5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 1 PROCEDE DE FABRICATION D'UN REVETEMENT DE VOIRIES COMPRENANT UN DISPOSITIF POUR ECHANGEUR DE CHALEUR L’invention concerne un procede de fabrication d’un revetement de voiries comprenant, avantageusement en surface, un dispositif pour echangeur de chaleur visant a recuperer de I’energie thermique des chaussees de voirie ou a restituer de I’energie thermique a la chaussee. Ce procede peut etre mis en oeuvre lors de la fabrication d’une nouvelle voirie ou lors de la renovation d’une voirie existante. II existe a peu pres 32 millions de kilometres de routes revetues dans Ie monde. Les chaussees sont des surfaces plus ou moins planes, generalement de couleur foncee, ce qui les rend interessantes pour cette invention : leurs proprietes thermiques font qu’elles sont capables d’emmagasiner des quantites notables d’energie thermique pendant la journee, grace a I’ensoleillement regu. Dans un contexte mondial de developpement des energies renouvelables, il semble tout a fait judicieux d’essayer de recuperer cette energie gratuite captee par les chaussees. Parmi les differents materiaux utilises pour la construction des chaussees, en particulier I’asphalte coule, les enrobes bitumineux, Ie beton, Ie macadam ou Ie sable, les enrobes bitumineux sont un des materiaux qui monte Ie plus en temperature au cours de la journee a cause de sa reflectance moindre et de sa conductivite thermique moderee. On connait deja (’utilisation des chaussees comme collecteurs thermiques pour de multiples emplois : refroidissement des chaussees pour eviter la deformation permanente susceptible d’apparaitre en ete, recuperation de la chaleur emmagasinee pour apporter de I’energie a des batiments adjacents. On connait egalement I’emploi de la geothermie pour rechauffer la chaussee, en particulier pour deneiger les routes en hiver (chaussees chauffantes). Le brevet DE 20 2004 006 198 decrit un systeme pour la recuperation de I’energie thermique des chaussees dans lequel des tuyaux sont installes sous la route. Ce systeme necessite une couche de protection des tuyaux qui impacte la performance energetique. En effet, les tuyaux sont eloignes de la couche de roulement, qui constitue le collecteur thermique. La demande de brevet WO99/34155 decrit un systeme pour la recuperation de I’energie thermique des chaussees dans lequel des tuyaux sont integres dans des enrobes5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 2 bitumineux poreux chaud (110-160°C). Cette demande enseigne que les enrobes bitumineux doivent etre poreux, voire tres poreux, pour permettre I’integration des tuyaux. Une couche adhesive est prevue pour combler les espaces vides entre les tuyaux et I’enrobe bitumineux poreux. Les tuyaux doivent etre refroidis, par mise en circulation d’un agent refroidissant sous pression, pendant I’integration et les phases de passage des machines de chantier. Le refroidissement des tuyaux et leur mise sous pression permet de les proteger thermiquement, mecaniquement et surtout d’eviter un retrait thermique lors de la pose des tuyaux dans un enrobe encore chaud. En outre, il convient egalement de controler I’angle des tuyaux avec I’axe des rouleaux du compacteur. Selon ce procede, des moyens particuliers, couteux, doivent etre mis en oeuvre lors du passage subsequent des chenilles des finisseurs ou autres machines de chantier. L’invention vise un procede simple permettant d’integrer au moins un tuyau pour dispositif de chaleur dans une chaussee existante, soit en cours de fabrication, soit en cours de renovation. L’invention vise a industrialiser la mise en oeuvre de I'echangeur dans les chaussees afin : de permettre une mise en oeuvre a haute cadence ; d'assurer I’integrite des tuyaux et de la chaussee sous tout trafic ; d’etre circulable rapidement apres la mise en oeuvre de viser une recyclabilite a 100%. Avantageusement, la presence du dispositif pour echangeur de chaleur n’impacte pas les performances routieres de la voirie. L’invention propose I’integration du tuyau dans un enrobe existant en creant dans I’enrobe du revetement des reservations pour le tuyau puis I’espace est comble par un enrobe hydrocarbone particulier et une couche de surface est appliquee. DESCRIPTION DES FIGURES Figure 1 : une vue par-dessus de la couche creusee de I’etape b) avec des rainures recevant les tronpons du tuyau et des bandes recevant les boucles du tuyau. On a represente dans I’une de ces rainures le comblement avec une composition. Sur la figure 2, on a represente la couche creusee comprenant les tuyaux sur laquelle une couche de roulement est deposee.5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 3 Sur la figure 3, on a dessine differentes formes que peut prendre la rainure (vue en coupe) : Figure 3A : forme d’un U, Figure 3B : forme d’un V, Figure 3C : forme d’une queue d’aronde, Figure 3D : forme carree Sur ces figures, on n’a pas represents Ie tuyau qui sera positionne dans la rainure. « w » designe la largeur de chaque rainure. Sur la figure 4, on montre I’analyse de percolation par analyse d’image : Figure 4A : Selection de la zone a analyser : 3 d Figure 4B Detection visuelle des zones non percolees DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION L’invention a pour objet un procede de fabrication d’un revetement de voiries 2 comprenant au moins un tuyau 3 d’un dispositif pour echangeur de chaleur, comprenant les etapes suivantes : a) Creuser une couche 6 du revetement de voiries pour creer des rainures 1 allant dans une meme direction sans se croiser, et des bandes 2 reliant les rainures 1 deux a deux, les rainures 1 ayant une largeur allant de 0,8 d a 2 d et une profondeur allant de 0,8 d a 3 d, d etant Ie diametre des tuyaux 3 du dispositif pour echangeur de chaleur ; puis b) Poser Ie tuyau 3 dans les rainures 1 et les bandes 2 creees a I’etape a) en formant des trongons relies par des coudes, les rainures 1 recevant les trongons et les bandes 2 les coudes, Ie tuyau 3 ayant une resistance a I’ecrasement superieure a 3000 N par metre lineaire de tuyau a 100°C ; puis c) Combler Ie volume laisse libre par Ie tuyau 3 dans les rainures 1 avec un enrobe hydrocarbone 4 a base : - d’un liant hydrocarbone -d’au moins 90% en poids, par rapport au poids total de I’enrobe hydrocarbone, d’une fraction granulaire dont les elements ont des dimensions comprises entre 0 mm et 10 mm, ladite fraction granulaire comprenant de 30% a 60% en poids, par rapport au5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 4 poids total de la fraction granulaire, d’elements ayant des dimensions comprises entre 0 mm et 2 mm, ledit enrobe hydrocarbone 4 ayant une temperature de mise en oeuvre inferieure a 160°C, d) appliquer une couche de surface pour revetement de voirie, en particulier une couche de roulement 5. Par « temperature de mise en oeuvre », on entend, au sens de la presente invention, la temperature a laquelle I’enrobe hydrocarbone est applique sur chantier. Des caracteristiques avantageuses de I’invention vont etre decrites par la suite. Ces caracteristiques peuvent etre combinees entre elles. Dispositif pour echanqeur de chaleur : Le dispositif pour echangeur de chaleur comprend au moins un tuyau 3, en particulier des tuyaux 3, dans lesquels au moins un fluide caloporteur va pouvoir circuler. Les tuyaux 3 sont avantageusement en polymere. En effet, on souhaite que la presence du dispositif dans le revetement de voirie n’en impacte pas sa recyclabilite. Le polymere est choisi en fonction de la temperature d’application de I’enrobe 4 et de la chaleur massique apportee par cet enrobe 4. On choisit un polymere ayant une temperature de fusion ou de ramollissement ou de transition vitreuse superieure a la temperature d’application de I’enrobe 4. A titre d’exemple de polymere adapte, on peut citer le polyethylene haute densite, le polyethylene haute densite reticule, le polypropylene, le polybutene, les copolymeres bloc ethylene-propylene. Une caracteristique importante de ces tuyaux 3 est leur resistance a I’ecrasement. En effet, les tuyaux 3 vont etre soumis au poids de I’enrobe 4 de comblement et du passage du compacteur. La resistance a I’ecrasement est la force obtenue lorsque le tuyau 3 est ecrase de telle maniere que son diametre exterieur est divise par deux par rapport a son diametre initial. Les tuyaux 3 ont une resistance a I’ecrasement superieure a 2 000 N par metre lineaire de tuyau a 100°C, avantageusement superieure a 3 000 N, plus avantageusement superieure a 4 000 N.5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 5 En particulier, les tuyaux 3 ont une resistance a I’ecrasement comprise entre 2000 N et 100 000 N, avantageusement entre 3 000 N et 100 000 N, plus avantageusement entre 4 000 N et 100 000 N, par metre lineaire de tuyau a 100°C. Pour un meme polymere, la rigidite des tuyaux 3, et ainsi la resistance a I’ecrasement, pourra etre augmentee en augmentant I’epaisseur de peau des tuyaux 3. Une autre caracteristique avantageuse de ces tuyaux 3 est leur dilatation thermique. La dilatation thermique des tuyaux 3 est avantageusement inferieure a 200.1O’6 K’1 a 20°C, plus avantageusement inferieure a 160.10’6 K’1 a 20°C. La dilatation thermique des tuyaux 3 est generalement superieure alO.10-6 K 1 a 20°C. Les tuyaux 3 sont soumis a la chaleur lors de (’application de I’enrobe 4 de comblement, lorsque celui-ci n’est pas un materiau bitumineux coule a froid (MBCF). La chaleur apportee depend de la temperature de mise en oeuvre de I’enrobe 4 et egalement de I’epaisseur de I’enrobe 4 (chaleur massique) et ainsi du temps d’exposition a une temperature superieure a la temperature ambiante. Avantageusement, Ie retrait a chaud des tuyaux 3, mesure selon la norme NF EN ISO 2505, de 2005, est inferieur a 3% (en etuve, a 150°C pendant 60 mn), plus avantageusement inferieur a 2%. Les tuyaux 3 du dispositif ont avantageusement un