CA1216751A - Combustile liquide a base de combustible solide pulverise, de residus petroliers et d'eau, son procede de preparation et son application dans des chaudieres ou des fours industriels - Google Patents
Combustile liquide a base de combustible solide pulverise, de residus petroliers et d'eau, son procede de preparation et son application dans des chaudieres ou des fours industrielsInfo
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Abstract
Combustible liquide à base de combustible solide Pulvérisé, de résidus pétroliers et d'eau, son procédé de préparation et son application dans des chaudières ou des fours industriels Abrégé Le combustible liquide se présente sous la forme d'une suspension de combustible solide pulvérisé et d'au moins une phase aqueuse représentant entre 15 et 40 % du mélange avec ajout éventuel d'un additif. Il comprend, en complément des tranches granulométriques du combustible solide pulvérisé, ou en remplacement de certaines desdites tranches, des tranches granulométriques additionnelles produites à partir de résidus pétroliers lourds d'origine naturelle ou synthétique, solides à la température de mise en oeuvre. Le combustible liquide peut être utilisé dans des chaudières, les fours industriels, ou les réacteurs de gazéification.
Description
5~
Combustible liquide à base de combustible solide pulvé-risé, de résidus pétroliers et d'eau, son procédé de -préparation et son application dans des chaudières ou des fours industriels La présente invention concerne un combustible liquide à base de combustible solide tel que du charbon naturel ou un combustible solide d'origine petroli~re pulvérisé, de résidus pétroliers et d'eau, ainsi que son procédé
de préparation.
A l'heure actuelle, de noMbreuses études ont été efFec-tuées en vue d'accroître l'utilisation du charbon comme combustible, notamment dans le but de réduire la consom-mation d'hydrocarbures pétroliers.
Il slavère ~ue ce problème est particuli~rement diffi-cile à résoudre, d'une part 9 en raison des inconv~nients propres à l'usage du charbon de fa~con traditionnelle (difficulté de manipulation, de transport9 de stockage~
d'alimentation, extraction des résidus de combustion, pollution, etc.) et, d'autre part, du fait que, dans l'ensemble, les dispositifs de combustion utilisés et leur environnement technologique sont spécifiques des combustibles liquides et ne conviennent pas aux combus-tibles solides.
C f est la raison pour laquelle on a cherché ~ realiser des compositions combustibles liquides dans lesquelles le charbon finement divisé se trouve en suspension dans un liquide ou un mélange liquide appropriéO
Toutefois, la réalisation d'une telle composition soulève de nombreux problèmes, notamment ceux relatifs à la stabilité et à la teneur en charbon de la composition.
Jusqu'ici, ces problèmes qui se trouvent intimement liés les uns aux autres n'ont pu donner lieu qu'à des solu-tions de compromis, insuffisarnment compétitives ~our 3~
Combustible liquide à base de combustible solide pulvé-risé, de résidus pétroliers et d'eau, son procédé de -préparation et son application dans des chaudières ou des fours industriels La présente invention concerne un combustible liquide à base de combustible solide tel que du charbon naturel ou un combustible solide d'origine petroli~re pulvérisé, de résidus pétroliers et d'eau, ainsi que son procédé
de préparation.
A l'heure actuelle, de noMbreuses études ont été efFec-tuées en vue d'accroître l'utilisation du charbon comme combustible, notamment dans le but de réduire la consom-mation d'hydrocarbures pétroliers.
Il slavère ~ue ce problème est particuli~rement diffi-cile à résoudre, d'une part 9 en raison des inconv~nients propres à l'usage du charbon de fa~con traditionnelle (difficulté de manipulation, de transport9 de stockage~
d'alimentation, extraction des résidus de combustion, pollution, etc.) et, d'autre part, du fait que, dans l'ensemble, les dispositifs de combustion utilisés et leur environnement technologique sont spécifiques des combustibles liquides et ne conviennent pas aux combus-tibles solides.
C f est la raison pour laquelle on a cherché ~ realiser des compositions combustibles liquides dans lesquelles le charbon finement divisé se trouve en suspension dans un liquide ou un mélange liquide appropriéO
Toutefois, la réalisation d'une telle composition soulève de nombreux problèmes, notamment ceux relatifs à la stabilité et à la teneur en charbon de la composition.
Jusqu'ici, ces problèmes qui se trouvent intimement liés les uns aux autres n'ont pu donner lieu qu'à des solu-tions de compromis, insuffisarnment compétitives ~our 3~
- 2 - ~ 7~
concurrencer ~es hydrocarbures liquides~
~n eFfet, la stabilité (aptitude à la sédirnentation) d'une suspension de charbon pulvérisé dans un liquide dépend, en plus des propriétés physiques de ce liquide (densité 9 viscosité, etc.), du pourcentage de charbon clans le liqui.de et des dimensions des particules de charbon.
Ainsi, dans bien des cas, la stabilité de la suspension sera d'autant plus mauvaise que le pourcentage de char-bon sera faible et que les particules seront de grande taille. Dans ce cas, la réalisation de poudre de char-bon finement divisée implique des installations couteuses et un prix de revient relativement élevé.
En outre~ dans d'autres cas, le charbon utilisé possède une trop forte teneur en cendres. Son utilisation comme combustible nécessite par conséquent une opération de décendrage avant sa mise en oeuvre 9 et les particules de charbon qui résultent d'une telle opération sont alors trop petites (100 ~O des particules généralement inférieures à 40, 30 ou à 15 microns selon la nature du charbon et la dispersion des cendres 9 lors d'un bon décendrage) pour permettre la realisation d~un combus-tible liquide à pourcentage élevé de charbon. b'augmen-tation significative de ce pourcentage ne peut, de façon classique, être obtenue que par adjonction de Fractions de charbon possédant une granulométrie plus élevée,dont la teneur en cendres sera nécessairement plus importante,puisque la libération des cendres est d'autant moins bonne que la granulométrie est élevée.
Par ailleurs, un pourcentage élevé de liquide dans la suspension présente les inconvénients suivants:
- dans le cas où le liquide est de l'eau, la combus-tion de la suspension en est notablement affect~e et
concurrencer ~es hydrocarbures liquides~
~n eFfet, la stabilité (aptitude à la sédirnentation) d'une suspension de charbon pulvérisé dans un liquide dépend, en plus des propriétés physiques de ce liquide (densité 9 viscosité, etc.), du pourcentage de charbon clans le liqui.de et des dimensions des particules de charbon.
Ainsi, dans bien des cas, la stabilité de la suspension sera d'autant plus mauvaise que le pourcentage de char-bon sera faible et que les particules seront de grande taille. Dans ce cas, la réalisation de poudre de char-bon finement divisée implique des installations couteuses et un prix de revient relativement élevé.
