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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de
BREVET BELGE formulée par
Société dite : CITEA S. p. A. pour "Rideau de protection avec lattes métalliques accouplées à des coques extérieures en matière plastique" comme
BREVET D'INVENTION Priorité de la demande de modèle d'utilité déposée en Italie le 27 juillet 1982 sous le n 53. 554-B/82, au nom de la société susdite.
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"Rideau de protection avec lattes métalliques accouplées à des coques extérieures en matière plastique".
La présente invention concerne un rideau de protection enroulable, du type qui est installé dans les rez-de-chaussées des bâtiments pour assurer, outre l'obscurcissement normal des locaux, une protection contre tout accès non autorisé de l'extérieur.
A l'heure actuelle, on utilise, dans ce but, principalement, des rideaux en fer ou en aluminium. Cependant, ces rideaux présentent plusieurs inconvénients : ils sont lourds et donc fatigants à manoeuvrer ; comme leur aspect extérieur est très différent, quant à la forme et à la couleur, de celui des stores en matière plastique installés dans les étages supérieurs, ils doivent être harmonisés avec ces derniers, au moins pour la couleur, au moyen d'une peinture qui, de toute façon, ne permet pas d'obtenir une uniformisation parfaite, alors qu'elle entraîne des frais considérables d'entretien ;
d'autre part, ces rideaux métalliques présentent un coëfficient de transmission thermique élevé et ne protègent pratiquement pas les locaux contre la chaleur venant de l'extérieur lorsque le rideau est frappé par le soleil, ni des pertes de chaleur vers l'extérieur durant les périodes de chauffage en hiver.
Il a été également proposé des rideaux de protection dans lesquels chaque latte est constituée par une partie métallique extérieure, avec l'organe d'accrochage supérieur, et une partie intérieure en matière plastique accouplée à
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la première et munie de l'organe d'accrochage inférieur.
Dans ce cas, la partie de latte en matière plastique crée une certaine isolation thermique ; cependant, cette partie en matière plastique doit être obligatoirement placée du côté intérieur du rideau, car, dans le cas contraire, elle pourrait être coupée, ce qui annulerait l'effet de protection du rideau. Par conséquent, avec ces rideaux à deux matériels, on n'obtient aucune uniformisation de l'aspect par rapport aux stores en matière plastique employés dans les étages supérieurs. Les parties métalliques des lattes du rideau se trouvent donc à l'extérieur et sont exposées aux intempéries ; pour pouvoir résister à celles-ci, elles doivent recevoir un traitement antioxydant fort coûteux, par exemple d'anodisation.
En outre, le fait que les parties métalliques des lattes ne soient pas portantes sans l'intervention des parties en matière plastique, entraîne une diminution de la résistance mécanique et de la fiabilité du rideau.
La présente invention a pour but de réaliser un rideau qui assure un effet de protection satisfaisant en réduisant considérablement les inconvénients des rideaux de protection utilisés jusqu'ici.
Ce but est atteint, selon l'invention, du fait que le rideau comprend, combinés entre eux, les éléments suivants : une série de lattes métalliques extrudées, directement articulées entre elles, chaque latte présentant, sur sa face externe, près des bords supérieur et inférieur, des ailes de fixation, et une série de coques extrudées en matière plastique, chaque coque étant munie, sur sa face interne, d'une aile supérieure et d'une aile inférieure prévues pour s'assembler avec les ailes de fixation des lattes métalliques, chaque coque en matière plastique étant accouplée, grâce à l'assemblage desdites ailes, à une latte métallique sur la face externe de celle-ci, afin d'assurer ainsi une protection thermique, une protection contre les intempéries et une finition esthétique.
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Grâce à cette disposition, les lattes métalliques constituant la structure de protection du rideau-auxquelles il n'est plus demandé de constituer également la surface extérieure visible du rideau-peuvent être réduites à la masse minimale nécessaire, diminuant ainsi considérablement le poids dudit rideau, et donc son coût en matériel, tout comme les difficultés de manoeuvre, sans pour cela réduire la solidité et la capacité de protection qui sont assurées par l'articulation directe entre les lattes métalliques.
