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Inventeurs : METZNER, Wolfgang et CYMOREK, Siegfried.
La présente invention concerne un procédé de fabrication d'assemblages en bois collés ou d'assemblages contre-plaqués (1) constitués de morceaux de bois (2) ayant la forme de pièces de bois en planchettes, en plaques, en bâtons ou en blocs ayant une épaisseur ou une hauteur (2.1) de 1 à 10 cm, de préférence de 1,5 à 4 cm, et une longueur (2.2) qui correspond à un multiple de la hauteur ou de l'épaisseur, procédé dans lequel les morceaux de bois sont collés en plusieurs couches (2.3) au moyen d'une colle ou résine adhésive synthétique, de préférence durcissable (4), puis sont pressés et séchés, le bain de colle contenant la résine adhésive synthétique (4) ou la résine adhésive synthétique (9) étant additionné, avant son utilisation, d'un concentré d'insecticide à l'état d'une solution (5.1) ou d'une émulsion (5.2),
dissous ou émulsifié dans un solvant ou mélange de solvants organochimique huileux ou oléagineux (6) et/ou d'un émulsifiant ou mélange d'émulsifiants (7) qui contient comme insecticide (8) de l'Endosulfane (alpha, beta, 1,2, 3,4, 7,7-
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hexachlorbicyclo- 2, 1) (8. 1), du chlordane (l, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 8-octachlor-3 alpha, 4, 7, 7 alphatétrahydro-4, 7-méthanoindane ou octachlorhexahydrométhanoindane (CHCl)) un ester de l'acide thionophosphonique ou de l'acide iU o o thionophosphorique exempt de groupes halogènes, de préférence la PHOXIME, ou un mélange de deux ou plusieurs de ces insecticides.
Il est déjà connu de rendre des pièces de bois, telles que des feuilles de contre-plaqué ou des plaques en copeaux de bois, résistantes contre l'attaque des insectes ou des champignons destructeurs du bois en ajoutant aux copeaux de bois ou aux liants ou colles servant à la fabrication des pièces de bois, des insecticides, des fongicides ou des agents de protection du bois de manière à réaliser une imprégnation pénétrante.
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Comme de nombreux insecticides et/ou fongicides très actifs, par exemple ceux à base d'aminoplastes, de phénoplastes, de condensats d'urée, de mélamine ou de phénol avec du formaldéhyde, ne sont pas solubles dans la solution ou la dispersion aqueuse des colles à bois, on a déjà proposé, dans le document DE-OS 1669740, d'ajouter à la colle à bois les agents de protection du bois dissous dans des solvants organiques.
Comme solvants organiques on emploie entre autres les divers glycols, de préférence toutefois les éthers monoalkylés de glycol.
Dans cette demande de brevet, on a en outre proposé le dioxanne-1,4 pour réaliser une meilleure distribution de l'agent de protection.
Toutefois, lors de la fabrication de plaques en copeaux de bois et de plaques de contre-plaqué, il se produit que les agents de protection du bois, grâce à l'utilisation des solvants organiques, et le liant, par exemple une résine synthétique adhésive, sont uniformément distribués et que les fins copeaux, dans le cas des plaques en copeaux de bois, ou les très minces feuilles des contreplaqués présentent une très grande surface d'absorption des agents de protection du bois se trouvant dans la colle, qui peuvent pénétrer très aisément dans le bois.
Bien que ce procédé ou des procédés analogues soient appliqués pour la fabrication de plaques en copeaux de bois et de pièces de bois à parois minces stratifiées, par exemple des feuilles de contre-plaqués, en vue d'assurer une imprégnation protectrice du bois, ces procédés n'ont pas été jusqu'ici utilisés pour la fabrication d'assemblages en bois collés ou d'assemblages contre-plaqués, car une imprégnation de la totalité du volume du bois n'est pas possible.
On sait que les assemblages en bois collés et les assemblages contre-plaqués consistent en des morceaux de bois ayant la forme de pièces de bois en planchettes, en plaques, en bâtons ou en blocs ayant une épaisseur ou une hauteur (2.1) de 1 à 10 cm, de préférence de 1,5 à 4 cm, et une longueur (2.2) qui correspond à un multiple de l'épaisseur ou de la hauteur, de sorte que, par rapport à des plaques en copeaux de bois ou de contreplaqués, pour un même poids de bois on obtient une valeur beaucoup plus déforable du rapport entre le volume du bois et le volume de la
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colle, respectivement de l'insecticide se trouvant dans la colle.
