CH105193A - Procédé pour la fabrication d'agglomérés combustibles à l'aide de végétaux et matières d'origine végétale. - Google Patents

Procédé pour la fabrication d'agglomérés combustibles à l'aide de végétaux et matières d'origine végétale.

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CH105193A
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  Procédé pour la fabrication d'agglomérés combustibles à l'aide de végétaux  et matières d'origine végétale.    La présente invention a pour objet un  procédé de fabrication d'agglomérés combus  tibles à l'aide de végétaux et matières d'ori  gine végétale, suivant lequel les matières  destinées à former l'aggloméré,- mises sous  forme divisée, sont desséchées, puis compri  mées et     chauffées,    à l'état comprimé, de     façon     à provoquer la carbonisation desdites matières  végétales et à obtenir des agglomérés solides  et de haut pouvoir     calorifique.     



  Les matières à agglomérer peuvent être  uniquement des produits d'origine végétale  non transformés ou n'ayant subi qu'une faible       transformation,    tels que, par exemple, des  feuilles, herbes, mousses, champignons, tourbes  jeunes,     rizômes    etc. Elles peuvent aussi être  constituées par de telles matières végétales  associées à des menus de houille ou lignite,  qu'elles servent à agglomérer.  



  Pour le traitement des matières végétales  non transformées ou n'ayant subi qu'une  faible transformation, comme le bois, la  tourbe     ete.,    il est     avantageux    de procéder  comme suit:    On divise la matière à traiter en la ré  duisant en menus fragments, on la dessèche,  la     chauffe    de façon à l'amener à la première  phase de sa décomposition     pyroligneuse,    puis  la     comprime    et la carbonise à l'état comprimé,  les produits gazeux résultant de la susdite  décomposition     pyroligneuse    ainsi que les     sous-          produits    utilisables étant de préférence récu  pérés.  



  Il est bon, lorsqu'il s'agit de tourbe, de  séparer les matières étrangères inorganiques,  ce qui peut se faire de la manière suivante  On la réduit d'abord en boues homogènes  par des machines appropriées et, en se ser  vant d'eau comme véhicule et comme sépa  ratrice des matières     étrangères,    on fait circuler  les boues dans des canaux à chicanes; les  tourbes et lignites relativement légers sont  entraînés par l'eau et les impuretés terreuses  sont arrêtées par les chicanes; puis on déverse  lesdites boues dans des filtres ou vases po  reux pour les séparer de l'eau; cette dernière  passe à travers les pores et on obtient, pour  ladite tourbe, un -feutrage favorable sans dé-      pense.en     main-d'oeuvre,    en combustible et en  force motrice.  



  Le dessin annexé représente schématique  ment, à titre d'exemple, une forme d'exécu  tion d'une installation propre .à permettre de       tranformer    en charbon, des végétaux et des  matières d'origine végétale, et établie confor  mément à l'invention.  



  L'installation est représentée vue d'en  haut, partie en coupe à la hauteur d'un tube  de carbonisation.  



  A l'aide de cette installation, le procédé       suivant    l'invention peut être exécuté comme       suit:     Les matières ligneuses, lignites ou autres  matières à transformer qui sont assez dures,  :ont d'abord réduits à l'état de sciure gros  sière par des appareils de sciage, et les autres       matières    moins dures, telles que la tourbe, les  mousses, feuilles etc., sont semblablement  réduites à l'état de poudre, par des appareils  triturateurs appropriés à cet     effet.     



  Cette première opération a pour but de       diviser    les particules des matières en très  petits     fragments    de façon à faciliter, par la  dessiccation, l'évacuation rapide des eaux       qu'elles    renferment, de hâter leur décompo  sition par une chaleur graduée, et ensuite de       permettre    leur transformation en blocs de  formes et de dimensions voulues, par la     coin-          pression.     



