CH103020A - Procédé pour fabriquer une matière magnétique. - Google Patents

Procédé pour fabriquer une matière magnétique.

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CH103020A
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Co Bell Telephon Manufacturing
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Bell Telephone Mfg
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C22METALLURGY; FERROUS OR NON-FERROUS ALLOYS; TREATMENT OF ALLOYS OR NON-FERROUS METALS
    • C22CALLOYS
    • C22C19/00Alloys based on nickel or cobalt

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Description


  Procédé pour fabriquer une matière magnétique.    La présente invention se rapporte à un  procédé pour fabriquer une matière     magné-          tique    servant, par     exemple    à la. construction  de     dispositifs        électromagnétiques,    et consis  tant en au moins deux éléments du groupe  magnétique.

   Suivant le procédé, on     chauffe          cette    matière approximativement à la tem  pérature où     1a.        perméabilité    magnétique de la  matière     disparaît,    après quoi on la refroidi  rapidement, dans le but d'obtenir une ma  tière magnétique présentant une haute per  méabilité pour -de faibles forces     magnéti-          santes.     



  Dans la     description    suivante, on a exposé,  à titre d'exemple, le procédé de fabrication  appliqué à une matière composée de certains  éléments, et cela. .dans le but de mieux faire  comprendre l'utilité et les     avantages    que ce  nouveau mode de fabrication peut offrir. Le  dessin ci-joint donne un     ensemble    de dia  grammes représentant:     Fig.    1, une courbe  indiquant la variation de la perméabilité par  rapport à la température, pour une certaine  matière magnétique,     Fig.    2,     une    courbe indi  quant la relation qui existe entre la résisti  vité et le pourcentage d'un certain métal.

    entrant dans lia composition de la matière,         Fig.        â,    une courbe montrant la. relation qui  existe entre les pertes par     hystérésis    et ce  même pourcentage     dii    métal envisagé.  



  L'importance du rôle que joue le fer clans  les applications     électriques    est bien connue,  et la qualité qu'il offre d'une perméabilité  très élevée le rend     indispensable    dans la cons  truction .des noyaux des     électro-aimants    en  trant dans la construction des dynamos, mo  teurs, récepteurs téléphoniques,     relais.    télé  graphiques etc.

   Dans certains cas, on peut  avantageusement lui adjoindre une très petite       proportion    d'un autre élément, tel que, par  exemple, le     silicium.    On peut donc dire que  la haute perméabilité qu'offre le fer rend ce  métal particulièrement apte à la transforma  tion de l'énergie du courant électrique en un  effet mécanique utile, et réciproquement à la  transformation de     l'énergie    mécanique en un  courant électrique.

   Dans les .machines     d;Sr-          namo-é.le:ctri.ques,    on emploie ordinairement  des noyaux en fer laminé soumis à des forces       magnétisantes    résultante , de l'ordre .de 2 à     r.     ou même plus, unités C.     G.    S., et cela afin  d'obtenir à travers ces noyaux des flux ma  gnétiques présentant 10.000 à 20.000     lignes     de force par centimètre carré dé section.

   Il      serait donc     désiraule    d'obtenir un fer clé qua  lité telle qu'il offre une     perméabilité    très  grau de aux forces     magnétisantes,    et une den  sité .du flux .magnétique de l'ordre -ci-dessus  mentionné. De cette qualité du fer     dépend     la meilleure efficacité des électro-aimants.  



  L'acier au silicium, comparativement au  fer ordinaire, possède des qualités     magnéti-          ques    supérieures sous différents rapports,  mais son emploi est limité par suite de sa  fragilité et de la. -difficulté que l'on     rencon-          ire    à le travailler, aussi le fer doux .de bonne  qualité a été ,communément employé comme  étant la matière magnétique, la meilleure  pour la,     construction    des électro-aimants.

   Les  métaux qui pourraient remplacer le fer .dans  nette construction, et qui sont le nickel et le  cobalt, n'offrent qu'un     coefficient    clé perméa  bilité très éloigné de celui du fer pour les  forces     magnétisantes    de l'ordre envisagé,  mais clés alliages de ces cieux métaux avec  l'aluminium, le manganèse, et le cuivre ont  été réalisés avec succès.

