Procédé de fabrication d'une ébauche de mouvement d'horlogerie. Avec, les différents procédés de fabri cation des platines et des ponts de mouve ments d'horlogerie, employés jusqu'ici, l'é bauche se termine toujours par les opérations de "repla.nta.ge" et de "sertissage", opérations qui exigent une main d'oeuvre qualifiée ainsi que des machines plus ou moins compliquées et un bon outillage dont la vérification et l'entretien sont coûteux et pas toujours fa ciles;
c'est pour ces raisons que très souvent cet entretien n'est pas exécuté à temps voulu et que des séries complètes possèdent le ou les mêmes défauts qui ne se découvrent qu'au "remontage" ou à l'"achevage", défauts qui procurent des ennuis de toutes sortes aussi bien aux fabricants qu'aux ouvriers.
Suivant le procédé de fabrication de l'é bauche employé, on constate que l'exactitude des trous de travail, servant au repérage et à l'entraînement des platines pour les di verses opérations que nécessite leur terminai son, diminue à mesure que se termine l'é bauche; pour les dernières opérations de re- plantage et de sertissage, il manque donc la base nécessaire à l'obtention de pièces rigou reusement interchangeables.
Le plus souvent encore les trous de pieds à la platine et aux ponts sont percés d'après pointage seulement de sorte qu'il est compréhensible que cette façon de faire exige clans tous les cas un traitement pour ainsi dire individuel de cha que mouvement; il est nécessaire de numé roter les platines ainsi que les ponts qui leur sont destinés pour obtenir, après le replan- tage ou le sertissage, une position coaxiale des trous de pivotement des mobiles.
Ces dernières années, certains fabricants ont cherché, par exemple, à supprimer le numérotage et à modifier en partie le système de replantage en découpant à l'étampe les trous de pieds dans la platine en même temps que les trous de travail qui serviront de base aux dernières opérations. Les trous de pieds des ponts étant rectifiés, cette manière de faire permet le replautage des ponts sur pla que de travail spéciales, indépendamment des platines.
Mais le sertissage de ces ponts ainsi que le replanta.ge et le sertissage des platines se font avec des machines et un ou tillage semblables à ceux employés lorsque l'ébauche est faite suivant le système précé demment décrit. Le procédé de fabrication, objet de la pré sente invention, permet la suppression totale du replantage des platines et des ponts et du système de sertissage généralement. employés avec toutes les machines et plaques de tra vail nécessaire pour ces travaux; en outre, il permet l'obtention d'une interchangeabilité absolue et, par conséquent, la suppression de tout numérotage.
Avec des jauges appro priées, le procédé en question permet encore, ce qui est très important, une vérification rapide et sûre des platines et des ponts, à n'importe quel moment de leur fabrication.
Ce procédé s'applique aux ébauches de mouvements d'horlogerie utilisant des châtons ou bouchons dans lesquels pivotent les mo biles, et il est caractérisé en ce qu'on fixe la situation relative exacte des trous de châtons ou bouchons et des trous de pieds - l'ébauche pour ainsi dire terminée - par une rectifi cation simultanée à l'étampe des forages cor respondants. Il est bien entendu que l'on pourrait encore rectifier du même coup d'au tres forages et des ajustements éventuelle ment, servant à l'adaptation d'autres parties du mouvement, ceci pour supprimer tout re- plantage.
Cette rectification aux platines peut se faire d'après les trous de travail usuels ou d'après au moins deux trous de travail sup plémentaires rectifiés au moment opportun sur la base des premiers ou vice-versa. Ces trous clé travail supplémentaires peuvent avoir par la suite une destination déterminée; ils peuvent devenir, par exemple, des em placements de piliers.
Pour la falarication des ponts, on procèdera d'une façon analogue: on rectifiera simul tanément à l'étampe le ou les trous de châ- tons ou bouchons et les trous de pieds ou bien aussi on rectifiera, par exemple, les trous de vis en découpant le ou les trous de châtons ou bouchons, puis on servira ces trous, préalablement rectifiés, comme trous de tra vail pour rectifier, à l'étampe également, le ou les trous de châtons ou bouchons, et les trous de pieds du pont.
Si, pour une raison ou pour une autre, le nombre de trous de vis que possède un pont, par exemple, n'est pas suffisant pour qu'au moins deux puisent être pris comme repères, on pourra utiliser soit un trou seulement combiné avec une partie du pourtour extérieur, soit ce pourtour tout entier.
La. position des trous de pieds des ponts relativement à l'axe du ou.des trous de châ- tons étant, d'une part, très exactement fixée par une rectification sûre de tous ces organes, d'autre part, les.
trous correspondants dans la platine ayant été également rectifiés d'une façon non moins sûre, par le même procédé, on obtiendra de cette manière des pièces ri- goureusemment interchangeables. Par la suite, les trous pour bouchons ou châtons re cevront les pièces qui leur sont destinées et dont le pourtour a été très exactement rec tifié et centré selon le forage de pivotage.
Il est aisé @de comprendre qu'avec de tels bouchons ou châtons en place, les platines et les ponts restent interchangeables et qu'on obtient du même coup des axes de mobiles parfaitement droits ainsi que des distances des centres semblables d'un mouvement à l'autre;
cette dernière particularité est très importante puisqu'elle permettra l'emploi de fournitures exactes également interchangea bles, facilitant et la fabrique et le rhabilleur. Les opérations du "remontage" et de l'"ache- vage" étant, de ce fait, beaucoup simplifiées, seront plus rapides et pourront être prati quées par des personnes moins qualifiées et obtenir encore une meilleure qualité de tra vail.
L'achevage spécialement, qui jusqu'ici a toujours demandé une main d'oeuvre quali fiée, autrement dit des ouvriers spécialisés, sera grandement facilité pour ne pas dire supprimé; il suffit pour cela que les assorti ments soient fabriqués en conséquence, c'est- à-dire soient exacts.
Il est également bon de faire remarquer que les bouchons et châtons, dont il est fait mention .ci-dessus, sont interchangeables du fait que leurs diamètres sont exacts et que les trous des platines et des ponts dans les quels ils s'adaptent peuvent facilement être rectifiés avec une tolérance maximum d'un quart de centième. La. différence de diamètre entre le -châton ou bouchon et son logement est telle que, pour une cause ou pour une 'autre,- au cours de fabrication du mouvement ou lors d'un rhabillage, il puisse être enlevé et remplacé facilement, sans l'aide d'outils spé ciaux.
Les emplacements de châtons ou bouchons peuvent être préalablement soit percés, soit découpés.