La présente invention concerne des tranducteurs de mesure de déplacements et elle concerne également l'utilisation de ces transducteurs en vue de détecter les déplacements des suspensions de véhicules, en particulier, en vue de détecter la hauteur d'une suspension dans des véhicules comportant des éléments permettant d'en régler la hauteur.
Sous un de ses aspects, l'invention concerne
la mesure du rapport des phases entre la tension et
le courant dans un transducteur inductif de déplacement et elle est basée sur le fait que, dans des conditions correctes, ce rapport de phases peut être amené à varier progressivement en fonction de la position
de l'objet à contrôler.
Un type habituel de transducteur inductif de déplacement comprend deux bobines alignées axialement
et raccordées aux bras respectifs d'un pont à courant alternatif, le mouvement d'un noyau en ferrite d'une bobine à l'autre produisant, à la sortis de ce pont,
une tension dont l'amplitude peut être proportionnelle
au déplacement du noyau en ferrite. Un système spécifique est celui décrit dans le brevet britannique n[deg.] <EMI ID=1.1> phase encore que, bien entendu, il soit habituellement nécessaire d'utiliser, dans un circuit en pont
de ce type� un détecteur sensible aux phases afin d'établir une discrimination entre les deux composantes du signal de sortie de ce circuit en pont.
Un transducteur de mesure de déplacement a été également proposé dans le brevet britannique n[deg.]
967.581 dans lequel l'amplitude d'un condensateur ou d'une inductance faisant partie d'un circuit de contrôle varie en fonction du mouvement de l'objet contrôlé, le changement d'amplitude étant utilisé pour modifier la fréquence de résonance d'un circuit accordé au moyen d'un couplage inductif entre le circuit de contrôle et le circuit accordé. Le changement survenant dans la fréquence de résonance produit, dans le rapport tension/courant du circuit accordé, un changement de phase qui est mesuré par un discriminateur de phases, tandis que le changement de phase constitue une mesure du déplacement de l'objet contrôlé. Toutefois, on comprendra que cette suggestion n'implique aucune mesure du rapport de phases dans la relation tension/courant dans le circuit de contrôle.
De même.. un tel circuit n'est pas très approprié pour des conditions rigoureuses qui pourraient altérer l'accord du circuit accordé.
Suivant un aspect de l'invention, un transducteur de mesure de déplacement comprend une bobine.. une source de courant alternatif raccordée à cette
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cer par rapport à la bobine en réponse au mouvement d'un objet contrôlé, un concentrateur de flux magnétique conçu pour accentuer la liaison par flux magnétique entre la spire de court-circuit et la bobine., ainsi qu'un élément destiné à mesurer, dans le rapport de phases entre la tension et le courant de la bobine, les changements résultant des courants de Foucault produits dans la spire de court-circuit.
Un transducteur de ce type peut être conçu pour établir une relation pratiquement linéaire entre cette phase et le déplacement de l'objet contrôlé, tandis qu'il peut être d'une construction relativement économique, mais néanmoins durable.
On comprendra la raison du changement de phase si l'on considère ce transducteur comme un transformateur dans lequel l'enroulement secondaire est
une spire de court-circuit mobile. On comprendra que la résistance réfléchie associée à la spire de courtcircuit, c'est-à-dire la résistance efficace en dérivation en travers de l'enroulement primaire, variera avec le degré de couplage entre la bobine et la spire de court-circuit. lorsque cette spire de court-circuit se déplace vers une position dans laquelle le couplage entre cette spire de court-circuit et la bobine augmente, la résistance réfléchie est réduite, si bien que le courant passant par la bobine a tendance à être déphasé vers celui de la tension passant dans cette bobine.
Le concentrateur de flux peut être fixe .par rapport à la bobine ou il peut être monté de façon
à se déplacer avec la spire de court-circuit.
Dès lors, la spire de court-circuit d'un transducteur de déplacement suivant l'invention est conçue pour donner lieu à des courants de Foucault importants comparativement à ceux produits dans des transducteurs de déplacements utilisés, conjointement avec des circuits en pont.