   On sait qu'à l'ex  ception de l'aluminium, tous ces :métaux ont  des poids :atomiques et     -des    notations atomi  ques     très        rapprochées    l'une de l'autre, et les  cinq éléments considérés, à savoir: le     man-          ganése,    le fer, le nickel, le cobalt et le cui  vre, ayant respectivement les notations     ai:o..          iniques        consécutives    suivantes, 25, 26, 27, ?8  et 29, sont considérés comme     appartenant        ali          groupe    magnétique.  



  La qualité de grande perméabilité n'est.  pas     la:    seule qualité qui doit être considérée  dans la, recherche d'une bonne matière     ma-          @01ilétique.    Si les forces magnétisantes et le  flux qui en résulte doivent varier rapide  nient, la. matière employée doit alors présen  ter, dans la. généralité des cas, une perte par       hystérésis    très basse.

   La création de cou  rants     clé        Fouéault    dans de     semblables    con  ditions. peut :être évitée en grande     partis    par  le feuilletage, mais le coefficient clé résisti  vité de la matière est un facteur qui peut  être très important dans ce cas, et l'on sait  que plus     grand    est le coefficient de résisti  vité, plus les pertes par courants de Fou  cault sont fortes.    Il est donc     avantageux    d'obtenir une nou  velle matière magnétique     comprenant    des  éléments du groupe magnétique combinés  entre eux     @suivant    des proportions convena  bles.

   Quand cette nouvelle     matière    -magné  tique est soumise à un traitement à chaud  bien déterminé, et quand elle est     préservée    de  tout effort étranger ou de toutes causes de  dérangement, elle offre et maintient une     per-          méabilité    extrêmement grande pour les fai  bles forces     magnétisantes    :ainsi qu'une perte  par     hystérésis    très basse.  



  La mise en pratique de ,cette invention  peut varier beaucoup, aussi bien au point     dc     vue de la.     composition    et de la préparation  de la matière     ma.gaié    tique, qu'au point de vue  de     soli    application     el:    des     protections    prises  contre toutes altérations de ses propriété:  magnétiques.

   Suivant l'exemple envisagé, du  fer et du nickel. sont.- fondus ensemble dans  un four électrique dans les proportions sui  vantes: 21     1e         la    de fer pour     781!.        %    de     niclrel.     De bonnes qualités de ces deux métaux, tels  qu'on les trouvent dans le commerce, peuvent  servir .dans le but poursuivi ici.

   Le composé  obtenu en fusion est versé dans un moule     el-          refroidi    sous forme     cl.e    lingots, desquels on       peut    obtenir la.     matière        magnétique    sous la       forme    voulue.  



  Afin due la, matière ainsi produite pré  sente une perméabilité bien définie, on a  recours au traitement à chaud décrit     ei-aprè5.     Cette perméabilité particulière due doit     pi,-",-          senter    la matière     peut,    par exemple être la.

    perméabilité maximum que l'on peut obtenir  pour une     cemposition        donnc,e,    ou bien encore       une    perméabilité moindre que la.     perméabilitA     maximum, cette     perméabilité    moindre     étant;     nécessitée par suite de certaines     conditions     spéciales auxquelles la.     matière    doit être sou  mise dans la. suite. Afin de déterminer le  traitement convenant clans un certain cas  particulier, il est recommandable, afin de  faciliter l'essai, que la matière .se présente  sous la. forme     d'anneaux    de dimensions con  venables.

   Cela peut être facilement     obtenu     en réduisant une partie de la matière sous la      forme d'un ruban et en formant ensuite de  ce     ruban    des échantillons d'essai.  



  Un des     lingots    obtenus en coulant le  composé métallique en fusion, est     *    soumis à  une opération répétée de laminage, par la  quelle ce lingot est réduit en diamètre tout       c        n    augmentant en longueur d'une valeur       ecrrespondante.    La tige ainsi formée est  alors étirée au moyen d'opérations successives  de tréfilage, de manière à l'amener à un dia  mètre d'environ 0,8 mm.

