ayant pour objet: Porte coupe-feu anti-effraction La présente invention est relative à une porte coupefeu anti-effraction à huisserie métallique composée de deux structures formées de profilés laminés pliés en équerre et assemblés par embrèvement de manière à former autour d'une baie un encadrement rigide dont les côtés recouvrant l'embrasure de porte et le bord de parement sont raidis par des rebords repliés sur eux-mêmes et qui est renforcé de cornières longitudinales soudées dans l'angle de l'équerre et scellé au mur à l'aide de doguets noyés dans un béton de liaison et à vantail blindé comprenant un double cadre métallique habillé de tôles d'acier enserrant une âme constituée de produits isolants et foisonnants, articulé à l'huissière par des paumelles anti-décrochables et munis de verrous à serrures de sécurité multi-points.
Elle s'applique principalement aux portes dont l'épaisseur ne peut être supérieure à 60 mm, telles les portes d'entrée d'immeubles, de maisons, d'appartements et de bureaux. Cette contrainte d'épaisseur rend difficile l'association du principe coupe-feu et de la résistance à l'effraction.
La résistance au feu est déterminée expérimentalement au cours de tests bien définis réalisés en laboratoire en atmosphère oxydante dans des fours portés à hautes températures.
La résistance à l'effraction n'a pas reçu de définition précise. Elle implique qu'un homme normalement constitué, muni d'outils manuels tels que pinces, tournevis, pied de biche et forets et opérant sans bruit n'arrive pas à ouvrir la porte en moins de 15 minutes.
On connaît des portes métallique résistant au feu et à l'effraction dont les battants sont constitués d'un ou deux vantaux revêtus de tôles d'acier. La feuille de porte de ces vantaux est généralement constituée de deux tôles d'acier entre lesquelles sont montés ou incorporés des isolants tel que panneaux gyproc ou laine de roche. Les tôles sont portées et assemblées entre elles par des profils pliés ou tubulaires formant un encadrement métallique éventuellement renforcé de traverses intermédiaires. Entre les profils constituant le cadre et les tôles de revêtement sont interposés des produits foisonnants ayant la propriété de gonfler sous l'action de la chaleur, de manière à obturer hermétiquement n'importe quel interstice de la porte.
Dans de telles portes métalliques, l'huisserie est constituée de deux pièces en superposition,encastrées l'une dans l'autre. Dans ce but, on introduit des tirants constitués de tiges filetées ancrées au premier bâti, parallèlement entre elles, dans des trous ménagés au travers du mur, en face des yeux d'un second bâti formant l'autre côté du chambranle. On solidarise les deux bâtis en les serrant l'un contre l'autre par boulonnage, soit sur la tête de mur, soit de part en part du mur à l'aide des tirants.
L'inconvénient majeur de la mise en oeuvre de tirants traversant de part en part le mur de parement réside dans le fait que ceux-ci forment des ponts thermiques entre les deux faces du mur dans lequel est montée la porte. Ces ponts thermiques diminuent considérablement la résistance au feu puisque les tiges de métal qui constituent un excellent conducteur de la chaleur, peuvent favoriser la propagation de la flamme. Plus les éléments sont mécaniquement résistants et solides, plus facilement ils propageront un éventuel incendie.
La présente invention vise à remédier à cet inconvénient. Elle propose de concilier les exigences d'une porte difficilement dégradable généralement constituée d'éléments lourds et celles d'une porte coupefeu.
Une porte difficilement dégradable est généralement constituée :
a) d'une huisserie résistante, solidement ancrée au gros oeuvre, dont l'ancrage est invisible et difficilement accessible ; b) d'une feuille de porte, renforcée à l'aide de tôles et profils en acier pliés, et éventuellement d'une troisième tôle complémentaire épaisse servant de blindage, placée dans le milieu de la feuille de porte.
Or, on sait que l'ensemble de ces éléments lourds est défavorable à la protection contre le feu.
Suivant l'invention, le bâti du vantail et les éléments de l'huisserie de porte sont réalisés à partir de profilés métalliques pourvus de logements formant guides de positionnement précis dans lesquels est engagée un écarteur de résine phénolique résistant au feu en vue d'assembler le bâti du vantail et les éléments de huisserie susdits en formant un pont thermique coupe-feu.
Le chant de la porte est recouvert sur tout le périmètre de la porte d'un produit foisonnant.
