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déposée par : LEQUEUX Bruno Jacques André Emile Ghislain ayant pour objet : Dispositif de rééducation proprioceptive d'articulations du corps humain Qualification proposée : BREVET D'INVENTION
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La présente invention est relative à un dispositif de rééducation proprioceptive d'articulations du corps humain, notamment des chevilles, des genoux et des hanches, constitué d'un plateau rigide muni, sur sa face inférieure, d'au moins une saillie dont l'extrémité libre a la forme d'une partie de sphère.
L'apprentissage de la marche chez un enfant se fait en lui imposant une série d'expériences au cours desquelles les parents qui le guident le mettent en face de situations variées. Celles-ci se caractérisent par la transmission d'informations de certains muscles au cerveau, informations qui sont interprétées à ce niveau et qui provoquent la transmission d'ordres par le cerveau aux muscles actifs intervenant dans les différentes phases de la marche. Les mécanismes très compliqués qui interviennent dans cette éducation particulière ne sont pas étudiés par les parents, ni évidemment par les enfants. Leur mise en oeuvre est instinctive chez les uns et chez les autres.
Dans le cas du kinésithérapeute qui doit procéder à la rééducation (dite proprioceptive parce qu'elle intéresse les organes profonds de la vie de relation) d'une personne qui a subi un accident affectant ses muscles, ses ligaments, voire ses os, il en est tout autrement. Il est important de faire une étude rationnelle de tout l'ensemble des phénomènes intervenant dans l'équilibre statique et dynamique du corps.
Ces phénomènes intéressent le corps tout entier, mais principalement les pieds, les genoux et les hanches ; leur étude
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aboutit enfait à l'emploi d'un matériel de rééducation dont les outils essentiels sont les"plateaux de Freeman". Il s'agit de plaques rigides sur lesquelles le sujet à rééduquer posera le pied (éventuellement les deux pieds sur des plateaux différents) et qui, par la présence d'inégalités existant à leur face inférieure, permettent divers genres de déplacements. Il s'agira en fait soit de pivotements autour d'un point, soit de pivotements autour d'une ligne, cette dernière pouvant être définie simplement par deux points de pivotement. La situation du pied par rapport aux appuis inférieurs des plateaux est définie par des lignes tracées sur la face supérieure de ceux-ci.
Le plateau lui-même, qui doit être indéformable, peut être recouvert d'au moins une couche de matière plus ou moins souple, généralement couverte elle-même d'une couche d'une matière agréable au contact du pied, par exemple d'une feuille de cuir ou de matière plastique. Il s'agit donc d'un matériel en lui-même assez coûteux, et l'équipement total dont doit disposer le kinésithérapeute est très sérieusement coûteux parce qu'il est nécessaire de multiplier le nombre des plateaux, les uns différant des autres par la hauteur des saillies établies à leur face inférieure (hauteur qui, rapportée à la distance qui existe entre les points d'appui limites du plateau dans ses positions extrêmes, définit l'angle d'inclinaison du pied par rapport au sol). La rééducation d'un organe appelé à intervenir dans un mouvement quelconque,
doit être extrêmement progressive.
Il faut donc, dans les deux genres de plateaux de Freeman, prévoir un grand nombre de plateaux, dont on utilisera d'abord ceux dont la saillie est la moins haute, puis d'autres à saillies de plus en plus hautes.
L'invention remédie à l'inconvénient de l'acquisition de nombreux plateaux différents en proposant un dispositif de rééducation proprioceptive des articulations des chevilles, des genoux et des hanches, constitué d'un plateau
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rigide, muni, sur sa face inférieure, d'au moins une saillie dont l'extrémité libre a la forme d'une calotte sphérique, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour régler la hauteur de la saillie par rapport à la face inférieure du plateau.
L'invention sera exposée ci-après par quelques exemples de formes de réalisation, non exclusifs, schématisés sur les dessins ci-annexés, dans lesquels les mêmes indices désignent des particularités identiques sur les différentes figures.
Dans ces dessins : - la figure 1 est une vue en élévation et en coupe d'une première forme de réalisation du dispositif suivant l'invention ; - la figure 2 est une vue en plan de l'objet de la figure 1 ; - la figure 3 est une vue en élévation d'une autre forme de réalisation ; - la figure 4 est une vue en élévation d'une forme de réalisation préférée ; - la figure 5 est une vue en plan de l'objet de la figure 4 ; - la figure 6 est une vue éclatée d'un dispositif de fixation d'une saillie au plateau, utilisé de préférence dans le dispositif de la figure 4 ; - la figure 7 est une vue en élévation schématique du dispositif suivant la figure 4, avec les indications des dimensions relatives des divers éléments ;
- les figures 8,9 et 11 sont des vues en élévation et en coupe de quatre autres formes de réalisation de l'invention ; - la figure 10 est une vue en élévation d'une saillie, dans une autre forme de réalisation, et - la figure 12 est une vue en plan par dessus, partielle, d'un détail de réalisation d'une variante de la dispo- sition montrée à la figure 11.