   Ce fil est     en-          suite    passé entre des cylindres de laminoir        < @    fils, et à la suite<B>(le</B> différentes opérations       .cmblables    il prend la forme d'un ruban d'en  viron 0,15 mm d'épaisseur et 3,17 mm de  longueur. Ce     rubân    est ensuite soumis     à,l'ac-          tion    de cisailles ou disques tranchants qui  ajustent les côtés clé manière que les angles  soient d'équerre et que le ruban résultant de  cette opération présente partout une largeur  exacte et uniforme.

   Ce ruban est maintenant  prêt à être enroulé sous une forme cylindri  que de manière à constituer un anneau, et en  viron 12 mm de     ruban    constituent un cylin  dre ou anneau de 76 mm clé diamètre, quand  des feuilles de papier sont intercalées entre  les couches successives. Ce papier peut être  expulsé dans la suite au moyen d'un courant  d'air, et la raison pour laquelle il est placé  entre les diverses couches de ruban puis ex  pulsé, réside dans le fait qu'il est nécessaire  que les diverses couches du     ruban    métallique  soient suffisamment lâches, afin que les ef  forts ou tensions accidentelles qui peuvent  se produire n'aient aucune action fâcheuse  sur elles.

   Les échantillons formés clé la ma  nière qui vient d'être décrite,     conviennent     très bien pour servir d'essai au point de vue  clé la. perméabilité, par l'une des méthodes  bien connues.    La matière obtenue suivant cette inven  tion, présente pour des forces peu     magnéti-          santes    une température critique ou tempéra  ture de transition magnétique. Cela veuf,  dire que si l'on chauffe la matière envisagée  de la température normale à une     température     de plus en plus haute, la perméabilité     qt'o-ffre       cette matière croît jusqu'à une valeur limite à  partir de laquelle la perméabilité décroît et  disparaît très rapidement.

   C'est cette tem  pérature correspondant à la valeur     limite    de  perméabilité qui est désignée sous le nom de  température critique, et l'on a trouvé que  pour la matière composée comme il est dit  ci-dessus elle est notablement inférieure à  900 " centigrades. Toutefois cette tempéra  ture varie avec la composition de la matière,  et en général elle- est comprise entre 500   et  600   centigrades, bien qu'elle     puiçse        parfois     dépasser ces limites.  



  Les échantillons sous forme d'anneaux  servant aux essais, sont chauffés à     enviro@l     900 "     centrigrades    et sont maintenus à     *    cette  température pendant un temps assez long  pour que toutes leurs parties soient     bien    ame  nées à, la même température uniforme. Les       échantillons    sont ensuite ramenés lentement  à la     température    critique, laquelle est com  prise entre 550   et 625   centigrades pour  un alliage de fer et de nickel dans lequel il  entre de 55 à 80 % de nickel.

   Il n'y a au  cune objection à ce que les échantillons  soient     chauffés    à une température légèrement  supérieure à 900  , pourvu qu'une tempéra  ture. suffisamment haute soit atteinte par  toutes les parties de l'échantillon. La -vi  tesse clé refroidissement de la température<B>(le</B>  900   à la. température critique doit être gra  duée, et une durée clé trente minutes doit  être observée s'il s'agit d'anneaux ayant les  dimensions mentionnées précédemment. Les  échantillons sont ensuite ramenés de la tem  pérature critique à une température notable  ment inférieure, par exemple vers 300   cen  tigrades, et cela en un temps relativement  court, sans cependant dépasser certaines li  mites.

   En d'autres termes, le refroidissement  ne doit pas être trop rapide afin que des  réactions internes ne puissent se produire, les  quelles amèneraient une perméabilité infé  rieure à la, perméabilité maximum que l'on  peut obtenir, et, d'autre part, le refroidisse  ment doit avoir lieu en un temps suffisam  ment court pour qu'à la température normale  la perméabilité     obtenue    soit maximum.      On suppose que l'essai est fait avec une  série     d'échantillons    semblables entre eux,       ayant    tous subis le même traitement en ce  qui concerne la. température critique, mais       ayant    été refroidis de cette température cri  tique à la température de 300   centigrades  en des temps différents.