Dans une forme de réalisation particulière, les profils métalliques constituant le bâti de vantail sont des cornières assemblées en angle droit de manière à former deux cadres distincts, disposés symétriquement par rapport au plan longitudinal médian du vantail, les branches externes des cornières formant les supports des parements extérieur et intérieur de la porte, sur lesquels sont encastrées et soudées des tôles de revêtement et les branches internes disposées face à face à une distance déterminée, formant des raidisseurs des tôles de revêtement et en ce que les cadres du bâti sont assemblés entre eux par une seconde latte de résine phénolique montée le long de chaque côté de l'encadrement dans l'angle des cornières susdites.
L'huisserie est partagée et séparée au droit du vantail en position fermée par un écarteur constitué d'une latte de résine phénolique résistant au feu.
D'autres particularités et détails de l'invention apparaîtront au cours de la description des dessins annexés qui représentent schématiquement et à titre non limitatif, une forme de réalisation de la porte coupe-feu anti-effraction suivant l'invention.
Dans ces dessins :
- la figure 1 est une vue en élévation latérale d'une huisserie et d'une feuille de porte coupe-feu antieffraction suivant l'invention ;
- la figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne II-II de la porte montrée à la figure 1, et
- la figure 3 est une coupe horizontale suivant la ligne III-III de la porte montrée à la figure 1.
Dans ces figures, les mêmes notations de références désignent des éléments identiques ou analogues.
L'invention s'applique particulièrement bien à la réalisation de portes d'entrée d'immeubles, de maisons, d'appartements et de bureaux. Une forme de réalisation particulière d'une telle porte dont l'épaisseur est généralement comprise entre 50 et 60 mm est illustrée à la figure 1.
L'huisserie 2 est constituée de deux éléments verticaux appelés montants 3 et d'un élément horizontal appelé linteau 3'. Chacun de ces éléments 3, 3' est formé de deux coquilles réalisées généralement en tôles épaisses d'acier électrozingué ou inoxydable, pliées en angle droit et assemblées en équerre par embrèvement de manière à former deux structures d'encadrement 5, 6 distinctes et interdistantes, dont les côtés recouvrant l'embrasure 2' de porte et le bord de parement du mur sont raidis par des rebords 4 repliés sur eux-mêmes et qui sont renforcés de cornières longitudinales 24 soudées dans l'angle des coquilles susdites.
On les solidarise entre eux par un écarteur 7, constitué par exemple, d'une latte en résine phénolique résistant au feu. Cet écarteur 7 est inséré dans des rainures 8 ou logement formant guide de positionnement précis. Il constitue une coupure thermique entre les deux structures d'encadrement 5, 6 de l'huisserie 2.
Le montage de l'huisserie est réalisé de la manière suivante. Le chambranle intérieur de la structure 5 destiné à porter le vantail 9 de porte 1 est scellé au mur par des doguets 10 noyés dans un coulis de béton 11 selon les normes coupe-feu. Lors de cette opération, la tête de mur est complètement bétonnée ou ragréée sur toute sa largeur. En même temps des guides et profils 12 destinés à bloquer ultérieurement la seconde structure 6 de l'huisserie sont scellés au mur.
Dès que le chambranle intérieur 5 de l'huisserie 2 est scellé au mur, on place sur son pourtour, dans la rainure 8 réalisée par emboutissage, l'écarteur 7 calibré avec précision. Cet écarteur 7 est avantageusement constitué de résine phénolique isolante, renforcée de
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Une rainure identique prévue sur la deuxième coquille 6 de l'huisserie 3 constituant le chambranle extérieur 6 muni d'une batée 13 et d'un joint 14 permet d'ajuster la position de cette seconde coquille sur l'écarteur précité. On l'oblige ainsi à s'insérer dans les guides et profils
12 de scellement ménagés au moment du ragréage. Quelques vis complémentaires invisibles 15 empêchent l'écarteur de sortir des glissières ou rainures 8.
Le dormant, les ébrasements et chambranles sont ainsi scellés à demeure au mur. L'ancrage est solide et aucune fixation n'est apparente. Suivant l'invention, l'huisserie 2 est en outre entièrement coupée en deux à un endroit invisible, au droit de la feuille 9 de la porte par un écarteur 7 résistant au feu. La coupure thermique et les éléments anti-effraction recherchés sont obtenus de façon optimale.