En outre, ces lattes n'exigent aucun traitement coûteux de protection puisqu'elles ne sont pas exposées aux intempéries.
D'autre part, la surface du rideau visible de l'extérieur est entièrement constituée par les coques en matière plastique, lesquelles, par un choix judicieux de leur forme et de leur couleur, peuvent être tout à fait identiques aux stores des étages supérieurs et n'exigent ni peinture ni entretien. Enfin, ces coques en matière plastique, qui ont
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un faible coëfficient de transmission thermique et forment des chambres d'air avec les lattes métalliques, fournissent un important effet calorifuge et protègent les lattes métalliques (y compris les parties d'articulation réciproque) du rayonnement solaire direct, en améliorant de façon considérable le comportement du rideau en ce qui concerne les échanges thermiques.
Ces coques extérieures en matière plastique présentent, de préférence, une structure en forme de boîte et définissent, ensemble avec les lattes métalliques, au moins deux rangées de chambres d'air entre la surface extérieure et la surface intérieure du rideau. Grâce à cette caractéristique, le comportement du rideau, en ce qui concerne les échanges thermiques, devient sensiblement le même que celui des rideaux dépourvus de parties métalliques et ne remplissant pas une fonction de protection.
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Le rideau comprend, de préférence, une série de lattes normales et au moins une latte munie d'un guide tubulaire prévu pour contenir des verrous de blocage du rideau, disposés pour s'engager dans des cavités pratiquées dans les guides latéraux du rideau. Cette caractéristique permet d'obtenir une sécurité maximale pour le rideau, sans avoir recours à des éléments de blocage accessoires, encombrants et non esthétiques.
Ce guide tubulaire fait partie de l'élément métallique d'une latte. On assure ainsi une efficacité maximale au blocage obtenu au moyen des verrous.
Enfin, il est avantageux que ladite structure en forme de boite des coques en matière plastique, qui s'adapte d'ellemême aux lattes normales, soit prévue de manière à pouvoir être adaptée aux lattes munies de guide tubulaire pour verrous en procédant, pour cela, à l'enlèvement de la partie de paroi interne de la coque correspondant au guide tubulaire pour les verrous. Cela évite d'avoir à extruder des coques spéciales pour les lattes avec verrous et permet donc de réduire les coûts de production.
L'invention est décrite avec plus de détails en se référant à un mode de réalisation particulier donné à titre d'exemple seulement, et représenté aux dessins annexés dans lesquels : la figure 1 représente une vue en coupe verticale d'un tronçon de rideau selon l'invention, comprenant des lattes normales et une latte de blocage avec verrous ; la figure 2 représente l'élément métallique, isolé, d'une latte normale ; la figure 3 représente la coque correspondante en ma- tière plastique ; la figure 4 représente l'élément métallique d'une latte avec verrous ; la figure 5 représente la coque correspondante en
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matière plastique.
En ce qui concerne sa structure fondamentale de protection, le rideau se compose d'une série de lattes métalliques 1 extrudées-par exemple en aluminium ou en un de ses alliages, ou encore en un autre métal-, lesquelles sont directement reliées et articulées les unes aux autres, de manière déjà connue, au moyen d'appendices d'accrochage complémentaires, et plus précisément les appendices supérieurs 2 et inférieurs 3. L'ensemble de ces lattes forme un rideau métallique continu résistant à l'effraction. Sur la partie verticale des appendices supérieurs d'accrochage 2 peut être pratiquée une série de fenêtres d'éclairage et d'aération, de façon connue. Les lattes 1 présentent, en outre, des ailes de fixation-une aile supérieure 4 et une inférieure 5-situées sur la face externe des lattes.
