Perfectionnements aux brosses à dents
Perfectionnements aux brosses à dents
La présente invention est relative à des perfectionnements aux brosses à dents.
En général, les brosses à dents connues présentent une tête montée à l'extrémité d'un manche, cette tête présentant un profil plat ou bombé comportant, sur une de ses faces, une série de touffes de poils. La tête des brosses connues a généralement une longueur de 20 à 30 millimètres, une largeur de 10 à 12 millimètres et une épaisseur de 4 à
5 millimètres. L'extrémité de la tête est souvent arrondie,
de façon à empêcher l'irritation des tissus mous de la
cavité buccale.
Dans la plupart des brosses à dents connues, les poils sont regroupés en touffes insérées dans des cavités ménagées dans la tête. Les poils sont souvent en nylon et
ont un diamètre variable pouvant atteindre 0,28 millimètre.
La présente invention a pour objet une brosse à dents agencée de manière à permettre son utilisation dans
des conditions telles qu'elle permet non seulement l'enlèvement de la plaque bactérienne qui recouvre la surface
des dents, mais également un massage au niveau de la gencive sulculaire non kératinisée et de l'épithélium de jonction.
Les études cliniques et histologiques ont montré que les parodontopathies, telles que la gingivite, apparaissent non pas au niveau de la partie de la gencive qui est kératinisée, mais bien au niveau du sulcus gingival non kératinisé.
La présente invention a pour objet une brosse à dents permettant l'élimination de la plaque bactérienne de toute la surface (non mastiquante et mastiquante) des dents, y compris la surface au niveau de la gencive sulculaire et la surface interdentaire, ainsi qu'un brossage et un massage de la gencive sulculaire assurant une kératinisation de celle-ci.
La brosse à dents suivant l'invention qui présente une tête garnie d'au moins une touffe de poids individuels tangents l'un à l'autre est essentiellement caractérisée
en ce que la ou les touffes ont une largeur correspondant sensiblement à la profondeur du sillon sulculaire. En pratique, cette largeur est d'environ 0,5 à 1,5 millimètre.
Suivant une autre particularité de l'invention, la longueur des poils tangents de la ou des touffes de poils est au moins égale à la hauteur maximale moyenne des dents, soit environ 10 à 15 millimètres.
Suivant encore une autre particularité de l'invention, la tête de la brosse a une largeur d'environ 3 millimètres.
Grâce aux caractéristiques dimensionnelles de la brosse à dents suivant l'invention, cette brosse peut être <EMI ID=1.1>
utilisée d'une manière totalement différente de celle des brosses classiques. Lors de l'utilisation des brosses classiques, on brosse les dents à l'aide des extrémités libres des poils suivant un mouvement alternatif dont la direction est sensiblement perpendiculaire ou parallèle
à la surface latérale des dents. Ce mode d'utilisation
des brosses à dents classiques empêche d'atteindre certaines surfaces difficilement accessibles, en sorte que l'élimination de la plaque bactérienne y est mal assurée et que l'apparition de parodontopathies récidivantes n'y est pas convenablement empêchée. La conformation et le mode d'utilisation des brosses à dents classiques ne permettent,
par ailleurs, qu'une pénétration médiocre et irrégulière des poils dans le sulcus gingival, en sorte que l'élimination de la plaque bactérienne et que l'apparition de paro-dontopathies dans ce sulcus ne sont pas assurées.
La brosse suivant la présente invention convient éminemment pour être utilisée suivant une technique originale permettant aux extrémités des poils de pénétrer jusqu'au fond du sillon sulculaire, entre la crête gingivale et les dents, de manière à assurer un massage doux de la surface interne de la gencive gingivale et à favoriser l'apparition homogène d'une kératinisation protectrice de cette surface. Par ailleurs, les poils tangents de la brosse suivant l'invention sont utilisés pour racler par leur surface latérale, plutôt que de brosser par leurs extrémités, la surface latérale des dents.
