CH100060A - Installation électrique de chauffage à haute température. - Google Patents

Installation électrique de chauffage à haute température.

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  Installation électrique de     chauffage    à haute température.    L'objet de l'invention est une     installation     électrique de chauffage à haute température  au moyen de courants secondaires induits  dans un court-circuit par un enroulement pri  maire alimenté .de courants alternatifs     ;.i     haute fréquence.  



  Diverses formes de fours dans lesquels  le chauffage est obtenu par des courants in  duits de cette manière     ont    déjà été proposées.  Parmi ces fours il y en a dans lequel un  récipient dont l'air a été évacué est pourvu  d'un bouclier tubulaire en graphite ou car  bone, à l'intérieur duquel est placé un en  roulement en graphite traversé par un cou  rant alternatif: Un creuset ou autre objet      < i     chauffer est placé dans ce tube de graphite,  hors de contact de l'enroulement, et la cha  leur rayonnée de l'enroulement transmise au  creuset.

   Avec cet arrangement la chaleur       engendrée    par le passage du courant à tra  vers l'enroulement est     transmise    en toutes  directions et n'est pas nécessairement concen  trée sur l'objet à chauffer et en outre     1e_    bou  clier tubulaire, tout en retenant une partie  de la chaleur et élevant par là considérable-    ment la température sert, d'autre part, à dis  siper la chaleur par rayonnement à un degré  tel qu'il est impossible d'obtenir des tempé  ratures vraiment     très    élevées.  



  Dans une autre forme de four à induc  tion, l'enroulement secondaire .comprend un  creuset métallique annulaire et son contenu,  monté dans une auge annulaire en matière  isolante réfractaire, disposée concentrique  ment à     l'intérieur    d'un enroulement     primaire     à noyau de fer, semblable à un enroulement  de transformateur, et alimenté de courants  alternatifs, le tout étant renfermé dans une       chambre    dans laquelle on a fait le vide.

   Avec  cet arrangement, bien qu'il soit possible d'ob  tenir une quantité de chaleur suffisante pour  fondre aisément des quantités de fer, d'acier  etc.,     relativement    grandes, il est cependant  tout à fait impossible d'obtenir des tempéra  tures très élevées, à cause des grandes pertes  dues à la chaleur absorbée et rayonnée par  les     masses    de métal relativement grandes  constituant le noyau de fer et les enroule  ments secondaires et primaire et à la distance  relativement grande entre ces derniers.

        Dans un autre four à induction connu,  la, substance à chauffer, constituant le secon  daire du dispositif à induction, est placé dans  un récipient dans lequel a été fait le vide et  sur le pourtour duquel a été enroulé l'en  roulement primaire alimenté de courants de  haute fréquence.

   Avec cette construction,  malgré les hautes températures obtenues par  l'emploi de courants de haute fréquence, le       récipient-enveloppe    limite l'accouplement in  ductif et; les températures atteintes et dans  certains cas il devient lui-même si chaud qu'il  exige un refroidissement     artificiel    extérieur  créant une limitation supplémentaire de la  température     obtenable.    De plus, avec tous  les fours à induction connus, il est     impossible     d'obtenir une transformation efficace de l'é  nergie électrique en chaleur, parce qu'on ne  pourrait y obtenir qu'un accouplement induc  tif relativement lâche entre le primaire et le  secondaire,

   d'abord à cause du grand espace  existant entre ces derniers et ensuite     Ù,    cause  de la, proximité de masses en matière absor  bant et     dissipant    de la chaleur. Par suite,  les températures susceptibles d'être obtenues  avec des courants de haute fréquence ont été  limitées strictement jusqu'ici par le rappro  chement de couplage inductif réalisable, alors  qu'en sus la température, à laquelle le pri  maire est amené par rayonnement de chaleur  du secondaire, a, à son tour, limité à la fois  le rapprochement du couplage qui peut être  employé et la fréquence ainsi que le voltage  de l'énergie électrique .qu'on peut faire tra  verser au primaire ensuite de la décharge       thermionique,

      des courants court-circuités  s'établissant entre les divers tours du pri  maire lorsque ce dernier à atteint une cer  taine température. Il n'a en effet pas été  possible de produire avec les fours à. induc  tion connus des températures pratiquement  supérieures à 1500   C.  



