Procédé pour réaliser la télévision par ondes porteuses à haute fréquence et installation pour sa mise en osuvre. Le problème de la télévision, qui ne doit pas être comparé avec celui de la projection d'un grand nombre de clichés successifs telle qu'elle est réalisée par le cinématographe, exige la projection d'un certain nombre de points lumineux ou éclairés choisis sur le su jet visé en une quantité telle que l'ensemble de cet objet puisse être considéré comme to talement exploré et cela. dans un temps tel que cet objet ne se soit pas pratiquement dé placé ou modifié;
par ailleurs, la projection doit se faire avec une intensité et une rapidité telles que l'oeil perçoive une sensation lumi neuse analogue à celle qu'il aurait en regar dant l'objet lui-même et que la persistance rétinienne intervienne au même titre que l'a cuité visuelle pour que la. sensation perçue soit continue.
Deux problèmes sont donc en réalité à étudier, celui de la décoiuposition de l'objet à la transmission, problème simple, et celui de la reconstitution à l'arrivée par- projection, dans lequel doivent intervenir certaines don nées physiologiques pour lesquelles on ne peut avoir recours à l'heure actuelle qu'à des ré sultats empiriques, d'ailleurs les seuls possi bles à envisager et les seuls utiles quand on veut s'adresser à une collectivité réceptrice, et quand on ne veut pas être obligé de faire un appareil spécial pour chaque individualité de même qu'on fait pour elle des verres des tinés à lui assurer une vision comparable à celle des personnes constituant la moyenne normale.
L'appareil devra être assez souple pour s'adapter à cette moyenne normale.
Il ne peut être question dans le présent brevet d'exposer le principe qui a permis d'a voir l'assurance que le problème d'ensemble pouvait être abordé. Ce principe et sa mise en couvre schématique ont été démontrés dans des conférences (Sorbonne, Société des Élec triciens) où il a été établi qu'il était possible d'avoir la vision d'un point d'intensité lumi neuse variable.
Mais il est d'ores et déjà un fait qui doit être envisagé comme certain, c'est que la télévision exigeant une exploration et une reconstitution par un nombre considéra ble ale points et dans uni temps très court, les fil: de lit ne et l'appareillage qu'ils peuvent admettre ne sont pas susceptibles d'obéir < t, de telle: exigences; saules les ondes entretenues tells qu'elles vont générées et emplo@-ées en T. S.
F. peuvent être mises en jeu; si le fil devait intervenir, ce ne serait que comme di recteur d'ondes.
Dans ce qui suit, on va décrire, à titre d'exemple, des formes d'exécution du procédé faisant l'objet de l'invention, ainsi due quel- ques installations pour la mise en couvre de ce procédé.
T-r-ansîltisszon On sait que les oncles générées à une sta tion transmettriee peuvent être modulée:; dans la téléphonie sans fil, c'est la variation de ré istance du microphone qui provoque cette modulation.
Pour le cas envisagé dans le présent bre vet, on a pu vérifier qu'un élément, dont la résistance au passage du courant variait sui vant l'éclairement supporté par cet élément, produirait un phénomène très comparable, en quelque sorte identique, à la modulation pho nique.
La solution du problème de la télévision en ce qui concerne la transmission consiste donc à décomposer en un nombre défini de point: l'objet vu et à. provoquer le jeu de l'or gane sensible pour chacun de ces points. E vi- demment, on devra considérer l'objet non pas en lui-même, ni sur un cliché, mais soli image optique réelle produite dans une chambre photographique. Il ç aura donc deux métho- des de travail:
exploration de l'image opti que par l'élément sensible, ou bien passage de l'image optique mobilisée sur l'élément sensible fixe.
Sans rejeter la première méthode, on peut dire qu'elle offre une difficulté de réalisation considérable. On s'en rendra. compte par quelques chiffres quoique très approximatifs.
Considérons une image optique analogue à celles des cinématographes, soit<B>18</B> . 24 min; elle offre un,# aiif.@ ce de 13? inm\. Pour un-@ exploration de :
i points an mm, ce qui n'est pas excessif à cause de la projection à envisa- gyer à la réception, on doit avoir 25 points au m111". ce qui fait près <B>cl(-</B> 1D1011 polir titi(' itnate. Dans le même cinématographe. on projelte au moins 10 images. à la seeonde#;
011 a clone affaire à un nombre de points d'envi ron<B>100.000</B> it 120.0ï10 à la seconde.
On voit; que- p!alr déplacer 100.0(l0 fois l'organe sensible avec arrêt à chaque fois, le tout en une Secolidl, on risque de se heurter à des effets d'inertie tels que la solution n'ap- paraît pas immédiate.
Avec la. seconde méthode, 011 laisse fixe l'élément sensible. Celui-ci pourra donc être aussi dc',licat qu'il est possible, il n'a. aucun risclu-, à. coicrir. l e sera, par exemple, une cellule de sélénium, une ampoule photo-éléc- trique.
