<EMI ID=1.1>
oléfine et de l'oléfine normale correspondante. La présente invention est particulièrement utile pour la séparation de
<EMI ID=2.1>
Les isooléfines à 4 atomes de carbone sont difficiles à séparas de l'oléfine normale correspondante par
un fractionnement simple en raison du voisinage étroit de
leurs points d'ébullition. Dans les procédés antérieurs tels
qu'ils sont généralement mis en pratique à l'échelle indus-
trielle, l'isooléfine est sélectivement absorbée par l'acide
sulfurique, et l'extrait résultant d'acide sulfurique'conte-
nant l'isooléfine est ensuite dilué et chauffé ou traité
à la vapeur d'eau pour séparer l'isooléfine.
<EMI ID=3.1>
caoutchouc butyle et le diisobutène est un intermédiaire
dans la préparation de détergents. Les oligomères d'iso-
butène sont utiles comme carburants ou essences obtenues
par polymérisation. Il faut que les n-butènes soient sous
forme pure pour une homopolymérisation et pour servir de
charge d'alimentation pour la production par oxydation du butadiène. Une façon de séparer ces constituants consiste
à faire passer le mélange par une opération d'extraction
par de l'acide froid au cours de laquelle le courant est
introduit dans un bain d'acide sulfurique concentré. La sé- !
paration est obtenue du fait de la solubilité de l'isobutène
dans l'acide sulfurique, les n-butènes et autres hydrocarbures présents passant en tête, par exemple comme décrit
dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique N[deg.] 3 546 317
et N[deg.] 3 823 198.
<EMI ID=4.1>
<EMI ID=5.1>
facilement séparé du courant des produits. Par exemple,
un procédé utilisant un tamis moléculaire et des températures
élevées est décrit dans le brevet des Etats-Unis d'Amérique
N[deg.] 3 531 539. Le brevet des Etats-Unis d'Amérique <EMI ID=6.1>
sur un support, et le brevet des Etats-Unis d'Amérique
N[deg.] 3 832 418 utilise un métal du Groupe VI ou du Groupe VIII déposé de la même façon sur de la silice-alumine amorphe et acide.
Plus récemment, le brevet des Etats-Unis d'Ame-
<EMI ID=7.1>
d'échange de cations dans un système hétérogène combinant une réaction et une distillation pour la dimérisation sélec-
<EMI ID=8.1>
Le présent procédé convient pour traiter d'au-
tres mélanges d'isooléfines et d'oléfines normales, mais ;
<EMI ID=9.1>
de courants de produit présentant des taux suffisamment fai- bles d'isobutène pour pouvoir être traités en vue d'obtenir des n-butènes utilisables et notassent du butène-1 qui est l'isomère de n-butène servant à l'homopolymérisation pour
<EMI ID=10.1>
avec d'autres monomères et comme charge préférée d'alimentation d'une déshydrogénation oxydante pour produire du butadiène-1,3.
Une caractéristique principale du présent procé- dé réside dans le fait que la quantité d'isobutène dans le
courant est réduite à des taux ou niveaux suffisamment fai-
bles pour permettre une séparation supplémentaire d'un butène- 1 constituant un produit utile. Une autre caractéristique
de la présente invention réside dans le fait qu'un produit
<EMI ID=11.1>
de l'essence obtenue par polymérisation. Un avantage parti-
culier du présent procédé est la possibilité de le mettre en oeuvre, avec une perte limitée en butène-1, pour obtenir
les résultats ci-dessus.
Un autre avantage du présent procédé consiste
en ce que le diisobutylène produit selon le présent procédé
peut présenter, par rapport au diisobutène, des taux de
codimère (le produit de la réaction de n-butènes et de l'isobutène) et de triisobutène inférieurs à ceux obtenus
dans le cas du procédé antérieur pour enlever à l'aide <EMI ID=12.1>
Une autre caractéristique du présent procédé est l'économie importante d'énergie par rapport au procédé
<EMI ID=13.1>
diminution des frais financiers pour le remplacement et/ou
la réparation de l'équipement de traitement qui est tombé
en panne par suite de la nature corrosive de l'acide sulfu- rique.