En outre~ dans d'autres cas, le charbon utilisé possède une trop forte teneur en cendres. Son utilisation comme combustible nécessite par conséquent une opération de décendrage avant sa mise en oeuvre 9 et les particules de charbon qui résultent d'une telle opération sont alors trop petites (100 ~O des particules généralement inférieures à 40, 30 ou à 15 microns selon la nature du charbon et la dispersion des cendres 9 lors d'un bon décendrage) pour permettre la realisation d~un combus-tible liquide à pourcentage élevé de charbon. b'augmen-tation significative de ce pourcentage ne peut, de façon classique, être obtenue que par adjonction de Fractions de charbon possédant une granulométrie plus élevée,dont la teneur en cendres sera nécessairement plus importante,puisque la libération des cendres est d'autant moins bonne que la granulométrie est élevée.
Par ailleurs, un pourcentage élevé de liquide dans la suspension présente les inconvénients suivants:
- dans le cas où le liquide est de l'eau, la combus-tion de la suspension en est notablement affect~e et
3 ~ ~2~67~
le rendement thermique diminué; il est alors parfois nécessaire d'extraire une partie de l'eau juste avant le brûleur, ce qui conduit, de toutes Façons, à une diminution notable du bilan économique;
- dans le cas où le liquide utilisé est combustible, le coût de ce liquide peut diminuer considérablement la rentabilit~ et l'intérêt de cette solution.
A ce sujet, le brevet FR 2 393 û53, qui propose une com-position comprenant du carbone pulvérisé à un diamètreinférieur à 40 microns, de l'eau et un agent dispersant, indique que, si le mélange doit être transporté9 par exemple par pompage, dans des conduites3 une teneur en charbon d'environ 40 O en poids au plus est appropri~e, en ce qui concerne la viscosité.
Par ailleurs, l'article paru dans la publication "La Rivista dei Combustibili (1981), 35, n~ 9, pages 3~5-394, au nom de Salvi ,Fait l'étude des dispersions de charbon pulvérisé dans des liquides combustibles tels que des huiles combustibles dans des émulsions huile-eau.
Cet article indique que les dispersions dans l'huile de faibles concentrations de charbon pulvérisé (de l'ordre de 30 O en poids) se comportent comme des liquides newtoniens. Pour des teneurs supérieures à 30 O de solide~ la viscosité augmente progressivement, puis elle augmente brusquement pour les teneurs entre 40 et 50 O.
Il mentionne, en outre, qu'en ajoutant du charbon pulvé-risé à une émulsion huile-eau, on obtient une suspension stable~ qui se comporte comme une huile. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec 50 parties de poudre de charbon de diamètre inférieur à 70 microns, 30 parties d'huile et 20 parties d'eau.
_ 4 - ~2~
Pour accroître la quantité de charbon présente dans les suspensions poudre de charbon/eau, avec ou sans additifs, tout en restant dans un domaine de viscosité
convenable, on a proposé des mélanges contenant du charbon en particules ultrafines (inférieures à 10 microns), du charbon en particules grossières (20 b 20n microns) et de l'eau additionnée à des agents dis-persants.
A ce sujet, le brevet européen EP-0 050 412 fournit plusieurs exemples permettant d'obtenir des suspen-sions à 63 ~ de charbonl stables dans le temps et ne présentant pas d'aptitude ~ la sédimentation.
Il ressort des exemples précédemment décrits que les suspensions proposées soit présentent une teneur en liquide relativement élevée 9 soit nécessitent l~emploi de granulométries bien définies de charbon. En parti-culier3 lorsqu'il est nécessaire de réaliser des tran-ches de granulométrie fines ou ultrafines, l'utilisa-teur de combustible se heurte à des problèmes de broyage difficiles, dont l'étendue est mal contrôlée et dont le coût est par conséquent très élevéO En outre9 lorsque l'on doit réaliser des mélanges combustibles à partir de charbon décendré dont les particules possèdent des tailles inf~rieures à 20 microns à l'issue de l'opéra tion de décendrage, l'utilisateur se heurte a des pro-blèmes de concentration du charbon dans le mélange liqui-de qu'il ne peut résoudre qu'en ajoutant des additifs coûteux ou des tranches granulométriques bien définies de charbon à teneurs en cendres élevées, qui enlèvent donc de l'intérêt au mélange.
La présente invention a donc pour but de rem~dier b ces inconvénients.
A cet effet9 l~invention a pour objet un combustible liquide se presentant sous la forme d'une suspension~
- 5 ~
dans une phase aqueuse, de combustible solide pulvérisé 9 tel qu'un charbon d'origine minérale ou un produit issu de résidus lourds pétroliers, avec éventuellement au rnoins un additif, caractérisé en ce que la composition granulométrique du combustible solide pulvérisé, prove-nant d'une opération de broyage, de tamisage ou de dé-cendrage, est modifiée par addition de tranches granu-lométriques d'un produit issu de résidus pétroliers lourds9 solides à la température de stockage9 et en ce 1D que la phase aqueuse représente entre 15 et 40 ~ en poids du combustible liquide D'une facon plus précise 9 ces tranches granulométriques additionnelles peuvent être obtenues:
a) soit directement, dans certaines unités industrielles de craquage des charges pétrolières, b) soit par pulvérisation des résidus pétroliers9 cette pulvérisation pouvant être effectuée:
- à froid, par pulvérisation mécanique, ou 2û - à chaud9 sur les résidus en phase liquide, cette pulvérisation pouvant être assistée par un gaz (par exemple de l'air ou de la vapeur), les particules divisées subissant ensuite une phase de refroidisse-ment rapide (trempe à l'eau, trempe à l'air), c) soit par émulsification de résidus lourds pétroliers (émulsion mécanique avec additiFs éventuels), dans ce cas, l'émulsion obtenue peut être ensuite directement rnélangée au charbon pulvérisé: en effet, il est possible de produire des résidus solides (par exemple des bitumes éventuellement soufflés) dispersés dans ces ~iquides (particules très fines pouvant aller jusqu'à des diamè-tres de l'ordre de 5 microns) en broyant ou en émulsi-fiant de manière mécanique, avec un additiF éventuel~
ces résidus à une température par exemple de l'ordre de 35 135C dans de l'eau a une température d'environ 65C
dans le cas où l'on opère à pression atmosphérique9 puis en refroidissant ~e mélange ainsi obtenu.