On a trouvé que, pour la résistance de la spire de court-circuit, il existait une valeur optimale qui, pour n'importe quel système particulier, assure le déphasage le plus important par unité de déplacement.
En règle générale, la résistance optimale de
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valeur pouvant être obtenue mais, pour un système donné, elle peut être trouvée expérimentalement en enroulant un fil de cuivre autour d'une spire de
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de cette spire, une résistance variable qui est ensuite réglée pour assurer le déphasage maximum. La résistance mesurée de cette spire de court-circuit d'essai peut alors être utilisée pour déterminer les dimensions et la ou les matières que l'on doit utiliser pour réaliser la spire de court-circuit.
Bien que le concentrateur de flux et la spire de court-circuit puissent être deux organes de matiè-
\ res différentes, ils peuvent également être constitués d'un seul organe en une matière appropriée conductrice d'électricité et concentrant le flux. On peut alors utiliser une matière ferromagnétique telle que l'acier doux.
Lors qu'on adopte deux organes, l'organe concentrateur de flux est réalisé, de préférence, en une matière à base de ferrite ou en une matière analogue concentrant le flux, mais assurant une isolation électrique, tandis que la spire de court-circuit peut être constituée d'une matière homogène de bonne conductivité électrique telle que le cuivre.
En variante, la spire de court-circuit peut être une structure composite constituée de deux matières ou plus ayant des résistivités différentes.
Par exemple, elle peut être constituée d'un tube en acier sur lequel est appliqué un revêtement électroly� tique de cuivre ou de nickel en une épaisseur prédéterminée.
Bien que la spire de court-circuit puisse être constituée d'un organe auxiliaire qui est fixé à l'organe dont on doit contrôler le déplacement, elle peut être néanmoins constituée entièrement ou partiellement d'une partie existante de l'organe ainsi contrôlé.
En particulier, l'organe contrôlé peut être un élément faisant partie de la suspension d'un véhicule� par exemple, une partie tubulaire d'un amortisseur de suspension. La bobine peut alors être montée sur une partie relativement fixe de l'amortisseur et pratiquement coaxialement par rapport à la partie tu- bulaire relativement mobile de façon à détecter le mouvement de cette dernière. Cette partie tubulaire fait alors office à la fois de concentrateur de flux
<EMI ID=5.1> tageusement être enroulée sur un manchon isolant tel qu'un manchon en matière plastique adapté sur une partie relativement fixe de l'amortisseur. Ce manchon en matière plastique peut également jouer le rôle d'un manchon classique protégeant les parties coulissantes de l'amortisseur contre les poussières.
Un manchon conducteur d'électricité est avantageusement prévu sur la partie tubulaire de l'amortisseur de suspension de façon à amener la spire de court-circuit à proximité immédiate de la bobine. Ce manchon conducteur a avantageusement une épaisseur suffisante et il est réalisé en une matière appropriée ou il comporte un revêtement électrolytique de cette dernière de façon à optimaliser la résistance de la spire de court-circuit. Lorsqu'on ménage un plus petit espace libre entre la bobine et la spire de court-circuit , on confère généralement une plus grande sensibilité au transducteur.
Dans des applications générales de l'invention, la spire de court-circuit a, de préférence, une forme tubulaire et elle peut comporter une base formant une cuvette dont le fond est raccordé à l'organe contrôlé.
Lorsqu'on utilise un organe concentrateur de flux indépendant, il est préférable de l'installer dans la cuvette précitée de laquelle il ressort partiellement.
Bien que le rapport de phases entre la tension et le courant passant dans la bobine varie en fonction du déplacement de l'objet contrôlé, ce rapport peut être conçu de telle sorte que l'amplitude du courant de la bobine ne varie pas fortement contrairement à de nombreux transducteurs de la technique antérieure. De la sorte, on peut raccorder plusieurs bobines en série ou en parallèle et l'on peut utiliser une source commune de courant alternatif sans qu'il en résulte d'importantes perturbations mutuel-
<EMI ID=6.1> les entre les bobines et c'est là, un facteur facili- tant l'application de l'invention à un système détecteur d'une suspension de véhicule dans lequel les différentes bobines peuvent être conçues individuellement pour détecter le déplacement des assemblages respectifs d'une suspension.