<EMI ID=14.1>
et des n-butènes, cet isobutène étant présent en une propor-
tion de 0,5 à 60 moles % et, dans une forme préférée de
<EMI ID=15.1> a) la mise de ce courant d'alimentation en contact en phase liquide avec une résine d'échange de cations
en lit fixe dans un réacteur à une température comprise
<EMI ID=16.1>
re liquide d'environ 0,5 à 12, de préférence au moins 2,5
(on peut utiliser des températures allant jusqu'à 100[deg.]C, si l'isomérisation ou la réaction de butènes normaux ne sou- lèvent pas de problème. En outre, l'isobutène est l'oléfine
<EMI ID=17.1>
Donc, plus le pourcentage molaire d'isobutène est élevé
et moins il y a de risques pour le n-butène de subir une oligomérisation. Cependant, même des concentrations élevées
en isobutène exigent de faibles températures pour l'obtention préférentielle du dimère voulu comme produit); b) la réaction de l'isobutène pour former ses <EMI ID=18.1>
respondant à des hydrocarbures ayant 16 atomes de carbone ou moins, pour former un courant de produits comprenant ces
<EMI ID=19.1>
quantité d'isobutène nettement inférieure à celle dudit courant d'alimentation ; et c)l'enlèvement de ce courant de produits du réacteur.
Le courant des produits que l'on obtient ainsi est ensuite traité encore, dans une forme préférée de réali-
<EMI ID=20.1>
<EMI ID=21.1>
isobutène nettement inférieure à celle du courant d'alimentation et une fraction de queues consistant essentiellement en ces oligomères.
Dans une forme de réalisation, la présente invention concerne un procédé destiné à récupérer un courant de produits comportant moins de 0,2 % en volume d'isobutène, à partir d'un courant d'alimentation tel que défini
<EMI ID=22.1>
courant d'alimentation et encore mieux au moins 80 % du butène1 du courant d'alimentation d'origine. La présente invention concerne également un procédé pour produire du diisobutylène
à partir de l'alimentation ainsi définie.
Dans d'autres formes de réalisation, la production d'un oligomère d'isobutène, notamment le diisobutène, correspond au résultat voulu et la production d'un courant
<EMI ID=23.1>
ne constituent pas des considérations d'importance fonda- mentale.
On ajuste dans les gammes spécifiées les conditions de vitesse spatiale et de température afin d'obtenir l'enlèvement maximal d'isobutène et le minimum -de perte en
butène-1 par iscmérisation ou de perte de butènes normaux
par réaction.
Une façon de maintenir la température dans le
réacteur consiste à lui associer un milieu d'échange de chaleur.
Dans une forme spécialisée de réalisation, la
présente invention concerne un procédé pour enlever de
l'isobutène d'un courant d'alimentation comprenant surtout
<EMI ID=24.1> a) la mise de ce courant d'alimentation en phase liquide en contact avec une résine en lit fixe d'échange de cations dans un réacteur à une température de 50 à 80[deg.]C, de préférer:ce jusqu'à 70[deg.]C, ce courant d'alimentation étant introduit à une vitesse spatiale liquide horaire d'environ 0,5 à 12, de préférence au moins égale à 2,5 ; <EMI ID=25.1> oligomères ayant un poids moléculaire moyen en nombre correspondant à des hydrocarbures ayant 16 atomes de carbone ou moins, pour former un courant de produits comprenant ces
<EMI ID=26.1>
d'alimentation ; et c) l'enlèvement de ce courant des produits du réacteur.
On ajuste dans les gammes spécifiées les conditions de vitesse spatiale et de température afin d'obtenir le maximum d'isobutène et le minimum de perte de butène-1 par isomérisation ou de perte des butènes normaux par réaction.
