Procédé pour supprimer les effets des perturbations électriques dans la radio-signalisation et installation pour la mise en #uvre du procédé. La présente invention se rapporte à un procédai pour supprimer les effets des pertur bations électriques naturelles dais la radio- signalisation et à une installation pour la mise en oeuvre de ce procédé.
Les perturbations, dont les effets doivent être supprimés, sont: 1 Les perturbations par d'autres stations de transmission, 2 Les effets d'induction provenant des conduites à courant intense, et 3 Les perturbations qui semblent résulter des conditions atmosphériques et de tempêtes électriques qui peuvent être locales, ou peuvent couvrir un espace étendu.
Le présent procédé se base sur la décou verte que les charges électriques constituant ces perturbations sont rarement synchrones dans des systèmes récepteurs indépendants, bien que la multiplicité et l'intensité de la décharge puissent être essentiellement les mêmes.
En conséquence, on intercepte suivant le procédé l'énergie radiante, représentant le signal transmis, par une pluralité d'éléments récepteurs, disposés de sorte que tous les éléments sont affectés synchroniquement et actionnés par l'énergie du signal, mais sont différemment affectés par les perturbations électriques, et on utilise les énergies reçues pour chacun des éléments récepteurs pour actionner un instrument enregistreur commun, de façon à éliminer l'action de ces perturba tions et à n'enregistrer que le signal que l'on veut recevoir.
Dans les dessins ci-jonts, on a représenté, à titre d'exemple, trois formes d'exécution de l'installation pour la mise en oeuvre du procédé.
La fig. 1 est une vue schématique de la première forme d'exécution de l'installation entière; La fig: 2 est un schéma de la deuxième forme d'exécution; La fig. 3 est un schéma d'une variante de finstallation représentée sur la fig. 2. Suivant la fig. 1, l'installation comporte quatre stations réceptrices A B <I>C D</I> et une station centrale .Z.
Chacune des stations ré ceptrices est _ munie d'une antenne A1 resp. A2 A3 A4, d'un récepteur 101, d'un relais 102 et d'un interrupteur 81, resp. S= <B><I>83</I></B> S4. Ces interrupteurs sont connectés en série les tins avec les autres par une batterie Bi et un enregistreur 103, établi à la station centrale Z, par un circuit de fils 1, 2, 3, 4. 5.
Comme ce circuit est semblable à un circuit télégra phique ordinaire quelconque transportant des signaux Morse ordinaires, il n'y a aucune difficulté à le faire aussi long ou aussi court qu'on le désire. En conséquence, les stations <I>A B C et D</I> peuvent être rapprochées, ou peuvent être éloignées de beaucoup de kilo mètres, et la station centrale Z peut être établie à l'une de ces stations ou près d'une d'elles ou ù, un point central, ou à un point éloigné. Les interrupteurs S1 8 , ete. sont shuntés respectivement par des résistances R.
Le fonctionnement de l'installation décrite est le suivant: Lorsque les interrupteurs 81 $ , etc. Sont ouverts, ainsi que représenté, aucun courant rie peut passer par le circuit 1, 2, 3, 4, 5, sauf en traversant les résistances shunt R, et comme ces résistances sont élevées, l'in tensité du courant est très faible. En tout cas, l'enregistreur 103 situé à la station centrale Z sera disposé et réglé de façon à nie fonctionner qu'en réponse au courant normal de la bat terie B1 passant par ledit circuit.
Si mainte nant un signal radiotélégraphique est émis d'une station distante, il excite les fils collec teurs aériens indépendants A1 <I>A </I> A3 A4, séparément et indépendamment, mais exacte- nient au même moment.
En conséquence, tous les interrupteurs S1 82 S'3 S4 sont attirés par les aimants des relais 102 correspondants et ferment le circuit, de façon à permettre au plein courant de la batterie .131 de passer par l'enregistreur 103 de la station centrale Z Il est évident que ce fonctionnement exige la fermeture de tous les quatre relais 102, et si un, deux, ou trois des quatre relais sont fermés par des perturbations électriques, ils ne donnent pas d'indication à la station centrale et aucun enregistrement faux ne peut être effectué.
En conséquence, une communi cation radiotélégraphique parfaite peut être reçue à la station centrale pourvu qu'au moins une des stations ne soit pas troublée, par des perturbations électriques, dans une mesure suffisante pour fermer son circuit de relais, aux moments où des signaux rie sont pas reçus.