Il en résulte que la quantité d'agent actif dans la colle pour l'imprégnation de l'assemblage collé en bois ou de l'assemblage contre-plaqué n'est pas suffisante.
Les assemblages en bois collés et les assemblages contre-plaqués, qui sont également utilisés de préférence pour supporter des charges assez importantes, n'ont donc pas été fabriqués jusqu'à présent en utilisant des mélanges de colle et d'insecticide. En effet, d'une part, les surfaces totales des morceaux de bois sont ici beaucoup plus petites que celles des copeaux ou des lames des plaques de bois contre-plaqués, de sorte que l'homme de métier devait partir du principe que l'absorption d'insecticide par la surface du bois des morceaux de bois peut ne pas être suffisante et, d'autre part, en particulier lors de l'emploi de concentrés d'insecticide avec mise en oeuvre simultanée de solvants huileux ou oléagineux et/ou d'une forte concentration d'émulsifiant,
il existe un risque que l'adhérence par collage des morceaux de bois soit influencée négativement par les quantités additionnelles nécessaires pour assurer une imprégnation efficace, et que la stabilité mécanique des assemblages en bois collés et des assemblages contre-plaqués soit détériorée.
Dans le cadre de la présente invention on a constaté, en outre, que de nombreux insecticides subissent un affaiblissement de leur efficacité suivant la nature et la composition de la colle à bois.
Dès lors, le but et l'objectif de la présente invention consistaient à déterminer si des assemblages en bois collés ou des assemblages contre-plaqués peuvent être efficacement protégés par des agents actifs insecticides à l'aide du bain de colle et, le cas échéant, dans quelles conditions, à déterminer quels sont les insecticides qui sont particulièrement appropriés pour cette opération et à examiner si la stabilité mécanique est compromise par ces additifs, en particulier par les solvants et/ou les émulsifiants.
Conformément à l'invention, on a constaté qu'en respectant des conditions opératoires déterminées et en utilisant certains
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insecticides, il est également possible de réaliser une protection avantageusement efficace des assemblages en bois collés et des assemblages contre-plaqués par l'intermédiaire du bain de colle.
Suivant le procédé selon l'invention, les assemblages en bois collés ou les assemblages contre-plaqués (1) sont fabriquées à partir de morceaux de bois ayant la forme de pièces de bois en planchettes, en plaques, en bâtons ou en blocs ayant une épaisseur ou une hauteur (2.1) de 1 à 10 cm, de préférence de 1, 5 à 4 cm, et une longueur (2.2) qui correspond à un multiple de la hauteur ou de l'épaisseur, procédé dans lequel les morceaux de bois sont collés en plusieurs couches (2.3) en utilisant une colle ou résine adhésive synthétique, de préférence durcissable (4), puis sont unis sous pression.
Au bain de colle contenant la résine adhésive synthétique (4) ou à la résine adhésive synthétique elle-même (9) on ajoute, avant l'utilisation, un concentré d'insecticide à l'état d'une solution (5. 1) ou d'une émulsion (5. 2), dissous ou émulsifié dans un solvant organochimique (6) huileux ou oléagineux.
Comme insecticide (8), on emploie de l'Endosulfane (8.1) (alpha, beta, 1,2, 3, 4,7, 7-hexachlorbicyclo- (2, 2, 1) -heptène- (2) -bisoxométhylène- (S, 6) - sulfite), du Chlordane (l, 2,4, 5, 6,7, 8,8-octachlor-3 alpha, 4,7, 7, alpha-
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tétrahydro-4, 7-méthanoindane ou octachlorhexahydrométhanoindane (CHCl) ou un ester de l'acide thionophosphonique ou de l'acide 106 o thionophosphorique exempt de groupes halogènes (8,2), de préférence la PHOXIME, ou un mélange de deux ou plusieurs de ces insecticides, la proportion du solvant ou de l'émulsifiant ou du mélange d'émulsifiant et de solvant étant de 2 à 15 parties en poids par rapport au bain de colle (9) et la proportion d'insecticide ou de mélange d'insecticides (8) étant de 0,1 à 7, 5, de préférence de 0,
25 à 6 parties en poids par rapport au bain de colle (4) ou à la résine adhésive (9). Le bain de colle est ici constitué par une colle qui fait prise ou qui durcit à la température ambiante, un solvant ou un mélange de solvants et/ou un émulsifiant ou un mélange d'émulsifiants, de l'eau, éventuellement des agents de durcissement, des agents d'allongement ou d'autres additifs connus en soi.
