"Procédé et dispositif pour la fabrication d'un mélange fourrager"
comme
BREVET D'INVENTION.
Priorité des deux demandes de brevet déposées en Allemagne
(Rép. Féd.), respectivement, le 17 mars 1982 sous le
n[deg.] P 32 09 774.3-41, et le 15 janvier 1983 sous le
n[deg.] P 33 01 215.6, toutes deux au nom de la société susdite.
L'invention concerne un procédé pour la fabrication d'un mélange fourrager à partir d'aliments solides digestibles pour animaux, d'au moins une composante liquide digestible et de matières inertes granuleuses non digestibles sous forme de perlite et/ou de vermiculite gonflée, les aliments pour animaux et les matières inertes étant introduits dans un mélangeur de fourrage à rotation lente du genre mélangeur de grains concassés, la composante liquide étant ajoutée, en plus, au mélange. L'invention concerne en particulier la fabrication d'un mélange fourrager pour porcs,
d'un mélange fourrager pour volailles ou d'un mélange fourrager pour bovins. Dans le cadre de la présente invention une distinction est faite entre les aliments solides digestibles, les matières inertes granuleuses non digestibles et
une composante liquide. La notion de composante liquide comprend tout d'abord les graisses solides, pâteuses et liquides et donc notamment aussi les huiles. Mais la notion
de composante liquide couvre également la mélasse, à savoir la mélasse de betterave ou la mélasse de canne sous une forme liquide. En ce sens, le mélange fourrager comprend trois composantes. L'invention concerne, en outre, un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé avec un mélangeur de fourrage à rotation lente et un réservoir de matières inertes.
On entend ici par mélangeur de fourrage à rotation lente des mélangeurs à ailettes (cf. Lueger "Lexikon der Verfahrenstechnik", 1970, page 328) et des mélangeurs à vis
(cf. DGL-Prübericht No. 2294). En revanche, un mélangeur à grande vitesse est un dispositif qui présente des tiges,
des battoirs ou des palettes (cf. Lueger, l.c., page 364).
Les mesures de ce genre, bien connues dans la pratique ,reposent sur un procédé qui consiste à mélanger
des aliments solides digestibles et la composante liquide mais sans ajouter des matières inertes. Dans le cadre des mesures connues, on mélange tout d'abord les aliments pour animaux. Selon sa consistance ou sa viscosité, la composante liquide est injectée dans les aliments mélangés ou bien elle
y est introduite sous forme de poudre, par exemple s'il s'agit d'une graisse adoucie, à savoir à l'aide d'un mélangeur tournant à grande vitesse et présentant une multitude de battoirs et de surfaces de rebondissement. Cela est nécessaire pour assurer une répartition uniforme de la composante liquide finement divisée sur les différents "grains" des aliments solides. Il en est ainsi pour le procédé du genre précité qui n'a cependant pas dépassé le stade des essais.
Au cours de ces essais, on a tout d'abord réalisé le mélange des aliments solides digestibles et des matières inertes, puis, on a incorporé la composante liquide audit mélange,
à savoir à nouveau au moyen d'un mélangeur tournant à
grande vitesse. Toutefois, il s'est alors avéré que le mélange intime n'est pas satisfaisant et que les matières inertes, c'est-à-dire la perlite au la vermiculite, sont en quelque sorte réduites en poudre fine, ce qui n'est pas souhaitable et compromet l'effet bien connu recherché par l'addition des matières inertes (amélioration de la digestion et de l'absorption des aliments, en particulier dans le cas de l'affouragement ad libitum).
Au contraire, la présente invention a pour objet
de créer un procédé pour la fabrication d'un mélange fourragé de la constitution précitée qui, tout en améliorant le mélange intime des matières inertes granuleuses, c'est-à-dire de la perlite et/ou de la vermiculite, évite leur concassage gênant.
Selon l'invention ce but est atteint par le fait que les matières inertes sont tout d'abord chargées de la composante liquide et qu'ensuite les matières inertes chargées ainsi que les aliments pour animaux sont introduits dans le mélangeur de fourrage à rotation lente. Il existe différentes possibilités pour charger les matières inertes
de la composante liquide. Il est notamment possible de travailler avec un dispositif mélangeur dans lequel on introduit d'une part les matières inertes et dans lequel on injecte d'autre part la composante liquide. Mais ce dispositif mélangeur doit tourner très lentement de façon à éviter un concassage des matières inertes. Un autre mode
de réalisation de l'invention est caractérisé par le fait que les matières inertes qui s'écoulent du réservoir, par exemple en chute libre, sont aspergées avec la composante liquide. Les matières inertes peuvent être chauffées et chargées de la composante liquide à l'état chaud. Il va de
soi que des graisses solides ou pâteuses doivent être liquéfiées par échauffement pour pouvoir être injectées. C'est
la raison pour laquelle de telles graisses sont qualifiées
de composante liquide dans le cadre de la présente invention. D'une manière générale, les matières inertes chargées de la composante liquide seront introduites à la température ambiante dans le mélangeur de fourrage à rotation lente.
Toutes les opérations de mélange peuvent être effectuées en continu. Il va de soi que le mélange fourrager peut être utilisé aussi bien sous une forme "concassée" que sous la forme de pellets.
Selon l'invention on utilise des matières inertes
qui présentent la granulation habituellement rencontrée dans les mélanges fourragers. Toutefois, selon un mode de réalisation préféré, les matières inertes présentent une granu-
-lation comprise entre 0 et 6 mm et de préférence entre 0 et
3 mm et sont ajoutées dans une proportion de 10 à 40 pour
cent en volume (rapportés à la quantité d'aliments digestibles). Une granulation de 0 à 1 mm a également donné de bons résultats.