diametre allant de 5 mm a 30 mm. Les tuyaux 3 du dispositif ont avantageusement une epaisseur de peau allant de 1 mm a 5 mm. En fonctionnement, un fluide caloporteur circule dans les tuyaux 3 du dispositif pour echangeur thermique. Le fluide caloporteur peut etre de I’eau ou de I’eau glycolee pour diminuer le point de congelation et la resistance au froid. On prefere une eau glycolee non nocive de nature mono-propylene glycol, comme preconise par la norme NF X10-970 de janvier 2011. Des additifs, notamment des additifs fongicides et bactericides, pourront etre ajoutes au fluide caloporteur.5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 6 Enrobe hydrocarbone 4 Un enrobe hydrocarbone est un granulat recouvert de liant hydrocarbone, utilise dans Ie revetement de chaussees. II est obtenu par melange d’une fraction granulaire et d’un liant hydrocarbone. II a ete constate que, contrairement a d’autres materiaux de comblement, I’enrobe hydrocarbone 4 permet d’assurer un bon contact entre les tuyaux 3 et la composition durcie tout en assurant que les tuyaux 3 ne remontent pas vers la surface. Cela pourra etre verifie en mettant en oeuvre la methode d’analyse de percolation par analyse d’image et la methode d’essai « Flottaison » decrites en introduction des exemples. Fraction granulaire : Par "fractions granulaires", on entend ici toutes fractions minerales solides utilisables pour la realisation de produits routiers, a base de liant hydrocarbone comprenant notamment les granulats mineraux naturels (gravillons, sable, fines) issus de carriere ou de graviere, les produits de recyclage tel que les agregats d'enrobes resultant du recyclage des materiaux recuperes lors de la refection des routes ainsi que des surplus de centrales d’enrobage, les rebuts de fabrication, les granulats provenant du recyclage de materiaux routiers y compris les betons, les laitiers en particulier les scories, les schistes en particulier la bauxite ou Ie corindon, les poudrettes de caoutchouc provenant du recyclage des pneus notamment, les granulats artificiels de toute origine et provenant par exemple de machefers d’incineration des ordures menageres (MIDN), ainsi que leurs melanges en toutes proportions. Dans Ie cadre de I’invention, la fraction granulaire comprend avantageusement : des elements inferieurs a 0,063 mm (filler ou fines) du sable dont les elements sont compris entre 0,063 mm et 2 mm ; des elements, en particulier des gravillons, ayant des dimensions o comprises entre 2 mm et 6 mm ; o eventuellement, comprises entre 6 mm et 10 mm; La taille des granulats mineraux est mesuree par les essais decrits dans la norme NF EN 933-2 (version mai 1996). Par « fines minerales » ou « filler », on entend toute charge minerale ou siliceuse, passant a travers un tamis a maille carree de 0,063 mm de cote. Les fines peuvent etre des5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 fines naturelles ou d’apport, par exemple des fines calcaires (carbonate de calcium), du ciment ou de la chaux hydratee, ou de recuperation. On entend par « agregats d’enrobes » des enrobes (melange de granulats et de Hants hydrocarbone, avantageusement bitumineux) provenant de fraisage de couches d’enrobe, de concassage de plaques extraites de chaussees en enrobes, de morceaux de plaques d’enrobes, de dechets d’enrobes ou de surplus de productions d’enrobes (les surplus de productions sont des materiaux enrobes ou partiellement enrobes en centrale resultant des phases transitoires de fabrication). Dans la fraction granulaire, la teneur en fines (elements inferieurs a 0,063 mm), varie avantageusement de 5% a 10% en poids, par rapport a la masse totale de la fraction granulaire, plus avantageusement de 6% a 9% en poids. Dans la fraction granulaire, la teneur en elements ayant une taille superieure a 0,063 mm et inferieure ou egale a 2 mm, en particulier du sable, varie avantageusement de 15% a 60 % en poids, par rapport a la masse totale de la fraction granulaire, plus avantageusement de 20% a 50% en poids, plus avantageusement de 24% a 38% en poids. Dans la fraction granulaire, la teneur en elements ayant une taille superieure a 2 mm varie de 30% a 80% en poids, par rapport a la masse totale de la fraction granulaire, plus avantageusement de 35% a 70% en poids, plus avantageusement de 40% a 65% en poids. En particulier, la fraction granulaire de I’enrobe 4 comprend avantageusement : 6% a 9% en poids, par rapport au poids total de la fraction granulaire, de fines, ayant une taille inferieure a 0,063 mm ; 24% a 38% en poids, par rapport au poids total de la fraction granulaire, de sable, ayant une taille comprise entre 0,063 mm et 2 mm ; 40% a 65% en poids, par rapport au poids total de la fraction granulaire, de granulats, ayant une taille comprise entre 2 mm et 10 mm. La conductivite thermique de I’enrobe 4 est notamment reglee par Ie type de granulats. La conductivite thermique, X, de la composition 4 est avantageusement superieure ou egale a 1 W/m.K, plus avantageusement superieure ou egale a 1,2 W/m.K, encore plus avantageusement superieure ou egale a 1,5 W/m.K.5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 8 Liant hydrocarbone : Le liant est ce qui permet de coller les granulats entre eux et d'assurer une bonne tenue mecanique de la chaussee. Le liant de I’enrobe 4 un liant hydrocarbone qui peut etre bitumineux ou vegetal ou de synthese. Le liant peut egalement etre un melange de Hants issus de ces differentes origines. On entend par « liant hydrocarbone», un liant hydrocarbone, avantageusement d’origine fossile, ou tout liant d’origine vegetale ou synthetique, utilisable pour la realisation d’un produit routier, en particulier un produit hydrocarbone. Avantageusement, il s’agit de toute composition contenant du bitume, eventuellement un additif de maniabilite et eventuellement un ou plusieurs additifs et/ou un ou plusieurs emulsifiants et/ou un ou plusieurs viscosifiants et/ou un ou plusieurs fluxants et/ou un ou plusieurs plastifiants et/ou tout autre additif permettant d’en ajuster les proprietes, comme par exemple I’adhesivite. A titre d’exemple, on citera les bitumes, les bitumes modifies par des elastomeres et/ou des plastomeres. Ce liant hydrocarbone peut se trouver sous forme liquide ou sous la forme d’une emulsion ou d’une mousse. Avantageusement, le liant est de grade 35/50. Dans une variante avantageuse de I’invention, on utilisera les Hants routiers repondant aux normes NF EN 12591 (2009, bitumes purs) ou NF EN 13924 (2006, bitumes durs) ou NF EN 14023 (2010, bitume modifie polymere). Avantageusement, le liant comprend egalement un polymere. Le « polymere » modifiant le liant auquel il est fait reference ici, peut etre choisi parmi les polymeres naturels ou synthetiques. II s'agit par exemple d'un polymere de la famille des elastomeres, synthetiques ou naturels, et de maniere indicative et non limitative : les copolymeres statistiques, multi-sequences ou en etoile, de styrene et de butadiene ou d’isoprene en toutes proportions (en particulier copolymeres blocs de styrene-butadiene-styrene (SBS), de styrene-butadiene (SB, SBR pour styrene-butadiene rubber), de styrene-isoprene-styrene (SIS)) ou les copolymeres de meme famille chimique (isoprene, caoutchouc naturel, ...), eventuellement reticules in-situ, en particulier les copolymeres statistiques, multi-sequences ou en etoile, de styrene et de butadiene ou d’isoprene en toutes proportions5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 9 les copolymeres d'acetate de vinyle et d'ethylene en toutes proportions, les copolymeres de I’ethylene et d’esters de I’acide acrylique, methacrylique ou de I’anhydride maleique, les copolymeres et terpolymeres d’ethylene et de methacrylate de glycidyle-) et les polyolefines, en particulier Ie polyethylene. Le polymere est avantageusement choisi parmi les copolymeres statistiques, multi¬ sequences ou en etoile, de styrene et de butadiene ou d’isoprene, les copolymeres d'acetate de vinyle et d'ethylene et le polyethylene. Le polymere modifiant le bitume peut etre choisi parmi les polymeres de recuperation, par exemple des « poudrettes de caoutchouc » ou autres compositions a base de caoutchouc reduits en morceaux ou en poudre, par exemple obtenues a partir de pneus usages ou d’autres dechets a base de polymeres (cables, emballage, agricoles, ...) ou encore tout autre polymere couramment utilise pour la modification des bitumes tels que ceux cites dans le Guide Technique ecrit par I'Association Internationale de la Route (AIPCR) et edite par le Laboratoire Central des Ponts et Chaussees "Use of Modified Bituminous Binders, Special Bitumens and Bitumens with Additives in Road Pavements" (Paris, LCPC, 1999), ainsi que tout melange en toute proportion de ces polymeres. Dans le cas de polymere de recuperation, en particulier de dechet, pratiquement il pourra etre ajoute lors de I’enrobage, par exemple avec la fraction minerale solide. Lorsqu’un polymere est present, la teneur en polymere dans le liant varie avantageusement de 2% a 20% en poids, plus avantageusement de 2% a 10% en poids, encore plus avantageusement de 4% a 8% en poids, par rapport au poids total du liant. Dans I’enrobe 4 selon I’invention, la teneur en liant varie avantageusement de 3,1% a 10% en poids, par a la masse totale de I’enrobe, plus avantageusement de 4,5% a 10% en poids, plus avantageusement de 4,5% a 8,5% Dans un premier mode de realisation I’enrobe 4 est un materiau bitumineux coule a froid (MBCF). Selon la norme NF EN 12273 (octobre 2008), un materiau bitumineux coule a froid est revetement superficiel constitue d'un melange de granulats, d'eau, d'emulsion de bitume et d'additifs prepare et applique sur place (a I’avancement). Dans le cas de la fabrication de materiaux bitumineux coules a froid (MBCF) 4, le liant hydrocarbone se trouvera avantageusement sous la forme d’une emulsion cationique.5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 