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Le dispositif suivant l'invention est constitué par un plateau 1 en bois ou en matière plastique, de forme circulaire, qui peut être massif ou constitué de plusieurs parties. Sur la figure 1, par exemple, le plateau 1 porte une garniture supérieure 2,3, la couche superficielle 2 étant d'une matière d'un contact agréable au pied, telle que le cuir, et la couche 3 étant une couche de répartition qui sera de préférence en une matière souple. La garniture supérieure 2,3 possède à sa face inférieure des goujons 4 susceptibles de pénétrer dans les logements 5 pratiqués dans le plateau 1. De la sorte, il est facile de remplacer l'ensemble des couches 2,3 qui sont les éléments les plus sujets à usure du dispositif. Grâce à l'assemblage de la garniture supérieure 2,3 par goujons 4, un espace peut être réservé entre ladite garniture 2,3 et le plateau 1.
Le deuxième élément essentiel du dispositif suivant l'invention est une saillie 6 s'adaptant au plateau 1, à sa face inférieure. La saillie 6 a essentiellement, dans toutes les formes de réalisation de l'invention, la forme d'un corps cylindrique présentant à une extrémité (dite ci-après l'extrémité libre) une surface constituant une partie d'une sphère. Lorsque la saillie 6 est fixée au plateau 1 et que le dispositif repose sur le sol, avec sa face inférieure tournée vers celui-ci, le plateau 1 peut pivoter dans toutes les directions par rapport au sol, autour du point de contact de la partie sphérique de la saillie 6 avec la surface du sol.
La saillie 6 peut être constituée de diverses façons.
A la figure 1, on voit, par exemple, une saillie constituée d'un corps cylindrique 7 terminé par une surface hémisphérique 8. Le corps cylindrique. est muni de filets 9 qui lui permettent de pénétrer plus ou moins profondément dans un trou taraudé 10 pratiqué dans le plateau 1. Pour régler la hauteur H de dépassement de la saillie par rapport au plateau, on
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fait tourner la saillie 6 autour de son axe longitudinal au moyen d'un tournevis introduit dans une fente 11 de la saillie, ou par un dispositif équivalent tel que des rainures latérales 12 (ou des trous disposés hors de la surface de contact pour y loger des doigts) visibles à la figure 6, cette disposition étant à préférer pour réaliser dans tous les cas un contact franc de la surface sphérique 8 avec le sol.
Au besoin, la saillie 6 peut dépasser la surface supérieure du plateau 1 grâce au jeu prévu entre le plateau 1 et sa garniture 2,3.
La figure 3 montre une autre forme de réalisation du dispositif de réglage de la hauteur de la saillie 6 par rapport au plateau 1. Ici, le plateau 1 porte à sa face inférieure un appendice 13 constitué par un cylindre fileté sur lequel se visse la saillie 6 constituée d'un manchon cylindrique 7 taraudé dans sa partie cylindrique et terminé à son extrémité libre par une calotte sphérique 8.
Les figures 4 et 5 représentent une autre forme de réalisation préférée du dispositif suivant l'invention.
Le plateau 1 est circulaire. Il porte à sa partie supérieure la garniture 2,3 dont il a été question précédemment. Les arêtes extrêmes du plateau, à sa face inférieure, indiquées par 14, sont très légèrement arrondies. La face inférieure du plateau porte trois trous taraudés, indiqués respectivement par 10, 10', 10', dans lesquels peuvent se visser des saillies filetées indiquées respectivement par 6 et par 15,15. Les trois trous 10, 10', 10'sont alignés sur la ligne centrale longitudinale X du plateau 1.
Pour faire usage du dispositif, on escamote ou on enlève les saillies 15 de manière à ne laisser subsister que la saillie centrale 6 et l'on obtient ainsi un plateau de Freeman ordinaire, mais qui présente sur les dispositifs connus l'avantage considérable de permettre une multitude de formes avec un seul appareil, grâce à la présence des filets qui permettent le réglage de la hauteur de la
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saillie 6 par rapport au plateau 1.
En enlevant la saillie 6 et en mettant en place au contraire les saillies 15,15, on obtient un plateau qui peut pivoter autour d'une ligne, en fait une ligne parallèle à la ligne X, tangente aux sommets hémisphériques des saillies 15,15. On observera que cette ligne de pivotement n'est pas nécessairement parallèle au plateau 1.