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Conformément à l'invention, par ce procédé, l'assemblage en bois collé ou l'assemblage contre-plaqué est pourvu de plusieurs couches de barrage insecticides, qui correspondent aux joints de colle, lesquelles, en cas d'attaque présente ou possible du bois empêchent la pénétration et la progression des larves d'insectes, en particulier par lésion et par destruction. On évite, de ce fait, que la partie de la construction attaquée ne soit amoindrie dans ses possibilités d'utilisation et sa résistance, même s'il se produit une attaque locale d'une lamelle.
Comme résines adhésives synthétiques, on emploie des résines adhésives synthétiques durcissant à froid (résines adhésives synthétiques contenant un durcisseur ou résines adhésives synthétiques autodurcissantes dans lesquelles le durcisseur est déjà incorporé dans la poudre d'adhésif) ou des résines adhésives thermoplastiques qui durcissent à la température ambiante, par exemple par une transformation sol-gel ou encore des produits d'addition durcissant à la température ambiante, la prise se faisant par une réaction chimique.
Suivant une forme d'exécution préférée, on utilise des colles blanches (par exemple une colle en PVA) durcissables à froid ou se solidifiant à la température ambiante.
Comme résines adhésives synthétiques appropriées on peut
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mentionner le polyacétate de vinyle (PVA) (résine adhésive synthétique thermoplastique), ainsi que des colles durcissables à froid à base de condensats de formaldéhyde, de résines phénol-résorcine-formaldéhyde, de condensats mélamine-formaldéhyde, de résines phénol-formaldéhyde ou de condensats phénol-formaldéhyde et/ou de résines uréthane-époxy.
On donne la préférence à la colle à base de résine phénol-résorcineformaldéhyde.
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La quantité de bain de colle appliquée sur les morceaux de 2 bois ou les lames de bois est d'environ 100 à 300 g/m2, de préférence 130 à 250 g/m2, pour ce qui concerne la colle.
Selon une forme d'exécution préférée, le bain de colle, lors de l'emploi de colles durcissables à froid (à l'exclusion des résines adhésives synthétiques thermoplastiques comme les colles en
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PVA) a un pH de 7 à 12, de préférence de 7, 5 à 11, ou est amené à ce pH au moyen de substances à action alcaline.
La solidification des morceaux de bois ou des lamelles de bois, lors de la fabrication d'assemblages en bois collés ou d'assemblages contre-plaqués s'effectue de préférence en appliquant une pression. On emploie de préférence des pressions de 0,98 à 9,8
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2 2 bars (1 à 10 de préférence 2, 94 à 6, 86 bars (3 à 7
L'Endosulfane (alpha, beta, 1,2, 3,4, 7, 7-hexachlorbicyclo- (2, 2, 1)- heptène- (2) -bisoxométhylène- (5, 6) -sulfite) employé comme insecticide est déjà connu comme biocide pour bois utilisable dans les agents de protection du bois. On connaît de même l'activité insecticide des esters de l'acide thionophosphonique ou des esters de l'acide thionophosphorique exempts de groupes halogènes.
On met en oeuvre, de préférence, la PHOXIME (diéthoxythiophosphoryl-oxyimino)-phényl- acétonitrile ou 0, o-diéthyl-0-(alpha-cyanobenzylidèneamino) thionophosphate de formule :
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Si on emploie des esters chlorés de l'acide thionophosphorique ou des esters chlorés de l'acide thiophosphorique, par exemple le (diéthoxythiophosphoryloxyimino)-2-chlorphénylacétonitrile, on constate une chute de l'activité de l'insecticide dans le bain de colle.
