Chaussure. L'invention a. pour objet une chaussure comprenant une empeigne, une semelle der nière et une semelle première.
Suivant l'invention, ces trois pièces<B>de</B> la chaussure sont fixées les unes aux autres le long du côté interne d e la, cambrure, du talon à la plante du piedf par une piqûre à point de navette s'étendant de part en part à travers la semelle interne, l'empeigne et la semelle dernière.
Une forme d'exécution -de l'objet de l'in vention est représentée, à titre d'exemple, au dessin annexé dans lequel: La fig. 1 est un plan d'une chaussura pour pied droit; La fig. 2 est une coupa verticale .de la chaussure représentée à la fig. 1; La fig. 3 est une coupe suivant 3-3, fig. 2; La fig. 4 est une coupe suivant 4-4.. fig. 2;
La fig. 5 est un plan d'une semelle pre mière appliquée à la chaussure des fig. 1 et 2; La fig. 6 montre la relation des pièces avant que la chaussure ait été munie de la semelle externe et du talon; La, fig. 7 montre .comment le poids de la personne placée verticalement sur le sol tend à élever la cambrure et à la maintenir relevée contre le cou-de-pied.
Dans ces figures, 11 désigne la semelle ' dernière, ou externe, 12 la trépointe, 13 l'em peigne, 14 le contrefort et 15 la semelle pre mière, ou interne. La semelle dernière 11 est du type ordinaire, excepté que le bord interne de la cambrure, cô,mme indiqué en a dans les fig. 1 et 3, est déporté ou ramené intérieurement au-dessous du cou-de-pied et se recourbe vers le bord externe du soulier (bord droit) jusqu'en un point situé près de la ligne médiane de la chaussure, ou même au delà de cette ligne.
On obtient ainsi une cambrure étroite qui est par conséquent très flexible et qui place le point reliant la se melle à l'empeigne très loin au-dessous du cou-de-pied, ce qui permet à l'empeigne, lors qu'elle est maintenue solidement en position il, l'aide des lacets ou autres organes elle fixa tion usuels, de serrer le pied sensiblement à la façon d'un bandage tendant à supporter la, partie antérieure du côté interne du cou de-pied.
La semelle première 15 est munie., près de la cambrure ou élément de @cou-de- pied, d'un prolongement latéral 16 qu'on ap pellera ci-après "selle" dans un but de com modité. La semelle première munie de son prolongement ou selle, est préférablement faite d'une matière élastique et souple, tout un étant suffisamment rigide pour accomplir les fonctions qu'on indiquera plus loin.
La selle est située à l'intérieur de l'empeigne et s'c4end vers l'intérieur, c'est-à-dire en s'éloi- :;nant du bord externe du soulier, et vers le liant à partir chi bord interne de la. cambrure de la chaussure, de telle sorte qu'elle ren force l'empeigne et distribue vers l'arrière les efforts de support de la partie formant ban dae de l'empeigne, en supportant ainsi la partie arrière de la voûte longitudinale du pied.
Le contrefort 14 est suffisamment long pour recouvrir une partie de la selle 16 et pour être cousu de part en part et devenir une partie intégrante de la cambrure. Dans la chaussure finie, la selle et le contrefort se raccordent l'un sur l'autre le long du côté interne de la<B>,</B> chaussure, supportent ensemble cette partie du pied, et maintiennent la cam brure relevée.
Lorsqu'on établit la chaussure, on place l'empeigne. le long (lu côté interne de la. cam brure, contre la. fane inférieure de la semelle première, comme on le voit en b à la. fig. 6, ladite empeigne ayant été découpée en con séquence, et on la fixe par une piqûre 17. On commence la trépointe 12 au point c et on la fait passer autour de la pointe, puis on la, ramène jusqu'au point d situé en iregard de la plante du pied, ce point étant situé à l'extrémité avant de la selle 16. Par consé quent, il n'existe pas de trépointe près de la selle.