  Les matières, après leur réduction à l'état  de sciure ou de poudre, sont introduites, par  exemple au moyen d'un ventilateur j et des  tuyauteries (non représentées sur le dessin),  dans un appareil     dessiccateur    quelconque (non  représenté sur le dessin), ayant deux com  partiments on plus, séparés les uns des  autres, formant des sections distinctes, com  muniquant entre elles et chauffées, à des  degrés     différents,    par un foyer auxiliaire d  attenant à ces     compartiments,    ou indépen  dant d'eux.  



  Des thermomètres indicateurs, placés sur  chaque section, permettent de     régler    la     tem-          pérature    de cette section.  



  La première section, recevant les matières  à traiter, est maintenue à une température ne    dépassant pas<B>150</B>   C de façon à produire  seulement la dessiccation, sans dégagement  d'autres produits.  



  Sous     l'effet    de cette température, l'eau  de constitution seule s'évapore sous forme de  buées qui sont entraînées à l'air libre, par  une cheminée d'évacuation appropriée.  



  Après avoir subi la dessiccation complète,  dans la première section, à la     température     de 150   C environ, les matières passent dans  la seconde section     oir    la température est  maintenue     aux    environs de 250   C.  



  Sous l'influence de cette température, elles  commencent leur décomposition     pyroligneuse,     pour laisser échapper les composés oxygénés  acides, acide carbonique, acide acétique et  acide pyroligneux.  



  Ces produits, qui se dégagent à l'état de  vapeurs sèches encore exemptes de mélange  avec des produits résineux et goudronneux,  seront conduits dans des tuyaux de récupé  ration tels que le tuyau     g    sur la figure, ce  tuyau étant de préférence refroidi par     un     courant d'air froid qu'un ventilateur     /r.    fait  circuler dans l'intérieur d'une chemise i en  tourant ledit tuyau de récupération y.  



  Les vapeurs de la première décomposition  seront recueillies dans les appareils de con  densation, pour être transformées ensuite en  acétate de chaux vendu soit à l'état brut aux       usines    de rectification, soit rectifié et distillé  sur place selon le cas, pour en retirer tout  le bénéfice que donnent les dérivés des acides  pyroligneux.  



  Les gaz non     condensables    sont récupérés  par des     conduites    ad hoc (non représentées)  qui les conduisent au foyer auxiliaire où, par  leur combustion, ils produisent la chaleur  nécessaire au maintien des températures vou  lues dans les sections du     dessiccateur    et dans  celle du four de carbonisation sans qu'il soit  besoin d'autre combustible.  



       Jusqu'à    ce jour, on s'est contenté, avant  la confection avec des matières ligneuses de  blocs ou briquettes, d'une simple dessiccation  préalable ou d'un réchauffement avoisinant la  réaction exothermique, avec la compression,      sans jamais atteindre la décomposition, ni  chercher la récupération des produits oxygé  nés acides.  



  Il en résultait la perte totale des     sous-          produits    pyroligneux, un surcroît de dépenses  pour combustible auxiliaire et un manque  d'adhérence des matières, d'où nécessité de  substances étrangères comme agglomérant,  parce que la décomposition des matières  n'était pas commencée ou suffisamment  avancée.  



  En opérant au contraire comme décrit plus  haut, les matières, avant leur confection en  blocs ou     briquettes,    sont portées en pleine  décomposition et en pleine réaction     exorther-          mique,    fournissant ainsi, par elles-mêmes une  fois l'opération commencée et sans interrup  tion, la chaleur nécessaire à leur transforma  tion et sans qu'il soit besoin d'une matière  étrangère     quelconque    pour leur agglomération.  



  A la sortie de la seconde section du       dessiccateur,    où s'était accomplie la décom  position     pyroligneuse,    les matières ont une  couleur brun foncé et, bien que leur décom  position soit avancée, elles ne sont pas encore  à l'état de charbon et conservent leurs pro  duits résineux et goudronneux de constitution,  dont la transformation complète ne se pro  duira qu'à la carbonisation.  



  A cet état, et sans subir de refroidisse  ment, elles passent à la compression.  



