"PROCEDE D'EXECUTION EN SOUS-OEUVRE D'UN OUVRAGE SOUTERRAIN"
Procédé d'exécution en sous-�uvre d'un ouvrage souterrain
La présente invention est relative à un procédé d'exécution en sous-oeuvre d'un ouvrage souterrain, permettant de limiter au maximum sa descente, due aux tassements du terrain sur lequel il s'appuie et en conséquence de limiter ainsi la descente du terrain susjacent et des ouvrages qui y sont éventuellement fondés.
On connaît déjà des techniques de reprise en sous-�uvre qui font appel à des vérins hydrauliques lorsqu'il est indispensable de pouvoir contrôler et corriger en permanence les mouvements des points d'appui, ceci en particulier lorsque l'édifice à reprendre en sous-�uvre n'est pas monolithique et qu'il faut craindre des tassements différentiels.
Dans les procédés connus de construction souterraine faisant appel à des vérins hydrauliques, ceux-ci sont logés au-dessus des murs et colonnes éventuelles et en dessous de poutres sommiers ou dalles sur lesquelles les charges susjacentes sont transmises. Lors des transferts de charges, du dégagement des murs portants et des autres phases d'exécution, il se produit des tassements que l'on compense au moyen des vérins.
Ces procédés présentent deux inconvénients principaux qui sont, d'une part, qu'une grande partie de la réaction est apportée par
le frottement latéral sur les parois et, d'autre part, que les coupures, nécessaires aux vérins, entre parois et sommiers ou dalles empêchent d'encastrer les uns dans les autres. Ce frottement latéral est mis en oeuvre par des mouvements du sol qui perturbent son équilibre, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur de l'ouvrage avant dégagement du stross; ces mouvements peuvent entraîner des tassements près de la surface auxquels s'ajoutent ensuite ceux occasionnés par l'accroissement des charges sur les fondations par suite de la perte de frottement provoquée par l'évacuation du stross.
Afin de remédier à ces inconvénients, le procédé, selon l'invention, d'exécution en sous-oeuvre d'un ouvrage souterrain permettant de limiter au maximum sa descente, due aux tassements du terrain sur lequel il s'appuie et en conséquence de limiter ainsi
la descente du terrain susjacent et des ouvrages qui y sont éven-
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nière connue, en une ou plusieurs phases, une toiture, des parois latérales et des parois intérieures éventuelles pouvant être continues ou non, ainsi qu'un éventuel radier, mais qu'en outre on imprime en une ou plusieurs opérations de vérinage tout ou partie
de la fondation de l'ouvrage souterrain dans le terrain sur lequel elle s'appuie, de manière à anticiper au mieux, son ou ses tassements résultant normalement de la reprise des charges susjacentes.
La mise en oeuvre du procédé nouveau d'exécution d'un ouvrage souterrain pourra présenter différentes variantes, notamment
en fonction des éléments essentiels qui vont constituer les appuis de l'ouvrage, c' est-à-dire de sa fondation et qui peuvent être des poutres de sol transversales ou des semelles éventuellement élargies en patte d'éléphant sous les parois ou encore,
à la fois, les unes et les autres.
Afin de mieux comprendre l'invention, on la décrit maintenant de manière exemplative et non limitative, en se référant à un dessin qui représente :
de la figure 1 à la figure 5, une vue partielle schématique des différentes phases en coupe verticale transversale au droit de la réalisation d'une fondation transversale d'un tunnel à laquelle on va imprimer par vérinage, un tassement anticipé;
à la figure 6, une vue partielle schématique en coupe verticale transversale des dernières phases principales de réalisation de l'ouvrage souterrain, entre deux fondations transversales telles que montrées à la figure 5;
à la figure 7, une vue partielle schématique en coupe verticale longitudinale au droit de la paroi selon la ligne A/A, indiquée à la figure 2, mais après la phase d'exécution selon la même figure;
à la figure 8, une vue partielle schématique en coupe verticale longitudinale entre la paroi et la rangée intermédiaire de colonnes selon la ligne B/B, indiquée à la figure 2, mais de droite à gauche, X, Y respectivement après les phases d'exécution selon la figure 3 et les figures 4 et 5;
à la figure 9, une vue partielle schématique en coupe verticale longitudinale devant la paroi selon la ligne C/C, indiquée à la figure 2, mais en cours d'exécution de la phase selon la figure 6;
à la figure 10, une vue partielle schématique agrandie en coupe horizontale au niveau de la poutre transversale de fondation; à la figure 11, une vue partielle schématique en coupe verticale transversale dans une fondation longitudinale d'un tunnel à laquelle on va imprimer par vérinage un tassement anticipé;
à la figure 12, une vue partielle schématique en coupe verti-
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En se référant aux figures 1 à 10, on a représenté par (1) un massif cohérent susceptible de résister aux sollicitations dues aux travaux en sous-�uvre d'édification d'un tunnel et par exemple comme représenté, un massif de terre congelée ou injectée.