L'invention sera maintenant décrite plus en détail, à titre d'exemple nullement limitatif, en regard du dessin annexé sur lequel :
la figure 1 est une représentation schématique d'une forme préférée de réalisation du présent procédé ; la figure 2 est une coupe en élévation d'un réacteur destiné à la mise en oeuvre du procédé de la présente invention ; et la figure 3 est une coupe, le long de la ligne 3-3,du réacteur de la figure 2.
Lorsqu'on traite dans le présent procédé un
<EMI ID=27.1>
considération concerne l'enlèvement de l'isobutène de ce courant. Un enlèvement complet serait extrêmement intéressant. Cependant, cela n'est pas possible en pratique sans nuire beaucoup au reste du courant d'alimentation. Donc,
<EMI ID=28.1> comme convenant pour la suite du traitement destinée à pro- duire une fraction de butène-1 utilisable.
Les courants d'alimentation en C4 peuvent compor-
<EMI ID=29.1>
représentent habituellement moins de 1,0 % du volume du courant total et n'ont pas d'importance. En outre, le degré de savoir-faire appliqué au fonctionnement des raffineries permet maintenant d'obtenir des courants en C4 ne comportant essentiellement pas d'hydrocarbures inférieurs et supérieurs.
Cas d'une alimentation contenant 5 à 60 moles % d'isobutène
Dans la mise en oeuvre du présent procédé, il a été déterminé que la température du milieu de refroidissement (qui reflète le dégagement de chaleur dans le lit du catalyseur) présente une importance particulière. Il a été trouvé qu'en mettant le procédé en oeuvre à des températures inférieures à 50[deg.]C environ, par exemple à 40[deg.]C, on ne peut réduire à une valeur égale ou inférieure à 0,2 % en volume
la teneur' en isobutène pendant plus d'un petit nombre de jours de fonctionnement, même avec de plus longues durées
de séjour. Un avantage des basses températures, par exemple
30[deg.] à.40[deg.]C, est l'obtention d'un rapport très favorable, c'est-à-dire d'un faible rapport, entre le codimère d'isobutène et le n-butène ainsi que du triisobutène, d'une part, et
du diisobutène, d'autre part. Des températures plus élevées
<EMI ID=30.1>
de températures de 40 à 60[deg.]C reflète la gamme utilisable pour effectuer la réaction sans perte excessive de n-butëne pendant une période de service utile du catalyseur, dont
<EMI ID=31.1>
rieurs-*se déposent sur lui. C'est-à-dire qu'avec un catalyseur frais, il vaut mieux maintenir une température aussi basse que possible jusqu'à ce qu'une diminution de l'enlèvement de l'isobutène exige la mise en oeuvre de températures plus élevées.
Comme indiqué,dans une forme de réalisation
le premier but du présent procédé consiste â enlever l'isobutène d'un courant d'alimentation, jusqu'à un taux d'iso-
<EMI ID=32.1> <EMI ID=33.1>
tion avec l'isobutène et/ou (3) polymérisation des n-butènes.
Ainsi, la mise en oeuvre du présent procédé à une température se situant dans la gamme indiquée mais supérieure à celle nécessaire pour réduire la teneur en isobutène à une valeur inférieure à 0,2 %en volume provoque une diminution de la teneur en butène-1 que l'on obtient. On peut facilement déterminer la température supérieure applicable en faisant fonctionner le procédé et en réalisant des prélèvements d'échantillons de routine, en se fondant sur la proportion de butène-1 que l'on admet de sacrifier pour enlever l'isobutène. Au-delà de la limite supérieure de 100[deg.]C, même en cas d'activité réduite du catalyseur, le taux de perte de butène.-1, par exemple par isomérisation, risque d'être très élevé. Lorsque le but visé pour le procédé
<EMI ID=34.1>
produit est principalement formé par du dimère et du trimère, avec un peu de tétramère ; il y a également des codimères avec des n-butènes. Cependant, le dimère (diisobutène) constitue le produit prédominant. De même, à des températures éle vées, les butènes normaux réagissent non seulement avec l'isobutène mais aussi les uns avec les autres pour former des dimères et des oligomères supérieurs.