Dans une forme de réalisation préférée illustrée à la figure 2, la feuille de porte est réalisée à partir des profils métalliques constituant le bâti de vantail qui sont des cornières 16 assemblés en angle droit de manière à former deux cadres distincts (17, 18) disposés symétri- <EMI ID=2.1>
vantail 9, les branches extérieures 19 des cornières 16 formant les supports des parements extérieur et intérieur de la porte 1 sur lesquels sont encastrées et soudées des tôles de revêtement et les branches intérieures 23 disposées face à face à une distance déterminée formant des raidisseurs des tôles de revêtement 20 et en ce que les cadres 17, 18 du bâti sont assemblés entre eux par une seconde latte de résine phénolique 21 montées le long de chaque côté de l'encadrement dans l'angle des cornières 16 susdites.
Les branches intérieures 23 sont orientées extérieurement. L'assemblage des cadres intérieur et extérieur
17, 18 de la feuille de porte sur la latte de résine phénolique 21 est réalisé par boulonnage à l'aide de.vis
24 traversant de part en part la latte de résine phénolique 21.
La fixation est rendue mécaniquement plus résistante lorsque les vis 24 s'agrippent dans des boulons soudés aux branches intérieures 23 susdites.
Les branches extérieures 19 des cadres 17, 18 susdites sont avantageusement recouvertes d'un tôle de revêtement 20 d'environ 3 mm en acier électrozingué ou en acier inoxydable. Les bords 4 de la tôle 20 sont repliés de manière à enserrer la branche extérieure 19 sur laquelle la tôle 20 est fixée par soudage.
L'espace libre compris entre les tôles de revêtement intérieur et extérieur constituant l'âme du vantail 9 est rempli de laine de roche 27 et de panneau de plâtre gyproc
28 de 10 mm d'épaisseur.
Le chant de la porte est recouvert sur tout le périmètre de la porte d'un produit foisonnant 29, appliqué sous forme de latte et enserré entre les extrémités des branches extérieures 19 des cornières 16.
Sur demande éventuelle, un blindage complémentaire en tôle est inséré au milieu de la feuille de porte.
La porte est tenue en position fermée par une serrure de sécurité 30 de trois points.
La stabilité de l'huisserie 2 et de la feuille 9 de porte est dès lors parfaitement obtenue.
Par l'invention, on obtient une porte coupe-feu difficilement dégradable par effraction.
Cette porte comporte sur la feuille de porte, une coupure thermique totale qui se prolonge entre les deux coquilles de l'huisserie, pour aboutir au béton de scellement finissant la tête de mur.
Le montage de l'huisser-ie s'inspire des règles normales de l'art de bâtir.
Il permet, en effet, de poser tous les éléments constitutifs fixes de l'huisserie, de les régler et de les sceller définitivement avant de placer l'habillage extérieur avec battée sans fixations visibles.
Il est évident que l'invention n'est pas exclusivement limitée aux formes de réalisation illustrées dans les dessins et que bien des modifications peuvent être apportées dans la forme, les dimensions et la disposition des profilés et cornières mis en oeuvre dans la confection des éléments intervenant dans la feuille de porte et dans l'huisserie suivant l'invention.
REVENDICATIONS
1. Porte coupe-feu anti-effraction à huisserie métallique (2) composée de deux structures (5, 6) formées de profilés laminés pliés en équerre et assemblés par embrèvement de manière à former autour d'une baie un encadrement rigide dont les côtés recouvrant l'embrasure de porte et le bord de parement sont raidis par des rebords (4) repliés sur eux-mêmes et qui est renforcée de cornières longitudinales (23) soudées dans l'angle de l'équerre et scellées au mur à l'aide de doguets (10) noyés dans un béton de liaison et à vantail (9) blindé comprenant un double cadre métallique (17, 18) habillé de tôles d'acier (20) enserrant une âme (22) constituée de produits isolants et foisonnants, articulé à l'huisserie
(2) par des paumelles anti-décrochables (25) et muni de verrous à serrures de sécurité multi-points, caractérisé en ce que le bâti du vantail (9) et les éléments de l'huisserie (2) de porte sont réalisés à partir de profilés métalliques pourvus de logements formant guides
(12) de positionnement précis dans lesquels est engagée un écarteur (7) de résine phénolique résistant au feu en vue d'assembler le bâti du vantail (9) et les éléments de huisserie (2) susdits en formant un pont thermique coupefeu.