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déposée par : 1) Chi-Lung HSIAO
2) Su-Jen WANG ayant pour objet : Pieu à griffes d'ancrage Qualification proposée : BREVET D'INVENTION
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La présente invention est relative à un pieu, et plus particulièrement à un dispositif pour augmenter la force portante d'un pieu.
Généralement, un pieu de fondation du type Irol et Meyerhof est constitué d'un pieu préfabriqué en béton versé dans un moule ou réalisé par coulée de béton sur place. La force portante dépend de la portée de la base du pieu ou du coefficient de friction.
Le but de la présente invention est d'augmenter la force portante d'un pieu.
Suivant une particularité de l'invention on incorpore dans un pieu, un dispositif comprenant plusieurs paires de griffes d'ancrage disposées le long de la paroi intérieure du pieu, de sorte qu'une fois enfoncé dans le sol, le pieu puisse supporter une charge plus importante que celle portée par d'autres pieux connus.
D'autres particularités et détails de l'invention apparairont au cours de la description suivante des dessins ciannexés, donné à titre illustratif et non limitatif.
Dans ces dessins : - la figure 1 est une coupe longitudinale montrant une paire de pointes et de griffes d'ancrage montée sur la paroi intérieure d'un pieu prérenforcé sans noyau ; - la figure 2 est une vue de bout du dispositif selon l'in- vention ; - la figure 3 est une vue en élévation latérale du dispositif selon l'invention ; - la figure 4 est une vue partiellement arrachée de l'ensemble de griffes montrée à la figure 1 ; - les figures 5 à 8 illustrent d'autres formes'de réalisation de cette invention, parmi lesquelles certaines sont réali-
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0 sées par coulée du béton sur place
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;- la figure 9 est une vue en perspective de pieu suivant la présente invention.
Comme illustré à la figure 1, un doigt de fixation est monté sur le paroi intérieure d'un pieu 1 sans noyau ou à la partie supérieure d'un orifice 3 ménagé dans la paroi du pieu pour permettre le pivotement d'une griffe 4, que l'on bat à l'aide du marteau E. Ce marteau doit présenter un diamètre inférieur à celui du pieu. Il faut d'abord enfoncer le pieu dans le sol et ensuite employer le marteau pour battre les griffes du pieu.
En utilisant la cavité prévue à chaque extrémité du doigt de fixation 2 comme centre de rotation de la griffe 4, on fait pivoter chaque griffe d'ancrage en la formant à s'enfoncer dans le sol à travers l'orifice ménagé da'"s la paroi latérale du pieu.
L'espace intérieur est ensuite empli, soit de béton, soit d'un autre matériau approprié. Le modèle complet est représenté à la figure 2.
La figure 4 montre une griffe d'ancrage. Le côté 5 de la griffe 4, dirigé vers le bas, a la forme d'un arc de cercle dont le centre est l'oeil sur lequel est monté le doigt de fixation.
La figure 3 illustre l'orifice 3 ménagé dans le pieu.
L'invention ne se limite pas à un pieu préfabriqué en béton.
Elle concerne également un pieu réalisé sur place par coulée de béton. Dans ce dernier cas, on procède comme suit. On creuse une assiette de soubassement et un puits. On pose le cadre porteur et l'armature de renforcement avec les griffes d'ancrage, montées pivotantes.
A l'aide d'un martepu de diamètre inférieur on heurte une griffe d'ancrage de manière à la faire pénétrer dans le sol.
On coule ensuite du béton. La figure 8 montre un pieu lorsque le travail est achevé.
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EXEMPLE
En vue de comparer le force portante d'un pieu selon l'invention à d'autres pieux connus, on effectue une série de tests effectués en double sur chaque type de pieu.
La méthode d'essai consiste à dégager l'assiette de soubassement et on exerce une pression sur le pieu de manière à l'enfoncer dans le sol. La durée de test est de trois jours.
On augmente au fur et à mesure la charge en huit étapes.
Après le tassement du pieu on arrête pendant six jours et on augmente ensuite la charge. La charge qui provoque un enfoncement de 1,5 cm du pieu et la charge maximale.
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1 TABLEAU 1 : Comparaison des performances d'un pieu connu d'usage courant et d'un pieu suivant l'invention
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<tb> Test <SEP> Type <SEP> de <SEP> pieu <SEP> Diamètre <SEP> Longueur <SEP> Charge
<tb> NO <SEP> (m) <SEP> (m) <SEP> maximale <SEP> (t)
<tb> 1 <SEP> Usage <SEP> courant <SEP> 1 <SEP> 12 <SEP> 220
<tb> 2 <SEP> Invention <SEP> 1 <SEP> 6 <SEP> 223
<tb> 3 <SEP> Usage <SEP> courant <SEP> 1 <SEP> 3 <SEP> 43
<tb> 4 <SEP> Invention <SEP> 1 <SEP> 3 <SEP> 89
<tb>
De ce tableau, on peut déduire des tets 1 et 2, que l'invention permet dans certains cas de réduire éventuellement de moitié la longueur d'un pieu, de n'utiliser que 56 % de matériaux dans la confection du pieu,
de diminuer de moitié la consommation de matériau pour le remplissage du noyau, de moitié la consommation d'énergie pour battre le pieu, de n'utiliser-que 65 % de matériau pour mettre le pieu en forme, de réduire de moitié les frais de transport d'un pieu et de permettre un contrôle plus aisé du rapport de Slender (kl).
Il est évident que l'inventianne se limite pas aux r formes de réalisation décrites ci-dessus et que de nombreuses modifications peuvent être apportées à celles-ci sans être soustraites au cadre des revendications suivantes.