  La compression a pour but, non seulement  de réunir entre elles les particules des ma  tières à l'état de division extrême, d'en  réduire le volume et d'en faire des corps  solides, mais encore d'éviter des pertes de  chaleur et de permettre à la décomposition  de se poursuivre sans interruption pendant  les diverses manipulations.  



  Les matières, en sortant de la seconde  section du dessiccateur, sont introduites dans  des moules, de formes et de dimensions  voulues selon le genre de blocs qu'on veut  obtenir, puis soumises à une pression éner  gique fournie par des presses a produisant  une bonne cohésion des matières.  



  Cette cohésion est facilitée par la force  agglutinante des produits résineux et gou-         dronneux    que contiennent les matières, dont la  compression augmente     l'effet    agglomérant.  



  Après la compression, les matières, trans  formées en blocs de dimensions plus ou  moins grandes, présentent une     certaine    cohé  sion, mais sont encore impropres à la consom  mation, parce que leur transformation est  incomplète et que leur pouvoir calorifique  n'a pas encore atteint sa valeur, les carbures  ne se dégageant qu'à une température plus  élevé, sous d'autres conditions.  



  Pour faire un bon combustible ayant les  qualités d'un bon charbon minéral, elles  doivent subir une dernière opération, celle de  la carbonisation.  



  La carbonisation après compression est la  continuation, sans interruption, de la décom  position commencée     dans    la seconde section  du     dessiccateur    et la transformation finale en  charbon, à une température plus élevée et  sous une pression intermittente en vase clos.  



  Jusqu'ici les matières n'ont subi qu'une  partie de leur transformation, en     abandonnant     seulement des produits volatils oxygénés, en  espace libre, parce que restées à une tempéra  ture inférieure à celle nécessaire au dégage  ment des composés carburés.  



  Le four de carbonisation est constitué  principalement par un tube métallique, hori  zontal ou vertical, à marche continue, formant  deux secteurs b et     b1    sans solution de conti  nuité, dont la longueur, la hauteur et la sec  tion sont déterminées par     la,    production de  la presse, de telle     façon    que les blocs ou  briquettes, introduits par une extrémité et  sortant par l'autre, mettent le temps néces  saire pour parcourir le tube et subir la car  bonisation.  



  Le premier secteur b, où s'opère la car  bonisation, est entouré, sur toutes ses faces,  par     une    chambre c de circulation des gaz  chauds provenant du foyer auxiliaire d du  dessiccateur pour maintenir dans ce secteur  une température de 300   C environ, réglée  par un thermomètre indicateur placé sur ce  secteur.  



  Le second secteur, faisant fonction de cham  bre de refroidissement, est nu     ef    exposé à l'air.      La section intérieure du tube, dans les  deux secteurs, est de dimensions     exactement     semblables aux dimensions des produits, blocs  ou briquettes, à carboniser, de façon     à,    obte  nir une obturation parfaite du tube, par  introduction de ces produits qui a lieu au  moyen d'une petite presse auxiliaire e, dont  le sommier, évidé au centre pour leur passage,  est relié au tube par des boulons de serrage.  



  Entre deux blocs ou briquettes est inter  calée une plaque métallique de mêmes di  mensions que ceux-ci, dont les champs, en  contact avec les parois du tube, forment des  ailettes de     communication    et de     répartition     de chaleur, et qui empêchent les blocs ou  briquettes de se déformer et de se lier entre  eux sous' l'action de la poussée de la presse,  quand la matière, au     moment    de la trans  formation, est à l'état de fluide pâteux.  



  Sous l'influence de la température aux  environs de 300   C la. décomposition des  matières s'accentue rapidement et donne lieu  des produits carburés plus denses que les  produits oxygénés, tels que les carbures  d'hydrogène, les gaz     oléifiants    et un grand  nombre de composés liquides, parmi lesquels  se trouvent les composés résineux et gou  dronneux.  



  Sous l'action des poussées intermittentes  et répétées de la presse auxiliaire de charge  ment, et de la haute température de la chambre       r,    ces produits deviennent de plus en plus  riches en carbone; ne     pouvant    s'échapper, ils  pénètrent toute la ruasse amenée à l'état  piteux et complètement carbonisée.  