6~
La solution proposée par la présente invention présente alors de nombreux avantages:
Clle permet un contrôle très précis de la granulométrie de la matière rajoutée au charbon pulvérisé et souvent du facteur de forme des particules9 ce qui permet d'obte-nir des suspensions stables ~ plus haute teneur en ma-tière combustible~
Elle permet de réduire les coûts de broyage et des in-1û vestissements sn broyeur.
Elle se prête à une diminution du pourcentage de cendres combustibles.
Elle revalorise les résidus pétroliers lourds9qui jus-qu'ici constituaient une charge pour les raffineurs.
Elle permet l'utilisation de technologies existantes, tant en ce qui concerne les brûleurs que leur environ-nement.
Enfin, dans le cas de compositions de charbon décendréultrafin - produit pétrolier de granulométrie plus forte -9 elle permet de tirer profit des avantages propres à ces combustibles: obtention d'un produit global à faible teneur en cendres (charbon décendré, peu ou pas de cen-dres dans le produit pétrolier), à faible teneur en soufre (le charbon est plus sulFureux; de plus, l'opéra-tion de décendrage enlève environ la moitié du soufre contenu dans le charhon) et de bon pouvoir calorifique.
De plus, les cendres restant dans le charbon ont des dimensions telles qu'elles seront sujettes a des "envo-lées" avec les gaz de combustion, dépla~cant ainsi le problème de l'accumulation des cendres dans le foyer 9 difficile à résoudre dans une installation prévue pour fonctionner avec un combustible sans cendres, vers la récupération des cendres dans les fumées 9 ce qui est plus _ 7 - ~ ~ ~6~
facilement réalisable sur ces installations avec des matériels connus (filtres, cyclones, précipitations, etc.).
Pour ce qui est des produits pétroliers qui peuvent être employés dans les suspensions combustibles solides-eau selon l'invention, ces produits peuvent consister:
a) dans le cas où ils interviennent sous la forme d'émul-sions:
- en bitumes9 - en bitumes oxydés, - en brai de désasphaltage, - en résidus atmosphériques, - en r~sidus sous vide, - en résidus de visbreaking, de cracking catalytique 7 de coking ou-d'hydrocracking.
b) dans le cas où ils interviennent sous forme solide et broyés:
- en asphaltènes, - en cokes d'hydrocracking, de cracking catalytique ou de coking, - en résidus de combustion, de gazéification, de pyrolyse, - en brais de désasphaltage.
Des modes de préparation de suspensio~ selon l'invention seront décrits ci-après à titre dlexemples non limitatifs.
Dans le cas des mélanges ~aisant intervenir des résidus pétroliers pour donner une tranche granulométrique man-quante ou complémentaire dans le mélange combustiblesolide--eaug cette tranche peut être:
a) Une tranche ultrafine (dimensions inférieures à 20 microns): dans ce cas, on utilise des résidus pétroliers finement divisés tels que des brais de désasphaltage voire même des émulsions de bitumes~ auxqueis sera ajouté, en proportion voulue, du charbon pulvérisé de façon classique (80 0 inférieur à 80 microns) et de l'eau additionnelleO Le mélange final pourra alors comprendre de 20 à 5n oo de résidus pétroliers, de jD
à 30 O de combustible solide7 de l'eau additionnelle ainsi que d~éventuels additifs et stabilisateurs. Une partie de cette eau peut, en outre9 etre remplac~ede fac~on connue en soi par des solvants organiques tels que des alcools et en particulier du méthanol ou de l'éthanol.
b) Une tranche intermédiaire, par exemple la tranche de 1û ~0 à 80 microns- dans ce cas 9 le résidu p~trolier peut avantageusement consister en du brai~ ou du coke de pétrole.
c) Une tranche grossièreo dans ce cas, on peut utiliser un brai pulvérisé de fa~con grossière ou sous forme d'émulsion, par exemple entre 80 et 120 microns, pour charger un mélange fluide combustible solide-eau conte-nant 50 O seulement de combustible solide relativement fin.
2û
Les tranches additionnelles mentionnées en a, b et c ci-dessus permettent, par conséquent, de modifier la composition granulométrique de combustibles solides pulvérisés tels que des charbons naturels? des schlamms de lavoir ~ charbon, ou des produits issus de r~sidus lourds pétroliers.
En outre, les tranches additionnelles mentionnées en b et c conviennent particulièrement à la réalisation de combustibles "solide-eau" améliorés dont la partie charbon est constituée par un charbon décendré ultrafin.
Comme précédemment mentionné 9 il est également possible d'obtenir des particules de résidus pétroliers (dimen-sions inférieures à 5 microns) en broyan-t et en émulsi-fiant ces résidus dans de l'eau. Ces particules peuvent donc occuper avantageusement la tranche granulométrique ultrafir,e (manquante) d'une grande quantité ~e suspensions _ combustibles solide-eau.
Les exemples 1, 2 et 3 suivants concernent des suspen-sions obtenues par mélange d'une émulsion brai-eau à
laquelle on a rajouté du charbon pulvérisé.
Se]on cet exemple, la suspension se compose d'une émul-sion anionique comprenant 60 O en poids de brai et 40 OD
*
d'ul1 m~lange d'eau, d'un additif de type VinsoI produit par la Société HERCULES, d'un additif de type Induline*
produit par la Société WEST WACO et de soude, le p~l de cette émulsion étant de l'ordre de 12 à 14. A cette émulsion est aJouté du charbon pulvérisé, dont 80 O
en poids est de dimensions inférieures à 80 microns.
On constate que, sans additif Lomard D*, produit par la Société DIAMOND SHAMROCK, on peut inclure 36,7 O de charbon, le produit final restant pompable avec 75,68 OD
de matières combustibles.
Avec un ajout d'additif Lomard D*,les résultats obtenus sont sensiblement identiques, et la rupture de l'émul-sion a alors lieu à 39,73 O de charbon.
Dans cet exemple,la suspension se compose d'un mélange de charbon pulvérisé 9 dont 80 OD en poids est de dimen-sions in~érieures à 80 microns,et d'une émulsion cationi-que co~posée de 60 O de brai, 40 uO d'un mélange d'eau, de Polyram S*et d'acide chlorhydrique.
On constate qu'avec 35 O de charbon pulvérisé, le produit obtenu à température ambiante reste fluide (~5 O de matibres combustibles). La rupture a lieu à 45,6 O de charbon pulvérisé.
*marque de commerce - 1 n - ~ 75~L
Cet exemple ~ait intervenir les mêmes constituants que dans l'exemple 2, 3 la différence, toutefois, que l'on utilise du charbon pulvérisé dans la tranche granulo-métrique supérieure à 63 microns.
On obtient alors un procluit qui reste pâteux b 47,6 O
en poids de charbon, ou à 79 O de matibres combustibles.