L'utilisation de bobines de mesure raccordées en série facilite l'utilisation d'un système multiplex en vue d'analyser, dans les bobines, les rapports de phases tension/courant.
On peut utiliser n'importe quel élément approprié pour mesurer les changements survenant dans le rapport des phases tension/courant des bobines. Toutefois, dans un système préféré, les deux entrées d'un comparateur qui, pour plus de commodité, sera appelé "comparateur de bobine de mesure", sont raccordées aux bornes de la bobine de mesure, tandis qu'une impédance de référence qui peut être sous forme d'une résistance mais, de préférence, sous forme d'une inductance, est raccordée en série à la bobine de mesure et à la source de courant alternatif, les deux entrées d'un autre comparateur (qui sera appelé "comparateur de référence") étant raccordées aux bornes de l'impédance de référence. Les sorties à ondes carrées du comparateur de la bobine de mesure et du comparateur de référence sont transmises aux entrées
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réalisé, de préférence, sous forme d'un comparateur supplémentaire,que l'on appellera "comparateur dis-
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émises à la sortie de ce comparateur discriminateur de phases correspondant à la différence de phase entre la relation tension/courant de la bobine de mesure et celle de l'impédance de référence. La longueur de ces impulsions peut être détectée de n'importe quelle manière appropriée.
Dans un système préféré permettant une analyse multiplex des sorties de plusieurs bobines de mesure, ces dernières sont raccordées en série à une impédance de référence commune, tandis que les comparateurs respectifs de bobines de mesure sont raccordés aux sorties des bobines de mesure, un commutateur sélecteur multiplex étant monté entre les sorties des comparateurs de bobines de mesure afin de raccorder, de manière séquentielle, les sorties de ces derniers à une entrée d'un discriminateur de phases commun dont l'autre entrée est raccordée en permanence à la sortie d'un comparateur d'impédance de référence raccordé à l'impédance de référence.
Afin de réduire le nombre de comparateurs utilisés, il est toutefois préférable d'employer un assemblage de commutateurs sélecteurs afin de raccorder, de manière séquentielle, les entrées d'un comparateur commun de bobines de mesure aux bobines de mesure respectives.
Dans un système de ce type dans lequel on utilise un comparateur commun de bobines de mesure, comme décrit précédemment, les bobines de mesure sont montées en série l'une avec l'autre et avec l'impédance de référence, tandis que l'assemblage de commutateurs sélecteurs comprend un commutateur analogique bipolaire respectif pour chaque bobine.
On évite l'utilisation de commutateurs bipolaires dans un autre système préféré dans lequel chaque bobine de mesure est montée en série avec un commutateur analogique unipolaire respectif de l'assemblage de commutateurs sélecteurs, tandis que les paires en série constituées d'une bobine de mesure et d'un commutateur sont raccordées en parallèle l'une avec l'autre et en série avec une impédance de référence commune et la source de courant alternatif. Une des entrées d'un comparateur commun de bobines de mesure est raccordée à la jonction entre les extrémités raccordées des bobines de mesure, tandis que son
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séquentielle, par les commutateurs sélecteurs, aux autres extrémités des bobines de mesure respectives.
Dans ce système, les bobines de mesure sont raccordées
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alternatif par les commutateurs sélecteurs.
Chacun de ces systèmes préférés est particulièrement approprié pour être installé dans un système de détection de la hauteur de la suspension d'un véhicule.
Suivant un deuxième aspect de l'invention, un système de suspension d'un véhicule comprend plusieurs assemblages de suspension conçus chacun pour être raccordés entre les parties suspendues et les parties non suspendues d'un véhicule, un transducteur respectif de hauteur de suspension associé à chaque assemblage de la suspension afin de détecter la hauteur de cet assemblage, chaque transducteur étant conçu pour émettre un signal de hauteur variant progressivement avec les déplacements de l'assemblage respectif de la suspension� ainsi qu'un assemblage de commutateurs multiplex raccordé entre les transducteurs et un circuit analyseur de signaux conçu pour analyser successivement les signaux de hauteur émis par les différents transducteurs.
