La présente invention a pour objet un solfier articule destiné à être utilisé en liaison avec un matelas de rigidité déterminée en vue de réaliser un lit assurant un support adéquat du corps humain au repos.
De nombreuses recherches ont été faites ces dernières années en vue de réaliser des lits assurant au corps humain, et plus particulièrement à la colonne vertébrale, une position correcte de repos. Ces recherches ont porté essentiellement sur les deux éléments du lit intervenant dans cette position : le sommier et le matelas.
Il est actuellement admis que la position de la colonne vertébrale au repos a une grande importance, une position incor-
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entraînant l'apparition de courbatures et, à la longue, de défor- mations .
Il a déjà été proposé de longue date, en vue de remédier à l'affaissement longitudinal des sommiers, de renforcer leur rigidité. Ceci a été réalisé notamment par les sommiers dits
"à lattes".
Toutefois, dans ces sommiers à rigidité renforcée, il n'a pas encore été trouvé de solution satisfaisante au problème posé par la saillie de l'épaule et du bassin, en position couchée, sur le côté et, dans une moindre mesure, au problème posé par la saillie de la cyphose dorsale et des fesses en position couchée, sur le dos, qui laissent respectivement la colonne vertébrale non soutenue au droit du creux de la hanche et du creux des reins.
Des solutions en vue de former des sommiers épousant la configuration du corps ont déjà été proposées dans le brevet belge n[deg.] 866.764, qui prévoit de constituer le sommier d'une multitude de petits corps élastiques se rétractant individuellement sous le poids du corps, et dans le brevet belge 781.040, qui prévoit de constituer un sommier à partir d'une série de bascules, disposées suivant une progression étagée.
Ces solutions sont relativement complexes, et visent en outre à répartir de manière identique la pression de support du sommier tout au long du corps.
Les demandeurs ont actuellement constaté de manière surprenante que des résultats particulièrement satisfaisants sont atteints lorsque le sommier peut céder sous la pression de la saillie de l'épaule et du bassin (ou de la saillie de la cyphose <EMI ID=2.1>
de. cet enfoncement, dans la région du creux de la hanche (ou du creux des reins), ces diverses actions de support s'exerçant sur le corps par l'intermédiaire d'un matelas de rigidité déterminée,
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les parties saillantes de l'épaule et du bassin sont soutenues de la même manière que les autres parties du corps, mais à un niveau inférieur par rapport au niveau moyen du sommier, alors que le creux de la hanche est l'objet d'une pression de support plus importante, permettant un maintien correct de la colonne vertébrale sur toute sa longueur.
Ces buts sont atteints suivant l'invention en prévoyant un sommier articulé. pourvu de bascules pivotant autour d'axes transversaux, parallèles au plan du sommier, et divisé en trois parties, à savoir une partie de tête, une partie centrale et une partie de pied, remarquable notamment en ce que les bascules sont essentiellement au nombre de deux, adjacentes et disposées dans la partie centrale du sommier, en ce que leurs axes de pivotement les divisent en deux bras dissymétriques, les bascules étant adjacentes par leur petit bras, et en ce que la bascule située du côté de la partie de tête est de plus grande longueur que la bascule située du côté de la partie de pied.
L'invention sera mieux comprise en se reportant à la description, en même temps qu'au dessin annexé, qui représente, uniquement à titre d'exemple, divers modes de réalisation de l'invention, et dans lequel :
- la figure 1 est une vue en coupe et en élévation d'un mode de réalisation extrêmement simplifié, donnant le principe de l'invention,
- la figure 2 montre une vue en perspective d'un mode de réalisation préféré de l'invention,
- la figure 3 donne une vue en élévation et en coupe suivant A-A du mode de réalisation de la figure 2,
- la figure 4 représente, en coupe et en élévation, un autre mode de réalisation du sommier de l'invention.
Préalablement à 1= description des dessins, il convient de remarquer qu'en vue de la clarté de la représentation, dans tous les modes de réalisation de l'invention illustrés,les bascules ont été représentées en position sollicitée. Il va toutefois de soi qu'en position non sollicitée, le sommier adopte une <EMI ID=4.1>
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des bascules.
En se reportant maintenant au mode de réalisation extrêmement simplifié représenté en figure 1, un sommier 1 suivant l'invention est divisé essentiellement en trois parties, à savoir une partie de tête 2, une partie centrale 3 et une partie de pied
4. La partie centrale 3 est constituée de deux bascules 5, 6, respectivement, articulées autour d'axes transversaux 7, 8, paral lèles au plan du sommier, ces axes se disposant approximativement
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côtés adjacents. De la sorte, l'axe 7 divise la bascule 5 en un grand bras 9 et un petit bras 10 et l'axe 8 divise la bascule 6 en un grand bras 11 et un petit bras 12. La bascule 5 est de plus grande longueur que la bascule 6, et un intervalle 13, 14 sépare l'extrémité des bascules 5 et 6 respectivement de la partie de tête 2 et de la partie de pied 4.