10 L’emulsion cationique de bitume est avantageusement obtenue en melangeant, en poids par rapport au poids total de l’emulsion : 50% a 75% d’un liant hydrocarbone, avantageusement bitumineux, - 25% a 50% d’une phase aqueuse contenant : I. 0,1% a 2%, en poids par rapport au poids total de l’emulsion, d’une composition emulsifiante ii. une quantite suffisante d’un acide pour ajuster Ie pH de la phase aqueuse a une valeur comprise entre 1,5 et 8, ill. et de I’eau pour complement de la formule a 100%. Le pH de la phase aqueuse varie plus avantageusement entre 1,5 et 7, plus avantageusement entre 1,5 et 5,5, encore plus avantageusement entre 2 et 3,5. Dans l’emulsion, la teneur en liant varie avantageusement de 50% a 75% en poids de liant, par rapport au poids total de l’emulsion, plus avantageusement de 60% a 70% en poids. Par exemple pour un MBCF 4, le liant est avantageusement un liant ayant une penetrabilite mesuree selon la norme EN1426 (juin 2007) comprise entre 50 et 220, plus avantageusement entre 70 et 100. Le liant peut en outre comprendre un dope d’acide gras. Le dope d’acide gras peut etre tout acide gras et derives, en particulier des diacides gras, triacides gras, dimere d’acides gras ou trimere d’acides gras, adapte a une utilisation dans un materiau bitumineux. Par exemple, I’acide gras est choisi dans le groupe constitue de I’acide oleique, de I’acide linoleique, et leurs melanges. Ces acides gras proviennent avantageusement d’huile(s) vegetale(s) ou d’huiles usagees de I’industrie. La teneur en dope d’acide gras varie avantageusement de 0,3% a 2 % en poids, par rapport au poids du liant, plus avantageusement de 0,5% a 1% en poids. L’emulsion de bitume est une dispersion du liant dans I’eau, phase continue du systeme. Elle comprend une composition emulsifiante. La teneur en composition emulsifiante varie avantageusement de 0,1% a 2% en poids, par rapport au poids total de l’emulsion, plus avantageusement de 0,13% a 1,2% en5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 poids. La teneur en composition emulsifiante varie avantageusement de 1 kg a 20 kg par tonne d’emulsion, plus avantageusement de 1,3 kg a 12 kg par tonne d’emulsion. Parmi les tensioactifs pertinents pour cette application on peut citer les produits commerciaux suivants : Dinoram®S (Ceca) ou Redicote®E9 (Akzo Nobel) : N alkyl suif propylene diamine Emulsamine®L 60 (Ceca) : Preparation a base d'amide gras de tallol, N-(3- dimethylamino)propyles (> 50 %) et Emulsamine®LZ (> 25 %) avec un hydrocarbure aromatique (> 1 %) et du diethanolamine (> 1 %) Polyram®S (Ceca): N-alkyl suif propylene polyamine avec Dinoram®S (< 10 %), amines alkyl de suif (Noram®S - < 5 %), nitrile de suif (< 10 %) Stabiram®MS 601 (Ceca) : solution de dichlorure de N-alkyl suif N-dimethyl amino propyl N-trimethyl ammonium (> 50 %) dans un melange eau/hexylene glycol (glycol > 20 %) avec Dinoram®S (< 1 %) Dinoram®O (Ceca) : N-(C16 et C18 alkyl insatures) trimethylene diamine (diamine oleique) Emulsamine®640 (Ceca) : Preparation a base d'amides gras de tallol (> 50 %), de Dinoram®O (> 25 %) et de (Z)-octadec-9-enylamine (> 1 %) Indulin®R 66 (Meadwestvaco) : Amides gras de tallol : N - [(dimethylamino)-3-propyl] lndulin®R 33 (Meadwestvaco) : Amides gras de tallol (N-[(dimethylamino)-3-propyl]) (75-90 %), N-tallow alkyltrimethylenediamine (20-25%) lndulin®GE F2 (Meadwestvaco) : Ethoxylate de nonylphenol (25-35 %), lignine alcalin (reaction produite avec dimethylamine et formaldehyde) (15-20%), N-(alkyl en C14-18 et insatures en C16-18)-trimethylenediamine (5-10%) lndulin®GE F2 (Meadwestvaco) : alccols ethoxyles en C12-C14 (2,5-25 %), lignine alcalin (reaction produite avec dimethylamine et formaldehyde) (10-20%), N-(alkyl en C14-18 et insatures en C16-18)-trimethylenediamine (1-3%) Duomeen®TTM (Akzo Nobel): suiftrimethylpropylenediamine (90-100%), suifdimethylamine (5-10%) Redicote®404 (Akzo Nobel) : tallol, produits de reaction avec la tetraethylenepentamine (100%) On pourra utiliser un ou plusieurs de ces tensioactifs, seuls ou en melanges. La composition emulsifiante pourra egalement comprendre un agent emulsifiant non ionique. Cet agent pourra etre choisi dans la famille des alcools gras ethoxyles, la partie5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 12 hydrophobe de la molecule pouvant etre de type nonylphenol-, octylphenol-, cetytique, oleique..., la partie hydrophile etant constituee de plusieurs groupes ethoxy. La phase aqueuse de la composition emulsifiante comprend egalement une quantite suffisante d’un acide mineral ou organique (par exemple : acide citrique, acide acetique), avantageusement un acide mineral. L’acide permet d’ioniser les fonctions amines des emulsifiants pour permettre leur dissolution dans I’eau. La teneur en acide est ajustee a la teneur en emulsifiant (en fonction de la nature des granulats, de la temperature d’application...) pour avoir un pH de la phase aqueuse compris entre 1,5 et 8, avantageusement entre 1,5 et 7, plus avantageusement entre 1,5 et 5,5, encore plus avantageusement entre 2 et 3,5. L’acide est avantageusement l’acide chlorhydrique, l’acide phosphorique ou un acide polyphosphorique. L’acide polyphosphorique est un oligomere d'acide phosphorique comprenant des molecules selon I'une ou I'autre des formules structurelles PnO3n+i(n+2)" dans laquelle n est un nombre entier superieur ou egal a 1, avantageusement 1, 2 ou 3, ou P2O5 x(O2 ), dans laquelle x est compris entre 0 et 1. Autres : L’emulsion pourra contenir du latex synthetique ou naturel. Par latex on entend une dispersion de polymeres (SBS, SB) reticules ou non en phase aqueuse. Ce latex est incorpore dans la phase aqueuse avant emulsification ou en ligne pendant la fabrication de l’emulsion soit encore apres fabrication de l’emulsion. On peut egalement ajouter des fluxants d’origine petroliere ou issus des agroressources. Ces fluxants peuvent etre ajoutes durant la fabrication de l’emulsion ou lors de la fabrication des enrobes a l’emulsion. L’agent fluxant est avantageusement un fluxant d’origine petroliere ou petrochimique. Un fluxant petrolier est un produit issu de la distillation du petrole brut (fraction(s) legere(s)), ayant pu subir eventuellement une operation d’hydrotraitement. En particulier, l’agent fluxant est choisi dans Ie groupe constitue par les agents fluxants commercialises par Total (Greenflux® 2000®, Greenflux SD) ou par Exxon (Varsol®). L’agent fluxant est avantageusement un fluxant d’origine naturelle non fossile (origine vegetale ou animale). Un fluxant d’origine naturelle non fossile est constitue d’une huile naturelle non fossile, de ses derives tels que les esters d’acide gras et de leurs5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 13 melanges. Ces agents fluxants d’origine naturelle non fossile sont bien connus de I’homme du metier. Preferentiellement, on utilisera les huiles vegetales telles que les huiles de tournesol, de colza, d'arachide, de coprah, de lin, de palme, de soja, d'olive, de ricin, de mais, de courge, de pepins de raisin, de jojoba, de sesame, de noix, de noisette, de bois de chine, Ie tall oil, leurs derives, ainsi que leur melanges. Un additif de siccativation, tel que I’octoate de manganese, pourra etre ajoute a ces huiles et derives afin de favoriser les reactions d’oxydation. On peut ajouter a la fraction granulaire un additif mineral pour reguler la cinetique de remontee de pH lors du melange et assurer Ie temps de maniabilite et assurer ensuite la qualite de rupture de I’emulsion et ameliorer les proprietes d’adhesivite. Get additif est en regie generale du ciment, de la chaux eteinte, du lait de chaux calcique et/ou dolomitique. Les materiaux bitumineux coules a froid 4 sont mis en oeuvre a temperature ambiante, c’est-a-dire a une temperature allant de 15°C a 40°C. Ils sont ainsi particulierement adaptes pour des tuyaux 3 plus sensibles a la temperature. Generalement, pour des MBCF 4, on utilise des granulometries de la fraction granulaire 0/D de 0/4, 0/6, 0/6 discontinu, 0/8, 0/8 discontinu ou 0/10 recomposees, avec eventuellement humidification pour limiter la segregation lors du transport. La fraction minerale solide comprend avantageusement de 6% a 10% en poids de fines, par rapport au poids total de la fraction minerale. La fraction minerale solide est melangee avec une emulsion de bitume pour conduire a un materiau routier bitumineux 4 obtenu par enrobage. La fraction minerale solide constitue avantageusement 90% a 97%, plus avantageusement 90% a 96%, du poids du materiau bitumineux. Dans un tel procede dit « a froid », les granulats ne sont pas seches, et sont melanges tels quels, c’est-a-dire avec leur humidite naturelle (plus un ajustement de la teneur en eau si necessaire) et a temperature ambiante. En fonction des conditions climatiques, de I’etat de secheresse de la fraction minerale solide, I’operateur peut ajouter a la fraction minerale solide de I’eau d’apport.5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 14 En regie generale la teneur en poids totale en eau de la fraction minerale solide, constituee de I’eau d’apport et de I’eau naturellement presente dans la fraction minerale solide, varie selon les applications de 5% a 15 %. Les pourcentages sont exprimes en poids par rapport au poids total de la fraction minerale solide. L’operateur peut ajouter egalement un dope (solution eventuellement diluee d’un emulsifiant), qui servira principalement de retardateur de prise. Ces emulsifiants peuvent etre des amines grasses mais aussi des ammoniums quaternaires. Dans un deuxieme mode de realisation, l’enrobe 4 est un enrobe hydrocarbone dit a chaud ou tiede. Dans ce mode de realisation, Ie liant est avantageusement sous forme liquide ou sous forme de mousse. Les granulats sont chauffes dans des dispositifs appeles « secheurs », permettant ainsi une bonne adhesion du bitume au granulat. Le