Le chlordane utilisé (l, 2,4, 5,6, 7, 8, 8-octachlor-3 alpha, 4,7, 7 alphatétrahydro-4, 7-méthanoindane ou octachlorhexahydrométhanoindane
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(C-.HCl) est également connu en tant qu'insecticide. iU b o Comme solvants organiques huileux ou oléagineux ayant un indice d'évaporation supérieur à 35 et un point d'éclair supérieur à 30oC, de préférence supérieur à 450C, on utilise avantageusement des solvants peu volatils insolubles dans l'eau ou à peine solubles dans l'eau. Comme solvants de ce type on utilise des huiles minérales
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correspondantes ou leurs fractions de produits aromatiques ou bien des mélanges de solvants contenant de l'huile minérale, de préférence du white spirit, du pétrole et/ou un alkylbenzène, etc.
On préfère employer des huiles minérales ayant un domaine d'ébullition de 170 à 220 C, du white spirit ayant un domaine d'ébullition de 170 à 220 C, de l'huile fine (spindle oil) ayant un domaine d'ébullition de 250 à 350 C, du pétrole ou des produits aromatiques ayant un domaine d'ébullition de 160 à 280 C, de l'huile de térébenthine ou des produits analogues.
Suivant une forme d'exécution, on a aussi utilisé des mélanges à haut point d'ébullition d'hydrocarbures aromatiques et aliphatiques ayant un domaine d'ébullition de 180 à environ 220 C et/ou de l'huile fine (spindle oil) et/ou du monochlornaphtalène, de préférence de l'alpha-monochlornaphtalène.
Les solvants organiques peu volatils huileux ou oléagineux ayant un indice d'évaporation supérieur à 35 et un point d'éclair supérieur à 30 C, de préférence supérieur à 45 C, peuvent être remplacés partiellement par des solvants organochimiques volatils ou moyennement volatils, pour autant que le mélange de solvants ait également un indice d'évaporation supérieur à 35 et un point d'éclair supérieur à 30 C, de préférence supérieur à 45 C, et que l'insecticide soit soluble dans ce mélange de solvants. Il faut, dans ce cas, que l'insecticide soit au moins exactement aussi soluble que dans les solvants huileux ou oléagineux prémentionnés.
On a constaté que, suivant l'indice d'évaporation et le point d'éclair du solvant huileux ou oléagineux utilisé, le solvant organique huileux ou oléagineux peu volatil peut être remplacé jusqu'à concurrence de 20% en poids, de préférence jusqu'à concurrence de 5 % en poids, par un solvant ayant un indice d'évaporation moins élevé.
Suivant une forme d'exécution préférée, le solvant contient un ou plusieurs plastifiants solubles dans le solvant ou bien un ou plusieurs fixateurs.
Comme plastifiants ou fixateurs on emploie surtout des composés qui favorisent la solubilité de l'insecticide dans le solvant, qui empêchent la cristallisation ou la précipitation et/ou qui ne
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portent pas préjudice à l'adhérence par collage.
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On emploie de préférence a) des plastifiants, par exemple des phtalates d'alkyle, d'aryle ou d'aralkyle, de préférence des phtalates de dibutyle, de dioctyle et de benzyle-butyle, des phosphates d'alkyle ou des esters de l'acide phosphorique, de préférence du phosphate de tributyle, des adipates, de préférence de l'adipate de di- (2- éthylhexyle), des stéarates et des oléates, par exemple des stéarates d'alkyle ou des oléates d'alkyle, de préférence de l'oléate de butyle, du stéarate de butyle ou du stéarate d'amyle, de l'éther bis- (diméthylbenzylique), de l'ester éthylique de l'acide p.
toluènesulfonique, des éthers de glycérine, des esters de glycérine ou des éthers de glycol de poids moléculaire élevé et/ou b) des huiles, par exemple de l'huile de lin, de l'huile de ricin, du tallol et leurs esters et/ou c) des fixateurs à base de cétones et/ou de polyéthersvinylalkyliques, par exemple des cétones comportant des groupes alkyle, aryle ou aralkyle, de préférence la benzophénone, l'éthylbenzophénone et, comme éther polyvinylalkylique, le poly-éthervinylméthylique.
