Raccord pour tuyau thérapeutique et dispositif à poche
pour solution médicale utilisant ce raccord.
La présente invention concerne un raccord pour
tuyau thérapeutique et un dispositif à poche pour solution médicale utilisant ce raccord. Elle a trait,
en particulier, à un raccord pour tuyau thérapeutique
utilisé dans la dialyse et la transfusion de solution
et de sang, qui permette de raccorder deux tubes facilement et comme il faut d'une manière parfaitement étanche à l'eau et qui permette, en outre, de verrouiller les tubes raccordés d'une manière imbrisable de telle sorte que les tubes ainsi raccordés et verrouillés puissent parfaitement s'opposer à une invasion de micro-organismes dans le tuyau quel que soit le nombre de fois que le raccordement des tubes ait été détaché et rétabli pour assurer une thérapie continue sur une longue période ainsi qu'un dispositif à poche pour solution médicale, en particulier un dispositif à poche de transfusion convenant pour la dialyse péritonéale, qui utilise ce raccord.
Le tuyau utilisé pour la thérapie par dialyse ou transfusion d'une solution médicale ou de sang est sujet à une invasion par des micro-organismes lorsque les deux tubes ou un tube et une poche constituant le tuyau sont raccordés l'un à l'autre. Cela étant, pour la sécurité de la thérapie, la protection du tuyau contre une invasion micro-organique pose un problème technique important. Au cours de la thérapie par transfusion de sang, si des micro-organismes s'infiltrent dans le tuyau par un point de raccordement et envahissent les vaisseaux sanguins, les globules blancs qui sont capables de détruire des micro-organismes rendent l'invasion micro-organique peu menaçante pour autant que le nombre de micro-organismes participant à l'invasion soit faible.
Dans la thérapie par dialyse, en particulier dans la dialyse péritonéale qui se rapporte aux régions dans la cavité abdominale qui sont totalement dépourvues de défense contre des attaques micro-organiques, une protection sûre du tuyau utilisé dans la thérapie contre l'invasion micro-organique constitue une tâche technique absolument essentielle. La thérapie récente par dialyse péritonéale est moins compliquée du point de vue mécanique et structurel et est notablement moins onéreuse que la thérapie classique par dialyse à l'aide d'un rein artificiel. La science médicale a en substance élucidé les causes de l'adhésion péritonéale. La thérapie la plus évoluée est donc à même d'empêcher efficacement l'adhésion péritonéale et d'alléger dans une large mesure la charge à laquelle le patient est soumis.
De plus, un système pour la dialyse péritonéale ambulatoire continue qui permet au patient de vaquer normalement à ses occupations journalières et en même temps de recevoir une thérapie ininterrompue a été inventé et a été parfaitement adapté à une utilisation pratique.: La thérapie par dialyse péritonéale est donc réapparue et suscite un profond intérêt. La fiabilité de cette méthode de dialyse particulière en ce qui concerne la sécurité du patient dépend de la question de savoir si l'invasion micro-organique du tuyau utilisé dans la dialyse peut ou non être parfaitement évitée et, par conséquent, si la péritonite compliquée due à la propagation de microorganismes dans le péritoine peut être empêchée. Malheureusement, il convient de noter que le procédé de dialyse, à son niveau existant, ne peut pas être utilisé de manière prolongée.
Le procédé classique pour la dialyse péritonéale ambulatoire continue sera décrit de manière spécifique ci-après. On introduit un cathéter par voie chirurgicale dans la cavité abdominale d'un patient. On attache un raccord à l'extrémité externe de ce cathéter. On couple à ce raccord l'autre raccord attaché à l'extrémité libre d'un tube de transfusion. On injecte une solution dialytique dans la cavité abdominale en suspendant une' poche contenant la solution dialytique à un endroit plus élevé que la cavité abdominale, en enfonçant dans l'orifice de débit de la
<EMI ID=1.1> tube de transfusion et en desserrant une pince attachée à la mi-longueur du tube et fixée de manière à bloquer le passage dans le tube. Au terme de l'injection de la solution dialytique dans la cavité abdominale, on serre la pince précitée sur le tube, on enroule convenablement le tube sur lui-même et on attache la poche
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présent libre de se déplacer et de vaquer à ses occupations normales. Au terme d'un laps de temps déterminé, on extrait la solution dialytique épuisée de la cavité abdominale. A cet effet, on déroule le tube, on pose la poche sur le sol, par exemple, et on desserre la pince prévue sur le tube. On extrait ensuite la seringue de la poche et on jette la poche qui contient à présent la solution dialytique épuisée. On effectue la dialyse suivante en plaçant une nouvelle poche contenant une réserve fraîche de solution dialytique à un niveau surélevé, puis en enfonçant la seringue dans la lumière de transfusion de la nouvelle poche. On répète ce processus pour le troisième et le quatrième cycle de dialyse.
Actuellement, chaque fois que les raccords sont couplés l'un à l'autre et que la seringue est enfoncée dans la lumière de débit de la poche en prévision du premier cycle de dialyse et de chacun des cycles de dialyse suivants, on procède à des opérations de désinfection, par exemple on immerge momentanément les raccords dans la solution d'un bactéricide à base d'iode et on nettoie soigneusement la pointe de la seringue au moyen du bactéricide afin d'éviter toute in.vasion micro-organique de l'intérieur du tube. Le bactéricide présent dans la solution pénètre dans le corps du patient, mais en une très faible quantité, et se comporte comme une substance nocive. Par conséquent, la concentration du bactéricide utilisé ne peut pas être élevée, mais au contraire, doit rester extrêmement faible.
L'invention propose également un équipement pour la dialyse péritonéale ambulatoire continue utilisant un récipient de solution raccordé par un tube flexible au tube d'un patient débouchant dans sa cavité abdominale, cet équipement comprenant un récipient en matière plastique pliable flexible pour la solution dialytique pourvu d'une lumière de transfert saillante, un tube flexible partant de la lumière de transfert précitée et pourvu, à son extrémité antérieure, d'un raccord de luer destiné à être raccordé à un raccord de luer attaché au tube du patient, et un organe fragile prévu dans le tube flexible précité et propre à empêcher la solution de s'écouler dans le tube jusqu'à ce qu'il soit rompu (demande de brevet japonais non
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n[deg.] 2040379A et 2063684A. Cet équipement exige également que les extrémités antérieures des tubes soient immergées dans le bactéricide ou soient soigneusement nettoyées au moyen du bactéricide avant d'être utilisées. Cet équipement a donc un inconvénient analogue.