Indépendamment des lattes métalliques 1, le système comprend des coques 7 en matière plastique présentant, le long de leurs bords supérieur et inférieur, des ailes 8 et 9, complémentaires des ailes 4 et 5 des lattes métalliques et prévues pour être engagées sur ces dernières afin de rendre chaque coque 7 solidaire d'une latte métallique 1. Les coques 7 ont une structure en forme de boîte avec une paroi interne 10 reliée à la surface externe 7 par ses extrémités et par des nervures intermédiaires. La paroi interne 10 présente encore une saillie 101 destinée à appuyer contre la latte métallique 1 pour conférer une plus grande résistance à l'ensemble. Les coques 7 n'ont aucune fonction portante.
Les coques 7 extrudées en matière plastique sont assemblées avec les lattes métalliques 1 extrudées par enfilage longitudinal en faisant s'engager les unes dans les autres les ailes 4 et 8,5 et 9. La latte composée obtenue présente deux rangées de chambres d'air entre la surface extérieure et la surface intérieure, grâce à la paroi interne 10 de la coque, et isole efficacement de la chaleur. Dans le ri-
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deau assemblé, la surface exposée à l'extérieur est constituée par les coques 7 en matière plastique, alors que les petites parties découvertes des appendices d'accrochage 2 ne sont pratiquement pas visibles et ne sont pas directement frappées par le rayonnement solaire.
Les lattes métalliques ne sont pas exposées aux intempéries, puisqu'elles sont protégées par les coques en matière plastique, et elles n'exigent donc aucun traitement de protection.
Quand nécessaire, on insère dans la composition du rideau, entre les lattes normales l-et à la hauteur considérée comme la plus idoine-au moins une latte de blocage ll, laquelle peut être accouplée sans difficulté aux autres puisqu'elle possède des appendices d'accrochage 12 et 13 identiques aux appendices 2 et 3 des autres lattes. La latte 11 présente, en plus, un guide tubulaire 16-en l'occurrence à section rectangulaire-conçu pour loger des verrous coulissants destinés à s'engager dans des cavités pratiquées à cette fin dans les guides latéraux du rideau.
La coque 17 destinée à la latte de blocage 11 doit avoir sa paroi interne 20 découpée de façon à laisser de la place pour le guide tubulaire 16 ; à part cela, elle présente des ailes de fixation 18 et 19 complémentaires des ailes de fixation 14 et 15 de la latte ll, ces parties étant en soi identiques aux ailes 8,9 et 4,5 décrites
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pour les lattes normales l, 7. Le guide tubulaire 16 présente, de préférence, des saillies latérales 161 pourl'appui de la paroi interne 20 de la coque 17, puisque manque la saillie d'appui 10'de la coque 7.
En disposant convenablement les nervures de liaison entre la paroi externe de la coque 7 et la paroi interne 10-de la façon représentée-, une coque normale 7 peut être coupée selon les lignes T de la figure 3, par exemple avec des fraises, afin d'enlever une partie de la paroi interne 10, obtenant ainsi une coque 17-20 adaptée à une latte 11 avec verrous.
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Il est clair qu'en dehors des dispositions complémentaires nécessaires pour l'accouplement entre lattes métalliques et coques en matière plastique, aussi bien les lattes métalliques que les coques en matière plastique peuvent avoir la forme qu'on désire leur donner, et en particulier les coques 7,17 peuvent répéter sur leur surface extérieure le même dessin que celui des lattes en matière plastique constituant les stores utilisés dans les étages supérieurs du même bâtiment. Avec différentes séries de coques, les mêmes lattes métalliques peuvent être utilisées pour former les rideaux des rez-de-chaussées de bâtiments dont les étages supérieurs sont équipés avec des stores en matière plastique de dessins différents.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation qui vient d'être décrit et représenté. On pourra y apporter de nombreuses modifications de détails sans sortir pour cela du cadre de l'invention.