"Un asservissement pour la suspension des sièges de poids-lourds améliorant le confort et la sécurité".
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vingt par trois millimètres. Les balanciers ont une longueur de nonante-cinq millimètres. Sur l'axe central et à vingt-cinq millimètres d'une extrémité, est serti un petit roulement étanche. A l'autre extrémité, est collé un poids de vingt grammes, constitué par un aimant en ferrite de section rectangulaire. Ils sont soumis à l'effet d'un ressort, fait d'une corde
à piano de cinq dizième de millimètres, qui les maintient verticalement au repos. Les balanciers verticaux sont fixés sur une plaque en epoxy recouverte de cuivre et ayant pour dimensions cent soixante millimètres de longueur et cent millimètres de largeur. La surface cuivrée de la plaque sert à graver un circuit imprimé. La fixation des balanciers verticaux est décentrée de façon à n'autoriser à chacun qu'un déplacement de cinquante millimètres dans un sens. Sur l'autre plaque sont fixés les balanciers horizontaux, qui sont maintenus horizontalement par l'intermédiaire d'un ressort et d'une butée.
A même le circuit imprimé, et en correspondance avec la zone d'action de chaque balancier, est soudé un interrupteur normalement ouvert à enclenchement magnétique. Lorsqu'un balancier quitte sa position de repos, et que le champs magnétique de l'aimant contrepoids entre dans la zone d'interception de l'interrupteur correspondant, celui-ci se ferme. Les circuits imprimés sont fixés dans un boitier en plastique et il est fixé dans la cabine sur une des parois latérales.
Le circuit électronique est réalisé sur deux plaquettes standard simple face. Ils se composent de dix-sept transistors, trente-sept résistances d'un
quart de watt, de quatre condensateurs polarisés, de six diodes éléctroluminescentes, six diodes de commutation, d'une diode Zéner de douze volts un demi watt, deux circuits intégrés comprenant chacun quatre portes NOR, d'un circuit intégré comprenant quatre portes AND, d'un relais électromagnétique ayant deux contacts normalement fermé, fonctionnant en vingt quatre volts, ainsi que deux fusibles. L'ensemble de commande est alimenté en douze volts continu. Seuls les électrovannes sont alimentées par une tension pouvant être comprise entre vingt-deux et vingt-huit volts. Chaque circuit de commande est constitué de deux portes NOR et d'une porte AND. Les portes NOR forment une bascule monostable.
Une impulsion positive sur l'entrée provoque dans un même temps, à la sortie de la seconde porte NOR, un créneau positif d'une durée variable dépendant en fait de la valeur du condensateur chimique et des résistances additionnelles. Le signal positif sortant d'une porte AND, est utilisé pour actionner une bascule constituée de transistors. En effet dans la description pneumatique, deux électrovannes sont alimentées lorsque les balanciers verticaux sont au repos. Mais dès qu'une impulsion sort d'un de ces balanciers, il faut libérer l'air bloquant un des deux vérins qui maintiennent le siège en positon neutre et qui nuirait à la réalisation de la correction demandée.
Donc lors d'une impulsion générée par un des balanciers verticaux, une des deux électrovannes sous tension doit se retrouver à l'état zéro tant que la porte AND correspondante à ce circuit délivre un signal positif. Cela est obtenu par deux séries de transistors montés en série parallèle. La première série comporte un nombre pair de transistors. Au repos, le premier transistor n'a pas sa base polarisée et est bloqué, le second s'auto-alimente au travers d'une résistance et est donc saturé, l'électrovanne correspondante est alimentée. Dans le même temps, et par
le même principe, dans le circuit comportant trois transistors, le premier transistor.est bloqué, le second est saturé, le troisième est bloqué donc l'électrovanne correspondante n'est pas alimentée.
Quand une impulsion positive est disponible sur la sortie de la porte AND,
le basculement s'effectue. Le retour à l'état initial a lieu quand le balancier correspondant à ce circuit revient à l'état initial ou dès que l'impulsion entretenue par la bascule monostable cesse. Car la porte AND doit avoir ses deux entrées à l'état un pour délivrer un signal de sortie
à l'état un. L'emploi d'une porte AND se justifie pour obtenir à la fois
un signal électrique proportionnel au déplacement du balancier et le limiter suivant l'usage à la course maximun des vérins longitudinaux.
Ce système permet également de maintenir le système en ordre lorsque le véhicule roule sur des routes très montagneuses ainsi que pendant les entretiens où le basculement de la cabine enclencherait tous les balanciers inutilement.
Un fusible de cent milliampères protège l'alimentation du circuit de commande, maintenue à un potentiel de douze volts grâce à une Zéner pilotant un transistor ballast. Un fusible de trois ampères protège le circuit de puissance. Des diodes montées en parallèle sur les bobines des électrovannes protègent les transistors de puissance. Les diodes électroluminescentes sont montées en parallèle sur les bobines des électrovannes afin de visionner le fonctionnement. Un commutateur réalisé avec un relais électromagnétique permet la neutralisation du circuit de commande dès que la pédale de frein est enfoncée. Ce système quoique non nécessaire est disponible. La tension de service possible est comprise entre vingt-deux et trente volts. L'alimentation de l'ensemble est négligeable. Les différentes liaisons
sont effectuées par un câble multifils en nappe.