liant, tel que Ie bitume, est egalement chauffe, a des temperatures afin d’en abaisser la viscosite et de permettre un bon enrobage des granulats. L’enrobe ainsi forme est ensuite applique chaud sur la chaussee puis compacte chaud egalement, la temperature initialement elevee garantissant sa maniabilite. Le materiau se rigidifie ensuite au fur et a mesure qu’il se refroidit. Dans le cadre de la presente invention, la temperature de mise en oeuvre de l’enrobe est avantageusement inferieure a 140°C, plus avantageusement inferieure a 130°C, plus avantageusement comprise entre 60°C et 120°C, encore plus avantageusement comprise entre 90°C et 120°C. Pour abaisser la temperature de mise en oeuvre de l’enrobe 4, on peut ajouter a la formule lors de la preparation de l’enrobe 4 un additif de maniabilite. On dit alors qu’un tel enrobe 4 comprend un additif de maniabilite. Cet additif de maniabilite peut etre un additif presentant une temperature de fusion superieure a 60 °C et inferieure a 130°C. Un tel additif presente une temperature de fusion superieure a 60 °C, avantageusement superieure a 80°C. Un tel additif a une temperature de fusion inferieure a 130°C, avantageusement inferieure a 120°C. Un tel additif permet de conferer de la maniabilite a l’enrobe 4.5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 15 Get additif permet de reduire la viscosite du liant pour abaisser la temperature de fabrication et de mise en oeuvre de I’enrobe 4 tout en conservant les proprietes mecaniques requises, ameliorer la maniabilite, ameliorer la compacite. En particulier, un tel additif est au moins un triglyceride d’acides gras, ledit acide gras etant choisi dans Ie groupe constitue par les acides gras satures, comprenant de 12 a 30 atomes de carbone, avantageusement de 12 a 20 atomes de carbone, et pouvant etre substitues par au moins une fonction hydroxyle ou par un radical alkyle en C1-C4. Un acide gras sature ne comporte pas d’insaturations (double ou triple liaison carbone carbone). En particulier, I’acide gras est choisi dans Ie groupe constitue par les acides gras satures comprenant de 12 a 30 atomes de carbone, eventuellement substitues par au moins une fonction hydroxyle ou par un radical alkyle en C1-C4, en particulier I’acide gras est choisi dans Ie groupe constitue par I’acide 12-hydroxy-octadecanoTque, I’acide hexadecanoique, I’acide octadecanoique, I’acide 9,10-dihydroxy- octadecanoique, I’acide icosanoique, I’acide nonadecanoique, et leurs melanges. L’additif de maniabilite est avantageusement un triglyceride d’acides gras, I’acide gras etant avantageusement choisi dans Ie groupe defini precedemment. En particulier, l’additif comprend au moins un triglyceride dont une molecule d’acide gras est constituee de I’acide 12-hydroxy-octadecanoTque. Un tel additif est par exemple decrit dans la demande EP2 062 941. La teneur en additif sera avantageusement comprise entre 1% et 6% en poids par rapport a la masse totale en liant. D’autres additifs de maniabilite sont egalement connus. Comme autre additif, on peut egalement citer des cires d’origines animale, vegetale ou d’hydrocarbures, en particulier des cires hydrocarbonees a chaine longue (plus de 30 atomes de carbone). En particulier, on peut citer les cires hydrocarbonees a base de polyethylene ou egalement de cire hydrocarbonee obtenue par la synthese de Fischer Tropsch (telle que la cire Fischer Tropsch commercialisee sous Ie nom commercial Sasobit® par la societe Sasol), de poids moleculaire superieur a 400 g/mol et inferieur a 6 000 g/mol. De telles cires sont par exemple decrites dans les brevets US 6588974, FR 2 855 523, EP 1 017 760, EP 690 102.5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 16 Comme autre additif, on peut egalement introduire un derive d’acide gras choisi dans Ie groupe constitue par les diesters d’acide gras, les ethers d’acide gras, les cires d’amides, les cires de diamide et leurs melanges. Le liant, selon cette variante, contient avantageusement 1% a 6% en poids de ladite cire par rapport a la masse totale du liant. Comme additif de maniabilite, on peut egalement introduire une resine naturelle, eventuellement modifiee, d’origine vegetale. La majorite des resines naturelles ou naturelles modifiees d’origine vegetale n’ont pas de point de fusion determine mais presentent une zone de ramollissement. La resine presente avantageusement un point de ramollissement inferieur a 130°C, encore plus avantageusement inferieur a 120°C et en outre avantageusement superieur a 65°C. Le liant contient avantageusement 1% a 6% en poids de ladite resine d’origine vegetale par rapport a la masse totale du liant. La resine d’origine vegetale est avantageusement choisie dans le groupe constitue par les colophanes naturelles ou naturelles modifiees, les esters de colophane, les savons de colophane, les terpenes, le tall oil, le dammar, les resines accroides. La resine d’origine vegetale est plus particulierement une resine de colophane, par exemple le glycerol ester de colophane maleique. On peut par exemple citer les additifs decrits dans les brevets FR 2 945 818, FR 2 965 271. On peut egalement citer les additifs decrits dans les brevets EP 2 062 943, FR2 939 143, FR2 901 279. L’additif de maniabilite peut ne pas avoir de point de fusion / changement d’etat dans la plage de temperature d’interet. Par exemple, on peut introduire un fluxant, egalement appele huile de fluxage, a base de matieres grasses animales et/ou vegetales (huiles et graisses). L’huile de fluxage peut etre une huile vegetale, un residu de distillation d’une huile vegetale, I’un de ses derives tels que sa partie acide gras, un melange d’acides gras, un produit de transesterification (par un alcanol en C1-C6) tel qu’un ester methylique de l’huile vegetale ou un derive de resine alkyde de l’huile vegetale. L’huile vegetale comprend des chalnes grasses insaturees. De telles huiles sont par exemple decrites dans les brevets FR 2 910 477, EP 900 822, FR 2 721 043, FR 2 891 838.5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 17 On pourra egalement utilisant des fluxants tels que ceux decrits dans les brevets WO 2006/070104, WO 2011/151387 et FR 16/57180 (demande non encore publiee). On peut egalement envisager des additifs diminuant les tensions superficielles a interface liant/granulat (meilleure mouillabilite). On peut par exemple utiliser les additifs decrits dans les demandes de brevet FR 2 883 882, EP 1 716 207, EP 1 915 420. Des polymeres superabsorbants, tels que ceux decrits dans la demande FR 2 950 893, pourraient egalement etre utilises. Des enrobes 4 maniables peuvent egalement etre obtenues sans ajout d’additif de maniabilite. Ainsi, Ie liant peut etre expanse en mousse par emploi d’eau. L’eau peut etre I’eau residuelle des granulats ou d’additifs qui se vaporise au contact de granulats et de liant chauds pour faire mousser Ie liant sans pression. Un exemple d’additif est une zeolithe, naturelle et/ou synthetique, ou sa phase de synthese initiale amorphe, telle que decrite par exemple dans la demande de brevet WO 2004/016565. La zeolithe est capable de liberer sous I’action de la chaleur (c'est-a-dire a une temperature superieure a 110 °C) des molecules d’eau qui se trouvent entre les couches ou les interstices de son reseau cristallin. La zeolithe utilisee est avantageusement une zeolithe synthetique du type A, P, X et/ou Y. De preference, on utilisera un granule de zeolithe de type A, notamment de la formule brute Na12(AIO2)12(SiO2)12, 27 H2O ou Na2O est de 18 %, AI2O3 de 28 %, SiO2 de 33 % et H2O de 21 %. L’enrobe hydrocarbone 4 dit a chaud ou tiede est avantageusement resistant a I’ornierage, plus avantageusement avec un pourcentage d’ornieres apres 30 000 cycles a 60°C inferieur a 7,5%, avantageusement inferieur a 5%. Le cas echeant, pour optimiser la resistance a I’ornierage, on utilisera avantageusement un liant additive de polymeres, tel que decrit precedemment. Lorsque l’enrobe 4 comprend un additif de maniabilite a changement d’etat, cet additif va egalement permettre d’assurer une bonne resistance a I’ornierage.5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 18 On peut egalement ajouter de I’acide polyphosphorique, tel que par exemple decrit dans les brevets WO2007/143016, WO2011/153267, WO2006/119354, FR 2 852 018. Dans I’un ou I’autre de ces modes de realisation, l’enrobe 4 est adapte a un trafic routier, y compris a fort trafic. L’enrobe 4 est avantageusement un enrobe hydrocarbone 4 selon ce deuxieme mode de realisation lorsque les chantiers sont conduits dans des conditions ambiantes defavorables aux MBCF 4, par exemple pour une temperature ambiante inferieure a 10°C. L’enrobe hydrocarbone 4 peut egalement comprendre un ou plusieurs additif(s). Des additifs peuvent etre ajoutes soit au liant, soit au granulat, soit a l’enrobe. Les additifs peuvent egalement etre utilises a des fins esthetiques, notamment pour un changement de couleur des produits routiers finaux. II peut s’agir ainsi de pigment naturel ou non, tel que I’oxyde fer. Description detaillee du procede L’invention a pour objet un procede de fabrication d’un revetement de voiries 2 comprenant au moins un tuyau 3 d’un dispositif pour echangeur de chaleur, comprenant les etapes suivantes : a) Creuser une couche 6 du revetement de voiries pour creer des rainures 1 allant dans une meme direction sans se croiser, et des bandes 2 reliant les rainures 1 deux a deux, les rainures 1 ayant une largeur allant de 0,8 d a 2 d et une profondeur allant de 0,8 d a 3 d, d etant Ie diametre des tuyaux 3 du dispositif pour echangeur de chaleur ; puis b) Poser Ie tuyau 3 dans les rainures 1 et les bandes 2 creees a I’etape a) en formant des trongons relies par des coudes, les rainures 1 recevant les trongons et les bandes 2 les coudes, Ie tuyau 3 ayant une resistance a I’ecrasement superieure a 3000 N par metre lineaire de tuyau a 100°C ; puis