Dispositif de régulation de vitesse pour machine dont différents éléments sont actionnés par des moteurs séparés. L'objet de l'invention est un dispositif de régulation de vitesse pour machine, dont différents éléments sont actionnés par des moteurs séparés, comme par exemple des machines pour la fabrication du papier, dans lesquelles il est essentiel que la vitesse de chaque élément séparé de la machine, aussi bien que celle de la machine dans son en semble, soit facilement réglable, de façon à permettre à ces différents éléments de la machine de tourner à une relation fixe de vitesse,
dispositif caractérisé par le fait qu'une connexion de synchronisation telle est établie entre des organes rotatifs reliés mécanique ment aux différents éléments de la machine, que de la puissance peut être échangée entre ces éléments pour prévenir toutes les varia tions intervenant dans la relation de vitesse fixée.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple et schématiquement, quatre formes d'exécution du dispositif qui fait l'objet de l'invention. La fig.'1 représente le dispositif adapté à une machine dont les divers éléments sont actionnés par autant de turbines à vapeur; La fig. 2 représente le dispositif adapté à une machine analogue à la précédente dans laquelle l'une des turbines motrices est sup primée;
La fig. 3 représente le dispositif adapté à une machine dont les éléments sont action nés directement par autant de moteurs élec triques à courant continu La fig. 4 représente un dispositif modifié comportant des moyens pour maintenir une relation fixe de vitesse entre les éléments de machine.
En se reportant à la fig. 1 on voit que la machine comporte quatre éléments 1, 2. 3 et 4 actionnés chacun séparément par une turbine à vapeur 5, par l'intermédiaire d'un engrenage de réduction 6 de faon à permettre l'emploi de turbines à grande vitesse. Chaque turbine est donc en relation fixe de vitesse avec l'élément de la machine qu'elle actionne, ce qui distingue nettement cette machine de celles dans lesquelles un changement de vi tesse est interposé entre le moteur d'action- nement et l'élément actionné. - Un dispositif d'embrayage (non représenté) est intercalé ordinairement entre chaque élément de la machine et son arbre moteur.
Les turbines 5 sont disposées en deux groupes alimentés en vapeur l'un par un embranchement 7 et l'autre par un embranchement 8, dérivant tous deux d'une conduite de vapeur 9. Des soupapes 7', 8' et 9' commandent respective ment ces trois tuyaux 7, 8 et 9. Dans chaque groupe les turbines sont reliées en série, c'est-à-dire que la vapeur sortant de la pre mière turbine passe par une conduite 10 dans la seconde. La vapeur, après avoir tra versé les deux turbines de chaque groupe, s'échappe de la seconde par une conduite 11, à un condensateur (non représenté).
Un tuyau de dérivation commandé par une soupape 12 permet de régler séparément la vitesse de chacune des turbines cri faisant passer une plus ou moins grande quantité de vapeur directement de la conduite d'admission 7 ou 8 dans la conduite de communication 10 reliant les deux turbines d'an même groupe, ou dans la conduite d'échappement 11.
Pour maintenir une relation de vitesse absolument fixe entre les éléments 1, 2, 3 et 4 de la machine, on utilise un moteur synchrone séparé pour chaque élément. Ces moteurs sont relativement petits et com portent chacun une armature<B>13</B> et un enroule ment inducteur 14. Chacune des armatures 13 est reliée à l'arbre de la turbine corres pondante par un engrenage réducteur de vi tesse 15, 16 et un couple de poulies coniques 17, 18. Ces poulies 17 et 18 sont dans une position renversée l'une par rapport à l'autre et sont accouplées au moyen d'une courroie 19, ajustable cri position de manière à per mettre de régler la vitesse de chaque élément de la machine séparément.
Chaque armature 13 est connectée par trois bagues collectrices et trois balais à trois conducteurs triphasés de synchronisation 20, 21 et 22. Urr commu tateur 23 permet de mettre séparément en ou hors circuit chacune des armatures 13. Chacun des enroulements inducteurs 14 reçoit du courant de toute source appropriée (non représentée) par des conducteurs 24 et 25: Un interrupteur 25' est prévu pour pemettre de mettre en ou hors circuit chaque enroule ment 14 séparément. Urr rhéostat 26 est disposé dans le circuit de chaque enroule ment 14 pour permettre le réglage de l'in tensité de champ de chaque moteur syn chrone.