Les transducteurs peuvent être ceux conformes au premier aspect de l'invention, cependant que l'on peut également utiliser d'autres transducteurs appropriés.
L'assemblage de commutateurs multiplex et le circuit analyseur de signaux peuvent être installés dans une unité centrale réglant la hauteur de la suspension.
L'invention sera décrite ci-après de manière plus détaillée et uniquement à titre d'exemple en se référant aux dessins annexés dans lesquels :
les figures la, lb et le sont des coupes transversales longitudinales de trois assemblages de bobines de mesure et de noyaux suivant l'invention , la figure 2 est une vue latérale d'un amortisseur de suspension d'un véhicule comportant un assemblage d'une bobine de mesure et d'un noyau analogue à celui illustré en figure le ;
les figures 3 à 5 sont des schémas synoptiques de trois circuits suivant l'invention en vue de
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de leurs bobines respectives de mesure, par exemple, des amortisseurs de suspension d'un véhicule.
En se référant à la figure la, une bobine électrique classique 1 comporte des conducteurs 2 et
3 destinés à la raccorder à une source de courant alternatif. Un assemblage central formant un noyau 4 disposé coaxialement par rapport à la bobine est monté, au moyen d'éléments appropriés (non représentés) de façon à pouvoir coulisser axialement par rapport à la bobine et il comprend un cylindre plein 5 concentrant le flux magnétique et réalisé en une matière à base de ferrite, la moitié de la longueur de ce cylindre étant fixée, par exemple, par collage, à l'intérieur d'un organe en forme de cuvette 6 réalisé en une ma- tière ayant une conductivité électrique relativement élevée, par exemple, le cuivre.
Une tige de commande 7 dont les propriétés magnétiques et électriques ne sont pas importantes, est raccordée, à une de ses extrémités et par n'importe quel moyen approprié, à la base 8 de l'organe en forme de cuvette 6, tandis que son autre extrémité (non représentée) est assemblée à l'organe dont on doit contrôler le mouvement.
Si cet organe en forme de cuvette 6 faisait défaut, l'introduction du cylindre en ferrite 5 dans la bobine 1 aurait pour effet d'accroître sensiblement l'inductance de la bobine 1, ainsi qu'on pourrai!, le constater dans la source de courant alternatif, mais il n'en résulterait pas une importante modification du rapport de phases entre la tension et le courant passant dans la bobine,puis qu'aussi bien la ferrite est un mauvais conducteur d'électricité et que seuls des courants de Foucault très limités seraient induits dans le cylindre en ferrite 5, ces courants pouvant être la cause d'une résistance réfléchie en dérivation dans la bobine.
Dès lors, la tension dans la bobine continuerait à être déphasée en avance pratiquement de 90[deg.] par rapport au courant, la bobine étant choisie de façon à avoir une résistance négligeable comparativement à son inductance inhérente. Toutefois, la paroi cylindrique 9 de l'organe en forme de cuvette 6 constitue une bobine secondaire sous forme d'une spire de courtcircuit dont la liaison avec la bobine 1 varie selon le déplacement de l'assemblage formant le noyau 4.
En figure la, l'extrémité ouverte de l'organe en forme de cuvette est représentée au moment où elle va pénétrer dans la bobine, de sorte que le déplacement vers la gauche de l'assemblage constituant le noyau lors du mouvement de la tige d'entrée 7 vers la gauche a pour effet d'accroître la liaison entre la spire de court-circuit et la bobine 1 en induisant des courants de Foucault importants dans la paroi 9.
Les courants de Foucault induits dans la spire de courtcircuit ont pour effet de réduire l'accroissement escompté de l'inductance de la bobine 1 suite à l'insertion du noyau en ferrite 5 dans cette bobine 1, tout en réduisant également la résistance réfléchie en dérivation dans cette bobine 1, Cette résistance réfléchie diminue progressivement au même titre que à l'inductance efficace de la bobine 1 lorsque l'assemblage 4 du noyau est déplacé progressivement vers la gauche à partir de la position illustrée en figure la.