  Les gaz et les produits légers seuls  peuvent s'échapper par une buse d'évacua  tion     f'    ménagée, à cet effet, à l'extrémité du  tube de carbonisation et communiquant avec  la seconde section du     dessiccateur,    oit ils se  mélangent aux autres produits volatils oxy  génés pour être récupérés en     nrèrne        temps          qu'eux.     



  Dès qu'une briquette est formée par la  presse     confectionneuse,    elle passe donc à la  petite presse de chargement e qui l'introduit  avec force dans le tube     carboniseur    b et elle    avance alors, graduellement poussée par les  autres briquettes     qui    sont introduites après  elle; parcourant ainsi le secteur     chauffé    où  elle se transforme.  



  Elle atteint ensuite le secteur de refroi  dissement 1     l    où les carbures fluides se con  tractent et se solidifient, et finalement elle  sort à l'extrémité du tube     refroidisseur,    poussée  par celles rentrant à l'extrémité opposée du  tube     carboniseur;    et ainsi de suite pour  toutes les autres briquettes.  



  A la sortie du tube, les briquettes sont  encore très chaudes et sont mises en tas  telles quelles, sans aucun risque de s'enflam  mer à l'air libre.  



  Les charbons obtenus de cette façon ont  toutes les qualités des charbons minéraux,  avec en plus les avantages de ne     dégager     que peu ou presque pas de fumée     -à    la com  bustion et de se     consumer    entièrement sans  production de scories.  



  Le pouvoir calorifique de ces briquettes       petit    être considérablement augmenté en in  corporant aux matières traitées, pendant leur  première décomposition, des résidus d'huile  lourde, ou des résidus pétrolifères très riches  en carbures d'hydrogène, presque inutilisés  aux lieux de production et par     conséquent    de  valeur très minime.  



  Quant au rendement, on     petit    dire qu'il  atteint le maximum, car, sauf l'eau de cons  titution des     matières    traitées qui est évaporée  à l'air libre, tout le reste est utilisé et trans  formé en     charbon    et en     sous-produits    qui  sont récupérés, la matière fournissant     elle-          même    l'énergie nécessaire à sa transformation.  



  C'est ainsi qu'on peut transformer en  charbon, toutes sortes de végétaux ou de  matières d'origine végétale.  



  En ce qui concerne la préparation et la  purification de la tourbe, pour obtenir avec  elle un charbon de meilleure qualité, il est  bon de la     débarrasser    d'abord des     matières          terreuses    qu'elle contient et dont la pro  portion atteint quelquefois 30     0;lo,    et, afin de  diminuer les frais de dessiccation, de ramener  entre 25 à     3(0,'"    (l'eau la proportion d'eau  qu'elle peut contenir et qui     petit    atteindre      jusqu'à 80  %; puis, on lui fait subir le trai  tement ci-dessus indiqué.  



  Pour réaliser d'un seul coup ces deux  opérations, on peut opérer de la façon sui  vante.  



  Aux lieux mêmes d'extraction de la tourbe,  on installe un ou plusieurs     débourbeurs,    par  exemple du genre des broyeurs à dents, dans  lesquels la tourbe est introduite au fur et à  mesure de son extraction, afin de la diviser  et de l'amener à l'état de boue homogène.  



  Sous chaque     débourbeur    on installe un  canal ouvert, de dimensions appropriées et  dont le fond est muni de tasseaux ou de  chicanes espacés les uns des autres, par  exemple de deux à trois mètres ou davantage,  sur toute la longueur     dudit    canal, qui     s'étend     jusqu'à l'usine de traitement, à distance plus  ou moins grande de la tourbière.  



  Chaque     débourbeur    est muni d'un tube  amenant l'eau nécessaire pour véhiculer, dans  le canal, la boue tourbeuse     jusqu'à    l'usine.  