<EMI ID=35.1>
ment (qui reflète le dégagement de chaleur dans le lit du catalyseur) présente une importance particulière. Il a été trouvé qu'en faisant fonctionner le procédé à des températures de refroidissement inférieures à 55[deg.]C environ, par
<EMI ID=36.1>
plus d'un petit nombre de jours de service, même en allongeant les durées de séjour, la teneur en isobutène à la valeur requise de 0,2 % en volume ou à une val:ur encore plus faible. Des températures supérieures favorisent l'oligomérisation <EMI ID=37.1>
flète la gamme utilisable pour, mettre la réaction en oeuvre pendant une période utile du catalyseur, dont l'activité tend
<EMI ID=38.1>
sur lui. C'est-à-dire qu'avec un catalyseur frais, il convient de maintenir une température aussi faible que possible jusqu'à ce qu'une diminution de l'enlèvement des isobutènes exige la mise en oeuvre de températures plus élevées.
Comme indiqué, le premier but du présent procé-
<EMI ID=39.1>
indispensables pour cette diminution sont nuisibles du fait qu'elles favorisent une perte du butène-1 voulue par (1) isomérisation en butène-2 ; (2) ccpolymérisation avec l'isobutène ; et/ou (3) polymérisation des n-butènes. Ainsi, la mise en oeuvre du présent procédé à une température se situant dans la gamme indiquée mais supérieure à celle indispensable pour réduire à une valeur inférieure à 0,2 % en volume la teneur en isobutène provoque la diminution de la teneur en butène-1. On peut facilement déterminer la température maximale utilisable en mettant le procédé en oeuvre
et en effectuant des prélèvements d'échantillons de routine, en se fondant sur la quantité de butène-1 que l'on admet de
<EMI ID=40.1>
supérieure de 80[deg.]C, même en cas d'activité réduite du catalyseur, le taux de perte de butène-1. par exemple par isomérisation, ne serait plus acceptable selon la présente invention. De même, aux températures supérieures, les butènes normaux réagissent non seulement avec l'isobutène mais les uns avec les autres pour former des dimères et des oligomères supérieurs.
Le catalyseur désactivé n'est pas perdu, et
on le fait facilement revenir à son niveau d'activité d'origine (en admettant une certaine perte d'activité, telle qu'on la constate pour tous les catalyseurs, quel que soit
le traitement de régénération) en enlevant le polymère qui s'y est accumulé. On y parvient en arrêtant le passage de <EMI ID=41.1>
des.solvants classiques des polymères hydrocarbonés thermoplastiques, tant que ces solvants ne sont pas activés par
la résine utilisée comme catalyseur. Par exemple, on peut utiliser les divers hydrocarbures, ce qui comprend du butane, du pentane, de l'hexane, du benzène, du toluène, du xylène et d'autres hydrocarbures. Le diisobutylène et les oligomères provenant de la réaction sont également utiles pour cela,
et ils n'entraînent absolument aucune contamination. On utilise les solvants avec le milieu d'échange de chaleur servant à abaisser la température, par exemple jusqu'au voisinage de 40[deg.]C pendant une période déterminable au cours de laquelle le solvant, en phase liquide, passe dans le lit fixe de résine. Lorsque l'exploitant ou opérateur a déterminé
que le polymère a été suffisamment enlevé, on fait à 'nouveau circuler le courant d'alimentation.
On trouve que le temps de séjour du courant d'alimentation dans le lit du catalyseur influe sur l'isomérisation du butène-1. Par exemple, à une température d'en-
<EMI ID=42.1>
core obtenir, dans le courant des produits, une diminution de la teneur en isobutène à une valeur égale ou inférieure
<EMI ID=43.1>
à une vitesse spatiale liquide horaire de 12.