Il en résulte un changement progressif dans le rapport de phases entre la tension et le courant passant dans la bobine 1 en ce sens que le retard de phase du courant par rapport à la tension dans la bobine 1 est réduit progressivement à partir d'une valeur initiale pratiquement égale à 90[deg.]. On constate que le changement de phase est pratiquement proportionnel au dépla- cement de l'assemblage 4 du noyau dans un intervalle utile.
On comprendra que, dans le système illustré en figure la, la base 8 de l'organe en forme de cuvette 6 est simplement prévue pour établir un raccordement avec la tige de commande 7 et que les caractéristiques du dispositif ne seraient pratiquement pas modifiées si cet organe en forme de cuvette 6 était remplacé par un tube de la même matière.
Dès lors, l'assemblage illustré en figure la peut être utilisé pour contrôler le déplacement d'un objet assemblé à la tige 7 en contrôlant, de n'importe quelle manière appropriée, le rapport de phases entre la tension et le courant passant dans la bobine 1.
Dans l'assemblage modifié de la figure lb, on a utilisé les mêmes chiffres de référence pour désigner les éléments correspondants. Dans ce système, le noyau composite de l'assemblage illustré en figure la a été remplacé par un noyau unitaire 6 en une matière ferromagnétique conductrice d'électricité telle que l'acier doux, ce noyau ayant la forme d'une cuvette comportant une paroi latérale tubulaire 9. Dans ce cas, on a représenté une bobine relativement allongée
1 afin de démontrer que l'on peut en faire varier les proportions dans un large intervalle pour l'adapter à une application particulière. En règle générale, une bobine plus longue sera habituellement nécessaire pour contrôler de plus grands déplacements.
Dans cet assemblage, l'organe en forme de cuvette 6 joue le double rôle d'un concentrateur de flux magnétique et d'une spire de court.-.circuit. Toutefois, dans ce cas, le concentrateur de flux et la spire de court-circuit pénètrent ensemble dans la bobine, si bien que l'inductance efficace augmente et que la résistance réfléchie diminue au cours de l'introduction de l'organe en forme de cuvette 6 dans cette bobine 1.
Dès lors, l'impédance efficace de la bobine 1 ne variera pas sensiblement dans tout l'intervalle de déplacement de l'organe en forme de cuvette 6 et, ainsi qu'on l'a mentionné précédemment, on peut ainsi utiliser la même source de courant alternatif pour exciter plusieurs bobines de ce type sans qu'il en résulte des perturbations mutuelles sérieuses entre elles.
On comprendra que l'on pourrait obtenir, dans la résistance réfléchie et l'impédance efficace du système de la figure lb, des changements analogues à ceux obtenus dans le système de la figure la si l'on devait enlever cette partie du noyau 5 qui ressort de la cuvette 6.
On comprendra également que l'organe en forme de cuvette 6 de la figure lb peut prendre la forme d'un composant existant d'un organe contrôlé, par exemple, le corps tubulaire d'un amortisseur de suspension de véhicule.
La figure le représente schématiquement le système de l'invention appliqué à un amortisseur de suspension d'un véhicule et l'on aura recours à cette figure pour expliquer le principe de fonctionnement du transducteur incorporé à l'amortisseur de suspension illustré en figure 2. Dans cette figure le, on utilise les mêmes chiffres de référence pour désigner les éléments correspondant à ceux de la figure lb.
\ Dans le système illustré en figure le, une tige de piston fixe 12 supporte un piston d'amortisseur à soupape 11 fonctionnant dans un cylindre d'amortisseur mobile 6. La tige de piston 12 et le cylindre 6 sont réalisés en matières habituelles et, par conséquent, la tige 12 fera office de concentrateur de flux fixe� tandis que le cylindre 6 fera office de concentrateur de flux mobile. La base d'un organe en forme de cuvette 13 assurant une protection contre
les poussières et réalisé en une matière plastique isolante est fixée à la tige de piston 12 et supporte fermement une bobine 1. Etant donné que le cylindre
a un plus grand volume et est plus proche de la bobine que la tige de piston 12, l'effet exercé sur le courant de la bobine suite au mouvement de ce cylindre 6 sera analogue à celui exercé dans le système de la <EMI ID=12.1> cuvette 6. Afin de réduire l'effet exercé par la tige de piston fixe et, partant, afin que les caractéristiques du transducteur dépendent moins du diamètre de la tige de piston (variant d'un véhicule à l'autre), un manchon 10 en acier doux est pressé sur la paroi latérale 9 du cylindre 6. Ce manchon comporte un revêtement électrolytique d'une matière appropriée conductrice d'électricité telle que le nickel ou le cuivre.