   Ensuite ils peuvent  être ramenés de cette dernière température à  la température normale en un temps quelcon  que convenable, après quoi ils     sont    soumis à  l'essai pour déterminer la plus haute per  méabilité qu'ils peuvent présenter. Si pour  une raison quelconque, on ne peut utiliser  plusieurs échantillons pour faire l'essai envi  sagé, celui-ci peut s'effectuer au moyen d'un  échantillon     -unique,    lequel est alors     soumis    au  traitement à.

   chaud exposé ci-dessus un cer  tain nombre de fois, en ayant soin à chaque  essai successif de faire varier la vitesse de  refroidissement de la température critique à  la température de 300       centrigrades.    Les ré  sultats ainsi obtenus permettent alors de dé  terminer qu'elle est la vitesse de refroidisse  ment de la température critique à la     tempéra-          turc    de     300          centrigrades    il faut choisir pour  obtenir la perméabilité désirée.

   A ce sujet,  on doit remarquer que la perméabilité ex  trême n'est pas nécessairement la meilleure,  et l'on voit donc qu'au moyen des essais men  tionnés, une certaine vitesse de     refrodisse-          ment    peut être déterminée pour laquelle la       perméabilité    obtenue correspond exactement  aux conditions existantes.  



  Les     diagrammes    montrés sur la.     fig.    1.  peuvent être consultés utilement dans la réali  sation de ces essais. Les courbes     indiquées     sur cette figure se rapportent à un composé  de nickel et de fer dans lequel il entre pour       'i0   <I>%</I> de nickel, et qui est soumis à une force  magnétisante constante de<I>II</I> = 0,03. Sur ce  diagramme     les    températures auxquelles ce  composé est porté, sont mentionnées en       abscisses,    tandis que les ordonnées     indiquinit     les valeurs correspondantes de la perméabilité.

    La courbe     B    est obtenue quand le refroidis  sement de la température critique à la tem  pérature de 300   s'effectue dans le meilleur  temps, tandis que si ce refroidissement est    trop rapide ou trop lent, la courbe peut pren  dre l'allure indiquée en S. D'après ces dia  grammes, on voit que pour un composé dans  lequel une brande     perméabilité    a été déve  loppée, la courbe     R    indique une brande va  leur d'induction pour des températures rela  tivement réduites, puis tombe à un minimum  indiqué en P avant     d'atteindre    le maximum  bien connu     Q    qui précède la, température cri  tique, laquelle est dans ce cas d'environ 600    centigrades.

   Si la perméabilité désirée n'a  pas été réalisée, la     courbe    présente une allure  semblable à celle indiquée par la courbe S  qui ne contient pas de minimum     intermé-          diaire    tel due P. En essayant la, série clés  échantillons pour différentes vitesses de re  froidissement, la vitesse voulue peut être fa  cilement     déterminée    si l'essai donne une  courbe     semblable    à R, renfermant un mini  mum intermédiaire P, au lieu d'une courbe  semblable à S sans minimum intermédiaire.       Une    légère pratique permet de déterminer  très rapidement le meilleur procédé à suivre.  



  Bien que les     proportions    de     78'/2   <B>%</B> et<I>(lu,</I>       ?1        1(@    % ont été données précédemment comme  étant la proportionnalité suivant laquelle le       nickel    et le fer doivent entrer dans la com  position de la matière magnétique     perfection-          liée,    il est évident que ces proportions peuvent  varier considérablement si l'on n'emploie que  du nickel et du fer pour former le composé,       e1;    que cette proportionnalité ne peut plus       avoir    lieu si d'autres éléments que le nickel  et le fer interviennent dans le composé.

   Jus  qu'il présent, on a trouvé que dans le cas où  seuls le nickel et le fer étaient employés, la  proportion     mentionnée    précédemment fournit  la plus grande perméabilité pour des petites  forces     magnétisantes.     



  Si l'on meure les perméabilités     offertes     par des composés renfermant du nickel et du  fer en d'autres proportions que celles indi  quées, on trouve que la variation dans la pro  portionnalité peut être     considérable    sans due  des modifications sérieuses soient     apportées     à. la     perméablitié.    Par exemple.

   quand on  utilise pour l'essai des anneaux enroulés sui  vant 19 procédé exposé ci-dessus, et dans les-      quelles     ï    U      o    de nickel ont été utilisés au lieu  de<B>78</B>     112    %, on trouve qu'après un recuit et  un     rëfroidissement    convenable, la perméa  bilité pour des forces     magnétisantes    voisines  de zéro est d'environ 4100 et pour des forces  de 0,2 unité C. G. S. elle est ,d'environ 15.000,       tandis    que pour un pourcentage de 78     1/2     les valeurs respectives de perméabilité sont  <B>7000</B> et 88.500.

