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SOCIETE ALSACIENNE DE CONSTRUCTION DE MATERIEL
TEXTILE pour Dispositif permettant de favoriser l'insertion du fil de trame sur un métier à tisser. Demande de brevet français n 82 17422 du 14 octobre 1982 en sa faveur.
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DISPOSITIF PERMETTANT DE FAVORISER L'INSERTION DU FIL DE TRAME SUR UN METIER A TISSER.
La présente invention concerne un perfectionnement apporté aux métiers à tisser dans lesquels l'insertion du fil de trame est réalisée, au moins pour partie, en faisant appel à un courant d'air agissant sur la-trame à l'intérieur de la foule.
Dans ce type de métier, l'un des principaux problèmes auxquels se sont trouvés confrontés les techniciens, notamment par suite de l'augmentation de la largeur des métiers à tisser, qui, de nos jours, est supérieure à trois mètres, a été celui de la canalisation du courant d'air à l'intérieur de la foule.
D'une manière générale, la solution adoptée pour résoudre ce problème consiste, ainsi que cela est décrit notamment dans le FR-A-1 196 635 (correspondant à l'USA-3 139 118), à canaliser l'air à l'intérieur de la foule en formant un canal de guidage au moyen de lamelles comportant un orifice interne et qui sont espacées les unes des autres afin de laisser passer les fils de chaîne entre elles. Le profil de l'orifice des lamelles est aligné de telle sorte que le canal ainsi formé soit aussi formé que possible, une petite fente étant cependant prévue à la périphérie pour permettre l'extraction de la duite avant son serrage dans le tissu sous l'action du peigne.
Les orifices des lamelles sont de préférence de forme légèrement conique afin de faciliter l'écoulement de l'air à l'intérieur du canal.
Une telle solution a permis d'augmenter la largeur utile des métiers à tisser par jet d'air, cette largeur pouvant atteindre plus de trois mètres, en répartissant le long du canal des buses intermédiaires insufflant un courant d'air additionnel afin de remplacer les pertes subies entre les lamelles.
Cependant, l'utilisation de telles lamelles afin de canaliser l'air facilitant l'insertion de la duite dans la foule, a eu comme inconvénient d'entraîner une
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augmentation de la grandeur de la foule et de la course du peigne étant donné que ces paramètres sont fonction de l'espace occupé par les lamelles. Or, il est bien connu que de tels déplacements ont pour conséquence d'une part, d'entraîner une diminution de la vitesse du métier et, d'autre part et surtout, de soumettre les fils de-chaîne à des contraintes mécaniques nuisibles (frottements, tensions).
Or on a trouvé, et c'est ce qui fait l'objet de la présente invention, un dispositif perfectionné qui permet de surmonter les inconvénients précités et qui, par ailleurs, peut être fabriqué industriellement de manière beaucoup plus simple et avec une plus qrande précision.
D'une manière générale, l'invention concerne donc un dispositif, qui dans la suite de la description, sera désigné par le terme"confineur", dispositif susceptible d'être introduit temporairement dans la foule d'un métier à tisser, en synchronisme avec les déplacements du peigne et qui est destiné à canaliser un courant d'air favorisant l'insertion de la duite, ce dispositif permettant le passaae des fils de chaîne et l'échappement de la trame après son insertion.
Le dispositif selon l'invention se caractérise par le fait qu'il est constitué, en combinaison : - d'une part, d'une pluralité de lamelles espacées les unes des autres afin de permettre le passage des fils de chaîne, lesdites lamelles étant disposées devant le peigne et présentant un renfoncement dont la partie ouverte est située en regard du peigne, ledit renfoncement présentant des bords convergents ; - et, d'autre part, par une-portion de la longueur des dents elles-mêmes du peigne qui, dans leur zone en regard de la partie ouverte des lamelles précitées, présentent un profil à arête vive, les autres parties du peigne ayant un profil arrondi et poli.