Dans un dispositif préféré suivant l'invention, l'amplitude du réglage de la hauteur des saillies peut être considérable grâce à l'emploi de saillies en deux pièces, comme représenté à la figure 6. Dans le trou taraudé 10 du plateau 1 peut pénétrer plus ou moins pro-
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fondément un corps cylindrique creux 6'portant extérieurement des filets 9'susceptibles de coopérer avec les filets intérieurs du trou 10. Le corps cylindrique 6' porte intérieurement des filets 16 dans lesquels peut se visser un deuxième corps cylindrique 6", lequel est terminé à son extrémité libre par l'habituelle calotte sphérique 8. Les rainures latérales 12,12 pratiquées dans cette extrémité libre permettent de faire tourner le . corps 6"par rapport au corps 6'.
L'une des saillies extrêmes peut être fixe, les deux autres saillies étant mobiles.
La figure 7 porte à titre purement indicatif des indications de dimensions qui sont à considérer généra- lement dans les réalisations de l'invention. L'indication principale est celle de la hauteur H de la saillie centrale par rapport au diamètre ou longueur L du plateau. En général, le rapport H/L varie entre 1/5 et 1/20.
Le même rapport D/L concernant les saillies extrêmes
15 aura des valeurs comprises entre 1/5 et 1/40. Ce rapport vaut évidemment 0, si les saillies sont enlevées du plateau.
Le rapport B/L, B étant la distance entre les saillies 15, sera généralement de l'ordre de 3,5/5. Le rapport du dia- mètre A de la saillie centrale à la longueur L vaut géné-
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ralement 2/5. Le rapport C/A des diamètres des saillies extrêmes à celui de la saillie centrale vaut convenablement 1/2. Ces dimensions ne sont pas impératives.
Dans le dispositif de la figure 8, qui est analogue à celui de la figure 1, le trou du plateau 1 dans lequel se visse la saillie 6 est borgne, au lieu de traverser le plateau 1 comme dans la réalisation de la figure 10
Dans le dispositif de la figure 9, le trou de fixation du corps saillant 6 dans le plateau 1 contient dans sa surface cylindrique deux paires d'encoches pour la fixation à baïonnette du corps 6. On voit en coupe, indiquées par 21 et 21a, l'une des paires d'encoches ; celles qui appartiennent à un niveau supérieur ne sont pas visibles toutes les deux sur la figure. On en voit une indiquée par 21'. Le corps 6 est traversé, dans cette forme de réalisation, par plusieurs forures.
On en a
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représenté quatre sur la figure 9, les unes 19, 19'étant dirigées perpendiculairement au plan de la figure, les autres 20, 20'leur étant perpendiculaires. Ces forures sont séparées, deux à deux, d'une distance a, égale à la distance a'des parties horizontales des encoches 21, 21'.
Pour mettre le corps 6 en place à une hauteur quelconque, on engage dans les forures voisines (par exemple 19 et 20) une tige métallique d'une longueur suffisante pour s'installer dans les parties horizontales des encoches (21 et 21a, pour ce qui est de la tige qui passera dans la forure 20, respectivement 21'et 21'a (cette dernière non visible au dessin) pour ce qui est de la tige qui passera dans la forure 19). On fait alors tourner le corps 6 dans son logement, de la manière bien connue dans l'emploi des assemblages à baïonnette. Les forures 19'et 20'seraient utilisées de même façon si l'on veut fixer le corps 6 plus profondément dans le plateau 1, c'est-à-dire si on veut diminuer la hauteur de la saillie 6 par rapport à la face inférieure du plateau 1.
Sur la figure 10, on a représenté une autre forme de corps saillant, susceptible de remplacer celui de la figure 9. Les forures et les tiges mobiles sont remplacées ici par des trous taraudés (appelés encore ici 20, 20'et 19, 19') dans lesquels on engagera des tétons à bouts filetés, comme montré en 30, 30', pour tenir lieu des tiges mobiles de la figure 9.
La figure 11 représente un dispositif dans lequel des tiges 24, 24'montées dans le corps 6 peuvent coopérer avec des trous 23, 23'du plateau 1 à différents niveaux.
Les tiges 24 et 24'sont soumises à l'action d'un ressort commun 25 qui tend à les avancer à l'extérieur du corps 6.
Un système 26 de ciseaux que l'on peut manoeuvrer à travers les trous 27, 27' (trous se trouvant hors de la surface de contact) permet de contrarier l'action du ressort 25 et de ramener les tiges 24, 24'vers l'intérieur du corps 6. On
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peut alors introduire celui-ci dans le trou du plateau 1 et lorsqu'on a atteint le niveau voulu, on cesse d'agir sur la pince 26. Le ressort engage alors les tiges 24 et 24'dans les trous 23,23'ou analogues, correspondant au niveau choisi.
Les tiges 24, 24'peuvent être garnies extérieurement de sabots semi-circulaires 24a, 24'a (voir figure 12) qui coopéreront avec des encoches de forme correspondante, occupant la place des trous 23, 23'représentés sur la figure 11.
Bien d'autres changements de détail peuvent être prévus sans sortir du cadre de l'invention.