1n Dans cet exemple, la suspension est obtenue par le mé-lange à température ambiante d'une émulsion bitume-eau, préparée à chaud, et de charbon pulvérisé. L'émulsion, à caractère cationique7 comprend 60 6 en poids de bitume, 40 O d'eau, un additif de type "Polyram'~et de llacide chlorhydrique (a raison de 6 9 de "Polyram~ 5 à 6 9 de H~1 paur un total de 1 kg), le pH de l'émulsion étant compris entre 2 et 4. Le charbon pulvérisé utilisé est du "Rietspruit" 9 dont 80 ~O en poids est de dimensions inférieures à 80 microns.
On effectue sur cette suspension un test de rupture de type "rupture au Filler" 9 qui consiste à rajouter de la poudre de charbon d'un diamètre moyen de l'ordre de 40 microns jusqu'à l'obtention d'une pâte compacte (rupture de la suspension).
A 22 ~0~ la suspension reste encore fluide, ce qui donne 68,8 O de matière combustible en suspension dans l'eau.
Par contre, on constate une rupture 3 25 O de charbon pulvérisé ajouté.
Dans cet exemple 9 la suspension est obtenue dune facon analogue b celle de l'exemple 47 à la différence qu'au le C~ e~
12~ 5~"
lieu de lui conférer un caractère cationique, on lui confère un caractère anionique (utilisation de tall oil). On ajoute de la soude (NaOH),de manière à obtenir un pH de l'ordre de 12 7 3.
Dans ce cas, le test de rupture permet de déterminer une rupture à 17 ~O de charbon pulvérisé ajout~ ce qui corres-pond à une teneur de 66,8 O en poids de matière combus-tible.
Dans cet exemple, la suspension a été obtenue en réali-sant tout d'abord une pâte contenant 63 u en poids de charbon pulvérisé, de l'eau, du Polyram S~produit par la Société Française CECA, et de l'acide chlorhydrique.
On a ensuite ajouté, à température ambiante, une émul-sion cationique bitume-eau ~ Polyram S et obtenu les deux produits "Fluides" suivants:
- un produit (a) comprenant 52 OD de charbon et 10 ~OD de bitume, soit 62 ,Do de matière combustible et 37 O d'eau et d'additif;
- un produit (b) comprenant 45 ~O de charbon, 17,4 O de bitume, soit ~2,4Do de mati~re combustible,et 37,6 o d'eau et d'additifs~
En conclusion9 il apparait que,pour améliorer les pro-3û priétés des suspensions cornbustibles solides-eau-résidus pétroliers, il convient:
1) de diminuer le caractère lipophile du charbon, par exemple en greffant un additif lipophile-hydrophile sur le charbon avant le mélange et en jouant sur le pH du mélange ~si le pH est faible, on augmente le caractère hydrophile du charbon)~
i* ~161~7~ e c-~v~ e~c~
- 12 ~
2) d'augmenter la "dureté" du bitume ou du brai,de manière à réduire l' "adhérence" du résidu pétrolier sur le charbon;
3) de jouer sur la granulométrie pour augmenter la con-centration du produit en charbon; on notera en parti-culier à ce sujet qu'en augmentant le caractère bimodal des partlcules en présence, on favorise le remplissage (granulométrie du bitume ou du brai inférieu~ à 1û mi-crons dans l'émulsion);
le rendement thermique diminué; il est alors parfois nécessaire d'extraire une partie de l'eau juste avant le brûleur, ce qui conduit, de toutes Façons, à une diminution notable du bilan économique;
- dans le cas où le liquide utilisé est combustible, le coût de ce liquide peut diminuer considérablement la rentabilit~ et l'intérêt de cette solution.
A ce sujet, le brevet FR 2 393 û53, qui propose une com-position comprenant du carbone pulvérisé à un diamètreinférieur à 40 microns, de l'eau et un agent dispersant, indique que, si le mélange doit être transporté9 par exemple par pompage, dans des conduites3 une teneur en charbon d'environ 40 O en poids au plus est appropri~e, en ce qui concerne la viscosité.
Par ailleurs, l'article paru dans la publication "La Rivista dei Combustibili (1981), 35, n~ 9, pages 3~5-394, au nom de Salvi ,Fait l'étude des dispersions de charbon pulvérisé dans des liquides combustibles tels que des huiles combustibles dans des émulsions huile-eau.
Cet article indique que les dispersions dans l'huile de faibles concentrations de charbon pulvérisé (de l'ordre de 30 O en poids) se comportent comme des liquides newtoniens. Pour des teneurs supérieures à 30 O de solide~ la viscosité augmente progressivement, puis elle augmente brusquement pour les teneurs entre 40 et 50 O.
Il mentionne, en outre, qu'en ajoutant du charbon pulvé-risé à une émulsion huile-eau, on obtient une suspension stable~ qui se comporte comme une huile. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec 50 parties de poudre de charbon de diamètre inférieur à 70 microns, 30 parties d'huile et 20 parties d'eau.
_ 4 - ~2~
Pour accroître la quantité de charbon présente dans les suspensions poudre de charbon/eau, avec ou sans additifs, tout en restant dans un domaine de viscosité
convenable, on a proposé des mélanges contenant du charbon en particules ultrafines (inférieures à 10 microns), du charbon en particules grossières (20 b 20n microns) et de l'eau additionnée à des agents dis-persants.
A ce sujet, le brevet européen EP-0 050 412 fournit plusieurs exemples permettant d'obtenir des suspen-sions à 63 ~ de charbonl stables dans le temps et ne présentant pas d'aptitude ~ la sédimentation.
Il ressort des exemples précédemment décrits que les suspensions proposées soit présentent une teneur en liquide relativement élevée 9 soit nécessitent l~emploi de granulométries bien définies de charbon. En parti-culier3 lorsqu'il est nécessaire de réaliser des tran-ches de granulométrie fines ou ultrafines, l'utilisa-teur de combustible se heurte à des problèmes de broyage difficiles, dont l'étendue est mal contrôlée et dont le coût est par conséquent très élevéO En outre9 lorsque l'on doit réaliser des mélanges combustibles à partir de charbon décendré dont les particules possèdent des tailles inf~rieures à 20 microns à l'issue de l'opéra tion de décendrage, l'utilisateur se heurte a des pro-blèmes de concentration du charbon dans le mélange liqui-de qu'il ne peut résoudre qu'en ajoutant des additifs coûteux ou des tranches granulométriques bien définies de charbon à teneurs en cendres élevées, qui enlèvent donc de l'intérêt au mélange.
La présente invention a donc pour but de rem~dier b ces inconvénients.