Un tel profil des dents du peigne à angle vif est de préférence obtenu en donnant à la face de la dent en
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regard de l'ouverture des lamelles un angle de préférence inférieur à 50 par rapport à l'axe du confineur, c'est- à-dire à la direction d'insertion de la trame. Cela permet de faire rebondir le courant d'air sur le peigne à l'intérieur de la foule alors que cet organe aurait normalement tendance à absorber l'air.
Par ailleurs, dans un mode préférentiel de réalisation conforme à l'invention, les bords des dents du peigne dans la zone à angle vif sont biseautés, au moins au voisinage des lisières du tissu, afin d'éviter une usure des fils. Un tel biseau réalisé sur une largeur d'environ un millimètre en formant un angle de 15 par rapport à la longueur du tissu permet d'éviter toute usure anormale des fils.
L'invention et les avantages qu'elle apporte seront cependant mieux compris grâce à l'exemple de réalisation décrit ci-après à titre indicatif mais non limitatif et qui est illustré par les shémas annexés dans lesquels : - la figure 1 est une vue schématique, de côté, d'un dispositif conforme à l'invention ; - la figure 2 est une vue de dessus, schématique, montrant la déviation que subissent les fils de chaîne sur les bords du tissu lors des déplacements du peigne ; - les figures 3 et 4 sont respectivement des coupes selon les axes AA et BB de la figure 1 montrant la section de la dent du peigne d'une part dans la zone où le courant d'air doit être confiné et, d'autre part, en dehors de cette zone.
Ainsi que cela est illustré à la figure 1, la foule à l'intérieur de laquelle doit être inséré un fil de trame lors d'une opération de tissage, est constituée par les deux nappes de fils de chaîne (1) qui se rejoignent à la façure (9) du tissu (2) et par le peigne (3).
Dans les métiers à tisser qui font appel à l'action d'un courant d'air destiné à favoriser ou à assurer l'insertion de la duite, il est bien connu d'utiliser un système, couramment désigné par l'expression"confineur",
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destiné à canaliser le courant d'air à l'intérieur de la foule est susceptible d'être introduit temporairement dans ladite foule en synchronisme avec les déplacements du peigne (3).
Conformément à l'invention, le système confineur est, dans le cas présent, constitué d'une part par des lamelles (4) et, d'autre part, par une portion (5) du peigne luimême. Grâce à la forme particulière de ces deux éléments, on réalise ainsi un canal (13) à l'intérieur duquel la duite est lancée, canal qui sert à canaliser le courant d'air qui favorise l'insertion de la duite. Pour cela, les lamelles (4) présentent un renfoncement (13) dont la partie ouverte est située en regard de la zone (5) du peigne. Dans le cas présent, cet évidement (13) a sensiblement la forme d'un V et sa surface confinant l'air est légèrement conique et à angle vif avec ses flancs pour favoriser l'écoulement de l'air.
Par ailleurs, dans la zone (5), les dents du peigne présentent une arête vive, les autres parties desdites dents, et notamment la partie supérieure (7) étant arrondie et polie.
Afin de permettre l'échappement de la duite après insertion, une fente (12) est prévue entre le peigne et la partie supérieure des lamelles (4) et le point de rotation du battant (6) portant le peigne (3), ainsi que les lamelles (4), est choisi de telle sorte que lesdites lamelles (4) passent sous le tissu (2) lors du serrage de la duite. Compte-tenu que seulement la zone (5) présente une arête vive, la frappe se fera donc sur la partie arrondie (7) des dents du peigne, ce qui évite d'endommager les fils de chaîne et surtout élimine toute détérioration des angles (10) prévus dans la partie (5).
En effet, ainsi que cela ressort bien de la figure 1 où le peigne (3) a été représenté, d'une part en traits pleins dans sa position reculée et, d'autre part, en traits mixtes lors de son avance pour l'opération de battage, dans le cas le plus défavorable, c'est-à-dire lors- que le peigne (3) se déplace à foule ouverte, la partie
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à angle vif (5) ne frotte les fils de chaîne que jusq'au point (8) alors que, entre le point (8) et le point (9), seule la partie normale du peigne, c'est-à-dire celle ayant des arêtes arrondies et polies, reste en contact avec les fils.