D'autres particularités et détails de l'invention ressortiront de la description suivante des dessins ci-annexés qui montrent schématiquement une forme de réalisation d'une brosse à dents suivant l'invention, ainsi que la technique d'utilisation de celle-ci.
Dans ces dessins :
- la figure 1 est une vue en perspective d'une brosse à dents suivant l'invention ;
- la figure 2 est une vue en élévation montrant la brosse à dents suivant l'invention vue de dos ;
- la figure 3 est une vue en élévation latérale de la brosse montrée à la figure 1 ;
- la figure 4 est une vue en élévation montrant la brosse suivant l'invention en position de service contre une dent ;
- la figure 5 est une vue en plan dans le sens de la flèche Z de la figure 4, et
- la figure 6 est une vue en élévation dans le sens de la flèche W à la figure 4.
Dans ces différentes figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments identiques.
La brosse suivant l'invention, représentée sur les dessins, comprend un manche 1 se terminant par une tête 2 portant une multitude de poils 3 perpendiculaires
à une face 4 de la tête 2 et tangents l'un à l'autre.
Au lieu de s'étendre dans le prolongement de la tête 2, comme montré aux figures 2 et 3, le manche 1 de la brosse peut être incliné ou courbé de telle sorte que la tête 2 portant les poils 3 soit à un niveau inférieur
à celui du manche ou d'une partie de celui-ci, lorsque
la brosse est posée sur une surface en ayant ses poils dirigés vers le haut. Cette disposition favorise l'accès des poils aux dents, en particulier du côté lingual de
la couronne dentaire.
La touffe de poils 3 peut comporter, par exemple, mille deux cents poils ou brins monofilamentaires rigides, par exemple en nylon, d'un diamètre de 0,22 millimètre, formant une touffe dense, dont la largeur La correspond sensiblement à la profondeur du sillon sulculaire, cette profondeur étant d'environ 0,5 à 1,5 millimètre.
Les poils ont, de préférence, une longueur identique et font saillie par rapport à la face 4 de la tête 2 sur une distance au moins égale à la hauteur maximale
<EMI ID=2.1>
10 à 15 millimètres. Les extrémités libres des poils forment une surface plane, cette surface pouvant cependant être légèrement convexe ou concave. La surface formée par les extrémités libres des poils est dense et exempte de
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touffe de poils 3 n'est pas critique. Elle peut varier, par exemple, entre 15 et 25 millimètres.
La touffe de poils 3 est insérée dans une fenêtre 5 percée dans la tête 2 de la face 4 de celle-ci à sa face opposée 6. Cette face 6 laisse apparaître 1' extrémité des poils soudés entre eux et présentant des centaines de conduits capillaires entre eux.
La tête 2 de la brosse a avantageusement une
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tête pouvant être de 20 à 30 millimètres.
La tête 2 et la touffe de poils 3 de la brosse sulculaire compacte suivant l'invention ont des dimen-
<EMI ID=5.1>
ques.
Grâce à la conformation et aux dimensions de sa tête 2 et de sa touffe de poils 3, la brosse suivant l'invention peut être utilisée selon une technique permettant de déloger la plaque bactérienne ainsi que les cellules desquamées de la gencive jonctionnelle et sulculaire, tout en permettant un raclage des surfaces vestibulaire et linguale des dents.
La technique d'utilisation de la brosse suivant l'invention est illustrée aux figures 4 à 6.