<EMI ID=4.1> classiques, restent juste en deçà d'une opération dite de stérilisation du point de vue micro-organique. En fait, on a observé de nombreux cas d'infection dus à
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temps d'environ 2 mois depuis le début de la dialyse, entraînant des complications avec péritonite. Actuellement, on ne dispose d'aucune mesure efficace pour empêcher cette infection. Bien que la dialyse péritonéale ambulatoire continue s'avère être une forme de thérapie très efficace comme décrit plus haut, il convient de noter que cette thérapie ne peut pas être mise en oeuvre en toute sécurité pendant un temps prolongé.
Cela étant, l'invention a pour but de procurer un raccord pour un tuyau thérapeutique qui puisse être chauffé par exemple au moyen de la flamme d'une lampe à alcool, au moment du raccordement afin d'assurer une stérilisation parfaite et qui ne présente jamais de la rouille ou de variations indésirables de sa surface à La suite du chauffage.
L'invention a également pour but de procurer un raccord pour tuyau thérapeutique utilisé pour la dialyse ou pour la transfusion d'une solution médicale ou de sang, qui soit perfectionné de manière à pouvoir être tenu en toute sécurité en mains nues pendant son chauffage pour la stérilisation, les deux éléments du raccord, lorsqu'ils sont couplés l'un à l'autre, formant une barrière à bactéries parfaitement étanche à l'eau, les tubes reliés aux éléments du raccord étant empêchés de se contracter ou de se dilater sous l'effet de la chaleur provenant des éléments du raccord au moment où le raccord est chauffé, la jonction étanche à l'eau étant maintenue continuellement intacte en dépit de cette chaleur et le couplage des deux éléments du raccord pouvant être verrouillé.
L'invention a également pour but de procurer une poche pour solution médicale utilisant le raccord mentionné plus haut.
L'invention vise à procurer un raccord pour tuyau à utiliser avantageusement dans la dialyse péritonéale exigeant des répétitions innombrables des opérations de couplage et de découplage pendant une longue période d'utilisation et dépourvue de défense contre des attaques micro-organiques, en particulier dans la dialyse péritonéale ambulatoire continue qui exige que le patient recommence la dialyse lui-même à domicile et sur le lieu de son travail sans l'aide de son médecin. Le raccord conforme à l'invention n'est pas limité au tuyau utilisé dans la dialyse. Il est utilisé d'une manière aussi efficace dans le tuyau destiné à la transfusion de solution médicale ou de sang, et, lorsqu'il est raccordé, il permet d'éviter les infections autrement possibles par le point de raccordement.
L'invention a également pour but de réaliser toute la longueur du tuyau au moyen d'une résine de silicone, flexible, résistant à la chaleur (par exemple du caoutchouc de silicone, une résine fluorée, etc.) de telle sorte que le tuyau ne puisse être ni dénaturé, ni déformé par la chaleur appliquée au raccord en vue de la stérilisation et qu'il puisse être fabriqué par un plus petit nombre d'opérations, ou de ne réaliser qu'une partie d'extrémité d'une longueur requise du tuyau au moyen de la même résine de silicone et le reste du tuyau au moyen de polyéthylène ou de poly-
(chlorure de vinyle) moins onéreux, de telle sorte que le tuyau puisse offrir la même résistance thermique à moindre frais. Si les éléments du raccord sont de très mauvais conducteurs de chaleur, il n'est pas particulièrement nécessaire d'utiliser une résine de silicone.
L'invention a encore pour but de procurer des organes de retenue tubulaires destinés à entourer étroitement les éléments de raccordement de telle façon que ces organes de raccordement puissent être tenus en mains nues tandis que les éléments de raccordement sont chauffés pour la stérilisation. Compte tenu de la résistance, de la flexibilité et de la force d'écrasement propre à la matière particulière des organes de retenue, les organes de retenue faits d'un tube de silicone thermorétrécissable sont mis en place de telle façon qu'ils puissent s'appliquer sur la face externe des bords du tuyau et presser le tuyau contre les organes de raccordement. Si chaque organe de raccordement est fait d'une matière présentant une conductibilité thermique moins élevée, cet organe de retenue tubulaire n'est pas nécessaire.
L'invention a encore pour but de permettre le couplage des éléments de raccordement par la jonction de faces tubulaires divergente et convergente ou par la jonction d'organes d'étanchéité annulaires assurant une étanchéité à l'eau parfaite du raccordement.
L'invention a toujours pour but de procurer un mécanisme de verrouillage variable qui permette de verrouiller facilement le tuyau raccordé sans le tordre d'aucune manière que ce soit de peur que la jonction des éléments de raccordement soit accidentellement débranchée et mette en danger la vie du patient.
Les buts décrits plus haut sont réalisés par un raccord pour le tuyau thérapeutique qui comprend un élément de raccordement mâle tubulaire fait d'une matière à l'épreuve de la corrosion et résistant à la chaleur, raccordé par introduction dans l'extrémité de
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l'autre, et comprenant un bout mâle présentant un bord d'introduction de forme mâle, un élément de raccordement femelle tubulaire fait d'une matière à l'épreuve de la corrosion -et résistant à la chaleur, raccordé par introduction dans l'extrémité de raccordement de l'autre des deux tubes précités à raccorder l'un à l'autre, et comprenant un bout femelle comportant une extrémité d'introduction de forme femelle à introduire rapidement dans le bout mâle précité, et un mécanisme de verrouillage disposé par rapport aux deux éléments de raccordement et utilisé pour verrouiller la jonction entre les deux éléments de raccordement.
En outre, les buts décrits plus haut sont réalisés par un dispositif à poche pour solution médicale qui comprend (a) une poche flexible proprement dite présentant au moins une lumière d'injection de solution prévue dans un passage partant de la partie de la lumière d'injection de solution se trouvant dans la poche proprement di'te et s'ouvrant dans le tuyau raccordé à la lumière, un moyen de passage étant à même d'obstruer l'écoulement de la solution à partir de la poche avant qu'elle soit mise en service et de permettre cet écoulement de la solution de la poche lorsque celle-ci est en service et contient la solution, (b) un tube flexible raccordé à la lumière d'injection de solution précitée et propre à guider l'écoulement de la solution à partir de la poche proprement dite ou vers celle-ci, (c)
un tube propre à être raccordé au tube flexible précité et (d) un raccord pour le tuyau thérapeutique comprenant un élément de raccordement mâle tubulaire fait d'une matière à l'épreuve de la corrosion et résistant à la chaleur, raccordé par introduction dans l'extrémité de raccordement d'un des deux tubes précités à raccorder l'un à l'autre, et formé d'un bout mâle comportant un bord d'introduction de forme mâle, un élément de raccordement femelle tubulaire fait d'une matière à l'épreuve de la corrosion et résistant à la chaleur, raccordé par introduction dans l'extrémité de l'autre des deux tubes précités à raccorder l'un à l'autre, et fait d'un bout femelle comportant une extrémité d'introduction de forme femelle destinée à être introduite rapidement dans le bout mâle précité,
et un mécanisme de verrouillage disposé par rapport aux deux éléments de raccordement et utilisé pour verrouiller la jonction entre les deux éléments de raccordement.