La structure du peigne dans la zone (5) et dens la zone (7) ressort clairement des figures 3 et 4.
Pour la zone (5) (figure 3), chaque dent du peigne présente une arête vive, la face (14) de la dent, en regard de l'ouverture (13) de la lamelle (4) faisant un angle de préférence inférieur à 5 avec l'axe (11) du confineur, c'est-à-dire avec la direction de lancement de la duite. De cette manière, les dents du peigne réfléchissent le courant d'air au lieu de l'absorber. Par ailleurs, et plus particulièrement aux lisières, ainsi que cela ressort clairement de la figure 2, la direction des fils de chaîne est parfois perturbée. Ainsi, ledit fil peut être légèrement en retrait lorsque le templet latéral n'agit pas correctement. Dans ce cas, le fil (1) fait un léger angle entre son entrée et sa sortie du peigne (3). Au fur et à mesure que le peigne avance vers la façure (9) (position 3a sur la figure 2), l'angle
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augmente.
En conséquence, lorsque la zone (5) à angle vif J sort de la foule, il est nécessaire que l'angle que font les fils soit inférieur à l'angle de la partie bi- seautée prévue sur la largeur a. Un angle d'environ 15 sur une largeur a inférieure à 1 mm permet d'éviter toute usure anormale des fils.
Grâce à une telle forme du profil du peigne dans la zone (5), il est possible non seulement d'avoir une très bonne canalisation de l'air mais, également, d'éviter tout endommagement intempestif des fils de chaîne.
En revanche, dans la zone (7) du peigne, et ainsi que cela est réprésenté à la figure 4, les dents ont un profil arrondi et poli. Le pincement de la duite introduite contre le tissu formé est réalisé dans cette zone.
Un tel dispositif, non seulement permet d'obtenir
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une très bonne canalisation de l'air favorisant l'inser- tion de la trame dans la foule, mais également autorise une source du battant relativement petite par le fait que le canal confineur de trame est plus rapproché du peigne que lorsqu'il est constitué seulement par des lamelles.
En outre, un tel dispositif peut être fabriqué in- dustriellement de manière très simple compte-tenu que l'usinage tant de la zone (5) présentant des arêtes vives que des lamelles (4) peut être réalisé en mettant en oeuvre des techniques modernes facilement adaptables aux installations permettant la réalisation d'un peigne conventionnel. Ainsi, les arêtes vives que présente le peigne dans la zone (5) des dents peut être obtenu en associant aux machines conventionnelles un système par rayon laser usinant les angles vifs place par place sur le ruban débitant les dents au fur et à mesure de l'in- troduction du ruban dans le peigne en formation.
En ce qui concerne le dégagement (12) permettant l'échappement de la trame après insertion, celui-ci peut être obtenu soit en prévoyant d'un léger espacement entre la partie supérieure de la lamelle (4) de la partie frontale du peigne (3) soit, éventuellement, en articu- lant de manière connue les lamelles (4) sur le battant (6) de telle sorte que, pendant l'insertion du fil de trame, les lamelles (4) et le peigne (3) soient mobiles l'une par rapport à l'autre et que la fente (12) soit portée au minimum, ce qui évite tout échappement non souhaitable du courant d'air.
Un tel dispositif peut être utilisé soit pour canaliser le 1 courant d'air produit par une buse unique permettant d'inserrer la trame sur toute la largeur du tissu, soit éventuellement dans des métiers utilisant une succession de buses réparties sur toute la largeur de la foule, soit éventuellement en combinaison avec un système d'insertion de la trame par inertie auquel est adjoint une ou plusieurs buses auxiliaires facilitant le dérou- lement de la duite. De plus, les lamelles peuvent éventuellement avoir une division et une épaisseur différentes du peigne.