 3 et inférieure 4 dans le plan de l'âme dans le sens des flèches <EMI ID=18.1> l'Orne. Les vérins 2 exercent sur l'âme un effort de traction dans le sens des flèches X et X' .
Une rainure 10, ménagée dans chaque semelle 3, 4 du côté de l'âme 1 et représentée à la figure 5,
empoche le glissement latéral de la semelle 3, 4.
Dans la figure 6, on soumet l'âme 1 à une précontrainte de traction à l'aide d'un vérin 2 en s'appuyant sur des massifs extérieurs 11.
<EMI ID=19.1> poutre dont l'âme désignée par la notation de référence
1 est composée de trois bandes 14 à 16 renforcées par des semelles intermédiaires 17, assemblées entre elles par des boulons 7.
Le diagramme de répartition des contraintes, joint
<EMI ID=20.1>
précontraintes. On voit qu'il donne des compressions dans la partie supérieure de l'âme.
Dans ce^ cas, seule l'âme 14 doit être en précontrainte.
L'exemple suivant sert à illustrer de façon concrète le procédé faisant l'objet de l'invention.
Cet exemple s'applique à un cas particulier. Il ne peut donc être pris qu'à titre illustratif et non limitatif.
EXEMPLE
Le procédé suivant l'invention est mis en oeuvre pour la construction d'un pont de 82,50m de portée et de
28m de largeur. Le tablier est constitué par une dalle en béton armé de 30cm d'épaisseur et par quatre poutres en
<EMI ID=21.1>
deux poutres médianes ont les dimensions suivantes t
<EMI ID=22.1>
<EMI ID=23.1>
Les poutres médianes sont destinées à recevoir chacune comme charge:
1. le poids de la structure métallique : 1500 kg/m
2. le poids de la dalle de béton armé : au total 5725 kg
<EMI ID=24.1>
1700 kg/m
4. les charges mobiles réparties sur la longueur du pont :
3135 kg/m.
le train de charges soit 56.084 kg.
Lors de l'assemblage des tronçons de poutres
<EMI ID=25.1>
trainte de traction dont la résultante vaut 344.250 kg à l'aide de vérins en s'appuyant sur les semelles supérieure et inférieure. Lors de la mise en précontrainte, la semelle supérieure subit une compression égale à
<EMI ID=26.1>
pression de 127.5 kg/cm<2>.
Dans la partie supérieure dé l'âme, la tension de traction, due à la précontrainte, atteint 1700 kg/cm<2>.
La poutre est transportée en trois tronçons 3 de
27,50m (1=3 x 27,50 = 82,50m).
On réalise l'assemblage des tronçons de poutres, lors de la construction du pont, par les différentes phases suivantes :
Dans la première phase on érige des palées provisoires et des appuis d'extrémités.
La deuxième phase comporte la mise en place des tronçons assemblés en atelier par le nouveau procédé suivant l'invention, sur des palées provisoires.
La distance entre deux palées provisoires
<EMI ID=27.1>
La troisième phase consiste en l'assemblage bout â bout des tronçons pour constituer une poutre de tablier.
La quatrième phase comporte le bétonnage de la dalle de béton armé, sur les palées provisoires. Des butées d'adhérence sont prévues sur la semelle supérieure pour solidariser celle-ci avec le béton.
La cinquième phase comprend l'enlèvement des palées provisoires et l'application d'un revêtement
sur la dalle de béton.
Le diagramme de répartition des tensions sous charge finale de la section médiane d'une des deux poutres médianes utilisée pour la construction d'une partie du tablier du pont est représenté à la figure 8. Il est également donné par le tableau I, dans lequel <EMI ID=28.1> de la poutre, dues au poids propre de la construction,
au poids du revêtement, au retrait du béton et aux charges mobiles. Les tensions dues à la dilatation thermique ne sont pas mentionnées dans le tableau I.
On prévoit au moins un raidisseur vertical dans chaque zone d'about, pour répartir la précontrainte de traction sur toute la hauteur de l'âme.
<EMI ID=29.1>
<EMI ID=30.1>
Le diagramme de répartition des tensions dans la - section médiane d'une poutre constituée d'éléments plats soumise aux charges décrites ci-dessus mais assemblée par une méthode traditionnelle, par exemple par soudure, boulonnage ou rivetage sans précontrainte de l'âme, est donné dans le tableau II.