On fixe la. semelle dernière 11 à la chaussure de la manière ordinaire, excepté le long du côté interne de la cambrure où ï1 n'existe pas de trépointe. Sur le dessin, on a représenté en 18 la, piqûre à. l'aide de la quelle la. semelle dernière est fixée à la tré pointe.
On coud ensuite la chaussure le long du côté interne de la. cambrure comme on le voit en 19 dans les fig. 1, 2, 3 et .l. La. ligne de points suit exactement le bord de la<I>se-</I> melle dernière et traverse de part en part les diverses épaisseurs de matière superposées comprenant la semelle dernière, la semelle première, le contrefort:
allongé et l'empeigne. La piqûre est à point (le navette ci les croi- senients des fils sont placés à l'intérieur d la semelle dernière. On obtient ainsi une chaussure d'une --ronde robustesse sans di minuer sa flexibilité. Cette piqûre, qui est effectuée sous une pression élevée. fixe la semelle première, la .semelle dernière, l'em peigne et le contre Fort les uns aux autre.
et comme elle est une piqûre à. point de na vette, les divers points pivotent les uns sur les autres à la façon des maillons d'une chaî:ie et ne diminuent pas la flexibilité transv er- sale de la. cambrure tout. en unissant solide ment les éléments. On ne dispose pas de mé tal ou une autre matière de renforcement à l'intérieur de la cambrure.
Le recouvrement du contrefort et de la selle, conjointement avec la. robustesse donnée à la chaussure par cette piqûre 19 donnent à la chaussure le maximum de ro.bustese au point où le con trefort recouvre la :elle de la semelle pre mière, c'est-à-dire au point qui est le plus faible dans les chaussures de construction ordinaire.
L'empeigne et les autres parties de la chaussure sont proportionnées et découpées de façon que lorsque le poids de la personne qui la porte est distribué sur elle uniformé ment. l'empeigne est élirée ou tendue le long d'une ligne menée de la couture du talon. c'est-à-dire du point. e (fig. 7) à la. plante du pied, près du point y.
Comme l'empeigne est prolongée vers le bas et au-dessous de la selle jusqu'aux bords de la. .semelle dernière et qu'elle est fixée à selle-ci par la piqûre di,- crite, la tension de l'empeigne -té long de la. ligne e-y a pour effet de la. tirer étroitement autour du côté interne du cou-de-pied et de maintenir la cambrure relevée contre le pied.
L'extrémité antérieure interne du contrefort., laquelle extrémité s'étend jusqu'à un point situé vers le milieu de la selle, tend à éle ver la cambrure chaque fois qu'il s'exerce une pression quelconque sur le côté interne du contrefort, au talon, ce qui aide l'em peigne et la selle à maintenir la cambrure relevée contre le pied. Ceci empêche com- plètemnent la cambrure de s'infléchir ou de tomber, comme elle le fait toujours clans les chaussures à trépointe telles qu'elles étaient établies jusqu'à ce jour.
La selle et le contre fort à prolongement antérieur sont ainsi maintenus fermement, mais élastiquement contre cette partie du pied et forment con jointement une sorte de berceau flexible clans lequel le pied repose confortablement. Lorsque le poids qui s'exerçait sur le talon est déplacé vers l'avant et reporté sur la plante du pied, ce qui se produit pendant la marche, la pression cesse de s'exercer- et la chaussure entière fléchit avec le pied.
La pression qui s'exerce sur le côté interne du cou-de-pied clans cette disposition dans la- -quelle Yempeig ne est tendue fortement en travers de cette partie du pied conjointement avec la selle, tend à amener le pied à sa po sition naturelle en projetant le poids vers le côté intérieur de la, chaussure. On avait déjà. essayé d'obtenir ce résultat en se servant de ,.oins et élevant et allongeant les angles in ternes du talon.
En observant soigneusement l'action de la chaussure ainsi confectionnée, l'inventeur a trouvé que la voûte longitudinale da pied, même lorsqu'elle est déjà sérieusement affai blie, tend à devenir plus forte en raison du support parfaitement distribué donné au cou de-pied et que, à. cet égard, cette chaussure se distinb ie nettement des chaussures à, tré pointe ordinaires.