Etant donné que ce manchon 10 compo rtant un revêtement électrolytique, de même que le cylindre 6 font office de spire de court-circuit, la résistance efficace de cette spire peut être réglée minutieusement en réglant l'épaisseur du revêtement électrolytique. La figure 2 illustre un assemblage d'un amortisseur classique d'une suspension d'un véhicule, qui a été modifié pour utiliser le transducteur illustré schématiquement en figure le : les mêmes chiffres de référence ont été utilisés pour désigner les éléments correspondants.
L'amortisseur de suspension comprend un assemblage d'un piston et d'un cylindre, assemblage dans lequel l'extrémité supérieure de la tige de piston 12 est fixée, par des buselures de montage en caoutchouc 14, au sommet d'une tourelle de suspension
15 d'une carrosserie d'un véhicule, tandis qu'un cylindre 6 est fixé par son extrémité inférieure à un essieu de roues (non représenté). Cet amortisseur com- porte également des éléments hydrauliques classiques
(non représentés) afin de faire varier la force hydraulique appliquée au piston et modifier ainsi la hauteur de l'amortisseur de suspension. Par exemple, la tige de piston 12 peut être creuse de façon à pouvoir modifier le volume du fluide hydraulique dans l'amortis-
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Le fonctionnement de cet amortisseur est entièrement classique et l'on comprendra que; lorsque la charge du véhicule augmente ou diminue, l'amortisseur subit respectivement une contraction ou une expansion, tandis que le cylindre 6 se déplace respectivement dans ou hors de la bobine 1, ces déplacements étant détectés d'après les changements survenant dans le rapport de phases entre la tension et le courant de la bobine 1.
Le manchon 10 fait partie de l'espace libre ménagé entre le cylindre 6 et l'élément 13 de protection contre les poussières ; par ailleurs, étant donné que ce manchon est conducteur d'électricité, il constitue, en partie, la spire de court-circuit, si bien que l'espace libre "X" ménagé entre la spire de courtcircuit et la bobine de détection diminue, augmentant ainsi la discrimination établie par le transducteur.
Il est préférable d'installer un manchon 10 sur le cylindre plutôt que d'utiliser un élément de protection contre les poussières d'un diamètre plus
petit et ce, pour deux raisons : en premier lieu, ce
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timaliser la résistance de la spire de court-circuit, étant donné qu'il peut être réalisé en une matière différente de celle du cylindre 6 ou, si l'on doit appliquer un revêtement électrolytique sur ce manchon
10, ce revêtement est appliqué plus économiquement et
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sur un cylindre relativement plus grand. En deuxième lieu, ce manchon 10 établit une distance radiale maximum entre la bobine de détection 1 et la partie exposée de la tige de piston 12. Différentes applications de véhicules nécessitent des tiges de pistons de diamètres différents et l'on constate que des tiges de pistons de grand diamètre peuvent poser des problèmes si la bobine de détection réagit trop fortement à la tige en question qui, bien entendu, reste fixe par rapport
à l'élément de protection contre les poussières sur lequel est enroulée la bobine.
Le circuit de la figure 3 est applicable à l'analyse multiplex des rapports de phases courant/
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14 associées aux organes respectifs dont on doit contrôler les déplacements. Ce circuit est particulièrement applicable au contrôle de la hauteur d'une suspension d'un véhicule pourvu d'éléments destinés à régler cette hauteur de la suspension en tenant compte des changements survenant dans la charge imposée au véhicule, améliorant ainsi la conduite de ce dernier.