De plus, on peut admettre que les quatre stations se trouvent dans une région où elles peuvent être toutes troublées par exemple par des décharges atmosphériques, ayant approximativement même intensité et mêmes facultés perturbatrices. Cependant, les pertur bations n'étant pas synchrones aux diverses stations, elles rie se produisent pas en même temps, sauf par hasard, et les chances pour que ces perturbations puissent fermer à la fois les quatre interrupteurs, sont très faibles.
En fait le nombre des stations peut être ré duit à trois ou même à deux, et il n'y a cependant pas de perturbation enregistrée à la station centrale, car les moments où les perturbations feraient les interrupteurs de relais simultanément à deux stations ne sont pas fréquents, bien qu'ils soient évidemment plus fréquents que quand on se sert de trois ou quatre stations, ou d'un plus grand nombre de stations.
Les dispositifs récepteurs des stations réceptrices peuvent être des postes opérateurs séparés, avec appareillage récepteur ou enre gistreur complet, adapté pour opérer indépen damment, si on le désire, ou pour être couplé pour le fonctionnement interdépendant ci- dessus décrit.
La fig.2 représente urne installation à trois stations .4 B C munies des dispositifs récepteurs et enregistreurs appropriés à cet effet. Comme tous ces dispositifs récep teurs sont essentiellement semblables, sauf en ce qui concerne les moyens pour les connecter, la description de l'un d'eux servira pour tous.
L'antenne t1.1 et le circuit oscillant local B1 sont supposés accordés avec les ondes que l'on veut recevoir, dont la fréquence est par exemple de 110.000. Un circuit oscillatoire local Cl d'autre fréquence, par exemple de 104.000, est en association de fonctionnement avec ceux-ci et avec le détecteur D1 de ma nière qu'une fréquence de battement de 4000 soit appliquée sur le téléphone 10. Un résona teur 9, c'est-à-dire un- corps creux cylindrique muni à l'une de ses extrémités d'une membrane 104 et à l'autre d'un orifice contracté 46 est accordé à la même fréquence. L'orifice d'un jet d'air 43 débite dans le voisinage de l'orifice contracté 46 du résonateur 9.
Le jet est dirigé selon l'axe de la bobine d'un fil fin de chauffage 26, qui est montée en série dans le circuit de la batterie B2 par l'intermédiaire d'une résistance réglable R. On a prévu un ampèremètre 24 qui peut être mis en série ou shunté au moyen de l'interrupteur S, un transmetteur téléphonique, qui peut être shunté au moyen de l'interrupteur 81, et le relais 67 qui peut être shunté au moyen de l'interrup teur S2. Avec ce dispositif, l'ampèremètre 24 peut être placé en série pour mesurer l'inten sité du courant normal de chauffage dans la bobine 26, et les variations de cette intensité peuvent être utilisées comme indicateur visuel du message reçu.
Le téléphone T peut être mis en circuit pour servir d'indicateur sensible à l'ouïe et le relais 67 peut être mis en cir cuit pour actionner l'enregistreur 105. Les connexions du relais et de l'enregistreur se font par 61, 62, 63, 64, 65 et 66 qui repré sentent des bornes d'attache.
Le circuit enregistreur commandé par le relais 67 comprend la batterie B3 reliée aux bornes d'attache 65 et 66, qui sont à leur tour garnies de fils conducteurs de manière à relier en série l'armature de l'interrupteur Sr actionné par le relais 67 et l'aimant de commande de l'enregistreur 105. La même batterie B 3 excite le moteur 106 par un circuit parallèle en travers de ces bornes d'attache 65, 66. Le moteur 106 est destiné à dérouler une bande de papier sur laquelle sont enregistrés les messages radiotélégra- phiques.
Le jet 43 est un jet d'air et est très sensible, lorsqu'il est convenablement réglé, de sorte qu'il est rompu par les pulsations d'air dans le résonateur 9 qui agit par l'orifice 46 sur la base sensible du jet à l'ajutage 43. La rupture ou "étalement" du jet étend le courant d'air de sorte qu'il frappe le fil fin 26. Ce fil peut être du fil de Wollaston par exemple à un. diamètre de '/iooo à lo/iooo de mm. Chaque rupture du jet et le choc subséquent de l'air sur le fil refroidit ce fil, et des rup tures successives correspondant à la fréquence des impulsions dans l'aimant 10, agissent cumulativement pour refroidir le fil plus rapi dement qu'il ne peut être chauffé par le courant de batterie qui le traverse.