  Suivant l'invention, le secondaire et le  primaire alimenté de courants de haute fré  quence sont disposés de façon à constituer un  corps de -chauffage et à ce que l'accouple  ment entre eux soit très serré afin d'obtenir  un chauffage intense du secondaire. Le pri-    maire peut consister en un simple fil héli  coïdal à spires rapprochées et la substance à,       chauffer    peut être contenue dans ou être por  tée par un corps conducteur de l'électricité  formant le secondaire placé à l'intérieur     du-          dit    fil hélicoïdal.

   L'ensemble du primaire et  du secondaire peut être disposé dans     nu    ré  cipient à vide, ce récipient pouvant être assez  grand pour que ses parois soient situées à  une distance telle du primaire qu'elles se  trouvent an delà du champ effectif du rayon  nement de     chaleur    dudit primaire. De nette  manière le     récipient-enveloppe    reste froid et  cela pratiquement en tous temps, de sorte  qu'il n'est jamais nécessaire de le refroidir  artificiellement, vu qu'il est relativement  simple d'y maintenir le vide, puisqu'aucun  gaz ne peut diffuser à travers une substance  telle que du verre à l'état froid. Lorsque le  récipient est en verre, il est possible de suivre  le     fonctionnement    de l'installation -de chauf  fage.  



  Avec     l'installation    suivant l'invention, les  courants secondaires sont d'une amplitude  telle que     tle    la poudre d'uranium, de vana  dium, de titane, de tungstène, de     zirzonium     et d'autres métaux rares et de leurs alliages  peut être frittée     et    fondue en masses homo  gènes cohérentes, généralement non poreuses,  avec une     faible    dépense d'énergie.  



  Les métaux peuvent aussi être produits  directement au moyen de leurs composés par  réactions chimiques.  



  L'installation de chauffage peut aussi  être employée pour expulser les gaz des mé  taux et effectuer des réactions à température  élevée. Il semble qu'antérieurement aucun  traitement calorifique     n'a,    permis d'arriver à  un dépôt métallique homogène, cohérent, de  ces métaux rares et de leurs alliages.  



  Au dessin annexé, donné à titre d'exemple:       Fig.    1 est un     diagramme    partiellement en  coupe d'une forme d'exécution de l'installa  tion de chauffage avec     creuset    permettant de  l'alimenter par un courant électrique de haute  fréquence convenable;       Fig.    2 montre à, échelle agrandie le corps  de chauffage représenté à la     fig.        7.;              Fig.    3 est une vue semblable d'une va  riante;

         Fig.    4 est une coupe transversale suivant  les     lignes    IV-IV de la     fig.    1, et       Fi;.    5 est un diagramme, partiellement  en coupe, d'une variante de détail.  



  Dans ces figures, 1 est le     récipient-enve-          loppe    qui peut avoir la forme d'une poire et  est établi de préférence en verre ou     autre     substance transparente. Ce récipient est  pourvu d'un tube 2 qui peut être relié à     1111     dispositif pour produire un vide élevé, tel que,  par exemple, une pompe de diffusion. L'ex  trémité inférieure du récipient 1 est munie  d'une ouverture 3 disposée pour recevoir un  obturateur 4 y adapté d'une manière     jointive     et y retenu par de la cire, lors du fonctionne  ment de l'installation.  



  Des fils métalliques 5 et 6 sont scellés  dans l'obturateur 4 et ont leurs extrémités  reliées à l'enroulement primaire 7 logé     axiale-          ment    à l'intérieur du récipient J., ledit en  roulement comprenant un fil métallique héli  coïdal à spires rapprochées. Un support 8 en  métal ou autre matière, indépendant des fils       métalliques    5 et 6 et de l'enroulement 7, est  aussi scellé .dans l'obturateur 4 et un creuset  9 est renfermé entièrement à l'intérieur de  l'enroulement primaire 7 et s'en trouve à un  très faible écartement. La substance<B>10</B> à  chauffer est placée dans le creuset.

   Le réci  pient 1 est de forme et dimensions telles que  ses parois se trouvent à une distance de l'en  roulement 7 telle que les rayonnements de  chaleur de ce dernier n'atteignent pas lesdites  parois en quantités appréciables, lorsque le  vide est maintenu dans 1. Il est à remarquer  que les seules matières à l'intérieur du réci  pient sont l'enroulement 7, le creuset 9 et son  contenu et les supports.  