  Pendant son parcours dans le canal, la  matière     tourbeuse,    plus légère que l'eau et  que les matières terreuses, silicates et cal  caires, se sépare de l'eau et de ces matières,  surnage et est     entrainée    par l'eau jusqu'à  l'extrémité du canal.  



  Les matières étrangères tombent sur le  fond du canal où elles sont arrêtés par les  chicanes, d'où on les enlève pendant les  arrêts.  



  A l'arrivée à l'usine, la tourbe est dé  pouillée des matières inorganiques y contenues,  mais elle doit être débarrassée de toute l'eau  qui la noie. A cet effet, on fait déverser  avantageusement les canaux d'amenée dans  des vases en terre cuite poreuse, de dimen  sions appropriées et de section relativement  étroite, dans lesquels l'eau,     abandonnant    la  tourbe, filtre avec une extrême rapidité, à  travers les pores des vases, pour s'écouler  ensuite librement à l'extérieur.  



  La tourbe se tasse ensuite par son propre  poids, produisant un feutrage qui améliore  les qualités qu'on en attend. Elle se dessèche       d'autant    plus rapidement que les vases qui  la contiennent sont plus étroits et plus hauts,    et, après un séjour d'à peu près 48 heures       dans        les        vases,

          elle        ne        contient        plus        que        25        %     à     30        %        d'eau        et        est        prête    à     être        transfor-          mée    en charbon dans les appareils ci-dessus  décrits.  



  -Un tel mode d'épuration et de dessicca  tion de la tourbe a l'avantage, sur les sys  tèmes     ordinaires,    de donner un meilleur ren  dement, parce qu'il ne donne lieu à aucune  perte, ni en matières, ni en produits colloï  daux, et qu'il en résulte un produit bien  supérieur en qualité et n'ayant     nécessité        -iii     combustible, ni force motrice, ni     main-d'aeuvre.     



  Ainsi qu'il a été dit au début, les matières  telles que feuilles, herbes, mousses, champi  gnons,     rizômes    et tourbes jeunes peuvent en  même temps qu'elles sont transformées en  charbon, donner des hydrocarbures bitumineux  pour agglomérer et améliorer des menus de  houille en remplacement des brais et des       goudrons    actuellement chers et difficiles à se  procurer.  



  Ce résultat peut être     obtenu    comme suit:  on amène ces matières aux abords des usines  de traitement et on les entasse de façon à  leur faire subir un commencement de décom  position par fermentation.  



  Ensuite; on les prend au fur et à mesure  des besoins et on les amène aux appareils  de trituration pour les réduire à l'état de  poudre ou pâte, c'est-à-dire prêtes pour le  mélange avec les     menas    de houille.  



  De leur côté, les déchets, ou menus de  houille, sont lavés pour les débarrasser des  matières terreuses, puis séchés et broyés  finement et régulièrement.  



  Après quoi,- ces menus broyés sont mé  langés avec la poudre des susdites matières;  feuilles, herbes etc., en volumes sensiblement  égaux, ou bien avec environ     '/s    en poids de  ladite poudre.  



  Le produit ainsi obtenu est ensuite dé  versé dans des auges à vis, de dessiccation,       chauffées    extérieurement, où il se réchauffe  et se dessèche complètement.  



  Après dessiccation, ledit produit passe à la  presse     confectionneuse    dont il a été parlé,      presse où, sous une pression énergique, il est       transformé    en briquettes de     dimensions    qu'on  désire.  



       Après    compression, les briquettes sont       introduites,    comme ci-dessus, dans le tube de       transformation    de l'installation représentée.  



  Pendant l'opération et par l'action de la  chaleur et de la pression, les matières en  traitement se sont transformées avec forma  tion     d'liy        drocai-bui es    bitumineux, qui ont pénétré  et enrobé la partie charbon, formant ainsi       l'agglomérant    qui lie les particules entre  elles, à     Fétat    de charbon interposé.  