On ne lui demande que de pouvoir insérer dan.. 1e circuit local où il figure, une résis- tance (positiv(# ou négative) proportionnelle ou sensiblement proportionnelle (fonction simple ou même exponentielle) à. l'éclairement chi point sensible.
Sur ce point on va provoquer le déplace ment de l'image optique réelle de l'objet en visagé.
E#n se reportant à la fig. 1. on verra par exemple quc@, si l'axe opt;que de l'objectif vi seur passe en n, 011 aura en 3 B l'linage op tique réelle de l'objet (ou du paysage) visé. En interceptant 1r# faisceau émergent par un miroir 11,, on peut rejeter cette itnate en -'t <B>-PI.</B>
Si l'on fait osciller le miroir<B>M</B><I>,</I> autour (le son axe iii, perpendiculaire au plan de la figure, on pourra amener tous les points d'une ligne de l'image -1, B, à passer au point 8; si ce point est seul découvert clans un dia- phragM(, S,, il recevra suec-ssivement l'éclai rement des point:
de la ligne. Mais si sur le faisceau ré fle'@cbi par M,, on interpose un se cond miroir M, dont l'axe d'oscillation u, 111, soit.
dans le plan de la figure et perpendicu- laite à 7f1,, on pourra après le pacage d'une ligne sur S déplacer 1.#- miroir 11, de façon rlti'nne liznc voisine <B>du</B> l'iina-,
e arrive ait ni veau de S et liasse toute entière sur 8 dans le mouvement- de retour chi miroir 3I,. Par suite, polir explorer totalement l'image 1, B,, il suffira.
(dans le temps qui est imparti à cette exploration) que le miroir 11l, fasse un nombre d'oscillations simples égal au nombre <B>il(-,,</B> lignes (le décomposition et que le miroir Jl; se déplace à chaque oscillation de l'angle nc@cessaire pour l'arrivée sur S d'une nou- elle lime.
Dans l'exemple qui a déjà été considéré, lu miroir M, devrait faire 18 . 5 = 90 dépla- (' 'ments angulaires et le miroir l111 faire 45 ;iller et retour dans le temps considéré comme minimum. Dans ce temps, par conséquent, l'élément sensible aura modulé sur le circuit générateur d'ondes entretenues dans lequel il est inséré, suivant un montage quelconque adapté au mieux des circonstances.
En réalité, comme on n'a. pas affaire à des effets de ca ractère vraiment punctiforme, le miroir 1111 pourra se déplacer d'un mouvement continu pendant chacun de ces voyages; l'effet modu lateur sera donc vraiment digne de ce nom, c'est-à-dire traduit par une variation sans pointes ni saccades dans le circuit générateur.
Ce circuit va donc émettre des ondes modulées selon les éclats lumineux de l'image, cette image étant explorée par une sorte de ligne serpentine rapide; cette ligne repartira du point d'origine pour donner lieu aux explora tions successives, de même que l'image de ci nématographe est produite par l'ouverture d'un volet exposant la pellicule toujours partir d'un même point ou d'une même ligne.
On doit comprendre qu'au point S se trouve, soit la cellule sensible, soit un système optique permettant à l'effet lumineux d'exer cer son action sur cette cellule avec toute puissance et netteté; autrement dit que la cellule sensible au lieu d'être directement der rière le diaphragme Sl peut se trouver mon tée derrière un système optique analogue à un objectif grossissant. qui concentre ou étale la, portion du faisceau incident admise par le diaphragme Sl, c'est-à-dire correspondant à un élément d'image.
On doit comprendre également que la modulation produite par la eelluh sensible sera utilisée directement ou avec interposition de systèmes amplificateurs appropriés; ce point est du domaine T. S. F. et il n'y a pas lieu de s'y arrêter davantage.
On peut d'ores et déjà donner une variante du système transmetteur qui vient d'être dé crit, par l'utilisation du miroir d'un oscillo graphe aux lieu et place des miroirs Ml M2. Cette variante est représentée schématique ment sur la, fig. 2.
Si l'on suppose l'objet visé en Ao Bo, l'ob jectif de visée 0 en donne une image<B><I>A</I></B><I>B.</I> Reprenant cette image optique, avant sa for mation, par un système optique très analogue à un microscope utilisé à l'env,-rs, on en pro duit une image réduite A1 Bl, puis une au tre A" B". Par un choix judicieux dès gros sissements des lentilles 1, 2, 3, on peut don ner à l'image en question les dimensions d'un miroir d'oscillographe.
Mais, si, en avant du plan de formation nette de<I>A" B",</I> on interpose un miroir 11 d'oscillographe, l'image sera. déviée et un dis positif microscopique 4, 5 identique au pre mier, en donnera une ïmage <B><I>A"' </I></B><I> B"'<B>= A"'</B> B"</I> et par un objectif final 6 en fournira. une image a fi de grandeur quelconque.
Si l'on fait, par un courant alternatif, vibrer le mi roir 1V1 à une fréquence choisie, l'image<B>A""</B> B"', -et par suite l'image a fl se .dépl.aeeront dans leur plan.