Par rapport à la quantité totale du solvant (100% - y compris les plastifiants et/ou les fixateurs), la proportion des plastifiants et des fixateurs est comprise entre 0 et 70% en poids, de préférence 1 et 50% en poids.
Comme émulsifiant ou mélange d'émulsifiants on utilise de préférence du monooléate de polyéthylèneglycol, du benzène-sulfonate de n-alkyle, un éther d'alkyle et de polyglycol, un ester polyglycolique d'un acide carboxylique, de l'éther de biphényle et de polyglycol, le produit d'addition d'oxyde d'éthylène au méthylstyrènephénol.
En outre, on peut employer comme émulsifiant un phénol éthoxylé et/ou un acide organique éthoxylé, de préférence du nonylphénol éthoxylé et/ou un acide gras éthoxylé.
Dans le cadre de l'invention, on utilise de préférence des concentrés d'insecticide qui consistent aussi bien en un solvant ou mélange de solvants organochimique, huileux ou oléagineux ou en un mélange de solvants et en un émulsifiant ou un mélange d'émulsifiants.
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Suivant une forme d'exécution préférée, on emploie une combinaison insecticide consistant en Endosulfane et en Phoxime, en un rapport pondéral de 5 : 1 à 1 : 3, de préférence de 4 : 1 à 1 : 1.
Des additifs connus en soi peuvent être ajoutés au bain de colle, tels que des agents de durcissement et d'allongement comme de la farine de coquille de noix de coco, de la poudre de bois de québracho, tout comme de la farine de bois, de la craie, de la farine de céréales.
L'application du procédé de l'invention sert de préférence à la protection d'assemblages en bois collés ou d'assemblages contreplaqués dans des matériaux de construction de la colle à bois et réalisés en bois feuillus indigènes et tropiques susceptibles d'être attaqués par les insectes des familles des lyctus et des bostryches.
De plus, le procédé de l'invention peut avantageusement être utilisé pour protéger des assemblages en bois collés ou des assemblages contre-plaqués dans des matériaux de construction comportant de la colle à bois et pouvant être attaqués par l'hylotrupes bajulus.
L'intérêt de l'invention va ressortir des exemples suivants.
Exemple 1
Des aubiers de chêne (100 x 40 x 15 mm) ont été prétraités avec 15% de sucre d'orge (MALZIN) et 3% de blanc d'oeuf digéré à latrypsine (triptose) en vue de rendre le bois très vulnérable à l'égard de l'attaque des insectes et ont été exposés à l'attaque des Lyctus brunneus. L'attaque subie a été observée aux rayons X.
Sous addition d'un concentré à 6% d'insecticide (consistant en 50% en poids de PHOXIME, 10% en poids d'émulsifiant et 40% en poids d'un solvant huileux aromatique, ce qui représentait donc une teneur de 3% en insecticide) à de la colle blanche, on a collé autour du morceau de chêne un contre-placage de chaîne de 0,6 mm d'épaisseur.
Au cours d'une période d'essai de 36 semaines, à 25 C et 75% d'humidité relative de l'air, on n'a constaté aucune apparition de larves d'insectes ni de trous de larves.
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L'essai a été terminé en séparant les pièces. On n'a trouvé que des larves mortes.
A titre de contrôle, on a collé des contre-placages sur des morceaux de bois attaqués avec de la colle blanche non additionnée d'insecticide. La quantité appliquée a été d'environ 185 g de 2 colle de PVA/m. Après une durée d'essai de 3 semaines, on a pu observer sur les échantillons de contrôle l'apparition des premiers trous de larves et après 4 semaines, l'éclosion des premiers insectes.
Il en résulta une bonne prolifération d'insectes qui alla jusqu'à plus de 400 insectes pendant les 36 semaines de la durée des essais.
Après la séparation des pièces, on a encore trouvé quelques larves, nymphes et insectes vivants.
Comme l'indique le résultat, le collage au moyen d'une colle blanche contenant un concentré d'insecticide a empêché la métamorphose du Luctys brunneus et a tué les larves.
Exemple 2
Les insecticides Endosulfane et Phoxime en solution à 5 et à 10%, dissous dans des solvants organiques liposolubles ont été ajoutés à une colle durcissable à froid (résine adhésive de phénolrésorcine-formaldéhyde) et ont été soumis aux essais.