Suivant l'invention, les bascules 5 et 6 sont respec-
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lisateur (ou la saillie de la cyphose dorsale du creux des reins) et à la distance séparant la saillie du bassin du creux de la hanche (ou la distance séparant la saillie des fesses du creux des reins) . Au dessin, on a représenté le fonctionnement du dispositif de l'invention lorsqu'il est soumis à l'action du poids d'un utilisateur en position couchée, sur le coté, avec interposition d'un matelas de rigidité suffisante, tel qu'un matelas du type "multispires".
Cour l'action du poids de l'utilisateur, l'épaule exerce une poussée sur le grand bras 9 de la bascule 5 et, de ce fait, le petit bras 10 réagit en exerçant une poussée sur le creux de la hanche, la bascule pivotant jusqu'à une position d'équilibre; de* même pour la bascule 6, dont le grand bras 11 cède sous la poussée de la saillie du bassin alors que le petit bras 12, par réaction, exerce une poussée sur le creux de la hanche. Le matelas interposé entre l'utilisateur et le sommier répartit ces diverses actions et réactions de sorte que las saillies de l'épaule et du bassin se disposent tout naturellement dans les creux
du sommier, tandis que la région du creux de la hanche est particulièrement bien soutenue, assurant ainsi sur toute la longueu <EMI ID=9.1>
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représenté en figures 2 et 3, le sommier comporte un cadre l' pourvu d'un rebord interne 13 sur lequel coulissent un chassis 14 portant les bascules 5 et 6, châssis dont sont solidaires les axes de pivotement 7 et 8, et un châssis 15 portant la partie de pied.
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l'intervalle 13 entre la bascule 5 et la partie de tête, alors qu'un second volet 17 s'articule au châssis 15 et se dispose dans l'intervalle 14 entre la bascule 6 et la partie de pied 4.
La bascule 5 est solidaire de deux guides 18, qui se prolongent au-delà de la longueur utile de la bascule pour supporter la latte d'extrémité du volet 16, tandis que la bascule 6 est solidaire de deux guides 19, qui se prolongent également audelà de la longueur utile de la bascule 6 pour supporter la latte d'extrémité du volet 17.
Une sangle 20 relie avec un certain jeu la bascule 5 à la bascule 6, afin de limiter leur pivotement au-delà d'une valeur donnée, supérieure au pivotement maximum en cours d'utilisation.
La partie de pied est réalisée, de manière connue, pivotante autour d'un axe transversal, pour pouvoir être inclinée et maintenue dans cette position inclinée, par exemple par un système à manivelle et crémaillère.
Le rebord interne 13 du châssis comporte une série d'orifices 21, 22 pour le passage d'organes de fixation des châs-
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derniers sur le cadre 1'. De la sorte, on peut régler l'intervalle séparant la partie centrale respectivement de la partie de tête et de la partie de pied, et ainsi adapter le sommier à l'utilisateur.
Suivant le mode de réalisation plus simplifié de la figure 4, les chassis 14 et 15 ont été remplacés par un châssis unique 23, portant à la fois les éléments constitutifs de la partie centrale et de la partie de pied. En effet, on a constaté que chez les adultes, les variations de la distance séparant la saillie du bassin du creux de la hanche se situent dans une plage relativement étroite, alors que des variations importantes se ) marquent en ce qui concerne la distance séparant la saillie de !
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correspond à un réglage sur le sommier de la distance séparant
la partie de tête de la partie centrale. Ce réglage est rendu possible par la présence d'une série d'orifices 24 pour le passage d'organes de fixation du châssis 23.
Il va toutefois de soi que ces divers réglages pourraient également être effectués en prévoyant la partie de tête mobile
et au moins la partie centrale fixe. L'essentiel est que l'on puisse modifier la position relative de ces diverses parties entre elles, suivant le sens longitudinal du sommier, afin d'adapter celui-ci aux dimensions de l'utilisateur.
L'invention a été décrite et illustrée à simple titre d'exemple nullement limitatif, et il va de soi que de nombreuses modifications peuvent être apportées à sa réalisation sans s'écarter de son esprit.
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1. Sommier articulé, vourvu de bascules pivotant autour d'axes transversaux, parallèles au plan du sommier, et divisé en trois parties, à savoir une partie de tête, une partie centrale et une partie de pied, caractérisé en ce que les bascules sont essentiellement au nombre de deux, adjacentes et disposées dans la partie centrale du sommier, en ce que leurs axes de pivotement les divisent en deux bras dissymétriques, les bascules étant adjacentes par leur petit bras, et en ce que la bascule située du côté de la partie de tête est de plus grande longueur que la bascule située du côté de la partie de pied.