Pour régler la vitesse de la machine prise dans son ensemble on utilise un régu lateur centrifuge à boules 27, commandant une soupape 9' de manière à régler le passage de la vapeur à travers la conduite principale 9.
Ce régulateur est actionné par un arbre 28 entraîné par le moteur synchrone de l'élément 1. Urr wattmètre 30 est monté dans les connexions entre chaque armature 13 et les conducteurs de synchronisation 20, 21 et 22.
Les connexions et l'agencement de ce wattmètre sont tels qu'il indique dans deux sens de part et d'autre d'un zéro la direction du transfert d'énergie entre les moteurs syn chrones correspondants 13, 14 et les conduc teurs de synchronisation 20, 21 et 22; c'est- à-dire que l'instrument indique aussi bien quel est le moteur synchrone opérant comme générateur, qu'il indique la quantité d*énergie transférée aux ou provenant des moteurs synchrones.
Comme il peut être avantageux, dans certains cas, que ce transfert d'énergie soit réglé automatiquement, des contacts 31 et 32 sont disposés sur chaque wattmètre, et sont reliés respectivement aux enroulements inducteurs 33 et 34 d'un moteur-pilote à armature 35 servant à actionner la soupape 12 d'une des conduites de dérivation, au moyen d'un engrenage à vis sans fin 36.
L'aiguille de chaque wattmètre est reliée par un conducteur 37 à la ligne 24, de sorte que lorsqu'elle vient appuyer sur l'un des contacts 31 et 32, un circuit est fermé par la ligne 24, ce conducteur 37, ce contact 31 ou 32, l'un des enroulements inducteurs 33 ou 34 du moteur-pilote correspondant, l'armature 35 de ce dernier et un conducteur 38 reliant cette armature à la ligne 25. Un interrupteur 38' permet de mettre hors service quand on le veut chacun des moteurs-pilotes.
Les en roulements 33 et 34 sont disposés et connectés de façon à produire des aimantations opposées dans le corps de l'induit de chaque moteur- pilote, afin que ce moteur tourne dans une direction ou dans l'autre pour fermer ou ouvrir la soupape 12, suivant que le circuit est complété par les contacts 31 ou 32.
Le fonctionnement de cette première forme d'exécution est le suivant <I>1 Cas</I> oic <I>l'on ne vent faire fonctionner que</I> <I>l'un des éléments de la</I> machine: Si cet élé ment se trouve dans le groupe 3, 4 desservi par l'embranchement d'admission de vapeur 7, les turbines de<B>-</B>l'autre groupe 1, 2 peuvent être mises hors service en fermant la soupape 8' et l'autre turbine du groupe 3, 4 peut être mise hors service en ouvrant la soupape 12 de sa conduite de dérivation.
La turbine de l'élément que l'on veut faire fonctionner isolé ment peut alors être mise lentement en marche en laminant l'admission de la vapeur en manoeuvrant soit la soupape 7', soit la soupape 9', mais cette mise en marche est commandée de préférence en ouvrant progressi vement la soupape 12 de la conduite de dérivation de ladite turbine. Simultanément on ouvre l'interrupteur 23 du moteur syn chrone correspondant.
<I>2 Cas où l'on veut mettre en marche</I> simultanément <I>des</I> quatre éléments <I>au repos de la</I> machine: On ferme d'abord les interrupteurs 23 et les interrupteurs 25' pour exciter les enroulements inducteurs 14 des moteurs syn chrones. Les soupapes 7' et 8' étant complè tement ouvertes et les soupapes 12 complè tement fermées, on ouvrira graduellement la soupape 9' pour amener la vapeur dans toutes les turbines à la fois. Les turbines 5 se mettront alors graduellement en marche.