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peuvent être associées chacune à un amortisseur respectif de suspension adapté à une roue de véhicule
afin de contrôler les changements survenant dans la
hauteur d'une partie de chaque amortisseur de suspension.
Comme représenté dans cette figure, les quatre
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l'une avec l'autre, ainsi qu'avec une inductance de <EMI ID=19.1>
alternatif par un amplificateur AMP à partir d'un oscillateur 17. La fréquence de cet oscillateur 17 est choisie de telle sorte que tout glissement de fréquence donne lieu à un changement minimum dans le rapport de phases mesuré de la tension/courant dans les bobines de mesure. Les entrées de chacun des comparateurs de bobines de mesure COMP 1 à COMP 4 sont raccordées aux bornes des bobines de mesure respecti-
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à un commutateur sélecteur multiplex 18 dont la sortie est raccordée de manière séquentielle à une entrée 19 d'une unité de discrimination de phases 21 dont l'autre entrée 20 est raccordée à la sortie d'un comparateur de référence COMP R dont les entrées sont raccor-
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La sortie de chacun des comparateurs COMP 1 à COMP 4 et COMP R sera une onde carrée, étant donné que les comparateurs établissent une connexion aux points d'intersection zéro de la forme d'onde de tension, cependant que les phases relatives des ondes carrées sont différentes. Le discriminateur de phases 21 est conçu pour comparer tour à tour la phase d'une onde carrée émise à la sortie d'un des comparateurs COMP 1
à COMP 4 avec la phase de l'onde carrée émise à la sortie du comparateur COMP R. Le discriminateur de phases 21 peut comporter un autre comparateur dont les deux entrées sont raccordées respectivement aux entrées
19 et 20. Les longueurs des impulsions émises à la sortie de ce comparateur supplémentaire correspondront alors à la différence de phase entre la tension appliquée à la bobine sélectionnée parmi les bobines
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n'importe quelle manière appropriée pour fournir une mesure de la hauteur de l'amortisseur de suspension associé à la bobine sélectionnée en cause. Les mesures ainsi obtenues peuvent alors être analysées par
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de contrôle de suspension qu'il convient d'entreprendre. Un ou plusieurs cycles de la forme d'onde de courant alternatif peut ou peuvent être contrôlé(s) pour fournir la valeur de phase mesurée.
L'oscillateur 17, l'amplificateur, les comparateurs COMP 1 à COMP 4 et COMP R, le commutateur sélecteur 18 et le discriminateur de phases 21 sont avantageusement combinés dans une unité centrale de
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tuellement être située dans ou près d'un des amortisseurs de suspension.
Le circuit illustré en figure 4 est analogue à celui de la figure 3, avec cette exception qu'au lieu des quatre comparateurs COMP 1 à COMP 4, on utilise un comparateur COMP M commun aux bobines de mesure, la fonction de sélection étant assurée par des
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les bobines L1 à L4 respectivement aux entrées du comparateur COMP M.
La figure 5 illustre un autre circuit modifié <EMI ID=26.1>
tandis que les paires de bobines de mesure/commutateurs sont montées en parallèle l'une avec l'autre et
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avantages de ce système résident dans le fait qu'une fois de plus, il ne faut qu'un seul comparateur de mesure COMP M et que l'on utilise des commutateurs unipolaires au lieu de commutateurs bipolaires. Dans ce circuit, comparativement à ceux illustrés dans les
\ <EMI ID=28.1> uniquement raccordées à l'amplificateur de courant alternatif au cours de la période pendant laquelle les mesures de phases doivent être effectuées, mini-
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tion mutuelle entre les bobines de mesure.
REVENDICATIONS
1. Transducteur de mesure de déplacement comprenant une bobine à laquelle est raccordée une source de courant alternatif, caractérisé en ce qu'il comprend une spire de court-circuit (6) pouvant se déplacer par rapport à la bobine (1) en réponse au
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de flux magnétique (5) conçu pour accentuer la liaison de flux entre la spire de court-circuit et la bobine, ainsi qu'un élément destiné à mesurer, dans le rapport de phases entre la tension et le courant de
la bobine, les changements résultant des courants de Foucault induits dans la spire de court-circuit.