Dans les dessins annexés :
la Fig. 1 est une vue de face, en partie en coupe pour plus de clarté, d'un raccord typique pour tuyau conforme à l'invention;
la Fig. 2 est une vue de face, en partie en coupe pour plus de clarté, d'un autre raccord typique;
les Fig. 3(a), 3(b), 3(c) et 3(d) sont des vues en coupe illustrant des variantes typiques du raccord étanche à l'eau conforme à l'invention;
les Fig. 4 à 15 sont des vues en coupe illustrant des combinaisons typiques de raccords étanches à l'eau et de mécanismes de verrouillage utilisés pour verrouiller la jonction d'éléments de raccordement;
la Fig. 16 est une vue de face, en partie en coupe pour plus de clarté, d'un long tuyau pour la dialyse péritonéale ambulatoire continue dans lequel le raccord pour tuyau conforme à l'invention est incorporé;
la Fig. 17 est un schéma illustrant un dispositif à poche pour solution médicale typique conforme à l'invention;
la Fig. 18 est une vue en coupe transversale illustrant le mécanisme servant à établir une communication entre la poche proprement dite et le tube de communication dans le dispositif à poche pour solution médicale conforme à l'invention?
la Fig. 19 est une vue en coupe transversale d'une autre forme d'exécution du mécanisme de communication, et
la Fig. 20 est un schéma illustrant un principe de l'utilisation sur un patient du dispositif à poche pour solution médicale conforme à l'invention.
Des formes d'exécution préférées de l'invention seront décrites à présent ci-après avec référence aux dessins annexés. Comme le montre la Fig. 1, le raccord conforme à l'invention pour le tuyau thérapeutique tel qu'utilisé dans la dialyse ou la transfusion d'une solution médicale ou de sang est caractérisé en
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l'autre, chacune d'une longueur spécifiée, 1, à partir de leurs extrémités de raccordement lla, 12a, doit être faite d'une matière flexible résistant à la chaleur, telle qu'une résine de silicone, la surface externe d'un court élément de raccordement mâle tubulaire 13 fait d'une matière à l'épreuve de la corrosion et résistant à la chaleur, telle qu'une matière céramique, de l'acier inoxydable, du titane, un alliage de titane ou du laiton nickelé, d'une longueur déterminée, de préférence de 3 à 5 cm, raccordée à l'extrémité de raccordement lia (12a) d'un tube 11 (ou 12)
des deux tubes précités et comprenant un bout mâle 13a comportant une extrémité d'insertion de forme mâle est raccordée par insertion à une extrémité de raccordement de tube 13b formant labyrinthe (ou d'une forme telle que son diamètre diminue par échelons en direction de sa face d'extrémité), l'extrémité de raccordement de tube 14b d'un court élément de raccordement femelle tubulaire 14 fait d'une matière à l'épreuve de la corrosion et résistant à la chaleur comme une matière céramique, de l'acier inoxydable, du titane, un alliage de titane ou du laiton nickelé, d'une longueur déterminée, de préférence de 3 à 5 cm, et comprenant un bout femelle 14a est raccordé par insertion à l'extrémité de raccordement 12a (ou lla) de l'autre tube 12 (ou 11),
la jonction du bout mâle 13a précité et du bout femelle
14a est assurée au moyen d'un mécanisme de verrouillage R adéquat à même de verrouiller la jonction sans soumettre les éléments de raccordement à un mouvement hélicoïdal quelconque, et les parties des éléments de raccordement 13, 14 précités, proches des tubes respectifs mais pas tout à fait attenantes à ceux-ci, sont couvertes d'organes de retenue tubulaires 15 faits d'une matière isolante thermique comme un tube en silicone thermorétrécissable, une résine de silicone (y compris du caoutchouc de silicone), une résine fluorée ou du liège. Lorsque la matière des éléments de raccordement a une faible conductibilité thermique, les organes de retenue tubulaires ne sont pas toujours requis.
Parmi les matières céramiques que l'on peut utiliser avantageusement pour la présente invention, on peut citer la zircone, le nitrure de silicium, l'alumine, la silice, le carbure de silicium, la stéatite et la forstérite. Dans le cas de la zircone, en particulier, étant donné qu'elle possède une résistance thermique élevée et un coefficient de conductibilité thermique faible, on peut avantageusement tirer profit du fait que les parties limitées précitées des tubes ne doivent pas être faites exclusivement de la matière flexible précitée résistant à la chaleur, mais peuvent être faites d'une résine de chlorure de vinyle, de polyéthylène, de polypropylène ou d'un copolymère réticulé de l'éthylène et de l'acétate de vinyle et que l'organe de retenue 15 ne doit plus être fait exclusivement d'une matière isolante thermique.
Les tubes 11, 12 précités peuvent être faits uniquement de résine de silicone sur toute leur longeur. En variante, seules des longueurs spécifiées des tubes à partir de leurs extrémités de raccordement peuvent être faites de résine de silicone et le reste des tubes peut être fait d'une matière souple qui ne résiste pas à la chaleur, telle que de la résine de chlorure de vinyle, du polyéthylène ou du polypropylène et les parties en matières différentes peuvent être unies face à face pour assurer la continuité des tubes. Lorsque les matières des éléments de raccordement ont une faible conductibilité thermique, la totalité du tube peut être faite d'une matière qui ne résiste pas à la chaleur. Les organes de retenue 15 illustrés sur la Fig. 1 sont en résine de silicone. Ils sont disposés d'avance autour des tubes 11, 12.
Lorsque les tubes 11,
12 ont été ajustés de force autour des bouts mâle et femelle 13a, 14a respectivement, les organes de retenue
15 présents sur les tubes sont déplacés et ajustés de force autour de la face externe des extrémités de raccordement des tubes. Lorsque les organes de retenue
15 sont faits d'une résine fluorée dont la flexibilité est virtuellement nulle comparée à celle de la résine de silicone ou du liège qui présente une faible résistance à la traction comme le montre la Fig. 2, ils peuvent être ajustés à demeure autour des éléments de raccordement 13, 14 ou bien l'extrémité de raccordement llb (12b) du tube 11 (12) peut être ajustée de force autour des éléments de raccordement 13, 14 à l'aide d'un agent adhésif.