Comme les armatures 13 des moteurs syn chrones sont en même temps actionnées mé caniquement par les turbines correspondantes 5 et connectées électriquement avec les con ducteurs de synchronisation 20, 21 et 22, il est évident que les quatre turbines 5 augmen- teront alors de vitesse en synchronisme, puis que, ainsi qu'on le sait, une dynamo synchrone tend à rester en phase avec d'autres dynamos synchrones mises dans le même circuit, aussi longtemps que la charge qui lui est imposée ne dépasse pas sa capacité.
Les moteurs synchrones 13, 14 sont réglés de-manière à avoir une capacité d'environ 15 à 20% de la capacité des turbines 5, capacité qui est amplement suffisante pour maintenir ces mo teurs en synchronisme dans les conditions de démarrage et de fonctionnement. Lorsque la vitesse normale de l'ensemble de la machine est atteinte, le régulateur 27 entre en action pour maintenir cette vitesse à la valeur de régime désirée.
Ce réglage de la vitesse de régime de l'ensemble de la machine s'effectue en réglant le régulateur 27 de la manière usuelle. Puisque les divers éléments de la machine sont entraînés. à une relation de vitesse fixe grâce aux petits moteurs syn chrones connectés aux conducteurs de syn chronisation, il est possible d'actionner mé caniquement le régulateur de vitesse de la machine au moyen de l'un quelconque de ces moteurs. Ce régulateur -pourrait également être actionné par un petit moteur synchrone distinct alimenté par les conducteurs de syn chronisation.
La machine ayant ainsi -été mise en marche et amenée approximativement à la vitesse de régime désirée pour la fabrication du papier, le bloc de pâte à papier est mis sur la vergeure et il faut alors régler cette vitesse approximative séparément pour chaque élé ment de la machine de manière à amener chacun de ces derniers à la vitesse exacte nécessaire pour que le transport du papier d'un élément quelconque de la machine au suivant s'effectue sans tiraillement ni froisse ment. Ce réglage qui porte sur des change ments de vitesse relativement faibles, est obtenu en ajustant la position de chaque courroie 19 sur les poulies coniques 17 et 18, de manière à modifier à volonté la vitesse de la turbine et de l'élément de la machine correspondant sans rien changer à la vitesse de l'armature du moteur synchrone oorres- pondant.
Attendu que la capacité de ce mo teur synchrone n'est qu'une fraction de celle de la turbine correspondante, les dimensions de la courroie et des poulies coniques peuvent être considérablement réduites par rapport à ce qu'elles devraient être s'il fallait trans mettre toute la force pour mettre en action l'élément de la machine, ce qui revient à ré duire d'une manière correspondante le coût de ces poulies. La suppression des grandes poulies coniques à pleine puissance ainsi réalisée était problème posé déjà depuis long temps dans la fabrication du papier, parce que ces grandes poulies sont trop encom brantes, trop chères et trop difficiles à en tretenir.
Si pendant le fonctionnement normal de la machine pour fabriquer du papier, un changement de charge sensible se produit dans l'un quelconque,des éléments de la ma chine, ce changement provoque une légère variation angulaire dans la position de l'or gane rotatif du moteur synchrone correspon dant par rapport à la position des organes rotatifs des autres moteurs synchrones.
Mais en employant un moteur synchrone multipolaire, on petit réduire lesvariations angulaires permises à titre valeur si petite que les variations qui en résultent dans le degré de tension du papier deviennent absolument négligeables, parce que la moindre variation angulaire entre cieux de ces moteurs est accompagnée immédiatement d'riri échange de courant et d'énergie entre ces derniers et les moteurs restant reliés aux conducteurs de synchronisation; échange qui tend à annuler cette variation angulaire. Tout changement de vitesse iridrî est ainsi empêché dès son origine.