Des catalyseurs convenant pour le nouveau procédé sont des échangeurs de cations, qui contiennent des
<EMI ID=44.1>
sation ou ce-polymérisation de composés vinyl-aromatiques puis sulfonation. Des exemples de composés vinyl-aromatiques convenant pour préparer des polymères ou copolymères sont :
le styrène, le vinyltoluène, le vinylnaphtalène, le vinyléthylbenzène, le méthylstyrène, le vinylchlorobenzène et
le vinylxylène. On peut utiliser des procédés très divers pour préparer ces polymères ;- par exemple, on peut les faire
<EMI ID=45.1> <EMI ID=46.1>
On peut préparer les polymères en présence ou en l'absence de solvants ou agents de liquéfaction, et l'on peut utiliser divers amorceurs de polymérisation, par exemple des peroxydes minéraux ou organiques, des persulfates, etc.
Le groupe acide sulfonique peut être introduit
<EMI ID=47.1>
connus, par exemple en sulfatant les polymères avec de . l'acide sulfurique concentré ou de l'acide chlorosulfonique, ou bien en copolymérisant des composés aromatiques contenant des groupes acide sulfonique (voir, par exemple, le brevet
<EMI ID=48.1>
des groupes acide sulfonique supplémentaires dans ces polymères qui contiennent déjà des groupes acide sulfonique, par exemple en les traitant avec de l'acide sulfurique fumant, c'sst-à-dire de l'acide sulfurique qui contient du trioxyde de soufre (ou anhydride sulfurique). On effectue
<EMI ID=49.1>
sulfurique fumant, et il vaut mieux que l'acide sulfurique contienne encore du trioxyde de soufre inaltéré après la réaction. Les produits résultants contiennent de préférence en moyenne 1,3 à 1,8 groupe acide sulfonique par noyau aromatique. En particulier, des polymères convenables contenant des groupes acide sulfonique sont des copolymères de composés monovinyl-aromatiques avec des composés polyvinylaromatiques, notamment des composés divinyliques, dans lesquels la teneur en polyvinylbenzène se situe de préférence
<EMI ID=50.1>
<EMI ID=51.1>
On utilise de préférence la résine d'échange d'ions sous forme de granules ayant environ 0,25 à 1 mm, bien qu'on puisse utiliser des particules ayant de 0,15 mm jusqu'à environ 2 mm. Les catalyseurs plus fins donnent une grande surface spécifique de contact, riais provoquent également de fortes chutes de pression lors de la traversée du réacteur. On préfère la forme macro-réticulaire de ces catalyseurs en raison de la bien plus grande surface de contact exposée et du gonflement limité que toutes ces ré-sines subissent dans un milieu hydrocarboné non aqueux.
Des catalyseurs préférés ont des surfaces spécifiques de
<EMI ID=52.1>
On voit sur la figure 1 une représentation schématique d'une forme préférée de mise en oeuvre du pré-
<EMI ID=53.1>
l'isobutène, entre par un conduit 10 dans un réacteur 16
dans lequel il est mis en contact avec la résine jouant,le rôle de catalyseur (non représentée), La température de réaction est maintenue constante à l'aide d'un milieu fluide
qui entre par un conduit 11 dans le réacteur pour venir en contact indirect avec les catalyseurs en vue d'enlever ou
de fournir de la chaleur, par exemple lors d'un démarrage.
Le milieu fluide sort du réacteur par un conduit 12, et il est traité quelque part ailleurs selon ce qui est nécessaire pour maintenir la température voulue dans le réacteur.
Le milieu fluide peut être n'importe quel fluide capable d'assurer un échange indirect de chaleur avec
le lit fixe du catalyseur. L'eau est particulièrement préférée en raison de la gamme de températures de fonctionnement
du présent procédé. Cependant, on pourrait utiliser à cette fin de l'air ou des liquides organiques.