Pour assurer une jonction solide des éléments de raccordement mâle et femelle 13, 14 précités, il suffit que leurs bouts mâle et femelle 13a et 14a
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d'une façon étanche à l'eau lorsqu'ils sont insérés tout droits l'un dans l'autre. Les bouts mâle et femelle peuvent de préférence être façonnés selon des faces tubulaires convergente et divergente 16 parfaitement appariées pour former une face mâle et une face femelle pouvant être couplées l'une à l'autre d'une manière parfaitement étanche à l'eau, comme le montre la Fig. 3(a). Eventuellement, un élément d'étanchéité tel qu'un anneau torique 17 ou un bourrage encastré 18 pouvant être amené en contact étroit avec la face d'extrémité du bout mâle 13a ou ajusté à demeure autour de la face externe de ce bout mâle 13a peut être mis en place à l'intérieur du bout femelle 14a de l'élément de raccordement femelle 14, comme le montrent les Fig. 3(b), 3(c) et 3(d).
Les Fig. 4 à 15 représentent diverses combinaisons de différentes formes de jonction établies par insertion entre des éléments de raccordement, qui sont des éléments essentiels pour la présente invention, ainsi que différents mécanismes de verrouillage propres à verrouiller cette jonction des éléments de raccordement.
Sur les Fig. 4(a) et 4(b), la jonction des bouts mâle et femelle 13a et 14a est obtenue d'une manière étanche à l'eau au moyen de leurs faces tubulaires convergente et divergente appariées 16. Le mécanisme de verrouillage R est formé dans ce cas par un filet 19 taillé dans la surface externe du bout mâle ou du bout femelle 13a, 14a, une collerette 20 étant prévue sur le bout restant 14a ou 13a et étant couverte
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19 précité de sorte que la collerette 20 peut ainsi être pressée contre l'autre bout 13a ou 14a.
Dans le raccord construit comme illustré sur la Fig. 5, la jonction étanche à l'eau est effectuée au moyen d'un anneau torique 17. Cette jonction est verrouillée par attraction réciproque entre des bagues magnétiques 22, 22 attachées à demeure aux faces d'extrémité des deux bouts 13a, 14a à engager l'un dans l'autre et, par conséquent, opposées l'une à l'autre, et par vissage entre un écrou 23 ajusté à demeure autour du bout femelle 13a et un pas de vis 24 formé sur le bout femelle 14a.
Dans la construction représentée sur la Fig. 6, la jonction étanche à l'eau est établie par insertion dans une face tubulaire convergente 16. Le mécanisme de verrouillage R comprend, dans ce cas, une collerette 25 formée sur la surface externe du bout mâle 13a de l'élément de raccordement mâle, un écrou de serrage 26 pourvu d'un pas de vis mâle 26a et monté à
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raccorder à l'élément de raccordement par-dessus la collerette 25 et le tube et un pas de vis femelle 50 formé à l'intérieur du bout femelle 14a de l'élément de raccordement femelle et propre à se visser sur le pas de vis mâle 26a précité.
Dans la construction de la Fig. 7, la jonction
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tubulaires convergente et divergente appariées 16 l'une dans l'autre. Le mécanisme de verrouillage R est pourvu dans ce cas de collerettes 27, 27 formées sur les deux bouts 13a, 14a respectivement engagés l'un dans l'autre et d'un cavalier de verrouillage 28 de forme spéciale qui peut être posé à califourchon sur les deux éléments de raccordement perpendiculairement au sens de jonction après l'établissement de celle-ci et qui peut, par conséquent, être amené en contact étroit avec les faces opposées des deux collerettes 27, 27.
Dans la construction de la Fig. 8, la jonction étanche à l'eau est établie au moyen de faces tubulaires convergente et divergente 16 appariées. Le mécanisme de verrouillage R comprend, dans ce cas, une gorge annulaire 29 ménagée, dans le sens circonférentiel, dans la surface externe du bout mâle 13a et un anneau torique 30, de préférence en métal, propre à s'ajuster élastiquement en position de verrouillage dans la gorge 29 précitée et reçu sans pouvoir se rétracter dans le bout femelle 14.
Dans la construction de la Fig. 9, la jonction étanche à l'eau est établie au moyen de faces tubulaires convergente et divergente 16 appariées. Le mécanisme de verrouillage R comprend, dans ce cas, une rainure en L 31 taillée dans la surface externe ou dans la surface interne vers l'intérieur de la face d'extrémité dans le bout femelle 14a de l'élément de raccordement femelle et une protubérance 32 formée sur la surface externe du bout mâle 13a de l'élément de raccordement mâle et propre à s'avancer dans la partie axiale du L de la rainure 31 précitée et à s'engager en position de verrouillage dans la partie coudée du L.
Dans la construction de la Fig. 10, la jonction étanche à l'eau est établie au moyen d'une face tubulaire convergente 16 et d'une face tubulaire divergente appariée. Le mécanisme de verrouillage R comprend, dans ce cas, une gorge annulaire 33 ménagée dans le sens circonférentiel dans la surface externe du bout mâle 13a de l'élément de raccordement mâle et une lame de ressort 34 pourvue d'une protubérance 34a
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gorge annulaire 33 lorsque la jonction est établie et attachée rigidement à la surface interne du bout femelle 14a de l'élément de raccordement femelle.
Dans la construction de la Fig. 11, la jonction étanche à l'eau est établie par des faces tubulaires coniques mâle et femelle 16 appariées. Le mécanisme de verrouillage R comprend dans ce cas une protubérance 35 formée sur la surface externe du bout mâle 13a de l'élément de raccordement mâle et un creux
36 propre à recevoir la protubérance 35 précitée en position de verrouillage et formé dans la surface interne du bout femelle 14a de l'élément de raccordement femelle.
Dans la construction de la Fig. 12, la jonction étanche à l'eau est établie au moyen d'un anneau torique 17. Le mécanisme de verrouillage R comprend, dans ce cas, une collerette plate 37 formée sur la surface externe du bout mâle 13a de l'élément de raccordement mâle, un évidement ménagé dans le bout femelle 14a de l'élément de raccordement femelle de manière à laisser entrer la collerette 37 précitée, et une plaque d'arrêt 38 disposée dans la face d'extrémité du bout femelle 14a de l'élément de raccordement femelle et pourvue d'un passage (non représenté) taillé de manière à permettre sélectivement l'entrée de la collerette 37 dans le bout femelle 14a et sa sortie de celui-ci selon la position relative dans le sens circonférentiel de la saillie de la collerette 37.