Le wattmètre 30 indiquant la direction et la quantité de puissance échangée entre les moteurs synchrones, si l'opérateur reniai-que que l'un quelconque des moteurs travaille continuellement de la même manière comme moteur auxiliaire, par exemple, il peut alors corriger cette situation en réglant le degré d'ouverture de la soupape 12 de la conduite de dérivation de la turbine correspondante. En augmentant de cette manière l'admission de la vapeur à cette turbine, le surcroît de travail provenant d'une surcharge sur l'élé ment correspondant à cette turbine est ainsi reporté sur cette dernière, ce qui ramène l'aiguille du wattmètre au zéro.
Ce réglage du degré d'ouverture de l'une des soupapes 12 peut être effectué soit en complétant à la main l'un des circuits du moteur-pilote correspondant, soit en déconnec tant mécaniquement ce moteur-pilote de la soupape et en manoeuvrant cette dernière. Pour compléter à la main l'un des circuits du moteur-pilote on utilise des boutons de contact 31' et 32'.
Afin d'éviter que les moteurs synchrones rie soient soumis à de trop grandes surcharges, susceptibles de les mettre hors de phase, les contacts 31, 32 des wattmètres qui sont réglables en position sont agencés de façon à venir fermer un circuit qui peut être complété lorsque la force transmise soit dans une direction, soit dans l'autre, dépasse une limite donnée.
Ainsi, par exemple, si un accroissement de la charge de l'un des éléments de la machine tend à pro voquer la fermeture d'uri circuit du moteur- pilote correspondant à cet élément par le contact 31, l'armature 35 de ce moteur-pilote est actionnée dans une direction de manière à commander la fermeture de la soupape 12 de la turbine correspondante, de sorte que la charge supportée par cette turbine aug mente.
Puisque le réglage automatique du degré d'ouverture de l'une des soupapes 12 ne se produit que lorsque la force transmise à ou par le moteur synchrone correspondant dépasse une limite donnée, il est clair que les contacts commandant ce réglage auto matique rie fonctionneront qu'à titre excep tionnel, ce qui leur permettra de conserver pendant une longue durée un bon fonctionne ment saris nécessité de réglage très précis, ni une grande surveillance. Lorsque seuls certains éléments de la machine sont suscep tibles d'éprouver de grands changements de charge, ce dispositif de réglage automatique peut n'être prévu que pour lesdits éléments.
Pour actionner un élément de la machine à une vitesse indépendante et différente de la vitesse de régime des autres éléments .de la machine, on ouvre l'interrupteur 23 de cet élément, après quoi on peut régler séparé ment sa vitesse en lancinant plus ou moins l'admission de la vapeur à la turbine corres pondante.
La fig. 2 représente le dispositif faisant l'objet de l'invention, adapté à une machine à quatre éléments comportant un ntimbre impair de turbines. Quand une telle machine est actionnée par des turbines disposées en deux groupes, les turbines de chaque groupe étant montées en série, il y a un nombre inégal de turbines dans chaque groupe, ce qui est défavorable. Pour surmonter cet incon vénient, on actionne l'un des quatre éléments de la machine au moyen d'uri moteur syn chrone connecté au conducteur de synchroni sation, comme représenté sur cette figure.
Les connexions mécaniques et électriques des éléments 1, 3 et 4 sont identiques à celles de ces mêmes éléments dans la forme repré sentée fig. 1. La vapeur est distribuée aux deux groupes de turbines 5 également de la même manière que dans cette forme précé dente. Le coude inférieur dessiné en trait pointillé de l'embranchement de vapeur 8 indique seulement que d'autres turbines pour raient être montées en série avec la turbine 5 du groupe ne comprenant que l'élément 1.
L'élément 2 de la machine est actionné isolément par un moteur synchrone 13' qui peut être connecté aux conducteurs de syn chronisation 20, 21 et 22 au moyen d'un interrupteur 23'. Ce moteur est pourvu d'un enroulement inducteur 14' connecté aux con duites principales de courant continu 24 et 25 à travers un rhéostat 26' et un interrup teur 25'. Comme le moteur synchrone 13' doit supporter toute la charge imposée à l'élément 2, il est de dimension relativement plus grande que les moteurs 13. Dans cette forme, le régulateur 27, pour régler l'admis sion générale de la vapeur, est actionné par un arbre 28' commandé par le moteur 13'.