<EMI ID=54.1>
<EMI ID=55.1>
ment avec lui-même pour former un mélange de dimères, trimères et tétramères dont le poids moléculaire moyen en nombre correspond à un hydrocarbure ayant 16 atomes de carbone ou moins. Ce produit passe par un conduit 13 dans une colonne de fractionnement dans laquelle, par une simple distillation, le produit est scindé pour permettre de recueillir l'oligomère sous forme d'une fraction de queue enlevée par un con-
<EMI ID=56.1>
<EMI ID=57.1>
ments destinés à séparer encore les autres hydrocarbures en
c4'
Le fluide d'échange de chaleur est en contact indirect avec le lit fixe du catalyseur. La figure 2 montre un moyen classique et prêtera pour obtenir ce contact. Un réacteur 20 est un réacteur à tubes multiples comprenant une enveloppe 30 dans laquelle sont montés des tubes 22 dont
le diamètre externe se situe habituellement entre 3,17 mm
et 50,8 mm. Le réacteur est représenté horizontal, mais il pourrait cependant être vertical ou incliné. Les tubes 22 sont montés dans .des plaques 25 et 26, respectivement, et fixés à chaque extrémité à des plaques 23 et 24 d'extrémité destinées à empêcher le fluide de communiquer entre la zone A voisine des tubes, la zone B d'entrée de l'alimentaI tion et la zone C de sortie des produits. Le liquide des tubes 22 communique avec les zones B et C. Un conduit 21 d'entrée de l'alimentation est situé vers la zone B et un conduit 27 de sortie des produits est situé vers la zone C.
Un conduit 28 introduit le milieu d'échange de chaleur dans la zone A, et un conduit 29 assure la sortie de ce milieu.
Les tubes 22 sont garnis de résine d'échange de cations, sous forme granulaire, 31, et chaque tube comporte des dispositifs, comme de la toile de tamis (non représentée) pour y retenir le catalyseur. La figure 3 montre un agencement des tubes 22 dans une plaque terminale 23.
La réaction de l'isobutëne avec lui-même est exothermique, et le milieu d'échange de chaleur, par.exemple l'eau, constitue le moyen permettant de maîtriser et régler la réaction en vue de favoriser une réaction sélective de l'isobutène avec lui-même pour former des oligomères, plutôt
<EMI ID=58.1>
butènes ou d'obtenir des polymères supérieurs, c'est-à-dire pour éviter une réaction qui s'emballerait en l'absence d'un tel réglage.
On effectue la réaction en phase liquide et l'on maintient sur le système une pression suffisante pour garder le courant en C4 en phase liquide dans les conditions de réaction, c'est-à-dire que l'on opère à une pression manométrique d'environ 2,45 à 21 bars.
L'expression "vitesse spatiale liquide horaire" désigne le volume d'hydrocarbures liquides par volume de réacteur contenant le catalyseur et par heure.
Le courant d'alimentation en C4 ne doit pas comporter, ou ne doit essentiellement pas comporter, d'impuretés comme des poisons du catalyseur, tels que des cations
<EMI ID=59.1>
une seconde phase entraînée, destinées à servir de modificateur du catalyseur.
Exemples
Dans les exemples suivants, le réacteur consiste en une section de préchauffage formée par de la tubulure en acier inoxydable, de 3,17 mm de diamètre externe, enroulée en serpentin et reliée à de la tubulure en acier inoxydable
<EMI ID=60.1>
sèche comme décrit. Les deux sections sont immergées dans
un bain d'eau à température réglée, qui est la température indiquée. On utilise un régulateur de contre-pression, disposé en aval du lit du catalyseur, pour maintenir la pression voulue dans le circuit du réacteur. On collecte l'effluent produit -dans un récipient en acier inoxydable, en aval du régulateur de pression. Après collecte d'un volume suffisant d'effluent, pour l'analyse, on transfère le contenu du récipient en acier inoxydable dans une bouteille en "Pyrex" tarée, dans laquelle on a fait régner une dépression et
qui est munie d'une membrane de caoutchouc montée dans un capuchon de métal perforé. On insère dans la membrane de caoutchouc de la bouteille une aiguille N[deg.] 20, reliée au récipient en acier inoxydable, et l'on collecte ainsi pour une nouvelle pesée les produits de réaction. On évapore ensuite le contenu de la bouteille en "Pyrex" à la température ambiante puis à 32[deg.]C par un tube de transfert dans une seconde bouteille, dans laquelle règne une dépression et qui est im-
<EMI ID=61.1>
à bas point d'ébullition, d'avec les produits oligomérisés
à point supérieur d'ébullition, et l'on calcule le pourcentage pondéral des oligomères. On détermine par chromatographie la composition de chacune des deux fractions d'hydrocarbures.