L'anneau torique précité est maintenu suffisamment en contact étroit sur toute sa circonférence avec la surface interne du bout femelle 14a par un anneau de retenue 39 maintenu en place et plus particulièrement monté à coulissement dans le sens de l'introduction et rappelé par un ressort hélicoïdal 40 en contact avec la surface interne de la plaque d'arrêt 38 précitée. Grâce à l'agencement décrit plus haut, la face d'extrémité du bout mâle 13a vient en contact étanche à l'eau avec le bourrage 17 et la surface périphérique de la collerette
37 vient en contact ferme avec la surface interne du creux du bout femelle 14a lorsque le bout mâle 13a de l'élément de raccordement mâle est enfoncé dans le bout femelle 14a de l'élément de raccordement femelle et est ensuite légèrement tordu.
Dans la construction de la Fig. 13, la jonction étanche à l'eau est établie au moyen d'un anneau torique 17. Le mécanisme de verrouillage R comprend, dans ce cas, une gorge annulaire 41 ménagée dans le sens circonférentiel dans la surface externe du bout mâle 13a de l'élément de raccordement mâle, un trou conique 42 percé dans la tubulure du bout femelle 14a de l'élément de raccordement femelle, une bille 43 repoussée vers l'intérieur par le fond du trou conique
42 de manière à s'engager dans la gorge 41 précitée, une virole de verrouillage 44 pourvue sur sa face <EMI ID=13.1>
ser la bille 43 en direction de l'extrémité inférieure du trou conique 42 et ajustée autour du bout femelle de manière à dissimuler la bille 43, et un ressort héli-
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verrouillage 44 et propre à solliciter la virole de verrouillage 44 en direction de la face d'extrémité à insérer et à amener la griffe 44a à repousser la bille
43 contre l'extrémité inférieure du trou conique 42. Pour effectuer simultanément la jonction étanche à l'eau des éléments de raccordement et le verrouillage de cette jonction, on fait glisser la virole 44, puis. on introduit le bout 13a dans le bout femelle 14a et enfin on laisse la virole de verrouillage 44 revenir élastiquement en place.
Dans la construction de la Fig. 14, la jonction étanche à l'eau et le verrouillage de cette jonction sont effectués en même temps. Le mécanisme de verrouillage R comprend, dans ce cas, une gorge annulaire 46 ménagée vers l'intérieur à partir de la face d'extrémité du bout femelle 14a de l'élément de raccordement femelle dans le sens axial d'un couplage interne à paroi épaisse, la gorge annulaire 46 étant définie par une face tubulaire conique femelle 46b et par une face tubulaire conique femelle 46a d'un diamètre supérieur à celui de la face tubulaire conique femelle
46b ce qui donne une forme en coin dont la section va en diminuant progressivement en épaisseur en direction de la gorge, et une paroi tubulaire conique faisant partie du bout mâle 13a de l'élément de raccordement mâle,
ces surfaces interne et externe étant adaptées aux faces tubulaires coniques 46a, 46b précitées de manière à permettre à la paroi tubulaire conique 13a de s'ajuster à demeure dans la gorge 46 précitée dans laquelle elle est introduite.
La Fig. 15 illustre une autre forme d'exécution de l'invention qui comporte un élément de raccordement Semelle 14 fait d'une matière â faible conductivité thermique telle qu'une matière céramique, du titane, un alliage de titane et du laiton nickelé,
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alésage du bout femelle 14a, et un élément de raccordement mâle 13 fait d'une matière analogue introduit dans l'alésage du bout 14a et verrouillé par un mécanisme de verrouillage R. Aux autres extrémités 13b, 14b de chaque élément de raccordement sont raccordés des tubes habituels 11, 12 tels que des tubes en résine de chlorure de vinyle qui sont, en outre, recouverts par des organes de retenue 15, par exemple des viroles en silicone thermorétrécissables.
La Fig. 16 représente un long tuyau typique pour la dialyse péritonéale ambulatoire continue dans
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Ce long tuyau 4 est pourvu, à ses extrémités opposés, d'un élément de raccordement mâle 13 et d'un élément de raccordement femelle 14. Les parties d'extrémité, chacune d'une longueur spécifiée 1, du long tuyau 4 adjacentes aux éléments de raccordement 13, 14 forment des tubes 4a, 4b faits chacune d'une résine de silicone. Le reste du tuyau 4 est un tube 4c en résine de chlorure de vinyle flexible. Pour raccorder le tube 4a ou 4b au tube 4c, on ajuste les extrémités opposées des tubes sur un court tube de raccordement rigide 47 dont la partie médiane de la surface externe est de plus grand diamètre, puis on déplace un manchon d'étan-
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l'un ou de l'autre des tubes jusqu'à ce qu'il dissimule complètement les extrémités jointes des tubes et on provoque le rétrécissement du manchon 48 par un apport de chaleur. Une pince de débit 10 est montée sur le tube 4c. Les éléments de raccordement 13, 14 peuvent comporter des organes de maintien 15, 15 qui sont ajustés de force autour des tubes 4a, 4b respectivement. Ils sont, en outre, pourvus d'écrous propres à servir de mécanisme de verrouillage R. Pour assurer un service efficace du long tuyau 4, il est naturel qu'un élément de raccordement attaché au tube du patient soit pourvu d'un bout mâle ou d'un bout femelle correspondant propre à être raccordé au long tuyau.
On décrira à présent un dispositif à poche pour solution médicale utilisant le raccord conforme à l' invention. Comme le montre la Fig. 17, le dispositif à poche pour solution médicale comprend une poche proprement dite 6. Cette poche proprement dite est faite d'une matière qui est souple et qui est à même de résister aux conditions de stérilisation dans un autoclave. Parmi les matières respectant cette exigence, il convient de noter les polymères de chlorure de vinyle flexible, les copolymères réticulés de l'éthylène et de l'acétate de vinyle, le polypropylène, les polycarbonates, les polyamides, le poly(téréphtalate d'éthylène) et le poly(téréphtalate de butylène).
Cette poche proprement dite 6 comporte une lumière d'injection de solution 7a faite d'une courte tubulure et éventuellement une lumière de mélange de solution 7b faite également d'une courte tubulure.
La lumière d'injection de solution 7a comporte un tube de débit 7 propre à guider la solution qui s'écoule vers l'extérieur de la poche proprement dite 6
(par exemple une solution médicale ou du sang), fait d'une matière souple et à même de résister aux conditions de stérilisation dans un autoclave (semblable à la matière utilisée dans la poche proprement dite). Le tube de débit 7 peut éventuellemet être pourvu d'un mécanisme de passage qui bloque le passage s'ouvrant dans la poche proprement dite 6 et empêche la solution de sortir de la poche proprement dite 6 avant la mise en service du dispositif à poche et qui ouvre le passage et aide la solution à sortir de la poche proprement dite 6 lorsque le dispositif à poche est mis en service.