Ce refroi dissement abaisse la résistance du fil en augmentant le passage du courant de batterie, jusqu'à ce qu'il soit suffisant pour fermer l'interrupteur Si du relais 67. Cet état dure aussi longtemps que les pulsations continuent dans l'aimant 10, c'est-à-dire pendant un temps court pour un point et pendant un temps plus long pour un trait. Ceci provoque évi demment un flux télégraphique ordinaire de "point et de trait" du courant de la batterie B3 dans le circuit de l'interrupteur Si de re lais, et peut être utilisé pour actionner l'en registreur 105.
Ce type de dispositif récepteur-est parti culièrement indiqué, mais on peut se servir, d'autres appareils récepteurs se prêtant à la même utilisation.
La méthode, qui pour la production d'une fréquence plus basse, dans le présent cas 4000 à la seconde, consiste à employer la fréquence de battement de la manière ci-dessus décrite, ne représente qu'un moyen pour obtenir l'in dication des points et des traits, mais on peut employer à cet effet tout autre dispositif. Par exemple, le circuit Ci peut être supprimé et un interrupteur de la fréquence désirée peut être intercalé dans le circuit de la bat terie du détecteur D i et de l'aimant de téléphone 10.
De plus, lorsque la station d'émission opère au moyen du système ordi naire à étincelles, aucun dispositif de ce genre n'est nécessaire à la station réceptrice, car les signaux, tels que reçus, sont un- ton de la même fréquence que l'étincelle de la station d'émission.
Dans la fig. 2, les relais 67 des trois sta tions<I>A B C,</I> dont C est la station centrale, sont reliés en série entre eux et avec l'enre- gistreur 105 situé à la station centrale C par un circuit de fils ordinaires. On a prévu des in terrupteurs approprié, de sorte qu'une station peut être coupée dudit circuit et que son relais peut être connecté directement air circuit de l'enregistreur de cette même station.
A la station centrale C, l'enregistreur 105 est connecté par le conducteur 11, le levier d'interrupteur 12, le fil de ligne 13, et l'in terrupteur 15, en série avec l'interrupteur de relais S'' à la station 1. De l'interrupteur S' le circuit passe par le conducteur 15, le fil de ligne 16, à l'interrupteur 17 de la station B, de là, par l'interrupteur de relais S , l'interrupteur 18, le fil de ligne 19, le levier d'interrupteur 20 et le fil 21, à l'interrupteur de relais ASs de la station C:
de là, par le fil \?2, la batterie B'r et le fil 23 de retour à l'enregistreur 105 de 1â station C La station 3 petit être coupée et soir enregistreur 105 intercalé: dans le circuit de la batterie B3 en man#uvrant l'interrupteur 14, 14'. La station B peut être coupée en man#uvrant 1\interrupteur 17, 18 et son enregistreur peut être intercalé dans le circuit de la batterie B3 correspondante, en fermant les interrupteurs 17', 18'.
La station C petit être coupée en manoeuvrant l'interrupteur à deux branches 12, 20, de façon à connecter le fil 13 avec le fil 19 et le fil 11 avec le fil 21. On voit qu'aussi dans la nouvelle position de l'inter rupteur 12, 20, l'enregistreur de la station C est intercalé dans le circuit de la bat terie B4.
Quelques-titis des éléments constituant les dispositifs récepteurs des stations il et B peuvent être établis à la station centrale C. C'est ce que montre la forme d'exécution repré sentée à la fig. 3.
Dans cette figure, la connexion de l'aimant de téléphone 10 avec le circuit de la batterie 107 du détecteur D' aux stations réceptrices A et B se fait par les fils de ligne 31, 32, mais ces fils au lieu d'être reliés cri série par voie conductiv e avec le circuit de la batterie 107 y sont associés par voie induc- tiv e au moyen d'un transformateur 33, 34, dont le primaire 33 se trouve dans le circuit de la batterie 107, et dont le secondaire 34 se trouve. dans le circuit des fils de ligne 31, 38. Ce transformateur est de préférence du type téléphonique avec noyait de fer.
Avec cette disposition, les impulsions de la batterie sont de fréquence assez basse pour être transmises inductivement par le transforma teur et la ligne à l'aimant de téléphone 10. En même temps, toutes ondes de signaux électromagnétiques qui peuvent être recueillies par le fil de ligne 31, 32, agissant comme antenne, sont écartées du circuit de l'amplifi cateur correspondant, car elles sont arrêtées par la forte inductance du transformateur dire à soir noyau de fer.