On utilise dans les exemples les abréviations suivantes :
<EMI ID=62.1>
forment la première partie concernant des alimentations en
<EMI ID=63.1>
Exemple 1
Le catalyseur utilisé est "Amberlyst 15" (Rohm and Haas Co.), qui est un copolymère sulfoné de styrène et
<EMI ID=64.1>
<EMI ID=65.1>
Les conditions opératoires sont :
température : 60[deg.]C
pression manométrique : 7 bars
VVH : 5,0.
Le tableau I montre les résultats de l'analyse du courant d'alimentation et de l'analyse du produit obtenu.
<EMI ID=66.1>
<EMI ID=67.1>
Exemple 2
On effectue cet essai à une vitesse spatiale
<EMI ID=68.1>
cette longue durée de séjour, les basses températures ne sont efficaces que pendant une courte période.
Voici les conditions utilisées : le catalyseur est "Amberlyst 15". La résine humide est lavée à l'acétone et séchée avant d'être introduite dsns le réacteur.
<EMI ID=69.1>
pression manométrique : 7 bars.
Alimentation : hydrocarbures en C. provenant d'une installation, avec un supplément d'isobutène�
<EMI ID=70.1>
<EMI ID=71.1>
<EMI ID=72.1>
<EMI ID=73.1>
On évalue plusieurs résines comme catalyseurs dans une gamme de température dans le réacteur décrit. La pression manométrique régnant dans le réacteur est de 7 bars, la vitesse spatiale liquide horaire de 5. Voici l'analyse
de l'alimentation :
<EMI ID=74.1>
Les résultats obtenus sont indiqués au tableau III et ils montrant le rapport obtenu à de basses températures entra du codimère et du triisobutène, d'une part, et le diisobutène, d'autre part. Voici par ailleurs une analyse typique d'un effluent d'une installation industrielle qui traite une alimentation semblable par de l'acide froid :
<EMI ID=75.1>
<EMI ID=76.1>
<EMI ID=77.1>
Un plus ample examen du procédé a été effectué en utilisant le catalyseur "XN-1010" de Rohm and Haas à diverses températures et divers débits, à l'aide du réacteur tel qu'il a été décrit ci-dessus, à la pression manométrique de 7 bars. Les résultats figurant au tableau IV montrent pour le débit la même relation que les résultats de l'exemple 3, c'est-à-dire que la température constitue un facteur plus important à considérer lorsqu'on souhaite maintenir une faible production de codimère et de trimère.
<EMI ID=78.1>
<EMI ID=79.1>
Les exemples 4 à 6 et les tableaux V à VII cor-
<EMI ID=80.1>
contenant de 0,5 à 5 moles % d'isobutène.
Exemple 4
<EMI ID=81.1>
son introduction dans le réacteur.
Les conditions de fonctionnement sont une vitesse spatiale liquide horaire de 5,0 et une pression manométrique de 7 bars. L'alimentation est constituée par des hydrocarbures provenant d'une installation.
<EMI ID=84.1>
Les résultats obtenus figurent au tableau V.
<EMI ID=82.1>
<EMI ID=83.1>
Exemple 5
Cet exemple montre la mise en oeuvre du procédé
Le catalyseur utilisé est "Amberlyst 15". Voici
les conditions opératoires : vitesse spatiale liquide horaire :
5 ; pression manqmétrique : 7 bars ; température de réaction :
60[deg.]C. L'alimentation est constituée par des hydrocarbures
<EMI ID=85.1>
Les résultats obtenus figurent au tableau VI.
<EMI ID=86.1>
<EMI ID=87.1>
<EMI ID=88.1>
Exemple 6
Cet exemple montre le cas de diverses durées de
<EMI ID=89.1>
et séchée avant d'être introduite dans le réacteur.
Le tableau VII donne les résultats obtenus.
<EMI ID=90.1>
<EMI ID=91.1>