  En abandonnant le secteur chaud, les       matières    ainsi transformées se sont solidifiées  par l'action du froid et sortent du tube à  l'état de charbon homogène, plus solide  et plus résistant que le charbon aggloméré  avec les brais et les goudrons. De plus, ce  charbon a l'avantage de ne pas se     désagréger          sur    les grilles, ni de dégager, à la combus  tion, les fumées     _    que dégagent les brais et  les goudrons.  



  De même que les feuilles, herbes, mousses       champignons    etc., la     vasculose    du bois, ame  née     Ù,    l'état de sciure peut servir d'agglomé  rant pour les menus de houille de la façon       su5-décrite,    mais soir emploi est moins éco  nomique que celui de ces matières, parce  qu'elle est d'un prix plus élevé et qu'il cri  faut davantage pour donner le même résultat..  



  Concernant les     lig9nites    compacts, ils sont       toujours    très chargés en matières     étrangères        eten          pyrites    sulfureuses qui les rendent impropres  comme combustibles.

   Ils peuvent être amenés  à l'état de charbon parfait pour usages indus  triels et domestiques:  en les traitant comme il a été expliqué  pour l'épuration préalable de la tourbe; les  matières sulfureuses se séparent du charbon  et     s'immobilisent    entre les chicanes des ca  naux d'écoulement, tandis que le     charbon    est  entraîné à l'usine de traitement, les pyrites  recueillies étant lavées à nouveau pour les  épurer et pouvant être vendues telles qu'elles,  par     exemple    aux fabriques d'acide sulfurique;

    en traitant le charbon recueilli et épuré comme  on l'a     vii    quand il s'est agi de menus de    houille, en se servant de feuilles, herbes,  mousses etc., comme     agglomérants    pour la  transformation en briquettes.  



  On peut obtenir ainsi un charbon possé  dant toutes les qualités des meilleurs char  bons de houille, brûlant sans     dégagement    de  fumée et ne produisant pas de scories qui  encombrent et se collent aux grilles et aux  parois des     fourneaux    qu'elles détériorent ra  pidement.

Claims (1)