Ce mécanisme de passage peut être de n'importe quelle construction souhaitée à condition que la construction permette au mécanisme de remplir sa fonction de manière avantageuse. Par exemple, on peut,
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7a ou le tube de débit 7 d'une cloison pouvant être percée (non représentée), à maintenir un organe de perçage creux dans la lumière d'injection de solution 7a. Dans cette réalisation, on établit le passage souhaité en forçant l'organe de perçage creux à percer la cloison et à établir une communication entre la poche proprement dite 6 et le tube de débit 7.
Un mécanisme de passage illustré sur la Fig. 18 comprend un tube creux 51 fait d'une matière plastique rigide comme, par exemple, une résine de chlorure de vinyle rigide dans une construction présentant un diamètre extérieur en substance égal au diamètre intérieur de la lumière d'injection de solution 7a et une extrémité antérieure convergeant vers l'avant ainsi qu'un cylindre massif 52 prolongeant l'extrémité antérieure du tube creux 51 en un diamètre inférieur au diamètre intérieur du tube d'injection de solution et supérieur au diamètre intérieur du tube de débit 7. Ce mécanisme de passage est attaché à demeure à la paroi interne du tube d'injection de solution 7a. Le tube de débit 7 est fixé en place dans la lumière d'injection 7a.
Une encoche annulaire 53 est prévue dans le tube creux 51 et près de la limite entre le tube creux 51 et le cylindre massif 52. Avant que le dispositif à poche soit mis en service, le cylindre massif 52 obstrue le passage entre la poche proprement dite 6 et le tube de débit 7. Au moment de la mise en service du dispositif
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l'encoche annulaire 53 par une pression exercée extérieurement du bout du doigt, par exemple, de manière à établir une communication entre la poche proprement dite 6 et le tube de débit 7 par l'intermédiaire de l'intérieur du tube creux 51, avec pour résultat que la solution provenant de la poche proprement dite 6 peut
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protubérance 54 ayant la forme d'une plaquette plane est prévue sur la face d'extrémité du cylindre massif et présente une largeur égale au diamètre du cylindre
52. La protubérance 54 sert à empêcher le cylindre massif sectionné 52 d'obstruer le tube de débit 7.
Comme le montre la Fig. 17, le tube de débit 7 est pourvu à son extrémité antérieure des éléments de raccordement 13a, 14a précités et du mécanisme de verrouillage R qui est raccordé à un cathéter (non représenté) s'ouvrant dans la cavité abdominale du patient. Le mécanisme de passage précité peut être disposé soit â la moitié de la longueur du tube de débit 7 soit à l'extrémité d'une lumière d'injection de solution 7a s'ouvrant à l'intérieur de la poche proprement dite 6.
La Fig. 19 représente une autre forme d'exécution de l'invention. Un mécanisme de passage 55 propre à obstruer l'écoulement vers l'extérieur de la solution en provenance de la poche proprement dite 6 pendant que le dispositif à poche n'est pas en service et à guider l'écoulement de la solution pendant que le dispositif à poche est mis en service, est prévu à l'extrémité de la lumière d'injection de solution 7a qui s'ouvre à l'intérieur de la poche proprement dite. De plus, une lumière de mélange de solution 7b est disposée comme le montre le dessin.
Le mécanisme de passage 55 comprend un élément cylindrique massif 56 et un élément tubulaire 57 qui se prolongent l'un dans l'autre à une extrémité commune et qui sont faits d'une matière plastique rigide comme, par exemple, un polymère de chlorure de vinyle rigide en un diamètre extérieur en substance égal au diamètre intérieur de la lumière d'injection de solution 7a, une encoche annulaire 58 étant formée près de la limite entre l'élément cylindrique massif 56 et l'élément tubulaire 57. Avant que le dispositif à poche soit mis en service, l'écoulement de la solution de la poche proprement dite est empêché par cet élément cylindrique massif 56.
Au moment où le dispositif à poche est mis en service, l'élément cylindrique massif 56 est sectionné au niveau de l'encoche annulaire 58 par une pression exercée du bout du doigt, par exemple, de telle sorte qu'une communication puisse être établie entre l'intérieur de la poche proprement dite 6 et le tube de débit 7.
La cavité interne de la lumière de mélange de solution 7b est divisée par une cloison 59 à la moitié de sa longueur. Elle est, en outre, pourvue à son extrémité antérieure, d'un élément en caoutchouc enfermé par un capuchon 61. L'injection souhaitée d'un médicament nécessaire dans la poche proprement dite s'effectue par l'enfoncement d'une aiguille de seringue à travers la capuchon 61 et la cloison 59 précitée. Lorsque l'aiguille a été retirée de la cloison, un reflux éventuel de la solution à partir de la poche proprement dite est empêché par l'élément en caoutchouc 60.
On décrira à présent des formes d'exécution du raccord et du dispositif à poche pour solution médicale conforme à l'invention dans un système de dialyse péritonéale ambulatoire continue. Comme le montre la Fig. 20, un cathéter 2 est introduit par voie ch irurgicale dans la cavité abdominale 1 d'un patient et l'élément, de raccordement 13 est attaché à l'extrémité du cathéter 2. Le tuyau 4 qui comporte des éléments de raccordement 14, 13 préalablement stérilisés et recouverts d'une coiffe protectrice, fixés respectivement à ses extrémités opposées est raccordé au cathéter 2, après enlèvement de la coiffe protectrice, par couplage de l'élément de raccordement 14 du tuyau 4 à l'élément de raccordement 13 du cathéter 2 après stérilisation par exemple au moyen de la flamme d'une lampe à alcool.
De même, l'élément de raccordement 14 préalablement stérilisé et recouvert d'une coiffe protectrice, attaché à une extrémité du tube de débit 7 s'ouvrant dans la lumière d'injection de solution 7a de la poche proprement dite et l'élément de raccordement 13 du tuyau 4 sont couplés l'un à l'autre après enlèvement de la coiffe protectrice et après stérilisation au moyen de la même flamme. La poche proprement dite 6 est ensuite suspendue à un niveau situé au-dessus de la cavité abdominale et l'élément cylindrique 52 ou 56 du mécanisme de passage est plié et brisé le long de l'encoche annulaire 53 ou 58 pour établir une communication entre l'intérieur de la poche proprement dite et le tube de débit 7. L' injection de la solution dialytique dans la cavité abdominale débute par le desserrage de la pince 10.
Au terme de l'injection, la pince est resserrée, le tuyau est convenablement roulé sur lui-même et la poche proprement dite 6 est fixée à la <EMI ID=21.1>
présent, se déplacer et vaquer à ses occupations normales. Pour l'extraction de la solution dialytique épuisée de la cavité abdominale 1 au terme d'un laps de temps déterminé, le tube 7 est déroulé, la poche proprement dite 6 est posée sur le sol, par exemple, et la pince 10 est desserrée. Les éléments de raccordement
13, 14 jusqu'à présent raccordés sont alors séparés l'un de l'autre tout en étant stérilisés à la flamme. La poche proprement dite contenant à présent la solution dialytique épuisée est remplacée par une nouvelle poche 6 contenant une réserve fraîche de solution dialytique. Cette forme d'exécution représente un cas dans lequel des raccords pour tuyaux conformes à l'invention sont prévus en deux endroits.