A l'abri de ce massif (1) on va successivement prévoir (figure
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du tunnel à réaliser; par ces galeries (2) on va creuser des fouilles blindées longitudinales (3) permettant d'exécuter les parois longitudinales (4) qui, comme visible à la figure 7, sont discontinues. Après la pose éventuelle d'étançons (5) (figure 2) entre les parois longitudinales (4) en vue d'augmenter si nécessaire la sécurité, on procède au creusement d'une fouille blindée transversale (6) au droit de l'interruption entre les parois longitudinales (4) successives (figures 3 et 8X), à la réalisation de la poutre transversale de fondation (7) (figures
4 et 8Y) et à la mise en place d'appuis glissants verticaux (8)
(voir figure 10) entre les parois longitudinales (4) et la poutre
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droit des parois latérales ainsi que sous les éventuelles colonnes intermédiaires, les vérins plats (9) et les cales (10)
(voir également figure 10).
Après cette mise en place, on réalise d'une part, les parties manquantes (11) entre les parois longitudinales (4), c'est-à-dire la fermeture de celles-ci jusque sous la toiture à réaliser,
et d'autre part, les colonnes intermédiaires (12).
Ensuite, (figures 5 et 8Y) on réalise le bétonnage de la partie
(13) de la toiture au droit de la fouille blindée transversale
(6), dès ce moment on a réalisé un cadre transversal complet et l'on peut procéder à une première opération de vérinage afin d'imprimer aux poutres transversales de fondation (7) un tassement anticipé.
Par les galeries longitudinales (2) on creuse (figure 6) des galeries (14) transversales successives qui vont permettre de réaliser par tranches, la partie manquante (15) de la toiture
(figures 6 et 8)..
Après l'exécution complète de la toiture (13 et 15), on prévoit de procéder à une deuxième opération de vérinage afin d'imprimer aux poutres transversales de fondation un tassement anticipé complémentaire. On peut dès lors procéder au dégel du massif (1) et au terrassement du stross (16) (figures 6 et
9) à l'abri de la toiture (13, 15) pour ensuite exécuter le radier éventuel (17) (figure 9).
En se référant à la figure (10) on voit que la poutre transversale de fondation (7) sert d'étançon (buton) horizontal inférieur à la paroi latérale (4) au moyen de deux consoles latérales
(7a, 7b) sur lesquelles s'appuient les parois latérales (4).
En se référant aux figures 11 et 12, d'une variante possible de réalisation, on propose de réaliser, par des galeries longitudinales (18) des parois latérales (19) et des colonnes intermé-diaires éventuelles (non représentées) comportant àleurs ba-. ses, des semelles indépendantes longitudinales (20), éventuellement en forme de patte d'éléphant, ayant disposé entre ces
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de préférence accessibles, on peut imprimer alors par vérinage, dans le sol, les semelles longitudinales et anticiper le tassement auquel elles pourraient être entraînées par la reprise des charges.
Dans la première variante d'exécution, on imprime donc une fondation transversale, alors que dans la deuxième forme de réalisation il s'agit d'une fondation longitudinale, mais on peut envisager également de réaliser une fondation à imprimer dans le sol, à la fois comportant des poutres transversales et des semelles ou poutres longitudinales.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation décrites et représentées et plus particulièrement des modifications nombreuses sont possibles dans la succession des phases de réalisation de l'ouvrage souterrain.
Revendications
1. Procédé d'exécution en sous-�uvre d'un ouvrage souterrain permettant de limiter au maximum sa descente, due aux tassements du terrain sur lequel il s'appuie et en conséquence de limiter ainsi la descente du terrain susjacent et des ouvrages qui y sont éventuellement fondés, caractérisé en ce qu'on réalise de toute manière connue, en une ou plusieurs phases, une toiture, des parois latérales et des parois intérieures éventuelles pouvant être continues ou non, ainsi qu'un éventuel radier, mais qu'en outre on imprime en une ou plusieurs opérations de vérinage tout ou partie de la fondation de l'ouvrage souterrain dans le terrain sur lequel elle s'appuie, de manière à anticiper au mieux, son ou ses tassements résultant normalement de la reprise des charges susjacentes.
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