A cet effet9 l~invention a pour objet un combustible liquide se presentant sous la forme d'une suspension~
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dans une phase aqueuse, de combustible solide pulvérisé 9 tel qu'un charbon d'origine minérale ou un produit issu de résidus lourds pétroliers, avec éventuellement au rnoins un additif, caractérisé en ce que la composition granulométrique du combustible solide pulvérisé, prove-nant d'une opération de broyage, de tamisage ou de dé-cendrage, est modifiée par addition de tranches granu-lométriques d'un produit issu de résidus pétroliers lourds9 solides à la température de stockage9 et en ce 1D que la phase aqueuse représente entre 15 et 40 ~ en poids du combustible liquide D'une facon plus précise 9 ces tranches granulométriques additionnelles peuvent être obtenues:
a) soit directement, dans certaines unités industrielles de craquage des charges pétrolières, b) soit par pulvérisation des résidus pétroliers9 cette pulvérisation pouvant être effectuée:
- à froid, par pulvérisation mécanique, ou 2û - à chaud9 sur les résidus en phase liquide, cette pulvérisation pouvant être assistée par un gaz (par exemple de l'air ou de la vapeur), les particules divisées subissant ensuite une phase de refroidisse-ment rapide (trempe à l'eau, trempe à l'air), c) soit par émulsification de résidus lourds pétroliers (émulsion mécanique avec additiFs éventuels), dans ce cas, l'émulsion obtenue peut être ensuite directement rnélangée au charbon pulvérisé: en effet, il est possible de produire des résidus solides (par exemple des bitumes éventuellement soufflés) dispersés dans ces ~iquides (particules très fines pouvant aller jusqu'à des diamè-tres de l'ordre de 5 microns) en broyant ou en émulsi-fiant de manière mécanique, avec un additiF éventuel~
ces résidus à une température par exemple de l'ordre de 35 135C dans de l'eau a une température d'environ 65C
dans le cas où l'on opère à pression atmosphérique9 puis en refroidissant ~e mélange ainsi obtenu.
6~
La solution proposée par la présente invention présente alors de nombreux avantages:
Clle permet un contrôle très précis de la granulométrie de la matière rajoutée au charbon pulvérisé et souvent du facteur de forme des particules9 ce qui permet d'obte-nir des suspensions stables ~ plus haute teneur en ma-tière combustible~
Elle permet de réduire les coûts de broyage et des in-1û vestissements sn broyeur.
Elle se prête à une diminution du pourcentage de cendres combustibles.
Elle revalorise les résidus pétroliers lourds9qui jus-qu'ici constituaient une charge pour les raffineurs.
Elle permet l'utilisation de technologies existantes, tant en ce qui concerne les brûleurs que leur environ-nement.
Enfin, dans le cas de compositions de charbon décendréultrafin - produit pétrolier de granulométrie plus forte -9 elle permet de tirer profit des avantages propres à ces combustibles: obtention d'un produit global à faible teneur en cendres (charbon décendré, peu ou pas de cen-dres dans le produit pétrolier), à faible teneur en soufre (le charbon est plus sulFureux; de plus, l'opéra-tion de décendrage enlève environ la moitié du soufre contenu dans le charhon) et de bon pouvoir calorifique.
De plus, les cendres restant dans le charbon ont des dimensions telles qu'elles seront sujettes a des "envo-lées" avec les gaz de combustion, dépla~cant ainsi le problème de l'accumulation des cendres dans le foyer 9 difficile à résoudre dans une installation prévue pour fonctionner avec un combustible sans cendres, vers la récupération des cendres dans les fumées 9 ce qui est plus _ 7 - ~ ~ ~6~
facilement réalisable sur ces installations avec des matériels connus (filtres, cyclones, précipitations, etc.).
Pour ce qui est des produits pétroliers qui peuvent être employés dans les suspensions combustibles solides-eau selon l'invention, ces produits peuvent consister:
a) dans le cas où ils interviennent sous la forme d'émul-sions:
- en bitumes9 - en bitumes oxydés, - en brai de désasphaltage, - en résidus atmosphériques, - en r~sidus sous vide, - en résidus de visbreaking, de cracking catalytique 7 de coking ou-d'hydrocracking.
b) dans le cas où ils interviennent sous forme solide et broyés:
- en asphaltènes, - en cokes d'hydrocracking, de cracking catalytique ou de coking, - en résidus de combustion, de gazéification, de pyrolyse, - en brais de désasphaltage.
Des modes de préparation de suspensio~ selon l'invention seront décrits ci-après à titre dlexemples non limitatifs.
Dans le cas des mélanges ~aisant intervenir des résidus pétroliers pour donner une tranche granulométrique man-quante ou complémentaire dans le mélange combustiblesolide--eaug cette tranche peut être:
a) Une tranche ultrafine (dimensions inférieures à 20 microns): dans ce cas, on utilise des résidus pétroliers finement divisés tels que des brais de désasphaltage voire même des émulsions de bitumes~ auxqueis sera ajouté, en proportion voulue, du charbon pulvérisé de façon classique (80 0 inférieur à 80 microns) et de l'eau additionnelleO Le mélange final pourra alors comprendre de 20 à 5n oo de résidus pétroliers, de jD
à 30 O de combustible solide7 de l'eau additionnelle ainsi que d~éventuels additifs et stabilisateurs. Une partie de cette eau peut, en outre9 etre remplac~ede fac~on connue en soi par des solvants organiques tels que des alcools et en particulier du méthanol ou de l'éthanol.
b) Une tranche intermédiaire, par exemple la tranche de 1û ~0 à 80 microns- dans ce cas 9 le résidu p~trolier peut avantageusement consister en du brai~ ou du coke de pétrole.
c) Une tranche grossièreo dans ce cas, on peut utiliser un brai pulvérisé de fa~con grossière ou sous forme d'émulsion, par exemple entre 80 et 120 microns, pour charger un mélange fluide combustible solide-eau conte-nant 50 O seulement de combustible solide relativement fin.
2û
Les tranches additionnelles mentionnées en a, b et c ci-dessus permettent, par conséquent, de modifier la composition granulométrique de combustibles solides pulvérisés tels que des charbons naturels? des schlamms de lavoir ~ charbon, ou des produits issus de r~sidus lourds pétroliers.
En outre, les tranches additionnelles mentionnées en b et c conviennent particulièrement à la réalisation de combustibles "solide-eau" améliorés dont la partie charbon est constituée par un charbon décendré ultrafin.
