' ~ ~6463~3 PROCEDE D'ACCROCHAGE SUR UNE PIECE RIGIDE D'UN MATERIAU SOUPLE FACONNE EN FIL, RUBAN OU FEUILLE La présente invention concerne un procédé d'accrochage d'ur ma- tériau souple9 fasonné en fil, ruban ou feuille, sur une pièce rigide et intéresse tous les domaines d'activité où un tel problème doit être ré- solu, par exemple : manutention (accrochage d'élingues), conditionne- ment (fixation de rubans ou rouleaux sur bobine, comme pour machines àécrire), ameublement (fixation de panneaux, rideaux, toiles de hamacs, etc) 9 maroquinerie, sellerie et outillage (trousses et étuis divers pou- vant se porter accrochés à la ceinture), équipements de sport (carquois, voiles, accrochage de tendeurs, fixation de filins sur tambour de cabes- tan); entrebailleur de porte, etc... L'énoncé de ces divers domainesd'utilisation possible ne constitue qu'une liste d'exemples destinés à faire comprendre la généralité de l'usage de l'invention, et ne peut être compris comme une énumération limitative et restrictive de son domaine d'applicabilité. L'invention vise également les éléments ou dispositifs d'accrochage obtenus Rar ce procédé. Dans le cas où un assemblage permanent est réalisé, comme par exemple par clouage ou couture autour d'une partie du support, il s'agit de fixation, et non pas d'accrochage qui suppose par définition que l'as- semblage puisse être dissocié rapidement par des opérations simples. La technique actuelle, tout au moins sur le strict plan du procé- dé lui-même, est depuis longtemps dans le domaine public et fait appel à . des dispositifs divers que l'on peut classer essentiellement en deux fa- ~- milles, selon que l'on pourvoit le matériau souple soit de crochets, soit d'oeillets, les uns ou les autres, rapportés et fixés au moyen d'un pro- 2S cédé quelconque tel que collage, vissage, serrage, sertissage, soudage, etc... Ces dispositifs ont pour effet de répartir les efforts de liai- son entre le matériau souple et la pièce rigide en un nombre limité de points d'accrochage, autour desquels le matériau souple subit une fati- gue importante due à la mauvaise répartition des tensions internes quientra$nent, sa deformation et sa rupture. L'invention a plus précisément pour objet un procédé de fabrica~ tion d'éléments d'accrochage, caractérisé par le fait que l'on ménage sur un matériau souple au moins une zone rigidifiée dans une mesure suf- fisante pour pouvoir ~ccrocher l'élément sur une structure d'appui ri- ~ide appropriée. : ''- - ~ I ~,4633 Le procédé selon la présente invention est en outre remarquable par les points suivants : - la structure d'appui de l'élément d'accrochage est choisie parmi les creusures, les alvéoles, les barres, les boucles, les grilles et tous les éléments ou dispositions analogues de la structure rigide permettant d'obtenir un moyen d'arc-boutement pour l'élément d'accrochage. - la zone rigidifiée permettant l'accrochage de l'élément est réa- lisée pendant le formage de ce dernier, ou est rapportée après ledit for- mage, ou bien est réalisée par coopération avec un élément rigide de forme appropriée. I.'invention concerne également les éléments ou dispositifs d'accro- chage comportant à au moins l'une de leurs zones d7extrémités au moins une zone d'accrochage. Selon une forme de réalisation préférée, l'élément d'accrochage est constitué d'une bande souple présentant dans une de ses zones d'extrémi- tés un certain nombre de zones rigidifiées transversalement disposées et espacées les unes des autres, tandis qu'à l'autre zone d'extrémité est ménagée une structure d'accrochage sur laquelle vient prendre appui, au choi~ de l'utilisateur, au moins une des zones rigidifiées. D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de la description non limitative suivante, de modes et de formes de réalisation. Relativement au dessin, - la figure ] est une vue en coupe d'une première forme de réalisa- tion de l'invention; - la figure 2 représente en perspective un élé~ent permettant l'ac- crochage d'un lien sous forme de bande ou de ruban, faconné selon l'inven- tion; - la figure 3 est une vue en perspective d'une autre forme de réa- lisation de l'invention, adaptée au cas du lien souple, faconné en fil,rigidifié selon l'invention; - la figure 4 est une vue en élévation d'un dispositif selon l~in- . vention, accroché à une ceinture; - la figure 5 est une vue en plan d'une forme particulière de l'inven~ion; ~ - la figure 6 est une vue en coupe de la forme de réalisation de la figure 5 en utilisation sur un élément convexe; - les figures 7 et 8 sont des vues en coupe d'un autre mode de réalisation de l'invention; '' ~: ,- : :: ~ . . , ~ . ~; . t~4633 - la figure 9 est une variante de la forme de réalisation de la figure 7 ; - la figure 10 represente une vue en coupe d'un mode de realisa- tion de l'invention avec appui sur equerre; ~ la figure 1] est une vue en coupe d'un mode de realisation de l'invention dans lequel une bande souple coopère à fin d'accrochage avec un element rigide separe; - la figure 12 illustre une application de l'invention sur un ele- ment du type bobine; et ]0 - la figure ]3 illustre en coupe une autre application de llinven- - tion sur un élément du type courroie ou ceinture. La figure 1 représente une coupe d'un point d'accrochage, mais ~' la dimension de l'alvéole et des plèces en contact n'est pas précisée dans la direction perpendiculaire au plan de la figure. De ce point de vue, il faut préciser que, si le matériau souple (1) se présente sous la forme d'une feuille ou, tout au moins, d'un ruban ou d'une sangle assez larges, c'est-à-dire que sa dimension perpendiculaire au plan de la figu- re est au moins de l'ordre d'une dizaine de fois son épaisseur représen- ; - tée dans le plan de la figure, sa rigidité dans un plan perpendiculaire au plan de la figure est suffisante pour que l'alvéole (3) n'ait pas be- soin de parois latérales au-dessus et au-dessous du plan de la figure. Par contre, si le matériau souple (1) se présente sous la forme de fil ou de câble, c'est-à-dire que sa dimension perpendiculaire au plan de la figure est à peu près égale à son épaisseur mesurée dans le plan de la figure 1, il est absolument nécessaire que l'alvéole (3) présente des parois latérales au-dessus et au-dessous du plan de la figure 1 per- mettant de guider et maintenir la partie rigide (2) dans le plan de la figure. Telle qu'e~e est, la figure 1 représente une pièce (4) accrochée à une pièce (1) ~e matériau souple; mais par symétrie autour d'un axe horizontal contenu dans le plan de la figure, l'alvéole (3) viendrait sur le dessus de la pièce (4) et la partie (1) du matériau souple pen- drait, accrochée à la pièce (4). Plus généralement, quelle que soit son orientation, la figure 1 représente l'accrochage du matériau souple 1 sur lequel s'exerce une traction tendant à l'écarter de la pièce (4) dans une direction parallèle à l'axe de l'alvéole (3) et dans un sens tel que cette traction applique le matériau souple sur le bord de l'alvéole (3) et pro- voque I'arc-boutement de la partie rigide (2) contre le bord de l'alvéole (3) opposé au precédent. ' ~ ~ : ~ 3LS4633 Comme seuls le bord de l'alvéole et la paroi qui lui est opposée jouent un rôle dans le processus d'accrochageg on pourra utiliser avan- tageusement la dispo!;ition de la figure 29 où la pièce (5) joue lerôle de bord de l'alvéole et la pièce (6) le rôle de paroi opposee à ce bord. La sangle plate ou le nlban est, dans ce cas,-engagee à cheval sur cette pièce (5), la partie du materiau souple soumise à la traction etant si- tuée à l'extérieur, et orientée vers le bas ou vers le haut, la partie représentée sur la fi:gure 2 étant symetrique par construction. La figure 3 quî représente une portion de tube (7) fixee par col- lage ou soudure sur une pièce (8) est l'homologue de la figure 2 dansle cas, non plus d'une sangle ou d'un ruban, mais d'un fil ou d'un câble. Dans ce cas,si le materiau (8) est suffisamment résistant et s'il peut être percé d'un trou débouchant suffisamment voisin de sa surface exte- - rieure, le ~ube rapporte (7) peut être très bien remplacé par un tel trou. La figure 4 représente un dispositif d'accrochage à u~e ceinture d'une pièce en matériau souple (9), etui ou carquois par exemple, termi- née par une partie (10) rendue rigide dans le plan de la figure. La ri- gidité dans le plan de la figure 4 est obligatoire pour réaliser l'accro- chage, mais la flexibilité de la partie (lO) autour d'un axe contenu dansle plan de la figure 4 peut être nécessaire pour suivre une paroi courbe dans le même sens. Pour celà, la partie (10) (fig. 4, fig. 5 et fig. 6) est rendue rigide dans un seul plan au moyen d'armatures parallèles entre elles telles que (Il), qui permettent de plier la partie (10) au- 2S tour d'un axe vertical de la figure 5, mais pas autour d'un axe hori~on- tal de cette même figure. La figure 6 montre une coupe vue de dessus de l'accrochage réali- sé au moyen de pièces telles que (9), (IO) et (Il) sur un barreau tel que (5), dans le cas où la paroi (6) de la figure 2 est convexe. Les figures 7 et 8 montrent un autre exemple de realisation d'un accrochage d'un materiau souple (]3), (14) dont une partie (]5) a été rendue rigide dans le plan de la figure, sur une pièce rigide (12), (16). - Dans ce cas, la