Le principe de fonctionnement est le suivant. Lorsque le véhicule, suite
aux réactions de la suspension du véhicule ou suivant le profil du revêtement routier, subit par exemple une poussée longitudinale dirigée de l'arrière vers l'avant, la personne se trouvant assise sur un siège se trouve à cet instant, et à cause de l'inertie qu'elle offre, comme si elle était propulsée vers l'arrière. Un des balanciers verticaux se trouve dans la même situation, et en s'opposant à la cause, il enclenche un interrupteur magnétique d'où,
un signal positif à la sortie de la double porte NOR, ce signal fait fonctionner le système de bascule à transistor ; à ce moment l'électrovanne qui est à l'état un revient à l'état zéro, le vérin qu'elle bloque est rendu libre, donc le siège peut reculer. L'électrovanne qui est à l'état zéro bascule à l'état 1 et les deux vérins placés de chaque côté du siège font reculer le siège durant tout le temps que dure l'impulsion. Dès que celle-ci est terminée, il se reproduit une inversion dans la commande des électrovannes et de ce fait, celle qui se trouvait à l'état zéro revient à un et vice-versa. Ce qui se traduit par la remise en position neutre par le vérin arrière de bloquage. A noter que ce retour se fait en douceur d'une part à cause
du régulateur de vitesse par lequel l'air comprimé d'alimentation transite
et par les deux étrangleurs placés sur les échappements du distributeur alimentant les deux vérins chargés d'effectuer les corrections.
Le fonctionnement est identique pour tous les mouvements.
Principalement pour les engins de génie civil, il est impératif de maintenir le coffret abritant les balanciers de commande, dans un plan horizontal.
Au repos, un balancier vertical tend à rester vertical quand on incline le coffret. Donc le balancier vertical s'écarte de sa butée, tandis que l'autre balancier s'y appuie plus fort et inversement suivant le sens de l'inclinaison. Donc en plaçant judicieusement un interrupteur unipolaire à enclenchement magnétique, derrière les aimants des balanciers de commande verticaux, de façon que dès qu'un balancier s'écarte de deux millimètres de sa butée, l'interrupteur correspondant s'ouvre. Mais pour éviter qu'une prise d'information soit faite à chaque mouvement de correction duddt balancier, une temporisation à l'enclenchement est nécessaire. Donc l'information ne sera prise en compte que si l'interrupteur demeure ouvert quatre secondes consécutives. Cela est réalisé grâce à l'électronique.
Un ampli opérationnel est monté en comparateur de tension. L'entrée positive est maintenue à un potentiel de plus dix volts grâce à un pont diviseur. L'entrée négative est reliée à la masse par une résistance et du côté positif par un condensateur chimique. Dès que la différence de potentielle est appliquée sur le montage (douze volts), l'entrée positive étant à un potentiel supérieur à l'entrée négative, la sortie se trouve à l'état zéro. Mais le condensateur se charge et au bout d'un moment, le potentiel de l'entrée négative dépasse les dix volts et la sortie de l'ampli passe à l'état 1.
Un transistor est monté en parallèle sur le condensateur. Lorque celui-ci
est alimenté, il court-circuite le condensateur et maintient donc l'entrée négative à un potentiel inférieur à celui de l'entrée négative, donc la
sortie de l'ampli reste à l'état zéro. C'est l'interrupteur magnétique qui commande le transistor qui court-circuite et maintient la sortie de l'ampli
à l'état bas. La sortie de l'ampli commande un transistor qui lui commande un relais qui commande la rotation d'un moto-réducteur de douze volts, qui
par l'intermédiaire d'un bras de levier, calé sur son axe et d'un galet, modifie la position du boitier par rapport à un support où il est articulé
sur un roulement. Deux circuits sont nécessaire pour faire fonctionner ce système dans les deux sens. Les transistors de sortie sont protégés par
deux diodes montées en parallèle sur les deux bobines de relais.
Deux interrupteurs, pouvant être commandés par le levier du moto-réducteur coupent le circuit de base de chaque transistor de sortie limitant ainsi la correction maximum à un angle de dix degrés de part et d'autre.
En résumé, un changement d'inclinaison du boitier contenant les balanciers de commande, se traduit par un changement de position de l'un deux, s'il
se maintient écarté de sa butée pendant quatre secondes consécutives, un ampli opérationnel monté en comparateur de tension a sa sortie qui passe
à l'état haut et a pour effet la commande d'un moto-réducteur qui ramène
le boitier dans un plan horizontal, c'est-à-dire quand les deux balanciers verticaux sont contre leur butée respective.
Toute demande de correction avant ou arrière du siège annule la temporisation empêchant toute modification d'inclinaison du boitier.