Comme précédemment mentionné 9 il est également possible d'obtenir des particules de résidus pétroliers (dimen-sions inférieures à 5 microns) en broyan-t et en émulsi-fiant ces résidus dans de l'eau. Ces particules peuvent donc occuper avantageusement la tranche granulométrique ultrafir,e (manquante) d'une grande quantité ~e suspensions _ combustibles solide-eau.
Les exemples 1, 2 et 3 suivants concernent des suspen-sions obtenues par mélange d'une émulsion brai-eau à
laquelle on a rajouté du charbon pulvérisé.
Se]on cet exemple, la suspension se compose d'une émul-sion anionique comprenant 60 O en poids de brai et 40 OD
*
d'ul1 m~lange d'eau, d'un additif de type VinsoI produit par la Société HERCULES, d'un additif de type Induline*
produit par la Société WEST WACO et de soude, le p~l de cette émulsion étant de l'ordre de 12 à 14. A cette émulsion est aJouté du charbon pulvérisé, dont 80 O
en poids est de dimensions inférieures à 80 microns.
On constate que, sans additif Lomard D*, produit par la Société DIAMOND SHAMROCK, on peut inclure 36,7 O de charbon, le produit final restant pompable avec 75,68 OD
de matières combustibles.
Avec un ajout d'additif Lomard D*,les résultats obtenus sont sensiblement identiques, et la rupture de l'émul-sion a alors lieu à 39,73 O de charbon.
Dans cet exemple,la suspension se compose d'un mélange de charbon pulvérisé 9 dont 80 OD en poids est de dimen-sions in~érieures à 80 microns,et d'une émulsion cationi-que co~posée de 60 O de brai, 40 uO d'un mélange d'eau, de Polyram S*et d'acide chlorhydrique.
On constate qu'avec 35 O de charbon pulvérisé, le produit obtenu à température ambiante reste fluide (~5 O de matibres combustibles). La rupture a lieu à 45,6 O de charbon pulvérisé.
*marque de commerce - 1 n - ~ 75~L
Cet exemple ~ait intervenir les mêmes constituants que dans l'exemple 2, 3 la différence, toutefois, que l'on utilise du charbon pulvérisé dans la tranche granulo-métrique supérieure à 63 microns.
On obtient alors un procluit qui reste pâteux b 47,6 O
en poids de charbon, ou à 79 O de matibres combustibles.
1n Dans cet exemple, la suspension est obtenue par le mé-lange à température ambiante d'une émulsion bitume-eau, préparée à chaud, et de charbon pulvérisé. L'émulsion, à caractère cationique7 comprend 60 6 en poids de bitume, 40 O d'eau, un additif de type "Polyram'~et de llacide chlorhydrique (a raison de 6 9 de "Polyram~ 5 à 6 9 de H~1 paur un total de 1 kg), le pH de l'émulsion étant compris entre 2 et 4. Le charbon pulvérisé utilisé est du "Rietspruit" 9 dont 80 ~O en poids est de dimensions inférieures à 80 microns.
On effectue sur cette suspension un test de rupture de type "rupture au Filler" 9 qui consiste à rajouter de la poudre de charbon d'un diamètre moyen de l'ordre de 40 microns jusqu'à l'obtention d'une pâte compacte (rupture de la suspension).
A 22 ~0~ la suspension reste encore fluide, ce qui donne 68,8 O de matière combustible en suspension dans l'eau.
Par contre, on constate une rupture 3 25 O de charbon pulvérisé ajouté.
Dans cet exemple 9 la suspension est obtenue dune facon analogue b celle de l'exemple 47 à la différence qu'au le C~ e~
12~ 5~"
lieu de lui conférer un caractère cationique, on lui confère un caractère anionique (utilisation de tall oil). On ajoute de la soude (NaOH),de manière à obtenir un pH de l'ordre de 12 7 3.
Dans ce cas, le test de rupture permet de déterminer une rupture à 17 ~O de charbon pulvérisé ajout~ ce qui corres-pond à une teneur de 66,8 O en poids de matière combus-tible.
Dans cet exemple, la suspension a été obtenue en réali-sant tout d'abord une pâte contenant 63 u en poids de charbon pulvérisé, de l'eau, du Polyram S~produit par la Société Française CECA, et de l'acide chlorhydrique.
On a ensuite ajouté, à température ambiante, une émul-sion cationique bitume-eau ~ Polyram S et obtenu les deux produits "Fluides" suivants:
- un produit (a) comprenant 52 OD de charbon et 10 ~OD de bitume, soit 62 ,Do de matière combustible et 37 O d'eau et d'additif;
- un produit (b) comprenant 45 ~O de charbon, 17,4 O de bitume, soit ~2,4Do de mati~re combustible,et 37,6 o d'eau et d'additifs~
En conclusion9 il apparait que,pour améliorer les pro-3û priétés des suspensions cornbustibles solides-eau-résidus pétroliers, il convient:
1) de diminuer le caractère lipophile du charbon, par exemple en greffant un additif lipophile-hydrophile sur le charbon avant le mélange et en jouant sur le pH du mélange ~si le pH est faible, on augmente le caractère hydrophile du charbon)~
i* ~161~7~ e c-~v~ e~c~
- 12 ~
2) d'augmenter la "dureté" du bitume ou du brai,de manière à réduire l' "adhérence" du résidu pétrolier sur le charbon;
3) de jouer sur la granulométrie pour augmenter la con-centration du produit en charbon; on notera en parti-culier à ce sujet qu'en augmentant le caractère bimodal des partlcules en présence, on favorise le remplissage (granulométrie du bitume ou du brai inférieu~ à 1û mi-crons dans l'émulsion);
4) d'effectuer un broyage préliminaire des résiduspétroliers lourds utilisés.
Une émulsion brai-eau est réalisée comme dans l'exemple 1.
A cette émulsion est ajouté du coke de pétrole broyé
(dont 75 ~ en poids est de dimensions inf~rieures b 80 microns).
On constate qu'avec 41,2 O de coke de pétrole, le produit final reste fluide (Viscosité BROOKFIELD à 15Cz aiguille LV2 à 12 tr/mn: 2 000 centipoises); la quantité totale de matières combustibles est de 75,0~.
EXEMPLE ~
Cet exemple fait intervenir une émulsion brai-eau iden-3û tique à celle de l'exemple 1. A cette émulsion est ajoutédu charbon broyé et tamisé (dont 100 O en poids est de dimensions inférieures à 40 microns).