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2 La quantité de colle ajoutée a été d'environ 200 g/m2, pour ce qui concerne le bain de colle, ce qui correspond à 10 ou 20 g de produit/m2 de surface de colle.
Comme bois d'essais on a choisi des bâtons de bois de pin ordonnés en fonction des cercles annuels. La composition des morceaux a été réalisée par collage de 3 x 4 bâtons, ceux-ci étant toujours orientés dans la même direction (radialement, tangentiellement).
Les blocs, suivant la formule, ont été sciés en deux parties et pourvus de larves, l'un des blocs l'étant des deux côtés (12 larves) et l'autre bloc d'un seul côté (6 larves).
On a utilisé des larves de cérambycidés de bâtiments, pesant 100-150 mg.
L'examen des résultats a été fait à intervalles de temps aux rayons X et, après 36 semaines d'essai, par séparation des pièces.
Les résultats sont représentés au tableau 1.
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TABLEAU 1 (Essais effectués avec des larves de cérambycidés de bâtiment dans l'aubier de bois de conifère
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<tb>
<tb> Produit <SEP> et <SEP> % <SEP> Larves <SEP> Larves <SEP> Larves <SEP> Larves <SEP> Larves <SEP> Endroits <SEP> Perçages <SEP> Larves <SEP> Insectes <SEP> Résultats <SEP> après <SEP> 36
<tb> d'additif <SEP> à <SEP> la <SEP> saines <SEP> malades <SEP> mortel-mortes <SEP> non <SEP> de <SEP> par <SEP> mortes <SEP> éclos <SEP> "'-ou <SEP> semaines <SEP> par <SEP> séparacolle <SEP> lement <SEP> retrouvées <SEP> contact <SEP> rongeage <SEP> dans <SEP> le <SEP> sains <SEP> dans <SEP> tion <SEP> des <SEP> pièces <SEP> :
<SEP>
<tb> atteintes <SEP> sur <SEP> la <SEP> trou <SEP> le <SEP> bois <SEP> % <SEP> de <SEP> morts <SEP> ou <SEP> de
<tb> colle <SEP> d'intro-mortellement
<tb> duction <SEP> atteints
<tb> VP <SEP> 22-3-89 <SEP>
<tb> Endosulfane
<tb> 5 <SEP> % <SEP> 6 <SEP> larves-4 <SEP> 2 <SEP> 2 <SEP> 100 <SEP>
<tb> 12 <SEP> larves <SEP> 10 <SEP> - <SEP> 7 <SEP> - <SEP> 1 <SEP> - <SEP> 100
<tb> VP <SEP> 20 <SEP> 11-39-1
<tb> Phoxime
<tb> 10 <SEP> % <SEP> 6 <SEP> larves <SEP> - <SEP> - <SEP> 1 <SEP> 4 <SEP> - <SEP> 2 <SEP> - <SEP> 1 <SEP> - <SEP> 100
<tb> 12 <SEP> larves <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 7 <SEP> - <SEP> 11 <SEP> - <SEP> 1 <SEP> 1/3 <SEP> # <SEP> 67
<tb> Contrôle <SEP> 1
<tb> 6 <SEP> larves <SEP> 3 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 3 <SEP> 3 <SEP> 1 <SEP> 2 <SEP> # <SEP> 17
<tb> 12 <SEP> larves <SEP> 5 <SEP> 1-1- > 15 <SEP> 7 <SEP> 2 <SEP> 3/'25 <SEP>
<tb> Contrôle <SEP>
2
<tb> 6 <SEP> larves <SEP> 4 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 9 <SEP> 1 <SEP> - <SEP> 2Jf <SEP> 0 <SEP>
<tb> 12 <SEP> larves <SEP> 4 <SEP> 1 <SEP> - <SEP> 1 <SEP> - <SEP> 7 <SEP> 6 <SEP> 1 <SEP> 5 <SEP> # <SEP> 17
<tb>
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Exemple 3
On a essayé l'Endosulfane en additions de 5,10 et 20% à une colle durcissable à froid (résine adhésive phénol-résorcine-formaldéhyde).
Le concentré d'insecticide consistait en 10% en poids d'Endosulfane, 40% en poids de phtalate de dibutyle, 5% en poids de dipentène et 45% en poids d'un solvant aromatique oléagineux.