  1. REVENDICATION I: Procédé pour la fabrication d'agglomérés combustibles à l'aide de végétaux et matières d'origine végétale, suivant lequel les matières destinées à former l'aggloméré, mises sous forme divisée, sont desséchées, puis compri mées et chauffées, à l'état comprimé, de fa çon à provoquer la carbonisation desdites matières végétales et à obtenir des agglo mérés solides de haut pouvoir calorifique.
    SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé selon la revendication, dans lequel les matières traitées, constituées de ma tières végétales non transformées ou n'ayant subi qu'une faible transformation, sont desséchées après réduction en menus fragments, puis soumises à une première décomposition py roligneuse, puis compri- mées et soumises ensuite au chauffage propre à assurer leur carbonisation.
    2 Procédé selon la sous-revendication 1, dans lequel on récupère les produits gazeux résultant de la décomposition pyroligneuse. 3 Procédé selon la revendication I, dans le quel les matières traitées sont un mélange de menus de charbon de terre avec des substances végétales peu ou pas transfor- niées et en menus fragments, ces dernières formant l'agglutinant pour les premières. d Procédé selon la revendication I, pour le traitement de matières ligneuses, dans lequel celles-ci sont réduites à l'état de sciure grossière par des appareils de sciage.
    h Procédé selon la sous-revendication 1, dans lequel on opère la première dessiccation à une température ne dépassant pas 15011 C', les vapeurs formées étant évacuées à l'air libre. 6 Procédé selon la sous -revendication 5; dans lequel on effectue la décomposition pyro- ligneuse en chauffant les produits séchés -à une température de 250 C. 7 Procédé selon la sous-revendication 6, dans lequel on récupère les produits conden- sables qui se dégagent.
    8 Procédé selon la sous-revendication 7, dans lequel les produits non condensables qui se dégagent lors de la décomposition py- roligrreuse sont brûlés pour produire la dessiccation, la première décomposition (dite pyroligneuse) et la carbonisation finale. 9 Procédé selon la sous-revendication 8, dans lequel les produits ayant subi la décom position py roligneuse, sont comprimés à l'état chaud, puis immédiatement intro duits, sans les laisser refroidir-, dans une chambre où s'effectue la carbonisation.
    10 Procédé selon la sous-revendication 9, dans lequel la carbonisation des comprimés s'effectue sous une pression intermittente en vase clos. 11 Procédé selon la sous-revendication 10, dans lequel la carbonisation s'effectue dans un long tube métallique chauffé sur une partie de sa longueur à une température d'environ 300 , prés de l'ouverture d'en trée des comprimés, ceux-ci ayant reçu une forme correspondant à la section transversale du tube, et étant introduits successivement dans , ce dernier par une presse, de façon que chaque comprimé introduit pousse les précédents et qu'ils traversent le tube en étant d'abord chauffés, puis refroidis,
    le tube étant obturé par les comprimés eux-mêmes. 12 Procédé selon la sous-revendication 11. dans lequel on intercale des plaques mé talliques entre les comprimés successifs, à leur introduction dans le tube. 13 Procédé selon .la sous-revendication 11, dans lequel le tube présente une ouver ture latérale par oü seuls les gaz et pro- duits légers peuvent s'échapper, ceux-ci étant utilisés au chauffage de l'appareil. 14 Procédé selon la revendication I, dans lequel on ajoute aux matières végétales des résidus riches en hydrocarbures.
    15 Procédé selon la revendication I, dans lequel la matière traitée est de la tourbe, que l'on a débarrassée préalablement des matières terreuses qu'elle contenait en la réduisant en boue homogène et en se servant d'eau comme véhicule et comme séparatrice des matières étrangères en faisant circuler la boue dans des canaux à chicanes, la tourbe étant entraînée par l'eau et les impuretés étant -arrêtées par les chicanes, la tourbe étant ensuite dé versée dans des vases poreux pour la séparer de l'eau.
    16 Procédé selon la sous-revendication 3, dans lequel on fait subir aux matières végétales un commencement de décomposition par fermentation, puis les triture pour les réduire à l'état de poudre, et enfin les mélange, pour environ I/s de poudre, avec des déchets, ou menus de houille, préala blement lavés pour les débarrasser des matières terreuses, le produit obtenu étant déversé dans des auges de dessiccation chauffées extérieurement, où il se réchauffe et se dessèche complètement, puis passé à la presse confectionneuse, où sous une pression énergique, il est transformé en briquettes de dimensions qu'on désire, briquettes qui sont introduites dans un tube de transformation,
    à chauffage exté rieur, par l'intermédiaire d'une presse auxiliaire, tube précédant un autre tube sans chauffage et à air libre, par où sortent les briquettes à l'état de charbon homogène. 17 Procédé selon la revendication I, dans lequel on agglomère des lignites à l'aide de matières végétales non transformées, après les avoir débarrassés des pyrites qu'ils contiennent: REVENDICATION II: Installation pour la mise en rouvre du procédé selon la revendication I, caractérisée par un appareil dessiccateur à deux compar timents, communiquant l'un avec l'autre pour le passage des matières, avec foyer pour leur chauffage, par une presse pour la formation des agglomérés et par une chambre de car bonisation.
    SOUS-REVENDICATIONS 18 Installation selon la revendication II, comportant des moyens pour récupérer les gaz produits dans l'un des comparti ments du dessiccateur, et pour les utiliser au chauffage du dessiccateur et de la chambre de carbonisation. 19 Installation selon la revendication II, dans laquelle la chambre de carbonisa tion a la forme d'un tube, lequel tra- verse une chambre de chauffage, et est muni à l'une de ses extrémités d'une presse pour y introduire les agglomérés encore chauds, la partie du tube opposée à l'ouverture d'entrée étant à l'air libre pour assurer son refroidissement.
    20 Installation selon la sous-revendication 19, dans laquelle le tube présente une buse latérale d'échappement des gaz et produits légers, à l'extrémité de la partie de car bonisation, des moyens étant prévus pour l'utilisation de ces gaz au chauffage de parties de l'installation.
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