Bonde trouée avec extracteur. Pour extraire le liquide d'un fût fermé par une bonde en bois, on est obligé soit d'arracher cette bonde, soit de faire un trou pour donner de l'air.
Généralement, on fait<B>un</B> trou avec une pointe, un foret ou un objet pointu ou encore on extrait la bonde en frappant alternative ment de chaque côté sur la douve avec un marteau, une hache ou un fer quelconque. D'une manière ou d'une autre on provoque, en enlevant la bonde, des déchirements ou éclatements dans la douve, ce qui nécessite des réparations et quelquefois le remplace ment de cette douve. C'est là un préjudice notable pour le négociant en vins par suite de l'immobilisation de la futaille détériorée qui représente un capital, et dont la répara tion est toujours assez onéreuse.
De plus, toutes les bondes en bois ser vant ordinairement ne peuvent être utilisées qu'une fois, car tous les moyens d'extraction employés jusqu'à ce jour résident dans l'em ploi d'un outil les perforant et les arrachant de force, provoquant ainsi l'éclatement des bondes et les rendent inutilisables. L'invention, qui a pour objet une bonde avec un extracteur, obvie à ces inconvénients.
La bonde selon l'invention, est percée d'un trou préférablement de 6 à 15 mm au centre, fermé au moyen d'un petit bouchon, par exemple en liège.
IL suffit donc, pour enlever le bouchon, de l'enfoncer dans le liquide.
Quant à l'extraction de la bonde, elle se fait au moyen de l'extracteur, qui permet de la retirer sans la détériorer. Elle peut de ce fait servir indéfiniment. Donc utilité pour le négociant en vins, économie d'argent, sim plicité d'emploi et facilité pour donner de l'air.
Dans le dessin annexé qui représente des exemples d'exécution de l'objet de l'invention Fig. 1 et 2 sont respectivement une élé vation et une vue en plan d'une bonde d'après l'invention Fig. 3 est une élévation d'une première forme d'exécution de l'extracteur; Fig. 4, 5, 6, 7 sont respectivement des coupes suivant A.-.., B-B, C-C et D-D de fig. 3 ; Fig. 8 est une élévation avec coupe par tielle d'une autre forme d'exécution de l'extracteur; Fil-. 9 en est une coupe verticale;
Fig. 10 et 11 sont respectivement une élévation et un plan à plus grande échelle d'une seconde bonde trouée; Fig. 1\?, 13 et 14 sont des coupes à plus grande échelle, respectivement suivant les lignes 1-A, B-B de fig. 8 et C-C de fig. 9.
L'extracteur représenté aux fig. 3 à 7, se compose d'un écrou a reposant sur un pied c et retenu à ce pied par une rondelle évidée h. Dans cet écrou peut monter ou descendre une tige b, à tête filetée, et qui a, dans sa partie médiane, une section carrée pour l'eln- pécher de tourner. Près de soir extrémité inférieure, cette tige est décolletée d'une épaisseur suffisante pour recevoir deux seg ments en forme de demi-cylindres d, qui pivotent autour de l'axe e.
Dans la position ,.fermé" ils épousent exactement la forme de la partie décolletée de la tige et dans la position "ouvert" provoquée par la pression des ressorts, leur écart est limité par les parties plates jet 7i.
Le fonctionnement de l'appareil est le suivant: La bolide trouée (fig. 1) étant placée sur le fût, on introduit l'extracteur par la tige b terminée en pointe pour faciliter le passage.
Les segments d qui sont tenus écartés de la tige L par les ressorts<I>f</I> f se rabattent automatiquement sur cette tige par le fait du passage dans le trou de la bonde; aussitôt cette ouverture franchie, les segments s'ou vrent de nouveau sous l'action des ressorts.
A ce moment, il suffit de faire tourner l'écrou<I>a</I> air moyen de la poignée g de gauche à droite pour faire remonter la tige b qui entraînera la bonde par les segments d exer çant la pression nécessaire sur la base.
Dans la forme d'exécution de l'extracteur d'après fig. 8 à 14, la tige 1 qui porte près de son extrémité inférieure l'axe e des seg ments oscillants d est de section circulaire comme indiqué en fig. 13 et rendue solidaire, par exemple par un clavetage, d'une tige \.'., à section de préférence rectangulaire guidée dans un logement 3 de même forme, solidaire de l'étrier c qui prend appui sur le fût.
La tige 2 porte sur une de ses faces une denture à crémaillère 3 avec laquelle vient en prise un secteur denté 4 articulé en 5 sur des oreilles 6 solidaires de l'étrier c, et comportant un levier de manceuvre 7. Une butée 8 limite le déplacement vers le haut du levier 7 et une saillie 9 est ménagée à l'extrémité de ce levier pour limiter sa course vers le bas et empêcher que l'opérateur puisse se pincer les mains entre le levier 7 et le fût dont on désire enlever la bonde.
L'utilisation de la crémaillère en rempla cement de la vis, répond plus directement titi besoin de, rapidité qu'on demande ic l'extrac- teur de bolide. Le fonctionnement de ce dis positif est plus simple que celui de fig.3 à 7: il suffit de soulever le levier 7 pour l'introduction dans la bonde et de l'abaisser ensuite pour obtenir l'extraction de cette bolide. Le fonctionnement est cri outre plus parfaitement assuré:
il suffit de soulever le levier 7 à fond pour être certain que les segments d sont bien dégagés du trou de la bonde et qu'ils viendront appuyer normale ment au-dessous de celle-ci pour la soulever. On rie risque donc plus, avec cette disposi tion, que ainsi que cela peut se produire avec la commande à vis, on ne prenne pas le temps de dévisser à fond la tige d'extrac tion, et qu'un segment reste engagé dans le trou de la bonde lorsqu'on relève la tige 1, cri provoquant ainsi un fonctionnement défectueux de l'appareil et même sa rupture. Une fois la tige engagée convenablement, il suffit d'abaisser le levier pour extraire la bonde.
Ce mouvement peut être fait aussi rapidement qu'on le désire, tandis qu'avec la vis on doit déjà effectuer titi certain nombre de tours pour amener les segments en con tact avec la bonde, ce qui constitue une perte de temps, avant d'opérer l'arrachement proprement dit.
Le levier 7 pourra recevoir toute longueur voulue pour permettre une extraction de la bonde sans fatigue, et ce levier pourra pré senter toute forme appropriée et être établi en toute matière, bois ou métal.
Le levier pourrait être remplacé par un volant ou groupe de deux ou plusieurs leviers agissant sur la crémaillère.