Cette forme d'exécution offre l'avantage manifeste que le tuyau 4 intercalé entre les deux raccords peut être jetable c'est-à-dire qu'on peut s'en débarrasser lors d'un ennui se produisant pendant une insertion prolongée. Le raccord pour tuyaux conforme à l'invention peut être utilisé en trois ou plus de trois endroits, par exemple dans le système de dialyse péritonéale ambulatoire continue. Le tube 4 est parfois inséré pendant une longue période de sorte qu'il est souhaitable d'adopter un tube en silicone pour éviter qu'une substance étrangère s'attache à une paroi interne du tube.
On décrira à présent avec référence à la Fig. 20, l'opération destinée à effectuer la jonction au moyen du raccord conforme à l'invention. On suppose que le tube 11 correspond au long tube 4 raccordé au cathéter implanté dans la cavité abdominale du patient et le tube 12 au tube de débit 7 raccordé à la poche. Pour renouveler la dialyse, comme la poche et le tube de débit 12 sont jetables, le mécanisme de verrouillage R est libéré et l'engagement entre le bout mâle 13a et le bout femelle 14a est rompu.
En préparation à la séparation ou à la rupture de cet engagement, le patient doit suspendre une nouvelle poche à un niveau élevé, stériliser un nouveau tube de débit 12 et le raccorder à la poche, tenir l'organe de retenue 15 sur l'élément de raccordement femelle 14 précédemment stérilisé à l'extrémité antérieure du tube de débit 12 dans une de ses mains, enlever un capuchon pour maintenir la stérilisation (non représenté) et chauffer le bout femelle 14a convenablement à l'aide de la flamme d'une lampe à alcool, saisir l'organe de retenue 15 du tube 11 encore raccordé comme décrit plus haut, soit dans son autre main libre, soit dans ses deux mains qui tiennent le nouveau tube 12 et dégager le bout mâle de raccordement 13a du tube de débit 12 du bout femelle de raccordement 14a directement au-dessus de la flamme de la lampe à alcool,
chauffer immédiatement le bout mâle
13a de l'élément de raccordement mâle 13 raccordé au tube 11 convenablement au moyen de la flamme de la lampe à alcool puis insérer le bout mâle stérilisé 13a dans le bout femelle 14a de l'élément de raccordement femelle 14 raccordé au tube de débit 12 et ensuite verrouiller la jonction des éléments de raccordement
13, 14 à nouveau au moyen du mécanisme de verrouillage R. De cette façon, une entrée des micro-organismes dans le tube qui sinon serait possible peut être parfaitement évitée et, par conséquent, une complication éventuelle de péritonite due à une invasion de microorganismes à travers la jonction des éléments de raccordement peut être complètement éliminée.
Comme les éléments de raccordement 13, 14 résistent à la chaleur et sont à l'épreuve de la corrosion, ils ne rouillent pas et ne subissent pas de modifications superficielles indésirables lorsqu'ils sont chauffés. Lorsque les bouts de raccordement 13a, 14a des éléments de raccordement 13, 14 sont chauffés au moyen de la flamme de la lampe à alcool, les extrémités des éléments de raccordement 13, 14 situées du côté des tubes s'échauffent si les éléments de raccordement ont une conductibilité thermique élevée. Comme ces parties sont couvertes par les organes de retenue 15, le patient peut tenir en toute sécurité les éléments de raccordement 13, 14.
De plus, comme les organes de retenue 15 ont un grand diamètre et qu'ils favorisent l'engagement du tube avec le raccord, le patient peut les tenir sans difficulté et fermement pour effectuer le chauffage d'une manière avantageuse. Lorsque les parties correspondantes des tubes 11, 12 sont faites de résine de silicone, les tubes ne risquent pas de se contracter, de se dilater, de se fragiliser ou de fondre sous l'effet de la chaleur transmise par les éléments de raccordement 13,
14. La solution dialytique ne fuit donc pas par les jonctions entre les tubes et les éléments de raccordement. Le raccordement du tuyau impliquant la stérilisation au moyen de la chaleur de la flamme peut, par conséquent, être effectué avantageusement sans effet contraire sur le tuyau. Il est souhaitable que l'élément de raccordement femelle reçoive une extrémité du tube flexible raccordé à la poche et que l'élément de raccordement mâle reçoive le tube à raccorder. C'est-à-dire que l'élément de raccordement de l'extrémité du tube située du côté du patient est utilisé plusieurs fois de sorte qu'il est souhaitable qu'il s'agisse de l'élément de raccordement mâle qui peut être facilement stérilisé à la flamme.
L'invention est réalisée comme décrit plus haut. Un traitement médical à l'aide de l'équipement comprenant les raccords conformes à l'invention peut, par conséquent, être effectué sans crainte d'infection bactérienne.
Au cours de ce traitement médical, une stérilisation parfaite peut être maintenue par chauffage des parties d'emboîtement correspondantes des éléments de raccordement au moyen de la flamme d'une lampe à alcool lorsque la jonction existante des deux éléments de raccordement est rompue et que l'élément de raccordement d'un nouveau tube ainsi que l'élément de raccordement du tube utilisé en continu sont raccordés pour renouveler le traitement ou lorsque la coiffe prévue pour obturer l'élément de raccordement du long tube en cours d'utilisation est enlevée et que l'élément de raccordement fraîchement ouvert est raccordé à l'élément de raccordement du tube de débit et, par la suite, cette jonction est brisée et la coiffe est remise en place sur l'élément de raccordement pour permettre un cycle de traitement.
C'est en particulier lorsque le traitement médical implique des organes du corps qui sont absolument sans défense contre des attaques bactériennes, par exemple en dialyse péritonéale, que l'équipement mentionné plus haut évite entièrement tout risque de complication de péritonite dû à la fuite de micro-organismes à travers la jonction des éléments de raccordement. Cela étant, dans une large gamme de traitements médicaux, l'adoption du raccord pour tuyau conforme à l'invention augmente notablement la fiabilité de l'équipement en ce qui concerne la sécurité de la vie.