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2 Les quantités de colle appliquées étaient en moyenne de 200 g/m2, pour ce qui concerne le bain de colle, ce qui correspond à 10,20, 40 g de produit/m2 de surface de colle.
Comme bois d'essai on a utilisé des bâtons de bois de sapin (pour la très grande partie en bois de sapin arrivé à maturité) et des bâtons de bois de pin ordonnés en fonction des cercles annuels.
La composition des morceaux a été réalisée par collage de chaque fois 4 x 4 bâtons de côté, les bâtons étant toujours orientés dans la même direction (radialement/tangentiellement).
Collage suivant la norme allemande DIN 53 254.
Conformément aux instructions, les blocs ont été sciés en 2 parties et on y a apporté des larves. On a utilisé des larves de cérambycidés de bâtiments, pouvant se transformer en nymphes et pesant 200-300 mg.
L'examen des résultats a été réalisé à intervalles à l'aide de radiographies aux rayons X et, à la fin, après une durée d'essai de 36 semaines, par séparation des pièces.
Les résultats sont représentés au tableau 2.
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TABLEAU 2 (Essais sur liant pour colle à bois effectués sur aubier de conifère) Larves de cerambycidés de bâtiment : 200-300 mg. Dimensions des bâtons utilisés : 20 x 20 x 200 mm 30 x 30 x 400 mm
Blocs divisés transversalement, somme des deux parallèles à 8 larves
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<tb>
<tb> Produit <SEP> Bâtons <SEP> Nombre <SEP> Retrouvés <SEP> Larves <SEP> Larves <SEP> Nymphes+insectes <SEP> Insectes <SEP> Larves <SEP> transformées <SEP> Total <SEP> des <SEP> Perçage
<tb> en <SEP> mm <SEP> d'animaux <SEP> mortes <SEP> saines <SEP> dans <SEP> le <SEP> bois <SEP> éclos <SEP> morts <SEP> par
<tb> pour <SEP> les <SEP> rongeage <SEP> :
<SEP>
<tb> essais
<tb> % <SEP> Nbre <SEP> % <SEP> Nbre <SEP> Morts <SEP> Sains <SEP> Mortes <SEP> Saines
<tb> % <SEP> Nbre <SEP> % <SEP> Nbre <SEP> % <SEP> Nbre <SEP> % <SEP> Nbre <SEP> % <SEP> Nbre <SEP> % <SEP> Nbre <SEP> % <SEP> Nbre.
<tb> t
<tb> w
<tb> Endosulfane
<tb> 20 <SEP> % <SEP> 20x20 <SEP> 16 <SEP> 16 <SEP> 100 <SEP> 16 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 1-- <SEP> 16 <SEP> - <SEP> - <SEP> :
<tb> 30x30 <SEP> 16 <SEP> 16 <SEP> 100 <SEP> 16 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 100 <SEP> 16 <SEP> - <SEP> -
<tb> 10 <SEP> % <SEP> 20x20 <SEP> 16 <SEP> 16 <SEP> 94 <SEP> 15 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 5 <SEP> 1 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 84 <SEP> 15 <SEP> - <SEP> -
<tb> 10 <SEP> % <SEP> 20x20 <SEP> 16 <SEP> 16 <SEP> 94 <SEP> 15 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 6 <SEP> 1 <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 94 <SEP> 15 <SEP> - <SEP> -
<tb> 30x30 <SEP>
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<tb> 30x30 <SEP> 16 <SEP> 16 <SEP> 87 <SEP> 14 <SEP> - <SEP> - <SEP> 6 <SEP> 1 <SEP> 6 <SEP> 1 <SEP> -
<SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 94 <SEP> 15 <SEP> - <SEP> Contrôle <SEP> 20x20 <SEP> 16 <SEP> 16 <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 19 <SEP> 3--38 <SEP> 6 <SEP> 44 <SEP> 7--19 <SEP> 3 <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 19 <SEP> 3
<tb> 3Ox30 <SEP> 16 <SEP> 16 <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 57 <SEP> 9--6 <SEP> 1 <SEP> 38 <SEP> 6--13 <SEP> 2 <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 13 <SEP> 2
<tb>