c) Combler Ie volume laisse libre par Ie tuyau 3 dans les rainures 1 avec un enrobe hydrocarbone 4 a base : - d’un liant hydrocarbone5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 19 -d’au moins 90% en poids, par rapport au poids total de I’enrobe hydrocarbone, d’une fraction granulaire dont les elements ont des dimensions comprises entre 0 mm et 10 mm, ladite fraction granulaire comprenant de 30% a 60% en poids, par rapport au poids total de la fraction granulaire, d’elements ayant des dimensions comprises entre 0 mm et 2 mm, ledit enrobe hydrocarbone 4 ayant une temperature de mise en oeuvre inferieure a 160°C, d) appliquer une couche de surface pour revetement de voirie, en particulier une couche de roulement 5. En chantier, Ie plus souvent, plusieurs tuyaux seront deposes. Le procede selon I’invention est done avantageusement un procede de fabrication d’un revetement de voiries 2 comprenant des tuyaux 3 d’un dispositif pour echangeur de chaleur. L’etape b) pourra ainsi etre repetee plusieurs fois. Lors de l’etape a), des bandes 2 et plusieurs rainures 1 sont creusees dans une couche 6 du revetement de voiries, ou encore, dit autrement, une couche 6 de la chaussee. Lors de l’etape b), le tuyau est pose dans les creux de la couche 6 crees a l’etape a), e’est-a-dire dans les rainures 1 et les bandes 2 creees a l’etape a). Lors de l’etape c),le volume laisse libre par le tuyau 3 dans les rainures 1, e’est-adire I’espace entre le tuyau 3 et le reste de la chaussee dans les rainures 1, ou encore autrement formule le volume de la rainure 1 non rempli par le tuyau, est comble avec I’enrobe hydrocarbone 4. Etape a) L’invention trouve particulierement a s’appliquer pour des tuyaux 3 a installer proche de la surface. Ainsi, la couche 6 creusee lors de l’etape a) est avantageusement une couche de surface, telle que par exemple une couche de liaison. La couche 6 creusee lors de l’etape a) peut egalement etre la couche de roulement de la chaussee a recover, avant renovation. L’invention trouve particulierement a s’appliquer dans le domaine de la route, la route pouvant etre destinee a un fort trafic. Ainsi, la couche 6 creusee lors de l’etape a) est avantageusement une couche de materiaux lies, telle que par exemple une couche5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 20 d’enrobes bitumineux, une couche de beton bitumineux a I’emulsion, une couche de beton, avantageusement une couche d’enrobes bitumineux ou une couche de beton bitumineux a I’emulsion. L’epaisseur de la couche 6 de revetement destinee a etre creusee lors de I’etape a) varie avantageusement de d a 10 cm, avec d representant Ie diametre des tuyaux 3. L’epaisseur de la couche 6 de revetement destinee a etre creusee lors de I’etape a) varie avantageusement de 3 cm a 6 cm. Lors de I’etape a), I’ecart entre deux rainures 1 est sensiblement constant. Par sensiblement constant, on entend que I’ecart entre deux rainures 1 est identique a 5 cm pres, avantageusement a 3 cm pres. Les ecarts entre deux rainures 1 sont generalement de 10 cm a 30 cm avantageusement de 20 cm a 30 cm. Les rainures 1 peuvent etre courbees avec un rayon de courbure avantageusement superieur a 1 metre, avantageusement superieur a 3 metres, jusqu’a etre lineaire (rayon de courbure infini). La profondeur des rainures 1 varie de 0,8 d a 3 d, avantageusement de 0,9 d a 2,5 d, plus avantageusement de 1 d a 2,5 d, avec d representant Ie diametre des tuyaux 3. La largeur des rainures 1 varie de 0,8 d a 2,5 d, avantageusement de 0,9 d a 2,5 d, plus avantageusement de 1 d a 2,5 d, avec d representant Ie diametre des tuyaux 3. La « largeur » designe la largeur de la rainure 1 mesuree a la surface superieure de la couche 6 rainuree, designee « w » sur la figure 3. Ainsi, la « largeur » designe la largeur de I’ouverture pour la rainure 1. Les rainures 1 peuvent avoir la forme d’un U, d’un V, d’une queue d’aronde, ou une forme carree, telles que representees sur la figure 3. Par « queue d’aronde », on designe, au sens de la presente invention, une forme trapezoidale reguliere ou non dans laquelle la grande base du trapeze correspond au fond de la rainure 1. Les rainures 1 sont longitudinales ou transversales au sens de circulation sur la voirie. Dans Ie procede selon I’invention on creuse avantageusement plusieurs rainures 1a, 1b, 1c, 1d, 1e, 1f, et ainsi de suite, qui sont reliees deux a deux par les bandes 2. Ainsi, la rainure 1a est reliee a la rainure 1b, la rainure 1b est reliee a la rainure 1c, la rainure 1c est reliee a la rainure 1d, la rainure 1d est reliee a la rainure 1e, la rainure 1e est reliee a la5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 21 rainure 1f, et ainsi de suite. Les rainures 1a, 1b, 1c, 1d, 1e, 1f et ainsi de suite peuvent etre reliees par une meme bande 2. Elles restent neanmoins reliees deux a deux. Avantageusement, les bandes 2 relient plus de deux rainures 1. Autrement dit, avantageusement les bandes 2 relient plusieurs rainures 1. La dimension des bandes 2 est suffisante pour recevoir les coudes du tuyau 3. Les bandes 2 peuvent avoir la forme d’un parallelepipede ou de couronne lorsqu’on realise une saignee a I’aide de carottiers. Avantageusement, les bandes 2 ont la forme d’un parallelepipede. Lorsque les bandes 2 ont la forme d’un parallelepipede, la largeur des bandes 2 est avantageusement d’au moins 10 cm, plus avantageusement d’au moins 20 cm, encore plus avantageusement d’au moins 30 cm, par exemple de 35 cm. Ici, la largeur de la bande 2 est la dimension allant dans la meme direction que les rainures 1. Lorsque les bandes 2 ont la forme d’une couronne, Ie diametre median de la couronne correspond a I’ecart entre deux rainures 1 et I’epaisseur varie avantageusement de 0,8 d a 2,5 d. Dans I’une ou I’autre de ces formes, la profondeur des bandes 2 varie avantageusement de 0,8 d a 3 d, plus avantageusement de 0,9 d a 2,5 d, encore plus avantageusement de 1 d a 2,5 d, avec d representant Ie diametre des tuyaux 3. Avantageusement, les bandes 2 sous forme d’un parallelepipede relient plus de deux rainures 1. Avantageusement, les bandes 2 sont transversales aux rainures 1. Les rainures 1 sont avantageusement realisees par un outil d’usinage. Un engin de chantier adapte est de preference une fraiseuse dont Ie tambour est congu pour realiser un tranchage de chaussee 6 correspondant au calepinage souhaite. Ce dispositif permet de faire des rainures 1 longitudinales ou transversales. L'epaisseur des rainures 1 ainsi que I'ecartement entre les rainures 1 est defini par Ie calepinage et pilote par Ie tambour. Des profils de saignee en V, U, queue d’aronde et carree, preferentiellement U, sont possibles suivant I'orientation des dents. Le retour des boucles, c’est-a-dire les coudes des tuyaux 3 a 180°, est assure par le rabotage d'une bande 2 transversale, sous la forme d’un parallelepipede, de largeur d’au moins 20 cm, ou par carottage d’une bande 2 sous la forme d’une couronne.5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 22 Get usinage peut etre realise par robot. Le robot est equipe d'un systeme permettant de trancher la chaussee 6. L'execution du rainurage se fait a partir d'une maquette numerique definissant le trajet du robot pour realiser le calepinage souhaite. Le robot peut aussi etre pilote manuellement sur site. En renovation d’une chaussee existante : - - cette etape a) peut etre precedee d’une etape de rabotage de la ou des couche(s) de surface pre-existante(s) ; ou - - cette etape a) peut etre realisee sur la couche de roulement pre-existante, c’est-a-dire sans rabotage ; ou - - au cours de cette etape a), on peut simultanement raboter la ou les couche(s) de surface pre-existante(s) et creuser les rainures 1. Etape b) La pose des tuyaux 3 lors de I’etape b) peut se faire par tout moyen, manuel ou automatise. Comme on le voit sur la figure 1, les coudes du tuyau 3 correspondent aux zones du tuyau 3 qui dessinent un virage, voire un demi-tour, reliant deux tronqons successifs du tuyau 3. Les tronqons du tuyau 3 sont poses dans les rainures 1 et les coudes dans les bandes 2. Avantageusement un meme tuyau 3 s’etend dans plusieurs rainures 1 en passant par au moins une bande 2. On place le tuyau 3 dans une premiere rainure 11, dessinant ainsi un trongon puis le tuyau 3 quitte la rainure 11 et dessine un coude dans la bande 2 pour aller dans la deuxieme rainure 12 et dessiner un nouveau tronpon, la bande 2 relie la premiere rainure 11 a la deuxieme rainure 12. Avantageusement chaque tronqon est ininterrompu. Avantageusement chaque coude est ininterrompu. La longueur du tuyau 3 est choisie au cas par cas, selon les chantiers. Elle est le plus souvent d’au moins 30 m, avantageusement au moins 50 m. Les tuyaux 3 sont avantageusement conditionnes en plaque ou en rouleau, plus avantageusement en rouleau. Lorsque les tuyaux 3 utilises sont a memoire de forme, on peut les traiter afin d’effacer la forme sur rouleau memorisee par le tuyau 3. En particulier, lors de I’etape b), les tuyaux 3 peuvent etre chauffes a des temperatures superieures a 35°C, en particulier allant5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 23 de 70°C a 96°C ou allant de 35°C a 55°C, en fonction de la nature du tuyau 3, afin de faciliter leur pose dans les rainures 1. Cela est particulierement mis en oeuvre lorsque Ie tuyau 3 est en polypropylene, a des temperatures superieures a 70°C. Ce chauffage des tuyaux 3 peut etre realise en faisant circuler un fluide chaud dans les tuyaux 3. Les tuyaux 3 peuvent etre prealablement mis en forme a la geometrie souhaitee. Ainsi, Ie procede selon I’invention comprend une etape dans laquelle on impose une geometrie aux tuyaux 3 du dispositif pour echangeur de chaleur avant I’etape b) de depot. Cette etape peut etre realisee precedemment en usine ou en atelier bord de voie. Des attaches pourront etre utilisees pour maintenir les tuyaux 3 en place dans les rainures 