traction exercee sur la partie (13) du matériau souple est transmise par la rigidité de la partie (IS) qui cause le coincement du brin libre (14) dans le dièdre aigu d'arête perpendiculaire au plan de la figure, qui est forme par la partie (16) et la lèvre inferieure (12) de l'alvéole d'accrochage. La figure 7 montre cet accrochage en position bloquée et la figure 8, le même en cours d'engagement ou de . ::: 6 3 3 dégagement, la partie (]3) n'etant pas soumise à traction. La figure 9 est une variante de la figure 7 où, la partie rigide (lS) n'étant pas susceptible de coulisser le long du matériau souple sous l'action de la traction exercee en (]3), le pincement exerce entre (16) et (i2) de la figure 7 n'est plus necessaire et qu'un simple arc- boutement de l'extremite de la partie rigide (15) contre le fond de l'alveole est suffisant. Par exemple, dans le cas de la figure 7, la portion rigide (15) pourrait être realisee au moyen d'une gaine en materiau rigide dans lequel le materiau souple peut coulisser. Dans le cas de la figure 9, la portion rigide (15) serait par exemple realisee au moyen de collage de plaquettes rigides sur le materiau souple, ou encore par enfilage de plaquettes rigides dans des goussets formes par le materiau souple. Sur les figures 7, 8, 9, ]O et 11 a ete representee, delimitee par ~ - un trait tirete, la zone de debattement necessaire au decrochage, qui est realise par extraction de la partie rigide du materiau souple hors de l'alveole d'accrochage. Pour cela, la tension exercee sur la partie (13) doit être relâchee dans le cas des figures 7, 8 et 9, et l'extrac- tion de la partie rigide (15) hors de l'alveole est obtenue en tirant sur la partie (14) du matériau souple. Dans le cas de la figure 10, la partie inférieure de l'alvéole d'accrochage est constituée d'une pièce rigide (18) à section en forme d'équerre dans le plan de la figure, dont la dimension perpendiculaire au plan dè la figure est la meme que celle des pièces (13), (]4), (15) 25 et (17), et qui est mobile autour d'un axe (19) solidaire du support (17). L'axe (]9) perpendiculaire au plan de la figure est situe le plus près possible de la paroi rectiligne de la pièce (17), mais à une distance au moins egale à la somme de l'epaisseur de la partie rigide (15) et du brin libre (14). La traction sur la partie (13) appuie la partie (15) et la boucle du brin (]4) sur l'aile horizontale de l'equerre (18) provoquant le pin- cement de la partie (]5) et du brin tl4) entre l'aile verticale de l'equerre (18) et la pièce (]7). Une traction moderee exercee sur (14) permet la rotation vers la droite de l'equerre (]8) autour de son axe ~5 (]9) et le degagement de la partie rigide (15), meme en presence d'une traction sur la partie (13). La figure 11 repond aux memes explications de fonctionnement que la figure 10, à l'exception du remplacement de la partie rigide ~15) du . ' ' . ' ' , - . . . , ., . , ' 1 ~L6~3~ 6 ,. matériau souple par une pièce (20) de matériau rigide contre lequel 1. le matériau souple vient simplement s'appliquer sous l'effet de la traction exercee en (~3)~ et qui provoque le pincement du materiau souple et son application contre la pièce rigide (20) suivant les deux branches de l'équerre (18) et la pièce (]7). Le profil représenté sur la figure 11 pour la pièce rigide (20) ne constitue qu'un exemple de realisation d'une zone apparemment rigide, sur le materiau souple, simplement par son application sous tension le long d'une pièce rigide (20), avec laquelle il n'est aucunement lié et dont il se sépare spontanement au décrochage lorsqu'on "ouvre" l'équerre par rotation vers la droite en tirant sur la partie libre (14). Dans le mode d'application de la figure 12, un élement d'accrochage (21) est inséré par sa zone rigidifiée (22) dans un alvéole (23) prati- qué parallèlement à l'axe et aux génératrices du noyau cylindrique cen- tral (24a) d'une bobine d'enroulage (24). Dans le mode d'application de la figure 13, on a ménagé à une zoned'extrémité d'une bande souple (25) un certain nombre de zones transver- sales rigidifiées (26) tandis qu'à l'autre extrémité est montée une structure d'accrochage (27) du type boucle. Un manchon passant (28) est également prévu coulissant sur la bande souple (25). Par rapport à l'etat anterieur de la technique, l'invention appor- te les avantages suivants : ; 1~/ suppression de pièces rapportees de formes complexes, telles que crochets ou oeillets; 2~/ répartition uniforme des efforts supportés par le materiau : souple, 3~/ facilité de réalisation industrielle; 4~/ grand choix de moyens de réalisation; 5~/ domaine d'application très vaste. ~ : :: :