Comme on le voit à la figure 4, la brosse est disposée de façon que ses poils 3 s'étendent parallèlement à la surface vestibulaire ou linguale de la couronne dentaire, c'est-à-dire de façon que les poils, au niveau de leur extrémité libre, soient tangents à la surface latérale des dents 7 au niveau de leur collet 8. Grâce à la largeur réduite (0,5 à 1,5 millimètre) de la touffe de poils 2, les extrémités libres 9 des poils pénètrent dans le sillon sulculaire 10 entre la crête gingivale 11 et
les dents 7. Tandis que les extrémités libres 9 des poils sont en contact avec le fond du sillon sulculaire, la surface latérale des poils est appliquée sur la surface latérale vestibulaire ou linguale de la couronne dentaire, en épousant, comme le montre la figure 4, la forme sinueuse de cette couronne. Lorsque la tête 2 et la touffe de poils 3 sont dans la position montrée aux figures 4 et 5, dans laquelle la tête 2 est parallèle au plan occlusal X, on exerce une pression sur la tête 2 vers le centre des dents. De cette façon, les poils 3 se disposent régulièrement tout le long du sillon gingival 10, en suivant le pourtour du collet 8 des dents 7 jusqu'à l'espace interdentaire.
On soumet ensuite la tête 2 de la brosse à un mouvement
de va-et-vient vibratoire de faible amplitude dans le
sens des flèches Y, de façon que les extrémités libres 9 des poils 3 enfoncés dans le sillon gingival 10 assurent un massage et un raclage de l'intérieur du sillon gingival
10, tandis que les poils 3 balayent par leur surface latérale la surface latérale vestibulaire ou linguale de la couronne dentaire.
La figure 6 montre le mouvement sinueux que les poils 3 prennent en raclant par leur surface latérale la surface coronnaire des dents, tandis que les extrémités des poils massent le sillon gingival. On voit ainsi qu'au lieu d'être dirigés vers la surface latérale des dents, les poils 3 de la brosse suivant l'invention s'étendent parallèlement à cette surface latérale. En fait, les extrémités libres 9 des poils 3 enfoncées dans le sillon gingival 10 ne subissent quasiment pas de déplacement dans ce sillon et massent simplement le sulcus gingival et papillaire.
Grâce à ce massage et à l'effet de capillarité créé par les poils tangents l'un à l'autre, il se produit une aspiration de la plaque bactérienne depuis l'intérieur du sillon gingival
10 vers la face dorsale 6 de la tête 2 de la brosse, tandis que la surface de la couronne et du collet des dents 7 est nettoyée par la face latérale des poils qui balaye cette surface .
La technique d'utilisation susdécrite de la brosse suivant l'invention permet une élimination parfaite de la plaque bactérienne contenue dans le sillon gingival et un nettoyage de la surface coronnaire et du collet des dents, sans irritation gingivale, sans risque de griffage ou d' abrasion de la surface coronnaire et du collet des dents et sans qu'une pression soit exercée par la partie kérati-
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risque de récession gingivale). Le massage de la surface interne du sillon gingival par les extrémités libres 9
des poils 3 favorise une kératinisation homogène assurant une protection de la couche cellulaire de cette surface interne.
La forme et les dimensions de la brosse sulculaire compacte suivant l'invention rendent pratiquement impossible tout excès de brossage susceptible de causer des lésions gingivales et des lésions cunciformes des dents.
Il est évident que l'invention n'est pas limitée aux détails décrits plus haut et que des modifications peuvent être apportées à ces détails sans sortir du cadre de l'invention.
Ainsi, au lieu de comporter une seule touffe de poils de forme sensiblement parallélépipédique, la brosse à dents peut comporter deux touffes espacées l'une de l'autre ou plus.
Comparée aux brosses classiques, la brosse suivant l'invention se caractérise par une largeur sensiblement moindre de la touffe de poils et par une longueur plus grande de ces poils, ceux-ci s'étendant perpendiculairement aux faces 4 et 6 de la tête 2 et étant tangents l'un à l'autre, alors que dans les brosses classiques les poils forment des touffes évasées de brins écartés l'un de l'autre.
REVENDICATIONS
1. Brosse à dents comportant une tête garnie d'au moins une touffe de poils individuels, caractérisée en ce que la touffe ou les touffes ont une largeur correspondant sensiblement à la profondeur du sillon sulculaire.