1, notamment lorsque la largeur des rainures 1 est superieure aid. On utilise avantageusement des materiaux qui n’impactent pas Ie recyclage du revetement de voirie. Les etapes subsequentes pour la fabrication du revetement de voirie peuvent etre realisees directement, sans necessiter d’etape(s) supplementaire(s) de protection des tuyaux 3. Lors de I’etape b), ou a tout moment ulterieurement, en particulier apres les etapes c) et d), les tuyaux 3 sont relies a tout systeme thermique adapte, incluant une nappe de geothermie en profondeur, une sonde geothermique verticale, une pompe a chaleur, ... Couche d’accrochaqe Dans un mode de realisation, Ie procede comprend suite a I’etape b), avant I’etape c), une etape d’application d’une couche d’accrochage. Cette couche d’accrochage permet d’ameliorer la liaison entre les couches de revetement et ainsi d’unir les couches entre elles. La couche d’accrochage est appliquee en couche mince aux interfaces des differentes structures. Pour realiser cette couche d’accrochage on applique sur la couche 6 creusee comprenant les tuyaux 3, notamment par pulverisation, un liant hydrocarbone eventuellement fluxe ou une emulsion de bitume, avantageusement une emulsion de bitume. Cette emulsion de bitume est avantageusement une emulsion telle que definie precedemment pour les MBCF.5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 24 La couche d’accrochage repond aux specifications de la norme NF P 98-150-1, de juin 2010. Etapes c) et d) Les etapes c) et d) peuvent etre : successives : I’etape c) etant realisee avant I’etape d), ou concomitantes : I’etape c) etant realisee lors de I’application du revetement de voirie de I’etape d). En effet, I’enrobe hydrocarbone 4 pourra etre utilise pour la confection de la couche de surface pour revetement de voirie et combler, lors de son application, I’espace entre Ie tuyau 3 et Ie reste de la chaussee dans les rainures 1, et ainsi Ie volume laisse libre par Ie tuyau 3 dans les rainures 1. Dans un tel cas, I’etape c) n’est pas une etape individualisee mais elle est mise en oeuvre concomitamment a I’application de la couche de surface pour revetement de voirie lors de I’etape d). L’epaisseur de la couche appliquee lors de I’etape c), ou lors de I’etape c) et d) lorsque ces deux etapes sont concomitantes, est avantageusement d’au moins 1 cm, en particulier de 1 cm a 10 cm, avantageusement de 1 cm a 6 cm. Lorsque les etapes c) et d) sont successives : l’epaisseur de la couche appliquee lors de I’etape c), est avantageusement de >0 cm a 4 cm, plus avantageusement de >0 cm a 3 cm. Lorsque I’enrobe 4 est un MBCF, l’epaisseur de la couche appliquee lors de I’etape c), est avantageusement de >0 cm a 1 cm. Lorsque I’enrobe 4 est un enrobe hydrocarbone dit a chaud ou tiede, l’epaisseur de la couche appliquee lors de I’etape c), est avantageusement de 1 cm a 4 cm, plus avantageusement de 1 cm a 3 cm, la couche appliquee lors de I’etape d) est avantageusement une couche de roulement 5. Son epaisseur pourra dependre du type de materiau et des proprietes recherchees. Neanmoins, pour optimiser les rendements energetiques, son epaisseur est avantageusement inferieure ou egale a 8 cm, plus avantageusement inferieure ou egale a 6 cm, encore plus avantageusement inferieure ou egale a 4 cm. Par exemple son epaisseur peut aller de 2 cm a 4 cm.5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 25 Lorsque les etapes c) et d) sont concomitantes, I’epaisseur de la couche appliquee lors de I’etape c) et d), est avantageusement de 2 cm a 10 cm, plus avantageusement de 3 cm a 10 cm, plus avantageusement de 3 cm a 8 cm, encore plus avantageusement de 3 cm a 6 cm. Dans I’une ou I’autre de ces variantes, apres Ie depot de la couche de surface de I’etape d), on peut egalement envisager de deposer une couche supplementaire. Pour optimiser les rendements energetiques, la couche comprenant les tuyaux 3 est proche de la surface. En particulier, I’epaisseur combinee de la ou des couche(s) appliquee(s) au-dessus de la couche de I’etape a) est avantageusement inferieure a 30 cm, plus avantageusement inferieure a 10 cm. Pour toutes les epaisseurs, sauf indication contraire, il s’agit de I’epaisseur apres compactage. Lorsque I’enrobe hydrocarbone 4 est un MBCF, les etapes c) et d) sont avantageusement successives. Dans un mode de realisation, lorsque I’enrobe hydrocarbone 4 est un enrobe hydrocarbone dit tiede ou a chaud, les etapes c) et d) sont successives. Dans un autre mode de realisation, lorsque I’enrobe hydrocarbone 4 est un enrobe hydrocarbone dit tiede ou a chaud, les etapes c) et d) sont concomitantes. Le procede peut comprendre une etape intermediaire entre les etapes c) et d) comprenant le depot d’un materiau de renfort vis-a-vis de la fissuration. Un tel materiau comprend par exemple un geo-materiau synthetique, tel qu’un geotextile ou une geogrille, constitue de polymere, eventuellement de bitume, eventuellement de fibres minerales ou organiques, tisse ou non tisse. Le materiau est de preference permeable a I'eau et au bitume pour favoriser le collage. Les fibres peuvent en particulier etre des fibres de verre. Le materiau permet de renforcer la structure des couches, et notamment de limiter la remontee de fissures. Le materiau permet avantageusement un recyclage simultane des enrobes hydrocarbones des couches considerees, lorsque le revetement de voirie est enleve, par5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 26 exemple suite a une operation de fraisage. En particulier, Ie materiau ne comprend pas d’element metallique. Lorsque les etapes c) et d) sont dissociees, Ie procede pourra comprendre une etape intermediaire de depot d’une couche d’accrochage sur la couche issue de I’etape c). Cette couche d’accrochage permet d’ameliorer I’accrochage entre la couche issue de I’etape c) et la couche de roulement ou la couche de liaison de I’etape d). Elle repond avantageusement aux criteres definis precedemment pour la couche d’accrochage optionnelle entre les etapes b) et c). Elle repond en particulier aux specifications de la norme NF P 98-150-1, de juin 2010. Pour eviter d’ablmer les tuyaux 3 lors des operations de reparation ou renouvellement des couches de surface, on peut prevoir une couche coloree servant d’avertisseur visuel. L’avertisseur visuel peut etre interne a I’enrobe 4 ; il est alors avantageusement choisi parmi : un pigment de coloration, et/ou des granulats colores, qui peuvent etre avantageusement des gravillons colores et/ou un liant de couleur differente du liant utilise dans Ie revetement de surface de I’etape d) ; de telle sorte que la couleur de l’avertisseur visuel interne tranche de la couleur du revetement de surface. Avantageusement, I’enrobe 4 est colore dans la masse, c'est-a-dire que Ie pigment ou les granulats colores sont presents dans toute I’epaisseur de la couche d’enrobe 4. Avantageusement, I’epaisseur de la couche d’enrobe 4 coloree est d’au moins 1 cm, plus avantageusement d’au moins 2 cm. Autrement, lorsque les etapes c) et d) sont dissociees, Ie procede pourra comprendre une etape intermediaire de depot au-dessus de la couche issue de I’etape c) ou de la couche d’accrochage, Ie cas echeant, d’une couche coloree servant d’avertisseur visuel. En effet, il est egalement envisageable de prevoir un avertisseur visuel externe par (application au-dessus de la couche d’enrobe 4 d’une couche superficielle coloree (resine5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 27 coloree, lait de chaux, enrobe hydrocarbone colore, ...). Avantageusement, la distance entre Ie haut du tuyau 3 et la partie superieure de la couche coloree est d’au moins 1 cm, avantageusement d’au moins 2 cm. Lorsque la couche de surface de I’etape d) est une couche de materiau bitumineux coule a froid, Ie procede comprend avantageusement egalement I’application sur cette couche de surface d’une couche de roulement, par exemple une couche d’enrobe bitumineux ou de beton bitumineux a I’emulsion. Le revetement de voirie comprend, au-dessus de la couche comprenant les tuyaux 3, au moins une couche de revetement de voirie : i. adaptee aux trafics, des faibles trafics aux forts trafics en fonction des compositions des couches de la chaussee ii. qui va capter I’energie solaire (en mode recuperation d’energie) ou qui sera a rechauffer (en mode restitution d’energie) La voirie pourra etre de large surface, ce qui fournira un echangeur thermique de grande dimension. Sur la figure 2, on a represente la couche 6 creusee comprenant les tuyaux 3 sur laquelle une couche de roulement 5 est deposee. Les couches de surface du revetement de voiries constituent un echangeur thermique fonctionnant en captation ou en restitution de chaleur, en fonction du climat, de large surface. Prealablement a I’etape c), lors de I’etape c), ou apres I’etape c) mais avant ou lors de I’etape d), I’espace entre le tuyau 3 et le reste de la chaussee dans les bandes 2, c’est-adire le volume laisse libre par le tuyau 3 dans les bandes 2, ou encore autrement formule le volume de la bande 2 non rempli par le tuyau, est egalement comble. Tout comme pour I’etape c), le comblement peut etre realise directement lors de I’application de la couche de surface pour revetement de voirie lors de I’etape d), le materiau utilise pour cette couche de surface venant combler I’espace entre le tuyau 3 et le reste de la chaussee dans les bandes 2.5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 28 Le materiau de comblement doit lui aussi permettre d’assurer un bon contact entre les tuyaux 3 et la composition durcie tout en assurant que les tuyaux 3 ne remontent pas vers la surface. Cela pourra etre verifie en mettant en oeuvre la methode d’analyse de percolation par analyse d’image et la methode d’essai « Flottaison » decrites en introduction des exemples. L’enrobe hydrocarbone 4, decrit precedemment, convient egalement et dans un mode de realisation, le