  Un moyen quelconque peut être employé  pour fournir les courants de haute     fréquence     nécessaires. Le dispositif suivant est avan  tageux. Un interrupteur 11 est formé par un  récipient scellé 12, dans lequel on a fait le  vide et clans le fond duquel est scellée une  électrode en métal 13 reliée au fil 5 par le  conducteur 14. Un second récipient 15 est    placé au fond de l'interrupteur, l'espace 16  entre les deux récipients étant rempli de mer  cure. Une électrode 17 est adaptée au fond  du récipient 15 et un conducteur 1.8 la relie  au conducteur 6. Un tube de verre 19 ou  un autre isolant entoure la partie du fil mé  tallique 18 qui n'est pas immergée dans le  mercure 20 du récipient 15.  



  Cette construction assure une large sur  face entre les deux corps de mercure 16 et 20  pour la décharge de l'étincelle et est effi  cace pour la production .de courants de haute  fréquence.  



  L'enroulement inducteur 7 en série avec  une capacité 22 est relié en parallèle avec le       circuit    5, 6, ledit circuit étant fermé par  l'enroulement secondaire 23 d'un     traDsfor-          mateur    24 relié à une source convenable de  courant alternatif de, par exemple, 110 volts  et     (10    périodes. Une source de courant con  tinu peut être prévue dans le circuit avec  des moyens 26, par exemple un interrupteur,  pour permettre d'insérer ladite source de cou  rant .dans le circuit ou de la     mettre        hors-          circuit.     



  Au lieu du creuset pour tenir la subs  tance 10 .à chauffer, comme on le voit aux       fig.    1, 2 et 5, on peut utiliser un disque 27  comme montré à la     fig.    3, ledit disque étant  adapté au support 8. La substance 10 sous  forme de disque ou de boule est placée sur  ledit disque 27 et un autre disque 28 peut  être placé par dessus si on le désire, mais  cela n'est pas essentiel.  



  L'installation représentée à la     fig:    5 est  semblable à celle de la     fig.    1 avec cette dif  férence toutefois que les conducteurs d'ali  mentation 5 et 6 de l'enroulement 7 sont  fixés d'une façon permanente dans une extré  inité du récipient, tandis que le creuset 9 est  fixé à l'obturateur 4, adapté d'une manière  amovible dans l'autre extrémité du récipient.  



  Voici comment on peut employer l'instal  lation, par exemple pour fritter du tungs  tène métallique.  



  De la poudre de     tungstène,    qui peut être  obtenue de diverses     manières,    est comprimée      dans un moule convenable à la forme désiré  et     l'aggloméré    ainsi obtenu est placé soit  dans le creuset 9, soit sur le disque 27 porté  par l'obturateur 4 et placé dans le réci  pient 1. L'obturateur est scellé solidement  en place et on fait le vide dans le     récipient    1  par le tube 2. On ferme     l'interrupteur    26  pour     obliger    le courant continu à circuler à  travers l'enroulement 9 pour     clialiffer    le  creuset 9 ou le disque 27 par rayonnement.

    Ceci provoque l'expulsion de tous gaz ren  fermés dans la     substance,    de sorte qu'ils  pourront être aspirés par le tube 2. L'inter  rupteur 26 est ensuite ouvert pour couper le  courant continu et le circuit du courant alter  natif à haute fréquence est fermé sur le  transformateur 23, 24. Du courant à haute  fréquence circule à travers l'interrupteur 11  et l'enroulement primaire 7. De cette ma  nière des courants de voltage et de fréquence  relativement élevés sont fournis à l'enroule  ment primaire 7. Des courants de 7000 volts  et de 1.00,000 périodes ont été employés avec  succès.  



  Les pulsations rapides de courant dans  l'enroulement primaire 7 produisent par in  duction     lin    chauffage intime du creuset 9     oit     des     disques    27 et 28 et de la substance 10,  c     ctte    dernière et le creuset 9 ou les disques  27     ci;    28 formant le secondaire du circuit.  Au bout de peu de temps, généralement après  quelques minutes, le métal pulvérulent très  réfractaire est fritté et forme un bouton mé  tallique     homogène,    cohérent, de     tungstène     métallique qui peut être enlevé et être tra  vaillé de toute manière.  