L'invention a également pour objet un dispositif permettant la mise en oeuvre du procédé décrit ci-dessus et comprenant un mélangeur de fourrage à rotation lente ainsi qu'un réservoir de matières inertes. Ce dispositif est caractérisé par le fait que le réservoir de matières inertes est monté en amont du mélangeur de fourrage et qu'un dispositif pour la pulvérisation de la composante liquide sur les grains de matière inerte est intercalé entre le réservoir de matières inertes et le mélangeur de fourrage. Un autre mode
de réalisation est caractérisé par le fait que le réservoir
de matières inertes ainsi qu'un mélangeur avec un dispositif pour l'injection de la composante liquide sont montés en
amont du mélangeur de fourrage.
Les avantages obtenus résident dans le fait que,
dans le cadre de l'invention, on aboutit à un mélange de 1
fourrage qui comprend également, en plus des aliments digestibles et d'une composante liquide, des matières inertes dans une granulation désirée, c'est-à-dire réglée par l'addition même des matières inertes. Cela est valable en particulier pour la graisse et la mélasse en tant que composante liquide. Lors de la préparation de ce mélange
de fourrage, les matières inertes ne sont plus fragmentées
de manière incontrôlée. Il est surprenant de constater que
la perlite gonflée aussi bien que la vermiculite gonflée retiennent très bien la composante liquide appliquée. Les constituants de la composante liquide qui, dans le mélangeur de fourrage à rotation lente, se dégagent des matières inertes granuleuses précédemment chargées de la composante liquide se refixent d'eux-mêmes sur les "grains" des aliments. Les matières inertes granuleuses ne subissent aucune fragmentation par frottement, etc... Par ailleurs, il s'est
avéré que le tube digestif des animaux nourris avec le mélange de fourrage absorbe avidement en particulier la composante liquide dont ont été chargées les matières
inertes granuleuses. Cela est notamment valable pour la graisse, mais aussi pour la mélasse. Le procédé selon l'invention offre la possibilité de charger le mélange de fourrage d'une proportion de composante liquide beaucoup
plus élevée que dans le passé, et cela sans préjudice pour
la capacité dite d'écoulement. L'aliment pour animaux fabriqué d'après le procédé selon l'invention se distingue par le fait que la graisse est digérée avec un très grand coefficient d'utilisation. Le dispositif pour la réalisation du procédé selon l'invention est simple et fiable. Le
procédé selon l'invention est un procédé à deux étages. Les deux phases peuvent être réalisées avec un décalage dans
le temps quelconque. En particulier, il est prévu dans le cadre de l'invention que la première phase du procédé au cours de laquelle la perlite ou la vermiculite est chargée
de la composante liquide, est réalisée en usine et que ce mélange est ensuite mélangé, chez le fabricant d'aliments pour animaux ou chez l'éleveur, avec les autres aliments digestibles.
La description qui va suivre, en regard du dessin annexé à titre d'exemple non limitatif, permettra de bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique.
La figure unique représente schématiquement un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention pour l'addition de graisse en tant que composante liquide.
Au dispositif représenté sur la figure sont associés tout d'abord un mélangeur de fourrage 1 à rotation lente et un réservoir de matières inertes 2. Dans le processus technologique, le réservoir de matières inertes 2 est monté en amont du mélangeur de fourrage 1. Entre le réservoir de matières 2 et le mélangeur de fourrage 1 se trouve un dispositif 3 pour charger de graisse les grains
5 de la matière inerte. Il peut s'agir ici d'un dispositif pour la pulvérisation de graisse sur les grains de matière inerte 5 ou d'un mélangeur à rotation lente. En tout cas,
on obtient que d'abord les-matières inertes 5 soient
chargées de la graisse 4, tandis qu'ensuite les matières inertes 5 chargées de graisse ainsi que les aliments pour animaux 6 sont introduits dans le mélangeur de fourrage 1
à rotation lente où se produit, certes, un mélange intensif, mais non pas une usure incontrôlée par frottement ou une fragmentation incontrôlée des matières inertes 5. Le mélange de fourrage obtenu convient particulièrement bien pour l'alimentation de porcs engraissés et reproducteurs dans le cadre de l'affouragement dit ad libitum pour lequel on utilise un mélange de fourrage contenant des protéines et des matières énergétiques qui est adapté à l'âge des porcs, et introduit dans la mangeoire des différents porcs auxquels on offre en même temps de l'eau à boire. A partir des aliments 6, éventuellement de l'eau et des matières inertes 5 sous la forme de perlite ou de vermiculite gonflée d'une granulation de 0
à 6 mm, de préférence 0 à 3 mm, dans une proportion de 10 à
40 pour cent en volume, on réalise alors un mélange sec ou au maximum grumeleux humide, ce mélange étant offert, dans la mangeoire, en continu (ad libitum) aux porcs et aux volailles et l'eau potable étant fournie à l'aide d'un dispositif d'abreuvement devant être actionné par les différents porcs et la.volaille. La préparation du mélange se fait d'une manière analogue dans le cas de l'addition de mélasse ou d'autres composantes liquides.
REVENDICATIONS
1.- Procédé pour la fabrication d'un mélange fourrager à partir d'aliments solides digestibles pour animaux, d'au moins une composante liquide digestible
et de matières inertes,granuleuses non digestibles sous forme de perlite et/ou de vermiculite gonflée,- les aliments solides pour animaux et les matières inertes étant introduits dans un mélangeur de fourrage à rotation lente du genre mélangeur de grains concassés, la composante liquide étant ajoutée, en plus, au mélange, caractérisé par le fait que, dans une première phase, les matières inertes (5) sont chargées de la composante liquide et qu'ensuite les matières inertes chargées ainsi que les aliments solides pour animaux
(6) sont introduits dans le mélangeur de fourrage (1) à rotation lente.