materiau de comblement venant combler I’espace entre le tuyau 3 et le reste de la chaussee dans les bandes 2, c’est-a-dire le volume laisse libre par le tuyau 3 dans les bandes 2, est l’enrobe hydrocarbone 4 decrit precedemment, y compris le MBCF 4 du premier mode de realisation ou l’enrobe 4 dit chaud ou tiede de I’autre mode de realisation. Ainsi, avantageusement, I’espace entre le tuyau 3 et le reste de la chaussee dans les bandes 2, c’est-a-dire le volume laisse libre par le tuyau 3 dans les bandes 2, est comble avec le meme enrobe hydrocarbone 4 de I’etape c). Dans des zones correspondant a des points singuliers, tels que les bandes 2 dans des zones difficiles d’acces pour les machines ou les bandes 2 dans des zones de liaison avec les zones d’intervention technique, d’autres produits de comblement pourront egalement etre envisages, tels que notamment : des produits hydrauliques tels qu’un coulis de ciment, un mortier hydraulique ; Un enrobe bitumineux ouvert percoIe avec un coulis de ciment, en particulier le SALVIACIM® decrit dans les brevets FR 1 191 666, FR 1 269 116 ; De I’asphalte coule. En outre, dans les zones profondes, on pourra les combler avec un de ces autres produits de comblement, en particulier le SALVIACIM® et avec l’enrobe hydrocarbone 4 precedemment decrit. Le produit de comblement le plus proche de la surface sera avantageusement l’enrobe hydrocarbone 4. Dans un mode de realisation, I’espace, soit le volume laisse libre, est comble en partie ou totalement avec un enrobe bitumineux ouvert percoIe avec un coulis de ciment, en particulier le SALVIACIM®. Par « enrobes ouverts », on entend ici des enrobes qui restent permeables apres leur refroidissement de par la presence d’espaces (porosite) qui continuent a assurer un passage entre les fractions solides minerales enrobees par le liant bitumineux. Cette5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 29 porosite des enrobes ouverts est definie par une teneur en vides, apres mise en oeuvre et refroidissement, comprise entre 15% et 50% de vides. Ces vides peuvent etre combles avec un coulis de ciment. Le coulis de ciment est un avantageusement un coulis de ciment pret a I’emploi, fluide. II comprend avantageusement un ciment, du sable et une charge siliceuse. Dans une variante avantageuse de invention, les etapes c) et d) sont concomitantes et lors de I’etape d), I’enrobe hydrocarbone 4 vient combler I’espace entre le tuyau 3 et le reste de la chaussee dans les rainures 1 et I’espace entre le tuyau 3 et le reste de la chaussee dans les bandes 2, et ainsi vient combler le volume laisse libre par le tuyau 3 dans les rainure 1 et dans les bandes 2. Apres le depot de cette couche de surface, on peut egalement envisager de deposer une couche supplementaire. Avantageusement, dans I’un quelconque des modes de realisations decrits precedemment, la temperature de mise en oeuvre du materiau de comblement des bandes 2 est inferieure a 165°C, avantageusement inferieure a 140°C, plus avantageusement inferieure a 130°C. Le procede de I’invention peut etre mis en oeuvre lors de la fabrication d’une nouvelle voirie ou lors de la renovation d’une voirie existante. En renovation, le procede comprend le cas echeant une etape au cours de laquelle on rabote les couches superieures de la chaussee a renouveler jusqu’a atteindre une couche de revetement 6, avantageusement une couche de liaison 6, destinee a etre creusee lors de I’etape a). Comme explique precedemment, cette etape optionnelle peut preceder I’etape a). Alternativement, les machines utilisees a I’etape a) pour creer les rainures 1 peuvent egalement, au cours du meme passage, raboter les couches qui doivent I’etre. Pour certaines applications, telles que le deneigement de chaussees, on cherche a orienter au maximum I’energie transportee par le fluide caloporteur, circulant dans les tuyaux 3, vers la surface. La couche isolante permet de minimiser toute deperdition de chaleur ailleurs que vers la surface.5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 30 En complement, Ie revetement de voiries selon I’invention peut comprendre, endessous de la couche 6 comprenant les tuyaux 3, une couche de materiaux isolants. Ces materiaux isolants peuvent parexemple etre une couche d’enrobes comprenant les granulats legers decrits dans la demande EP 3 083 521, une isolation thermique en verre cellulaire qui se presente sous forme de plaques de format 60 cm x 45 cm ou 120 cm x 60 cm, et composee de bulles de verre rigides et hermetiquement closes commercialise sous Ie nom FOAMGLAS®, du polystyrene, ... Avantageusement, la conductivite thermique, A, de la couche de materiaux isolants est inferieure a 1 W/m.K. Cette couche de materiaux isolant peut aussi remplir la fonction de couche support. Le revetement peut egalement comprendre une couche d’adhesion venant ameliorer I’adhesion entre la couche isolante et la couche 6 comprenant les tuyaux 3. Elle repond aux specifications de la norme NF P 98-150-1, de juin 2010. Alternativement, la couche 6 creusee de I’etape a) peut etre une couche isolante. II s’agit alors d’une couche d’enrobes comprenant les granulats legers decrits dans la demande EP 3 083 521. EXEMPLES L’enrobe 4 permet d’assurer un bon contact entre les tuyaux 3 et la composition durcie 4 tout en assurant que les tuyaux 3 ne remontent pas vers la surface. Le bon contact entre les tuyaux 3 et la composition durcie 4 peut etre verifie par une methode d’analyse de percolation par analyse d’image. En particulier, on peut utiliser le protocole d’essai : • coupe dans le sens transversal au tuyau 3 • Prise de vue avec un appareil photo de type Nikon 300, objectif 18-200 • Resolution : 12 Mpixels • Photo englobant au minimum I’integralite de la rainure et un cercle ayant pour centre le centre du cercle dessine par le tuyau 3 et de diametre D superieur ou egal a 3d, d etant le diametre de tuyau 3 • Photo en eclairage naturel • Analyse visuelle des photos pour detecter les zones non percolees sur la surface analysee - Releve manuel des surfaces5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 31 • Preconisation : Ie ratio surface non percolee detectee / surface analysee (3 d) doit etre inferieur a 5%, de preference 2%, de preference 1%. L’expression « surface analysee (3 d) » signifie que la surface analysee correspond a un cercle ayant pour centre Ie centre du cercle dessine par Ie tuyau 3 et de diametre D superieur ou egal a 3d, d etant Ie diametre de tuyau 3 Le fait que la composition permet d’assurer que les tuyaux 3 ne remontent pas vers la surface peut etre verifie par la methode d’essai « Flottaison » suivante : • Un tuyau 3 de diametre d, exprime en mm, est pose dans une reservation de forme rectangulaire ayant les dimensions suivantes : Profondeur d + 1 cm Largeur d + 1 cm Longueur : 50 cm • La composition est mise en oeuvre suivant les conditions de mise en oeuvre preconisee pour ladite composition, a la temperature qui sera sa temperature de mise en oeuvre. • L’echantillon est conserve 7 jours a 20°C + 3°C, pression atmospherique, puis coupe dans le sens transversal au tuyau 3 et on mesure la distance separant le fond de la reservation du tuyau 3. La composition est conforme si cette distance est inferieure a 1 cm strictement. Dans les exemples qui suivent, pour toutes les epaisseurs, sauf indication contraire, il s’agit de I’epaisseurapres compactage. Exemple 1 : Essais chantiers Principe : realiser un rainurage de la couche 6 de liaison via une fraiseuse specifique puis pose des tuyaux 3 de I'echangeur avant mise en oeuvre de la couche de roulement 5. Description des echantillons Tuyaux 3 Trois types de tuyaux 3 sont evalues sur la planche d’essai :5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 32 (1) Tuyau en polyethylene reticule avec barriere anti-oxygene fabrique par REHAU en deux definitions: diametre 20 mm x 1.9 mm et diametre 20 x 2.9mm (diametre exterieur x epaisseur de peau), longueur 100 m Le coefficient de dilatation de ce tuyau 3 est de 140.10'6 m/mK a 20°C. Le retrait a chaud, mesure suivant la norme NF EN ISO 2505 de septembre 2005, est inferieur a 3% (en etuve, a 150°C pendant 60 mn). La resistance a I’ecrasement mesure a 100°C est de 3000 N par metre lineaire de tuyau. (2) Tuyau en polypropylene fabrique par MULTIBETON 17mm x 2.2 mm (diametre exterieur x epaisseur de peau), longueur 100 m. Le coefficient de dilatation de ce tuyau 3 est de 160.1O’6 m/mK a 23°C. Le retrait a chaud, mesure suivant la norme NF EN ISO 2505 de septembre 2005, est inferieur a 2% (en etuve, a 150°C pendant 60 mn). La resistance a I’ecrasement mesure a 100°C est de 4500 N par metre lineaire de tuyau. (3) Tuyau en polybutene de diametre 16 x 3 mm (diametre exterieur x epaisseur de peau), longueur 20 m, coefficient de dilatation thermique : 130.10“6 m/m.K, conductibilite thermique : 0,24 W/m.K. La resistance a I’ecrasement mesure a 100°C est de 4500 N par metre lineaire de tuyau commercialise par Prolians (Bernard Pages). Maintien des tuyaux 3 Les tuyaux 3 peuvent etre fixes avec des clips en plastique : (4) Clips Colliers Chevilles, RAMClip (RAM), (perqage de la chaussee en 0 8 mm de part et d’autre de la rainure 1, puis installation des clips pour fixer les tuyaux 3). Enrobe hvdrocarbone 4 On a teste un enrobe hydrocarbone 4 a chaud. La formule de I’enrobe hydrocarbone 4 a chaud (BBME 0/10) est donnee dans le tableau suivant :CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 33 Tableau 1 % en poids par rapport au poids total 6/10 Thiviers 55,3% 0/2 Thiviers 37,9% Fines (en anglais : filler) 1,6% Liant d’apport 35/50 4,8 % Sasobit® 0,4% Le SASOBIT®, commercialise par Sasol, est un additif permettant d’ameliorer la 5 maniabilite de la formule d’enrobes et de baisser la temperature de fabrication des enrobes. La temperature de fabrication est de 140°C. Protocole d’essai 10 La couche 6 de I’etape a) est une couche de liaison ayant la