Divers traitements médicaux classiques impliquant l'utilisation de cathéters et nécessitant, par conséquent, l'utilisation de tuyaux et d'éléments de raccordement associés, par exemple la dialyse péritonéale, avaient comme inconvénient grave, le fait qu'ils ne pouvaient pas être mis en oeuvre d'une manière sûre pendant une longue période parce qu'ils n'étaient pas à
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la jonction des éléments de raccordement. L'équipement utilisant les raccords conformes à l'invention permet d'éviter complètement cet inconvénient. De plus, suivant l'invention, la jonction des éléments de raccordement et la rupture de cette jonction peuvent être effectuées d'une main par le patient sans l'aide d'un médecin et sans mettre en danger la perfection de l'état de stérilisation. Le raccord pour tuyau conforme à l'invention s'avère, par conséquent, idéal dans l'équipement de dialyse péritonéale ambulatoire continue.
De plus, étant donné que les éléments de raccordement du raccord conforme à l'invention sont faits exclusivement d'une matière résistant à la chaleur et à l'épreuve de la corrosion telle qu'une matière céramique, de l'acier inoxydable, du titane, un alliage de titane ou du laiton nickelé, ils résistent à un usage prolongé parce qu'ils ne subissent pas de modification chimique ni de déformation lorsqu'ils sont directement exposés à la flamme nue d'une lampe à alcool. La fiabilité de leur comportement mécanique est donc élevée. Les parties du tuyau qui sont adjacentes aux éléments de raccordement sont faites d'une matière résistant à la chaleur telle qu'une résine de silicone, etc., et peuvent être, par conséquent, raccordées de force aux éléments de raccordement avec une ample résistance.
Elles ne subissent pas de contraction, de dilatation, de fusion ou de ramollissement sous l'effet de la chaleur traversant les éléments de raccordement pendant la stérilisation. Le raccord conforme à l'invention a, par conséquent, l'avantage que les joints étanches aux liquides entre les éléments de raccordement et les tubes sont conservés de manière sûre.
De plus, suivant l'invention, lorsque les éléments de raccordement sont pourvus chacun d'organes de retenue faits d'une matière résistant à la chaleur, il est possible de les employer si on utilise la matière ayant une conductibilité thermique élevée. Les éléments de raccordement du raccord conforme à l'invention sont destinés à être raccordés par insertion l'un dans l'autre. La jonction de ces éléments de raccordement et le verrouillage ultérieur de cette jonction peuvent, par conséquent, être effectués sans difficulté d'une main par le patient lui-même. Suivant l'invention, les éléments de raccordement sont destinés à être assemblés par insertion et la jonction au moyen de pas de vis est adoptée éventuellement dans le mécanisme de verrouillage.
La jonction des éléments de raccordement peut, par conséquent, être effectuée sans effort et sans tordre les tubes. Une torsion des tubes produirait un moment tendant à faire tourner les tubes dans le sens de la détorsion et le mécanisme de verrouillage aurait, par conséquent, spontanément tendance à se desserrer ce qui serait entièrement inconcevable dans le cas de l'invention. Sous ce rapport également, le raccord conforme à l'invention doit s'avérer idéal pour l'équipement de dialyse péritonéale ambulatoire continue. Dans l'équipement pour la dialyse ambulatoire continue, il faut naturellement concéder que tous les tubes utilisés sont toujours soumis à des forces extérieures telles que la traction, la compression et le moment.
Suivant l'invention, comme la jonction des deux éléments de raccordement est verrouillée sans tordre les tubes, il est impensable que la jonction des éléments de raccordement se brise spontanément sans que le patient le perçoive. Dans le cas d'un raccord qui raccorde deux tubes par une simple insertion réciproque des éléments de raccordement l'un dans l'autre, en raison de l'absence d'un mécanisme de verrouillage ou dans le cas d'un raccord qui, bien qu'étant pourvu d'un mécanisme de verrouillage, tord inévitablement les tubes au moment où la jonction des tubes est verrouillée, le risque de rupture spontanée de la jonction des tubes est très important. Pour la sécurité du patient, ce risque doit être évité à tout prix. Dans ce dernier cas, la jonction des tubes doit être très solide pour assurer la sécurité mentionnée plus haut.
Pour le patient, il peut cependant être difficile de défaire cette jonction solide. Suivant l'invention, le traitement médical à administrer et l'équipement à utiliser à cet effet gagnent tous deux fortement en fiabilité.
Dans une autre forme d'exécution de l'invention, les organes de retenue peuvent être faits d'un tube thermorétrêcissable tel qu'un tube en silicone thermorétrécissable et ces organes peuvent être enroulés de force autour de la surface externe de la jonction des tubes attachés par insertion aux raccords. En même temps, les tubes en résine de silicone peuvent être attachés très solidement aux organes de raccordement par suite de l'effet de serrage des éléments de retenue, par chauffage, par exemple par stérilisation dans de la vapeur d'eau dans un autoclave, etc. En variante, les organes de retenue peuvent être faits d'une résine fluorée ou de liège et peuvent être appliqués directement autour des éléments de raccordement ou indirectement autour des extrémités fixées des tubes qui sont à leur tour disposés autour des éléments de raccordement.
Comme la résine fluorée n'a virtuellement aucune élasticité et que le liège n'a qu'une faible résistance à la traction en dépit de sa forte élasticité, ces organes de retenue peuvent être attachés dans un état très souhaitable.
Dans une autre forme d'exécution de l'invention, les éléments de raccordement peuvent être conçus de manière à être raccordés l'un à l'autre au moyen de surfaces tubulaires convergente et divergente appariées ou d'éléments d'étanchéité annulaires comme un joint torique et un bourrage encastré en remplacement d'une introduction réciproque ou d'un contact par les faces d'extrémité. Ces éléments de raccordement assurent une jonction présentant une étanchéité à l'eau plus sûre. Dans d'autres formes d'exécution de l'invention, la jonction d'un élément de raccordement mâle et d'un élément de raccordement femelle peut être réalisée dans une large variété de constructions qui garantissent une jonction parfaite par introduction réciproque directe.
REVENDICATIONS
1.- Raccord pour tuyau thérapeutique, caractérisé en ce qu'il comprend :
un élément de raccordement tubulaire mâle fait
d'une matière résistant à la chaleur et à l'épreuve de
la corrosion, raccordé par introduction dans l'extrémité de raccordement d'un des deux tubes à raccorder
l'un à l'autre et fait d'un bout mâle comportant un
bord d'introduction de forme mâle,
un élément de raccordement tubulaire femelle
fait d'une matière résistant à la chaleur et à l'épreuve de la corrosion, raccordé par introduction
dans l'extrémité de raccordement de l'autre des deux
tubes à raccorder l'un à l'autre, et comportant un bout
femelle comportant une extrémité d'introduction de
forme femelle propre à être introduit solidement dans
le bout mâle, et
un mécanisme de verrouillage disposé par
rapport aux deux éléments de raccordement et utilisé
pour verrouiller la jonction entre les deux éléments de raccordement.