Queue isolante pour ustensiles de cuisine, de ménage etc. Jusqu'ici, on a cherché à rendre les queues de casseroles et autres ustensiles de cuisine aussi isolées de la chaleur que possible par interposition en de certains points de contact de matières isolantes.
L'isolement obtenu par ces divers moyens est médiocre, la matièra isolante ne pouvant être suffisamment épaisse pour arrêter effi cacement la chaleur au passage.
De plus, les matières employées sont, en général, sensibles à la chaleur qui les ramol lit, les durcit, ou les décompose; l'humidité agit également sur elles de la même façon fâcheuse. De plus, ces queues sont souvent creuses et, ne pouvant en général être dé montées, ne peuvent que difficilement être nettoyées intérieurement et on ne peut éviter la décomposition des matières qui peuvent y pénétrer pendant le lavage.
Quand elles sont démontables, toutes les pièces sont séparées et sujettes à être facile ment perdues ou mal remontées, car on trouve rarement dans une ménagère les qualités et connaissances nécessaires pour ce petit travail.
En regardant une casserole posée sur le feu, on se rend aisément compte de la façon dont s'échauffe la queue de ladite: 1 Par conductibilité de la chaleur prise sur le récipient lui-même et qui varie avec la température du liquide.
20 Par contact avec les gaz chauds du foyer qui entourent la casserole et montent autour d'elle, et particulièrement autour de la queue qui offre un obstacle à leur ascen sion.
30 Par contact avec la vapeur d'eau qui est projetée sur la queue lorsque la casserole est recouverte d'un couvercle.
Il faut donc remédier à l'échauffement par conductibilité, en même temps qu'à- celui par contact des gaz et vapeurs.
La queue selon l'invention remédie à ces inconvénients. Elle est caractérisée en ce qu'elle comprend une tige destinée à se .fixer à un corps de récipiënf, tige - qui présente, près de son extrémité adjacente au récipient, un bouclier monté sur elle dans un plan traus- versal et qui porte au moins une coquille, la quelle peut entourer la tige, pour la proté ger de la chaleur, ou en être éloignée.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple, des formes d'exécution de l'objet de l'invention. Dans la forme d'exécution des fig. 1 et 2, 1 est le corps de la casserole, ou récipient, possédant une queue fixée à ce corps; cette queue comprend une tige 2; 3 sont des co quilles métalliques perforées, fixées en 4, par un rivet formant boucle d'accrochage;<B>5</B> est un arrêt concave-convexe estampé dans la tige et dans lequel s'emboîtent les extrémités des deux coquilles; 6 sont deux tasseaux d'ar rêt pour le réglage de la mise en place.
Le rivet 4 permet la rotation des coquilles autour de lui, comme axe, et par suite le nettoyage facile de l'intérieur de celles-ci. On les voit, en fig. 1, en pointillé, écartées à leur position (le repos. Les traits pleins donnent la. position des coquilles rapprochées et bloquées sur la tige 2 au moment du ser vice.
Lorsque la casserole est sur le feu, la chaleur par conductibilité monte jusqu'au rivet 4, seul point de contact de la tige et des coquilles; elle se répand alors dans les co quilles 3, où trouvant une grande surface de radiation, augmentée par les perforations, elle se perd par rayonnement. Il y a de plus circulation continue de l'air par les per forations des coquilles entourant la tige.
De plus, une grande partie de cette cha leur a été, à son passage, interceptée et ra diée par le bouclier 20.
Lorsqu'on saisit la casserole, la main exerce une pression suffisante sur les co quilles pour les appliquer sur la tige où elles s'emboîtent sur l'arrêt estampé. dans celle-ci. De plus, les coquilles ne peuvent basculer, maintenues qu'elles sont dans le logement 5.
Dans la forme d'exécution de la fig. 3, les coquilles 3 sont repliées et fixées par un petit rivet 7; 8 est un téton de guidage rap porté pour le bon maintien des extrémités des coquilles. Les trous pratiqués dans les co quilles pour le passage du téton de guidage 8 sont suffisamment grands pour éviter tout coincement.
La forme d'exécution des fig. 4 et 5 com prend de nouveau un arrêt concave-convexe 10; les petits tasseaux 11 et 12 estampés ou rapportés sur la tige ou les coquilles per- mettent le réglage de la, mise en place exacte de celles-ci par rapport à celle-là.
Dans la, forme d'exécution des fig. 6, 7 et 8, les coquilles sont prolongées vers la boucle et adoptent sa forme, ceci permet une tenue en place facile par rapport à, la tige et évite les tasseaux montrés en fig. 5.
Dans la forme d'exécution des fi-.<B>9</B> et 10, les coquilles sont montées sur la tige à charnières 13 et sont reliées à celle-ci par des ressorts 1.4 et 15 fixés à la tige par un rivet 16. En forçant légèrement sur les coquilles, on peut les ouvrir complètement, ce qui per met le nettoyage.
Dans la, forme d'exécution montrée en fig. 11, on a, muni intérieurement les co quilles 3 de pointes 18 qui viennent, à la fermeture, se loger d'ans une des encoches 19, préparées sur la tige. Les ressorts 14 sont supprimés, la coquille faisant ressort elle- même.
Dans la forme d'exécution de fig. 12, les pointes 18 sont estampées dans la coquille même, le logement est plus central et rap porté sur la tige 2.
La fig. 13 montre une coupe transversale de coquilles fermées et remplies de matières isolantes; La fig. 14 montre des coquilles vides, mais fermées à leur base; La fig. 15 montre une variante du place ment des taquets 11 pour le bloquage; Les fig. 16 et 17 montrent des coquilles, d'une seule pièce, et entourant presque en tièrement la tige 2 en se fermant sur elle et l'enveloppant.
La forme d'exécution des fig. 18, 19 et 20 comprend un dispositif de maintien des co quilles formé d'un loqueteau.
La forme d'exécution des fig. 21 à 24 présente un. dispositif très simple de blocage des coquilles.
Ce blocage est obtenu par un petit gou jon 21 fixé sur la tige 2 de la casserole et qu'on fait pénétrer ou non à volonté dans le trou ou logement 22 ménagé sur les co quilles 3, ce qui est facile vu leur élasticité relative. 18 sont des pointes comme fig. 11 et peuvent être employées conjointement ou non avec le petit goujon 21.
Toutes ces formes de boucliers, de co quilles etc. _. peuvent évidemment varier à l'in fini, s'appliquer simples ou combinées entre elles à tous articles de ménage et de cuisine dans lesquels la propagation de la chaleur est à craindre ou à empêcher pour la manipu lation facile desdits objets.