Le fonctionnement de la forme d'exécu tion représentée à la fig. 2 est le même que celui de la forme représentée à la fig. 1, sauf que la puissance. pour actionner le moteur synchrone 13' provient uniquement des conducteurs de synchronisation 20, 21 et 22, ce qui nécessite qu'au moins un des autres moteurs synchrones restants, alimente continuellement d'énergie lesdits conducteurs de synchronisation.
Cepen dant, il est préférable que cette alimentation soit faite par les trois moteurs synchrones restants, afin que la puissance demandée à chacun d'eux soit relativement faible, et que la suppression de la turbine motrice de l'élé ment 2 n'entraîne pas une augmentation des dimensions de ces trois moteurs synchrones. Ainsi dans cette forme les conducteurs d0 synchronisation 20, 21, 22 servent, d'une part, à fournir la force nécessaire pour actionner L'élément 2 de la machine et, d'autre part, à maintenir une relation de vitesse absolument fixe entre les divers éléments de la machine.
Il est évident que dans cette forme il n'est pas possible d'actionner isolé ment l'élément 2, puisque au moins un des éléments restants doit être en action pour fournir la puissance nécessaire pour actionner cet élément 2.
Dans la forme représentée fig. 3, un mo teur électrique séparé est substitué à la tur bine motrice de la fig. 1. Dans cette forme, les, éléments 1, 2 et 3 de la machine sont actionnés directement par des moteurs 50 à courant continu reliés à des canalisations principales 51 et 52 venant d'un générateur 53 à travers un interrupteur 54. Ce généra teur est pourvu d'un enroulement inducteur 55 alimenté par une dynamo excitatrice 56. Une résistance réglable 57 est disposée dans le circuit de l'enroulement inducteur 55 du gé nérateur pour régler le voltage de ce dernier. L'excitatrice est pourvue d'un enroulement inducteur en série 57' et d'un enroulement inducteur en dérivation 58: Dans le circuit de ce dernier est disposée une résistance réglable 59.
Le voltage des canalisations 51 et 52 peut ainsi .être modifié par l'ajustage de la résistance 57. Chaque moteur est pourvu d'un enroulement inducteur 60 dont l'une des bornes est reliée à un. conducteur d'excitation 61 qui conduit directement. à l'une des bornes de l'excitatrice 56. L'autre borne de chaque enroulement inducteur 60 est reliée au moyen d'une résistance réglable 62 à un conducteur d'excitation 63 qui conduit à l'autre borne de l'excitatrice 56 en passant à travers l'en roulement inducteur en série 57'.
Une résis tance réglable 64 est disposée dans la connexion du conducteur 63 à l'excitatrice par laquelle le voltage des conducteurs d'excitation 61 et 63 peut être réglé simul tanément pour commander l'intensité des divers enroulements inducteurs 60. Un levier pivotant 70 commande les deux résistances 57 et 64. Dans la figure, ce levier est repré senté en position d'interruption appuyé contre titi taquet 71. Dans cette position le circuit de l'enroulement inducteur 55 du générateur 53 et le circuit alimentant les enroulements inducteurs 60 des moteurs 50 sont coupés.
Lorsque le levier 70 est tourné dans le sens des aiguilles d'une montre, il vient fermer les circuits de ces enroulements inducteurs des moteurs et du générateur en faisant varier alors la résistance 57 de l'enroulement induc teur du générateur pour amener le générateur à son plein voltage, après quoi on peut régler et mettre en circuit la résistance 64 pour régler l'intensité de champ et la vitesse des moteurs 50.
Pour maintenir les éléments 1, 2 et 3 de la machine dans une relation fixe de vitesse, on utilise (comme dans la première forme d'exécution) des moteurs synchrones 13, 14 accouplés; au moyen de poulies coniques 17 et 18, aux arbres respectifs des moteurs 50. Chaque poulie 17 est actionnée par l'arbre d'un moteur 50 au moyen d'un engrenage 15', 16' dont le rapport est tel que la vitesse du moteur synchrone 13, 14 soit plus grande que celle du moteur 50. Les moteurs syn chrones sont connectés aux conducteurs de synchronisation 20, 21 et 22 au moyen d'in terrupteurs 23", commandés par des solénoïdes 65. Une résistance de dérparrage 66 est dis posée dans le circuit de chacune des arma tures .des moteurs 50. Une résistance de dé marrage 66 est disposée dans le circuit de l'armature de chaque moteur 50.