  Le chauffage est très     rapide    et intense,  toute l'énergie du courant -de     haute    fréquence  étant pratiquement concentrée sur la subs  tance à, chauffer.  



  Bien que les courants de haute fréquence  soient employés clans l'enroulement 7, dont       les    spires individuelles sons, très rapprochées       l'une    de l'autre, on ne constate aucune     dé-          charge    électrique entre les spires adjacentes.  L'énergie électrique circulant dans l'enroule  ment est transformée d'une manière tellement    complète en énergie calorifique dans le secon  daire     que        l'enroulement    primaire atteint rare  ment, si jamais, une température supérieure       a.11        rouge.     



  En     prévoyant    un     récipient        relativement     grand,     généralement    en     verre,    tout     chauffage          indésirable        dit    récipient est évité de sorte  qu'il reste toujours froid.

   Puisque le réci  pient reste froid,     oit    peut y maintenir le vide  d'une manière     relativement    simple, puis  qu'aucun gaz ne     petit        diffuser    à travers du  verre froid.     Dans    une installation de ce       genre,    la     sul i,ance    traitée sera     ù    une, tem  pérature     beaucoup    plus élevée que l'enroule  ment;

       ît,    travers     lequel    circule le courant pri  maire,     contraircnient    à ce qui eut lieu dans  des fours antérieur, dans lesquels la     tein-          péra.ture    (le l'enroulement chauffeur ou     dit          récipient    dans lequel fut exécuté le     chaul.'-          fage        limitaient        1a1        température    de la     subs-          tance    chauffée.  



       L'installation    convient à (les fins très  variées. Elle     petit,    être. utilisée pour fritter       oit    fondre des     métaux    pour le traitement ca  lorifique (les     mét-iux    en vue d'en éliminer les  gaz, pour séparer     clcs    gaz des métaux en vue       d'analyses        chimiques,    pour la production       d'alliages    pour lesquels des précautions doi  vent être prises pour en éviter la souillure  par des     .impuretés,    et pour effectuer des réac  tions à haute température.  



  Le récipient renfermant le corps de chauf  fage n'a pas besoin d'être nécessairement en  verre,     muais        petit    être établi en toute matière  réfractaire     convenable,    de caractère métalli  que     oix        non-niétallique,    et l'enroulement 7 et  le creuset 10     oie    le disque 2 7 peuvent être  supportés autrement que de la manière mon  trée.  



  On a, décrit le chauffage préalable (le     hi,     substance par courant continu, mais il est  évident que ce     chauffage    pourrait aussi être  obtenu par du courant alternatif de basse  fréquence circulant à travers l'enroulement 7  ou du courant alternatif circulant à travers  un enroulement entourant le récipient 1 ou  tout autre dispositif de chauffage préalable.

Claims (1)

  1. IIËVËNDICA1'101;Installation électrique de chauffage à haute température au moyen de courants se condaires induits par un enroulement pri maire alimenté de courants alternatifs à haute fréquence, caractérisée par le fait que le primaire et le secondaire sont disposés de façon à constituer un corps de chauffage et à ce que l'accouplement entre eux soit très serré afin d'obtenir un chauffage intense du secondaire. SOUS-REVENDICATIONS 1 Installation suivant la revendication, ca ractérisée en ce que le primaire et le se condaire sont placés très près l'un de l'au tre, sans l'intervention d'un isolant solide, et sont renfermés dans un récipient à vide élevé.
    2 installation suivant la revendication, câ- ractérisée en ce que le primaire et le se condaire sont enfermés dans un grand ré cipient à vide et sont largement écartés de ses parois. d Installation suivant la revendication, ca ractérisée en ce que le primaire est formé par des spires d'une hélice de pas très petit, le secondaire étant disposé à l'inté rieur de ladite hélice. 4 Installation suivant la revendication, ca ractérisée par un interrupteur pour le cir cuit de haute fréquence comportant deux récipients concentriques contenant des élec trodes et remplis chacun d'une masse de mercure, de manière à créer une surface re lativement large entre les deux masses de mercure.
CH100060D 1920-12-13 1921-12-09 Installation électrique de chauffage à haute température. CH100060A (fr)

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