TABLEAU II.
<EMI ID=31.1>
On remarque que dans la partie médiane supérieure de l'âme d'une poutre connue, en l'occurrence celle dont l'âme est assemblée aux semelles sans précontrainte de
<EMI ID=32.1>
charge totale' s'élève à 1471,44 kg/cm<2>, ce qui nécessite l'emploi de raidisseurs horizontaux, par exemple au nombre de trois, alors que, lorsque cette partie de l'âme à été soumise à une précontrainte de traction, avant d'être assemblée aux semelles supérieure et inférieure, la tension totale sous charge totale
<EMI ID=33.1>
une traction (voir tableau 1).
On voit donc que le procédé suivant l'invention permet de soumettre l'âme à une précontrainte de traction telle que, dans toutes les phases ultérieures de sollicitation, l'âme susdite ne soit plus jamais comprimée. Ce résultat du procédé suivant l'invention permet de supprimer les raidisseurs horizontaux dans
la partie supérieure médiane de l'âme.
Ce résultat est remarquable, quand on sait que, dans le cas d'une poutre identique; assembla par les procédés connus, sans précontrainte de traction, de l'âme,
<EMI ID=34.1>
Il est évident que l'invention n'est pas
limitée aux détails décrits plus haut, pour réaliser
la précontrainte de traction de l'âme et que de
nombreuses modifications peuvent être apportées à ces détails sans sortir du cadre de l'invention.
Ainsi, la poutre peut, par exemple, comporter deux âmes pleines, assemblées aux semelles supérieure et infériez re et constituer une poutre à caisson.
REVENDICATIONS
1. Procédé de fabrication d'une poutre métallique com-
<EMI ID=35.1>
précontrainte de traction, telle que la mise en place d'éléments de raidissement longitudinaux sur la dite âme soit superflue.
The present invention relates to a method for manufacturing a metal beam intended for use in civil engineering, comprising at least one solid core / and at least two flanges, in which we assemble
the core with the aforesaid soles for example by welding, as well as its use.
We know metal beams with section
<EMI ID = 1.1>
radius of curvature which are mass produced in steelworks in the form of profiles of constant section.
i The need to make beams of dimensions larger than the commercial dimensions is quite frequent. Laminated or flat cast profiles are then assembled, for example by welding, riveting or bolting, in the workshop or at the place of use.
These beams are mainly used in civil engineering, to constitute, for example, part of the bridge deck or a workshop or warehouse floor.
When loading these beams, certain areas of the core can be put in compression.
In the case of beams with thin webs, the areas of the web subjected to normal compressive forces are, in known manner, often reinforced by vertical and horizontal stiffening profiles, which must be fixed on the 'soul of the beam by welding, bolting or riveting, to avoid warping of the soul.
These operations complicate the manufacture of
beam. They require a skilled and significant workforce and help to increase the time and price of construction. The combination of horizontal and vertical stiffeners is particularly expensive, because the horizontal stiffeners must be
fixed both on the webs and on the vertical stiffeners.
The present invention aims to remedy the aforementioned drawbacks and to eliminate the longitudinal stiffeners. It relates to a method of manufacturing a metal beam comprising a
solid core and two soles, in which the core is assembled to the aforementioned soles, this process being essentially characterized in that before assembling the core to the
<EMI ID = 2.1>
tensile drawstring such that the core will never undergo compression in the subsequent phases of stress, so that the establishment of longitudinal stiffening elements on said core is superfluous. Tensile prestressing can be achieved by taking
support either on an external solid mass, or on the beams footings. If one takes support, on an external solid mass to put the core in traction, the soles are not stressed at the time of the setting in traction of the core. When the prestress is released, after having assembled the tensile prestressing core to the soles, one
exerts on the final section of the beam, a compression force, coming for the souls as a deduction from the initial traction but compressing the flanges of the beam:
If, on the other hand, the soles are supported, they are compressed and are subjected to a contraction, from the moment of the tensile prestressing of the core. The tensile prestress produced in the core is kept as it is, after fixing the core to the flanges, for example by welding, bolting or riveting.
When tensioning the core, by resting on the soles,
these may tend to burn
under compressive stress.
The soles can thus either flare outwards in the plane of the core while abruptly moving away from it, or flare perpendicular to the core by sliding laterally along the upper edge
<EMI ID = 3.1>
naturally a buckling of the soles in the plane of the soul towards it.