   Ces valeurs sont plus gran  des que celles obtenues avec de l'acier au si  licium pour les mêmes forces magnétisantes,  et dont les perméabilités respectives ont seule  ment pour     valeurs    400 et 1500. Il s'ensuit  dont qu'une grande variation peut être ap  portée aux proportions mentionnées, mais  toutefois la perméabilité pour des petites  forces     magnétisantes    sera beaucoup plus  grande que pour les meilleures matières ma  gnétiques connues jusqu'à ce jour.  



  La perméabilité maximum que l'on peut  atteindre pour un composé comprenant  78     1J2    % de nickel et 21     'l,    % de fer varie en  tre 6000 et 9000 pour des     forces    magnéti  santes voisines de zéro. Cette valeur est  trouvée en déterminant une série de valeurs  pour des forces excessivement basses, par  exemple de l'ordre de 0,01 à 0,05 unités  C. G. S. Les résultats obtenus et représentés  au moyen de courbes peuvent s'exprimer par  interpolation pour H = 0, donnant ainsi la  valeur de la perméabilité pour une force ma  gnétisante voisine de zéro.

   La perméabilité  maximum ainsi trouvée varie entre 45.000 et  60.000, et cette perméabilité se produit pour  un pourcentage de nickel de     781/z    % avec  une force     magnétisante    d'environ 0,1 unité  C. G. S., la valeur correspondante de l'induc  tion B étant de 4500 à 5000 unités C. G. S.  



  Les qualités de la nouvelle matière ma  gnétique ne peuvent évidemment être ob  tenues en prenant l'ensemble ou la moyenne  des qualités individuelles des éléments com  posants. Non seulement sa perméabilité pour  de faibles forces     magnétisantes    est plus  grande     que    celle de chacun des éléments cons  titutifs, nickel et fer, pris isolément, mais le  nickel, dont la perméabilité est la plus basse,  entre pour la majeure partie dans la forma-    Lion du composé, tandis que le fer, qui cons  titue le meilleur matériel magnétique     connu     jusqu'à ce jour, entre seulement dans la com  position décrite pour une valeur inférieure au  quart de l'ensemble.

   On doit noter que la  proportionnalité des éléments, nickel et fer,  due     donne    le composé offrant le     maximum    de       perméabilité    pour les petites forces     magnéti-          santes    et le minimum de     piste    par     hystérésis,     est aussi la proportionnalité donnant le com  posé .qui placé dans un champ magnétique  intense (H = 50à H = 500) ne     produit    pas  de phénomène de Page.

   Bien que le traite  ment à chaud peut ne pas être     nécessairement     le même pour l'obtention de ces -divers     ph6no-          mènes,    la coïncidence qui existe .dans les pro  portionnalités voulues prouve l'existence d'un  caractère unique fondamental dans la compo  sition, et ce caractère     atteint    son maximum  pour la     proportionnalité    mentionnée.  



  La résistivité du composé nickel-fer est  considérablement plus     grande    que celle de cha  cun des éléments     composants,    et elle corres  pond approximativement aux valeurs indi  quées par la courbe de la     fig.    2.     Ainsi    pour  un pourcentage de     nickel.    .do 78     ']2,    on voit  que la résistivité du composé est de 50 % su  périeure à celle du nickel ou du fer pris isolé  ment.     Evidemment    une proportion plus pe  tite de nickel donne lieu à un composé dont  la résistivité est assurément plus grande.

         Dans    certains cas il peut être désirable de  sacrifier la     perméabilité    en égard à la résis  tivité, car il peut se faire qu'il soit     inutile     d'obtenir la plus grande valeur possible au  point de vue de la perméabilité, et alors il  est préférable de diminuer la proportion de  nickel entrant dans le composé     afin-d'obtenir     un     point    plus élevé sur la courbe de résisti  vité de la     fig.    2.  