formule suivante : Constituant % en poids par rapport au poids total 2/6 SGC 50,5% 0/2 SGC 40,6% Fines (en anglais : filler) 3,5% Liant d’apport 35/50 5,4% ’ableau 2 On realise des rainures 1 et des bandes 2 dans cette couche 6 de liaison a I’aide 15 d’une fraiseuse de chaussee : • Dans un premier temps, on realise des rainures 1 de dimensions proches de la taille des tuyaux 3 (diametre exterieur des tuyaux : 17 a 22 mm). Les rainures 1 ont ete realises dans la couche 6 existante sur la planche d’essai avec un tambour equipe de 3 rangees de dents espacees de 26 cm permettant de realiser 20 des saignees de 3,5 cm de profondeur5 10 15 20 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 34 • Dans un deuxieme temps, on realise des bandes 2 laterales de largeur 35 cm (largeur du plus petit tambour de fraiseuse) pour accueillir les boucles des tuyaux 3 de I’echangeur. Deux zones tests ont ete usinees avec cette fraiseuse specifique : • En zone 1, des rainures 1 longitudinales (dans Ie sens de circulation du finisseur) ont ete fraisees en 6 passes (soit 18 rainures 1 de longueur d’environ 15m) • En zone 2, un rainurage transversal a ete realise (51 rainures 1 de longueur d’environ 4 m) Tableau 3 : Zone 1- rainurage longitudinal Mode longitudinal Surface traitee 70 m2 Nombre de rainures 1 18 Longueur des rainures 1 15 m Duree de realisation 12 mn Observations : Le positionnement de la fraiseuse entre chaque passe a ete realise via des reperes sur I’engin afin d’assurer un ecartement constant entre les rainures. Une fois ce premier calage realise, aucune difficulte particuliere n’a ete notee. Tableau 4 : zone 2- rainurage transversal Mode transversal Surface traitee 50 m2 Nombre de rainures 1 51 Longueur des rainures 1 4,5 m Duree de realisation 17 mn Observations : Le mode transversal est plus long a mettre en oeuvre car il faut plus de passes de fraiseuse pour traiter la meme surface (nombre de calage plus important).5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 35 On a preleve des echantillons sous forme de plaques (epaisseur 5 cm environ, largeur 18 cm, longueur 50 cm) de cette couche 6 de liaison. Au laboratoire, on a installe Ie tuyau 3 dans une rainure 1, on a applique I’enrobe hydrocarbone 4 a chaud (BBME 0/10) a 140°C afin ensuite de realiser des essais d’ornierage selon Ie protocole decrit dans Ie norme NF EN 12967-22 (septembre 2007). Les resultats sont donnes dans Ie tableau suivant : Descriptif du complexe Resultat d’ornierage - 30 000 cycles Echantillon de la zone 1 7% Echantillon de la zone 2B 5,9% Tab eau 5 Les complexes presentent une resistance a I’ornierage satisfaisante. Mise en oeuvre des tuyaux 3 sur chantier Les tuyaux 3 ont ete mis en oeuvre a chaud dans les rainures 1. Ce type de mise en oeuvre permet d’ameliorer la flexibilite des tuyaux 3: • Pour les tuyaux en polypropylene, ce type de mise en oeuvre est systematique pour thermoformer Ie tuyau et modifier sa memoire de forme et limiter les tensions et torsions sur la matiere. Le tuyau est chauffe a des temperatures superieures a 70°C (en I’occurrence autour de 90°C). • Pour les autres tuyaux en polyethylene et en polybutene, la pose a chaud a egalement ete mise en oeuvre pour faciliter leur mise en place dans les rainures 1 ; les temperatures ont cependant ete limitees a 40 - 50°C. La pose a chaud pour ce type de tuyau n’est pas obligatoire. Les tuyaux 3 sont deposes dans les rainures 1, les demi-tours etant realises dans les bandes 2. On installe ainsi 50m de tuyau 3. Couche d’accrochage On applique sur la couche 6 comprenant les tuyaux 3 une couche d’accrochage a 250 g de liant residuel par m2, par pulverisation d’une emulsion cationique de bitume de formule suivante :5 10 15 20 25 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 36 Qsp = quantite suffisante pour Constituant Proportion kg / 1d’emulsion Bitume 70/100 Total 650 kg/t Phase aqueuse Dinoram®S 1,5 kg/t HCI 1,4 kg/t Eau Qsp pour 1t soit environ 350 kg/t Tab eau 6 Comblement et mise en oeuvre de la couche de roulement (etapes c) et d)) Les rainures 1 ont ete comblees avec l’enrobe 4 decrit precedemment simultanement a (’application de I’enrobe 4 pour realiser la couche de revetement. L’enrobe 4 BBME 0/10 decrit precedemment permet de sceller les tuyaux 3 tout en fermant les rainures 1 et les bandes 2 et en assurant les proprietes d'une couche de roulement. L’enrobe 4 permet de combler simultanement les rainures 1 et les bandes laterales 2. Deux mises en oeuvre ont ete testees : • La couche d’enrobe 4 BBME0/10 est mise en oeuvre en 1 passe de finisseur ; cette couche permet de remplir les rainures 1 et les bandes 2 et d’obtenir une couche de 5 cm d’epaisseur. Cette couche peut directement servir de couche de roulement 5. • La couche d’enrobe 4 BBME0/10 de 5 cm est mise en oeuvre en 2 passes de finisseur ; la premiere couche, de faible epaisseur de I’ordre de 1,5 cm - 3 cm permet de remplir les rainures 1 et les bandes 2 tandis que la seconde couche constitue a proprement parler la couche de roulement 5. Resultats : Zone 1 : Rainures 1 longitudinales / Mise en oeuvre de la couche de roulement 5 en une passe de finisseur La couche de roulement 5 est mise en oeuvre en une passe. Observations : Sur I’ensemble de la zone, visualisation des traces des rainures 1 en surface (quelques soit Ie tuyau).5 10 15 20 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 37 Zone 2A : Rainures 2 transversales / Mise en oeuvre de la couche de roulement 5 en deux passes de finisseur Apres observation du phenomene de visualisation des traces des rainures 1, la couche de roulement 5 a ete mise en oeuvre en deux passes de finisseur avec compactage entre les deux passes. Observations : Pas d’observation particuliere : bonne tenue des tuyaux 3 (zone avec tuyaux en PP), pas de phenomene de visualisation par transparence. Zone 2B : Rainures 1 transversales / Mise en oeuvre de la couche de roulement 5en une passe de finisseur Observations : Sur la zone, visualisation des traces des rainures 1 en surface (tuyaux en PER ou PB). Visuellement, moins marque que pour les rainures 1 longitudinales. On pourrait remplacer I’enrobe 4 BBME par un MBCF 4 ayant la formule donnee dans Ie tableau suivant : Tableau 7 % en poids par rapport au poids total de la fraction granulaire Passant 6,3 mm 100% Passant 2 mm 57% Passant 0,063 mm 7,6 % Partie pour Cent (ppc) en poids par rapport au poids total de la fraction granulaire Ciment 1 ppc Eau de mouillage 8,7 ppc Emulsion a 60% (tensioactif : Stabiram® MS 601) 13,5 ppc (liant residuel) (8,1 ppc) Exemple comparatif 1 : essais en laboratoire5 10 15 20 25 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 38 PCT/FR2018/051317 Dans cet example, differents materiaux de comblement ont ete testes au laboratoire : Un enrobe 4 hydrocarbone a chaud (BBME 0/10) tel que defini dans Ie tableau 1 Un mortier de jointement, commercial, Tradi-Pav Joint® compose de ciments speciaux, granulats 0/2 non-reactifs, fibres et adjuvants Deux mortiers de ciment ayant les formules donnees dans Ie tableau suivant Le mortier Tradi-Pav Joint® est prepare par melange de 25kg de produit dans 3,5L, selon les preconisations du fabricant. On a realise dans une plaque d’ornierage une reservation de forme rectangulaire ayant les dimensions suivantes : Profondeur d + 1 cm Largeur d + 1 cm Longueur : 50 cm On a pose le tuyau 3 en polypropylene (ayant les caracteristiques donnees a I’exemple 1) dans cette reservation puis ajoute le mortier dans ses conditions de mise en oeuvre recommandees. La mise en place du mortier souleve le tuyau 3 qui flotte dans la reservation. On a prepare des mortiers de ciment selon les formules suivantes, les quantites sont exprimees en kg pour 1m3 : Tableau 8 Formules M1 M2 0/2 luche 1920 - 0/4 Dompierre - 1920 Ciment CEM II 32,5 R 400 400 Superplastifiant1 18,6 18,6 Eau 200 180 Rapport eau/ciment 0,5 0,45 1 MasterGlenium ACE 500 commercialise par BASF Le temps de malaxage a ete de 4min.5 10 15 20 25 30 CA 03065902 2019-12-02 WO 2018/224781 PCT/FR2018/051317 39 On a mis dans un recipient Ie tuyau 3 en polypropylene (ayant les caracteristiques donnees a I’exemple 1) et on a ajoute Ie mortier dans ses conditions de mise en oeuvre usuelles. Avec Ie mortier M1, Ie tuyau 3 reste visible : il y a un manque de comblement autour du tuyau 3 et des vides a I’interfaces tuyau/mortier. Avec Ie mortier M2, Ie tuyau 3 n’est pas visible mais on observe un ressuage important et Ie presence de vide au sein du mortier. On a realise dans une plaque d’ornierage une reservation de forme rectangulaire ayant les dimensions suivantes : Profondeur d + 1 cm Largeur d + 1 cm Longueur : 50 cm On a pose Ie tuyau 3 en polypropylene (ayant les caracteristiques donnees a I’exemple 1) dans cette reservation puis ajoute I’enrobe hydrocarbone 4 BBME 0/10 a une temperature de mise en oeuvre de 140°C. On n’observe pas de remontee ou de flottaison du tuyau 3. Le tuyau 3 est parfaitement enrobe. Le bon contact entre les tuyaux 3 et I’enrobe 4 durci est verifie par une methode d’analyse de percolation par analyse d’image, selon le protocole d’essai suivant: • coupe dans le sens transversal au tuyau 3 • Prise de vue avec un appareil photo de type Nikon 300, objectif 18-200 • Resolution : 12 Mpixels • Photo englobant au minimum I’integralite de la rainure et un cercle ayant pour centre le centre du cercle dessine par le tuyau 3 et de diametre D superieur ou egal a 3d, d etant le diametre de tuyau 3 • Photo en eclairage naturel • Analyse visuelle des photos pour detecter les zones non percolees sur la surface analysee- Releve manuel des surfaces Le ratio surface non percolee detectee / surface analysee (3 d) est inferieur a 1%. L’expression « surface analysee (3 d) » signifie que la surface analysee correspond a un cercle ayant pour centre le centre du cercle dessine par le tuyau 3 et de diametre D superieur ou egal a 3d, d etant le diametre de tuyau 3.