Lateral buckling of the soles can be avoided, when the core is put in traction by resting on these soles, by preventing any lateral sliding of the
<EMI ID = 4.1>
formed in the soles or formed by or in parts attached to these soles.
Tensile forces can be applied
<EMI ID = 5.1>
cylinders, fixed at one or possibly at each end of the above-mentioned core. These jacks can be supported on an external solid block or on the beam flanges.
In each end zone of the core, that is to say at each free end thereof, the tensions caused by the tensile preload remain concentrated along the edges for fixing the core to the soles. To take up the tensile preload in the end zones and distribute it over the entire height of the core, it is often necessary to fix one or more vertical stiffeners in the vicinity of the ends of the core. Attach vertical stiffeners
<EMI ID = 6.1>
is a very simple operation, if the beam does not have horizontal stiffeners.
<EMI ID = 7.1>
the Orne is divided into several parts or bands in the longitudinal direction and the parts or bands of the core are possibly subjected to different tensile preloads. To carry out these prestresses, one can take support
<EMI ID = 8.1>
intermediates that are welded or bolted lengthwise to each other when assembling the beam
This method has the advantage of eliminating the transport difficulties for very high beams and of limiting the tensile preload.
to the core areas, which are subjected to compression, when the beam is loaded.
<EMI ID = 9.1>
tion will emerge from the following description of the drawings appended to this memo, which illustrate the process according to the invention.
<EMI ID = 10.1>
- Figure 1 is a rectangular voltage distribution diagram;
- Figure 2 is a distribution diagram of the trapezoidal tensions;
- Figure 3 is a triangular tension distribution diagram;
<EMI ID = 11.1>
- Figure 4 shows a first embodiment j of the invention, in which the soul of a beam is subjected <EMI ID = 12.1>
upper and lower beam flanges at
means of cylinders;
- Figure 5 shows the cross section of the beam shown in Figure 4;
- Figure 6 shows a second embodiment of the invention, in which one rests on beds <EMI ID = 13.1>
a beam;
- Figure 7 shows the cross section of a beam, the core of which is divided into three bands and reinforced by intermediate flanges as well as a diagram of the distribution of stresses in any section of the beam;
FIG. 8 represents the diagram of distribution of the final tensions of the median section of the beam described in example 1.
In these different figures, the same reference notations designate identical elements.
FIGS. 1 to 3 each represent a diagram of the distribution of the tensions, in any section of a beam of height h, the core of thickness e is subjected to a prestress in tension.
<EMI ID = 14.1>
traction carried out in the upper fiber of the core,
(T'ai is the tension of tension realized in the fiber
<EMI ID = 15.1>
exerted on the upper fiber and Ri represents the
support reaction exerted on the lower fiber.
i If one rests on the flanges of the beam, the tensions produced at the time of prestressing are fully maintained, when this prestress is released after having fixed the core to the sole (s).
If you press on an external block to put the core in tension, the soles are not stressed when the tensile preload is placed. When the prestress is released, after having assembled the tensile preload core to the soles, the latter take up the tensile force and are put in compression and the initial traction produced in the core decreases.
The diagram is rectangular if the tensile prestressing forces carried out for example by the
<EMI ID = 16.1>
The diagram is trapezoidal or triangular if the tensile prestressing forces produced for example by the jacks on the upper and lower flanges are different as shown in FIGS. 2 and 3.
Figure 4 illustrates an embodiment of the method according to the invention, by which the soul is subjected <EMI ID = 17.1>
two cylinders, designated by the reference notation 2, bearing on the upper 3 and lower 4 flanges on the one hand and on an outer beam 5 on the other hand. The beam 5 is integral with the core 1 by the fixing part 6 and the bolts 7. A temporary system, consisting of threaded rods at their ends and arranged vertically 8 and diagonally 9, makes it possible to avoid buckling of the upper flanges 3 and lower 4 in the soul plane in the direction of the arrows <EMI ID = 18.1> the Orne. The cylinders 2 exert on the core a tensile force in the direction of the arrows X and X '.
A groove 10, formed in each sole 3, 4 on the side of the core 1 and shown in FIG. 5,
pockets the lateral sliding of the sole 3, 4.