Après la mise en marche des moteurs 50, et la mise hors circuit des résistances ou rhéostats de démarrage 66, des contacts 67 peuvent être fermés de toute manière appropriée pour exciter les solénoïdes 65, fermant ainsi les interrupteurs 23", ce qui a pour effet de connecter les moteurs synchrones aux con ducteurs de synchronisation. On peut employer n'importe quel dispositif indicateur de sy n- chronisrne connu pour indiquer le moment approprié pour fermer le contact 67.
La vi tesse d'un élément quelconque de la machine peut être modifiée par rapport aux vitesses des éléments restants, cri déplaçant plus ou moins la courroie 19 sur les poulies coniques 17 et 18, comme dans les formes précédentes (fig. 1). Les wattmètres 30 commandant les moteurs-pilotes 35 sont disposés et fonctionnent comme dans la forme représentée à la fig. 1, quoique le bouton de contact de commande ne soit représenté dans cette figure. Ces mo- teurs-pilotes commandent, dans cette forme; les résistances 62 pour modifier l'intensité de champ et par suite la puissance des moteurs d'actionnement individuels à courant continu.
Une borne de chacun des enroulements in ducteurs est reliée par une résistance réglable 68 au conducteur. d'excitation 61 conduisant directement à une borne de l'excitatrice 56. L'autre borne de chacun des enroulements inducteurs 14 est reliée au conducteur d'exci tation 69 qui conduit à l'autre borne de l'excitatrice. II faut remarquer que l'ajuste ment de la résistance 64 n'affecte pas l'inten sité des enroulements inducteurs 14.
Le fonctionnement de cette forme est le suivant: La machine peut être mise en marche en faisant démarrer les moteurs 50 soit simul tanément, soit successivement. Si ces moteurs doivent être mis en marche simultanément, les armatures de l'excitatrice 56 et du géné rateur 53 sont amenées toutes deux à la même vitesse et l'excitatrice amenée à son voltage normal. Un certain voltage est ainsi appliqué aux conducteurs d'excitation 61 et 69, ce quia pour effet d'exciter les enroule ments inducteurs 14 des moteurs synchrones. L'interrupteur 54 est alors ouvert et l'enrou lement de champ 55 du générateur complè tement privé d'énergie, suivant la position du levier 70, représentée à la fig. 3 commandant la résistance 57.
On met ensuite la résis tance 66 hors circuit et on ferme les contacts 67 pour exciter le solénoïde 65 et connecter les rotors 13 des moteurs synchrones aux conducteurs de synchronisation 20, 21 et 22. L'interrupteur 54 est alors fermé et le voltage du générateur 53 augmenté graduellement en faisant augmenter l'intensité de l'enroulement inducteur du générateur 55 par réduction de la résistance 57.
Comme chacun des moteurs 50 est relié aux lignes 51 et 52 auxquelles le générateur est connecté, l'augmentation gra duelle du voltage dans ces lignes oblige les moteurs 50 à accélérer graduellement leur vitesse et, puisque les moteurs synchrones 13 sont connectés aux conducteurs de synchro nisation, cette accélération sera la même pour tous les moteurs 50, s'ils doivent marcher à la même vitesse, et sera proportionrrelle à la relation fixe de vitesse de régime choisie, s'ils doivent. marcher à des vitesses de régime différentes. Pour mettre en marche les moteurs 50 successivement, si on le veut, on utilise les rhéostats 66.