  La     fig.        â    montre les pertes par     hystérésis     obtenues avec des échantillons formés sui  vant le procédé décrit, et pour lesquels la  proportion de nickel varie sur une grande  échelle. Les ordonnées de la courbe     donnent     le travail en ergs par centimètre cube repré  senté par la boucle     d'hystérésis    ordinaire  pour une induction maximum de 5000 unités           C.        G.    S. par centimètre carré de section.

   On  voit d'après cette courbe que pour un pour  centage de nickel de 781J2 % la valeur donnée       descend    à<B>100</B> ergs, et on doit noter que pour  ce pourcentage non seulement, on a une     perte     par     hy        stérésis    minimum, mais aussi une     pe2-          méabilité    maximum. La va-leur obtenue pour  ce composé de nickel et de fer est beaucoup  plus basse que la valeur correspondante pour  d'autres matières magnétiques. Ainsi pour  une qualité supérieure de fer, la valeur don  née est de 925, et pour le nickel la valeur  correspondante est de 2200.  



  Les matières magnétiques obtenues sui  vant cette invention trouvent un emploi très  important en dehors de leur utilisation dans  la     construction    des électro-aimants, et l'on  peut citer comme exemple la construction des  noyaux de transformateurs de fréquences, et  des modulateurs. Dans d'autres cas, il est  désirable d'accroître la réactance inductive  d'un conducteur électrique, et dans ce but on  place une matière magnétique dans le     ehamlr     des forces magnétiques associé au conducteur.  Ce fait constitue le principe des bobines de  réactance et des bobines de charge utilisées  sur les lignes téléphoniques de transmission.

    On doit tenir compte dans ces derniers cas  qu'en téléphonie et en télégraphie les cou  rants électriques utilisés sont     excessivement     faibles comparativement à ceux rencontrés  clans la transmission ou dans la transforma  tion de l'énergie électrique. Les bobines de  réactance ainsi obtenues présentent une in  ductance très grande et une basse résistance,  et cela sous un très petit volume, ce qui a  pour résultat d'économiser la matière et de  diminuer le prix de revient. Les bobines  dont les noyaux sont formés de cette ma  tière magnétique conviennent particulière  ment bien comme shunts magnétiques dans       ]es    appareils télégraphiques récepteurs pour       câbles    sous-marins.

   Enfin son emploi est in  diqué dans la construction des noyaux des       transformateurs    pour forces     magnétisantes     faibles, comme le cas se présente, par exem  ple, dans les transformateurs pour courants    d'arrivée des     translateurs        téléphoniques    du  genre     thermionique.  

Claims (1)

  1. REVENDICATION I: Procédé de fabrication d'une matière ma gnétique servant, par exemple, à la construc tion de dispositifs électromagnétiques et con sistant en au moins deux éléments du groupe magnétique, caractérisé en ce qu'on chauffe cette matière approximativement à la tem pérature où la, perméabilité magnétique de la matière disparaît et qu'on la refroidit en suite rapidement, dans le but d'obtenir une matière magnétique présentant une haute perméabilité magnétique pour de faibles for ces magnétisantes. SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé suivant la, revendication I. carac térisé en ce que la.
    matière est chauffée au dessus de la, température où la perméabilité disparaît, puis ramenée graduellement à cette température et ensuite refroidie ra pidement. 2 Procédé suivant la revendication I et la sous-revendication 1., caractérisé en ce que la matière magnétique est refroidie de la température où la, perméabilité disparaît à une température intermédiaire entre cette première température et celle à laquelle elle est soumise à des efforts et tension: accidentels.
    3 Procédé de fabrication suivant la revendi cation I, caractéris( en ce que la matière magnétique est d'abord recuite, puis ra menée à la température où la perméabilité magnétique disparaît et enfin refroidie ra pidement. REVENDICATION II: Matière magnétique fabriquée suivant le procédé conforme à la revendication I, con sistant en du fer et du nickel et présentant pour de faibles forces magnétisantes une perméabilité magnétique plus haute que le fer. caractérisée en ce qu'ellr- contient approxima tivement 7 8 '(,; % de nickel.
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