In FIG. 6, the core 1 is subjected to a tensile preload using a jack 2 by relying on external massifs 11.
<EMI ID = 19.1> beam whose core designated by the reference notation
1 is composed of three bands 14 to 16 reinforced by intermediate soles 17, assembled together by bolts 7.
The stress distribution diagram, attached
<EMI ID = 20.1>
prestressed. We see that it gives compressions in the upper part of the soul.
In this case, only the core 14 must be prestressed.
The following example serves to illustrate concretely the process which is the subject of the invention.
This example applies to a particular case. It can therefore only be taken as an illustration and not as a limitation.
EXAMPLE
The method according to the invention is used for the construction of a bridge with a span of 82.50 m and
28m wide. The deck consists of a reinforced concrete slab 30cm thick and by four beams
<EMI ID = 21.1>
two median beams have the following dimensions t
<EMI ID = 22.1>
<EMI ID = 23.1>
The middle beams are intended to each receive as load:
1. the weight of the metal structure: 1500 kg / m
2. the weight of the reinforced concrete slab: in total 5725 kg
<EMI ID = 24.1>
1700 kg / m
4. the mobile loads distributed over the length of the bridge:
3135 kg / m.
the load train, i.e. 56,084 kg.
When assembling sections of beams
<EMI ID = 25.1>
traction leg whose resultant is worth 344,250 kg by means of jacks resting on the upper and lower flanges. During prestressing, the upper sole undergoes compression equal to
<EMI ID = 26.1>
pressure of 127.5 kg / cm <2>.
In the upper part of the core, the tension of tension, due to the prestressing, reaches 1700 kg / cm <2>.
The beam is transported in three sections 3 of
27.50m (1 = 3 x 27.50 = 82.50m).
The beam sections are assembled during the construction of the bridge by the following different phases:
In the first phase, temporary palaces and end supports are erected.
The second phase involves the installation of sections assembled in the workshop by the new method according to the invention, on temporary booms.
The distance between two temporary landings
<EMI ID = 27.1>
The third phase consists of the end-to-end assembly of the sections to constitute an apron beam.
The fourth phase involves concreting the reinforced concrete slab, on the temporary platforms. Grip stops are provided on the upper sole to secure it to the concrete.
The fifth phase includes the removal of the temporary dips and the application of a coating
on the concrete slab.
The diagram of distribution of the tensions under final load of the median section of one of the two median beams used for the construction of a part of the deck of the bridge is represented in figure 8. It is also given by table I, in which <EMI ID = 28.1> of the beam, due to the self-weight of the construction,
the weight of the coating, the shrinkage of the concrete and the moving loads. The stresses due to thermal expansion are not mentioned in Table I.
At least one vertical stiffener is provided in each end zone, to distribute the tensile preload over the entire height of the core.
<EMI ID = 29.1>
<EMI ID = 30.1>
The diagram of the distribution of the tensions in the - middle section of a beam made up of flat elements subjected to the loads described above but assembled by a traditional method, for example by welding, bolting or riveting without prestressing of the core, is given in Table II.
TABLE II.
<EMI ID = 31.1>
Note that in the upper middle part of the core of a known beam, in this case the one whose core is assembled to the flanges without preload
<EMI ID = 32.1>
total load 'amounts to 1471.44 kg / cm <2>, which requires the use of horizontal stiffeners, for example three in number, whereas, when this part of the core has been subjected to prestressing tension, before being assembled to the upper and lower flanges, the total tension under total load
<EMI ID = 33.1>
traction (see table 1).
It can therefore be seen that the process according to the invention makes it possible to subject the core to a tensile preload such that, in all the subsequent phases of stress, the above-mentioned core is never again compressed. This result of the process according to the invention makes it possible to eliminate the horizontal stiffeners in
the upper middle of the soul.
This result is remarkable, when we know that, in the case of an identical beam; assembled by known methods, without tensile preload, the core,
<EMI ID = 34.1>
It is obvious that the invention is not
limited to the details described above, to realize
the tensile prestress of the core and that of
numerous modifications can be made to these details without departing from the scope of the invention.
Thus, the beam may, for example, include two solid webs, assembled to the upper and lower flanges and constitute a box beam.
CLAIMS
1. Method for manufacturing a metallic beam
<EMI ID = 35.1>
tensile preload, such that the establishment of longitudinal stiffening elements on said core is superfluous.