Pour actionner isolément uri des éléments de la machine on ouvre les contacts 67 pour ouvrir les connexions de synchroni sation à l'interrupteur 23", après quoi la vi tesse du moteur<B>050</B> de cet élément peut être réglée soit en faisant usage de la résistance 66 comme d'une résistance de réglage de vitesse, soit en réglant le voltage appliqué à l'enroulement de champ de ce moteur en ajustant le levier 70 du rhéostat. L'intensité des divers enroulements inducteurs 60 peut être réglée simultanément en changeant la position du levier 70, de sorte que le réglage de la vitesse d'ensemble de la machine peut être obtenue facilement.
Dans la forme d'exécution représentée fig. 4, qui est adaptée à une machine à trois éléments, ces éléments 1, 2 et 3 sont action nés par des moteurs à courant continu 50, pourvus d'enroulements 60, les armatures de ces moteurs sont reliées aux lignes principales 51, 52 par des résistances réglables 66, comme dans la forme précédente. Les enrou lements inducteurs 60 sont alimentés par lew lignes d'excitation 61 et 63. Les .lignes 51, 52 et les lignes 61, 63 et 69 sont disposées comme à la fig. 3.
Des résistances réglables 62 sont disposées dans les circuits des enrou lements inducteurs 60, de manière à être actionnées par des uroteurs-pilotes 35, comme dans la forme précédente. Le dispositif pour actionner les éléments 1, 2 et 3 dans une relation fixe de vitesse comporte un arbre 72 disposé de manière à être actionné par l'arbre de chaque élément de machine, au moyen de dispositifs de réglage de vitesse, comportant des poulies coniques 17 et 18 et une courroie 19, comme aux fig. 1, 2 et 3. Ces arbres 72 sont disposés de manière à être accouplés et entraînés en synchronisme par un arbre 73.
Chacun des arbres 72 peut être relié méca niquement à l'arbre 73 au moyen d'un man chon d'accouplement 74 et d'un engrenage d'angle 75 et 76. L'accouplement 74 est un accouplement magnétique commandé par une bobine 77 qui reçoit le courant des lignes 61 et 69 lorsqu'un interrupteur 67' est mis en circuit. Un dynamomètre de torsion 30' est monté sur l'arbre 72 pour mesurer le moment transmis par cet arbre. Ce dynamomètre remplit, dans cette forme; la même fonction que les wattmètres dans les formes pré cédentes. Ce dynamomètre indique donc si la puissance doit être transmise à oû doit provenir d'un élément correspondant de la machine.
Ces dynamomètres de torsion sont pourvus de contacts 31", 32", connectés respective ment aux enroulements inducteurs 33 et 34 des moteurs-pilotes 35.
Le fonctionnement de cette forme d'exé cution est le suivant Pendant la marche. normale les accouple ments 74 sont -embrayés et l'arbre 73 syn chronisant les arbres 72, fait marcher les éléments 1, 2 et 3 de la machine dans une relation de vitesse absolument fixe. La varia tion -angulaire dans la position de l'un quel- conque des éléments rotatifs de la machine, par rapport à l'arbre de synchronisation 73, ne pourra pas dépasser celle permise par le dynamomètre de torsion correspondant, la quelle peut être réduite à une quantité né gligeable.
Quand l'un quelconque des dyna- mornêtres de torsion indique que le moment dépasse une limite donnée, la résistance 62 peut être réglée soit à la main, soit automa tiquement par le dynamomètre, comme dans les formes précédentes: Les divers éléments de la machine peuvent être mis en marche soit simultanément, soit successivement, comme dans la forme d'exé cution précédente. Pour mettre l'ensemble de la machine en marche simultanément, on ferme les interrupteurs 67', afin d'embrayer les membres d'accouplement 74. Les résistances 66 sont alors mises hors service et le voltage appliqué aux armatures et aux inducteurs comme dans la forme d'exécution précédente.
Pour actionner l'un quelconque des éléments séparément, il suffit de desembrayer son accouplement 74, tandis que pour mettre en marche isolément cet élément, le moteur 50 correspondant est amené d'abord à une cer taine vitesse en mettant hors circuit les résis tances 66, puis quand cette vitesse correspond approximativement à celle de l'arbre 73 l'accouplement 74 est embrayé.