On constate qu'avec 38,~ O de charbon, le produit final reste flùide (Viscosité BROOKFIELD à 15~C, aiguille LV2 à 12 tr/mn: 900 centipoises); la quantit~ totale de matières combustibles est de 70,0 0~
- 13 - ~ ~ ~67~
La meme opération est répétée à l'aide d'un charbon décendré, dont 100 O en poids est de dimensions infé-rieures à 40 microns. Le mélange final obtenu présente des caractéristiques analogues au précédentO
nn réalise un mélange coke de pétrole broyé - charbon décendré - eau, en mélangeant sous agitation:
- un cnarbon décendré ultrafin, issu d'un r~s a~ CC~w~m ~e~
charbon de type ERMELO~, co~tenant environ 0,4 O de soufre et 3,6 O de cendres, dont 90 O en masse à une granulométrie inférieure à 20 microns: 1791,o er, masse, - un coke de pétrole broyé contenant 2 ~O
de souFre et 0,8 O de cendres, dont 80 ,~0 en masse à une granulométrie inférieure à
` 80 microns: 4~3O en masse, - eau : ~7 9 ~O en masse, ~ ~ ~ eo~
- additif du type LOMAR D : 0~90 en masse.
On obtient ainsi un mélange fluide et stable, dont la viscosité à 10C est de 1300 centipoisesO La teneur en soufre de ce mélange n'est que d'environ 1 ~O et la teneur en cendres d'environ 1 O. Son pouvoir calorifique est de ~800 kcal/kg.
L'invention parvient ainsi à réaliser des suspensions combustibles solides-eau-résidus pétroliers pouvant atteindre notamment, dans le cas où l'on utilise des brais, des teneurs de 40 O de charbon et de 76 0 de matières combustibles. Ces produits sont relativement fluides. Leur stabilité peut être adaptée à liorienta-tion que l'on souhaite leur donner par l'emploi d'addi-tifs appropriés.
- 14 ~
On notera que, parmi les additifs pouvant être utilisés dans les mélanges charbon-eau-émulsion, on peut citer les émulsifiants suivants:
- les sels d'amines ou de polyamines pour les émulsions
Une émulsion brai-eau est réalisée comme dans l'exemple 1.
A cette émulsion est ajouté du coke de pétrole broyé
(dont 75 ~ en poids est de dimensions inf~rieures b 80 microns).
On constate qu'avec 41,2 O de coke de pétrole, le produit final reste fluide (Viscosité BROOKFIELD à 15Cz aiguille LV2 à 12 tr/mn: 2 000 centipoises); la quantité totale de matières combustibles est de 75,0~.
EXEMPLE ~
Cet exemple fait intervenir une émulsion brai-eau iden-3û tique à celle de l'exemple 1. A cette émulsion est ajoutédu charbon broyé et tamisé (dont 100 O en poids est de dimensions inférieures à 40 microns).
On constate qu'avec 38,~ O de charbon, le produit final reste flùide (Viscosité BROOKFIELD à 15~C, aiguille LV2 à 12 tr/mn: 900 centipoises); la quantit~ totale de matières combustibles est de 70,0 0~
- 13 - ~ ~ ~67~
La meme opération est répétée à l'aide d'un charbon décendré, dont 100 O en poids est de dimensions infé-rieures à 40 microns. Le mélange final obtenu présente des caractéristiques analogues au précédentO
nn réalise un mélange coke de pétrole broyé - charbon décendré - eau, en mélangeant sous agitation:
- un cnarbon décendré ultrafin, issu d'un r~s a~ CC~w~m ~e~
charbon de type ERMELO~, co~tenant environ 0,4 O de soufre et 3,6 O de cendres, dont 90 O en masse à une granulométrie inférieure à 20 microns: 1791,o er, masse, - un coke de pétrole broyé contenant 2 ~O
de souFre et 0,8 O de cendres, dont 80 ,~0 en masse à une granulométrie inférieure à
` 80 microns: 4~3O en masse, - eau : ~7 9 ~O en masse, ~ ~ ~ eo~
- additif du type LOMAR D : 0~90 en masse.
On obtient ainsi un mélange fluide et stable, dont la viscosité à 10C est de 1300 centipoisesO La teneur en soufre de ce mélange n'est que d'environ 1 ~O et la teneur en cendres d'environ 1 O. Son pouvoir calorifique est de ~800 kcal/kg.
L'invention parvient ainsi à réaliser des suspensions combustibles solides-eau-résidus pétroliers pouvant atteindre notamment, dans le cas où l'on utilise des brais, des teneurs de 40 O de charbon et de 76 0 de matières combustibles. Ces produits sont relativement fluides. Leur stabilité peut être adaptée à liorienta-tion que l'on souhaite leur donner par l'emploi d'addi-tifs appropriés.
- 14 ~
On notera que, parmi les additifs pouvant être utilisés dans les mélanges charbon-eau-émulsion, on peut citer les émulsifiants suivants:
- les sels d'amines ou de polyamines pour les émulsions
5 cationiques, et - les savons alcalins d'acides gras pour les émulsions anioniques~
Par ailleurs, les essais de combustion ef~ectués sur les 1û suspensions combustibles solides-eau-résidus pétroliers ont permis d'obtenir de très bons r~sultats avec des caract~ristiques acceptables de flamme, de température et d'opacité des fumées. On obtient un pouvoir calori-fique voisin de celui du charbon et un rendement de la combustion aYOisinant celui des combustibles liquides actuellement utilisés.
Par ailleurs, les essais de combustion ef~ectués sur les 1û suspensions combustibles solides-eau-résidus pétroliers ont permis d'obtenir de très bons r~sultats avec des caract~ristiques acceptables de flamme, de température et d'opacité des fumées. On obtient un pouvoir calori-fique voisin de celui du charbon et un rendement de la combustion aYOisinant celui des combustibles liquides actuellement utilisés.
Claims (19)
DROIT EXCLUSIF DE PROPRIETE OU DE PRIVILEGE EST REVENDIQUE, SONT DEFINES COMME IL SUIT:
1. Combustible liquide se présentant sous la forme d'une suspension, dans une phase aqueuse, de combustible solide pulvérisé, tel qu'un charbon d'origine minérale ou un produit issu de résidus lourds pétroliers, avec éventuellement au moins un additif, caractérisé en ce que la composition granulométrique du combustible solide pulvérisé, provenant d'une opération de broyage, de tamisage ou de décendrage, est modifiée par addition de tranches granulométriques d'un produit issu de résidus pétroliers lourds, solide à la température de stockage, et en ce que la phase aqueuse représente entre 15 et 40 % en poids du combustible liquide.
2. Combustible liquide selon la revendication 1, carac-térisé en ce que la composition granulométrique du combustible solide pulvérisé ne représente qu'une partie de celle résultant d'une opération de broyage, de tami-sage ou décendrage.
3. Combustible liquide selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites tranches granulomé-triques additionnelles consistent en des résidus pétro-liers pulvérisés.
4. Combustible liquide selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdits résidus pétroliers pulvérisés consistent en des asphaltènes, des brais, et/
ou des cokes d'hydrocracking, de cracking catalytique et de coking, et/ou en des résidus de combustion ou de dis-tillation et/ou des brais de désasphaltage, et/ou des bitumes éventuellement oxydés.
ou des cokes d'hydrocracking, de cracking catalytique et de coking, et/ou en des résidus de combustion ou de dis-tillation et/ou des brais de désasphaltage, et/ou des bitumes éventuellement oxydés.
5. Combustible liquide selon l'une des revendications 3 et 4, caractérisé en ce que, dans la susdite suspen-sion, une tranche d'ultrafins (granulométrie de l'ordre de 80 % inférieure à 20 microns) est réalisée au moins partiellement par un résidu pétrolier d'ori-gine naturelle ou synthétique tel que du brai finement divisé, et en ce que la suspension comprend de 5 à 70 %
de résidus pétroliers, de 70 à 5 % de combustible solide pulvérisé industriel (granulométrie telle que 80 % en poids soit de dimensions inférieures à 80 microns), de l'eau additionnelle et un additif émulsifiant et/ou stabilisateur, la proportion de solide dans le mélange final étant comprise entre 60 et 85 %.
de résidus pétroliers, de 70 à 5 % de combustible solide pulvérisé industriel (granulométrie telle que 80 % en poids soit de dimensions inférieures à 80 microns), de l'eau additionnelle et un additif émulsifiant et/ou stabilisateur, la proportion de solide dans le mélange final étant comprise entre 60 et 85 %.
6. Combustible liquide selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les susdits résidus pétroliers pulvérisés remplacent la tranche granulométrique inter-médiaire, telle qu'une granulométrie de 20 à 80 microns, dans le mélange combustible solide-eau plus additif éventuel.
7. Combustible selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comprend un résidu pétrolier pulvérisé d'une granulométrie de l'ordre de 80 à 120 microns, ce résidu pétrolier venant charger un mélange fluide combustible solide-eau contenant une faible pro-portion de l'ordre de 50 % de combustible solide fine-ment broyé.
8. Combustible liquide selon la revendication 1, carac-térisé en ce que lesdites tranches granulométriques additionnelles consistent en une émulsion de résidus pétroliers dans une phase aqueuse.
9. Combustible liquide selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la phase aqueuse contient en outre une certaine proportion de solvant organique, en particulier un alcool, tel que le méthanol ou l'éthanol.
10. Combustible liquide selon la revendication 8, caractérise en ce que lesdits résidus pétroliers consistent en des bitumes ou des brais de désasphaltage et/ou des bitumes et/ou des bitumes oxydés et/ou des résidus atmosphériques et sous vide et/ou des résidus de visbreaking, de cracking catalytique, de coking ou d'hydrocracking.
11. Combustible selon la revendication 8, carac-térisé en ce que ladite émulsion comprend jusqu'à 75% de résidus pétroliers dans de l'eau, un additif émulsifiant et, éventuellement, un agent cationique ou anionique.
12. Combustible selon la revendication 11, carac-térisé en ce que, dans le cas d'émulsions cationiques, ledit émulsifiant consiste en des sels d'amines ou de polyamines, et en ce que, dans le cas d'émulsions anioniques, ledit émulsifiant consiste en des savons alcalins d'acides gras.
13. Combustible liquide selon l'une des revendica-tions 1 à 3, caractérisé en ce que ledit combustible solide est un charbon naturel, un charbon décendré, un schlamm de lavoir à charbon, ou un combustible solide d'origine pétro-lière.
14. Procédé pour la préparation d'un combustible liquide sous la forme d'une suspnesion, dans une phase aqueuse, de combustible solide pulvérisé, tel qu'un charbon d'origine minérale ou un produit issu de résidus lourds pétroliers, avec eventuellement au moins un additif, caractérisé en ce qu'on réalise des tranches granulométriques à partir de résidus pétroliers solides, et on modifie la composition granulométrique de combustible solide pulvérisé, provenant d'une opération de broyage, de tamisage ou de décendrage, par addition de ces tranches granulométriques.
15. Procédé selon la revendication 14, caractérisé
en ce qu l'on ajoute à un mélange fluide combustible solide dans un liquide, des résidus pétroliers pulvérisés tels que des asphaltènes, et/ou des cokes d'hydrocracking, de cracking catalytique ou de coking, et/ou des résidus de combustion ou de gazéification et/ou des bitumes oxydés et/ou des brais de désasphaltage.
en ce qu l'on ajoute à un mélange fluide combustible solide dans un liquide, des résidus pétroliers pulvérisés tels que des asphaltènes, et/ou des cokes d'hydrocracking, de cracking catalytique ou de coking, et/ou des résidus de combustion ou de gazéification et/ou des bitumes oxydés et/ou des brais de désasphaltage.
16. Procédé selon la revendication 15, caractérisé en ce que lesdits résidus pétroliers sont pulvérisés soit à froid, par pulvérisation mécanique, soit à chaud, sur les résidus en phase liquide.
17. Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que, dans le cas d'une pulvérisation à chaud, la pul-vérisation peut être assistée par un gaz, les particules divisées devant ensuite subir une phase de refroidisse-ment rapide telle qu'une trempe à l'eau ou une trempe à l'air.
18. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce que l'on mélange un combustible solide pulvérisé dans une émulsion résidus pétroliers + eau + additifs éven-tuels.
19. Procédé selon la revendication 14, caractérisé en ce qu'on réalise un mélange composé de combustible solide, d'eau et d'additif et on ajoute à ce mélange une émul-sion résidus pétroliers + eau + additifs éventuels.
Applications Claiming Priority (2)
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|---|---|---|---|
| FR8221822 | 1982-12-27 | ||
| FR8221822A FR2538407A1 (fr) | 1982-12-27 | 1982-12-27 | Combustible liquide a base de combustible solide pulverise, de residus petroliers et d'eau, son procede de preparation et son application dans des chaudieres ou des fours industriels |
Publications (1)
| Publication Number | Publication Date |
|---|---|
| CA1216751A true CA1216751A (fr) | 1987-01-20 |
Family
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Family Applications (1)
| Application Number | Title | Priority Date | Filing Date |
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| CA000444003A Expired CA1216751A (fr) | 1982-12-27 | 1983-12-22 | Combustile liquide a base de combustible solide pulverise, de residus petroliers et d'eau, son procede de preparation et son application dans des chaudieres ou des fours industriels |
Country Status (9)
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