Mais -si en a P, on place (dans le plan de formation nette) un objectif 7 convergent, on obtiendra en .S" une image nette du miroir M. C'est là que doit se placer la cellula sensible S. Pour que toute l'image soit explorée mé thodiquement par cette cellule, il suffit de réaliser le dispositif de diaphragme mobile suivant. Un point découpé P dans une lame opaque L est animé d'un mouvement de trans lation parallèle au plan d'oscillation de l'i mage<I>a</I> _B.
On conçoit que, dans le temps d'une demi- oscillation de l'image, si ce point est immo bile, il y aura. passage libre pour tous les élé ments d'une ligne de a P perpendiculaire à l'axe d'oscillation du miroir M. Si, à l'instant où cette ligne est parcourue, c'est-à-dire où le miroir revient, le point découpé se déplace d'un interligne, il y aura passage libre pour les éléments d'une autre ligne de u /3. De ce fait, les points lumineux de ces deux lignes seront venus passer tous sur la cellul 2 S.
Si l'on continue la. descente du point découpé de vant la. lentille 7 pendant toute la. durée des vibrations du miroir M, l'image entière aura passé et les points en seront parvenus sucees- siv ement sur la cellule S.
P@prenailt l'exemple cité plu.: haut, le mi roir 11 devra. recevoir 4à vibrations et le point P descendra. par 90 saccades du haut en bas pour une exploration totale. Les variations amenées sur la. cellule S, comme dans le cas étudié auparavant ne seront pas brutales, mais au contraire continues et la, modulation al,sclue. elle aussi. Le mouvement de la pla que P pourra. être évidemment continu, pourvu due le retour ait lieu derrière S et qu'il y ait autant de points P découpés qu'il le faudra pour qu'il y en ait toujours un ,jouant utile ment sur le faisceau lumineux.
Dans de pa reilles conditions, l'image serait explorée par des lignes obliques sur le sens de déplacement du point P, et non perpendiculaires, mais l'effet total serait conservé.
<I>Réception</I> la station rceptrice, on recueille donc, ,@vcc ou sans dispositifs amplificateurs, des onde.:, d'une fréquence déterminée mais mo clulées. Il faut donc, d'une part, produire un faisceau lumineux dont l'intensité soit pro- portionnelle ou proportionnée à cette modu lation; et. d'autre part, faire déplacer .ce fais ceau selon une loi exactement semblable ii. celle de l'exploration de l'image au départ.
On peut avoir recours au dispositif suivant, qui est en quelque sorte la, réplique du trans metteur.
Une source lumineuse F (fig. 3) donne lieu, par un miroir R, à un faisceau réfléchi; ce miroir R fait partie de l'équipage d'un ,,#:-illographe. dans lequel passe le courant modulé; le faisceau émergent va: donc se dé- placer dans un -plan;
on le fait tomber sur une lame transparente T présentant une trans parence graduée symétriquement de l'opacité absolue à la limpidité absolue, de façon que pour lesdéviation s maxima produites par les effets de modulation correspondant aux éclai rements maxima ou nuls de la. cellule S trans- mettrice, la gamme soit parcourue du centre à une extrémité. V ne lentille L, placée sur le trajet du faisceau ainsi teinté produit en si l'image de R.
Une lentille L@ reportera cette image en @; mais entre L,, et e= est interposé un miroir R, synchrone .avec. 111, dont il est la réplique. Le faisceau est en outre d;#vié perpendiculairement par un miroir R. analogue<I>à</I> ï11., et synchrone. L'écran E rc- eevra l'image tout comme le diaphragme S, (fig. 1).
On pourrait encore en si mettre un mi roir R@. Si ce miroir R., reçoit des déplace- ments angulaires égaux .et inverses de ceux de R, le faisceau réfléchi sera. fixe et teinté. Ce faisceau va. tomber sur une lentille qui le concentre sur un miroir R., .ayant des mouve ments synchrones (le ceux du miroir Jl, de la: fi-. 1. On verra alors se produire en E une ligne immobile dont. les points seront teintés.
Un miroir R; ayant des mouvements synchrones de ceux de 11. fournira à cette ligne des déplacements dans un sens perpen diculaire à. celui de son étalement. On verra donc, avec l'un ou l'autre des dispositifs, sur l'écran E les lignes se succéder en se dépla çant en hauteur. Si la projection est faite avec une vitesse telle que la. persistance réti nienne intervienne et que l'acuité visuelle ne soit pas dépassée. le spectateur verra. sur l'é cran E l'image intégrale.
Et, si ces images se succèdent dans un temps suffisant pour que de l'une à. l'autre l'effet de persistance se maintienne, la projection sera continue et re présentera effectivement l'objet visé par l'ob- ,jectif 0 du poste transmetteur.
La réalisation du synchronisme des mi roirs 311 31_ R1 R. R, Ri peut être obtenue par des moyens simples dont l'efficacité est. contrôlée et certaine. commandée par exem ple par une onde superposée à l'onde modulée et de longueur différente.
De même, tous dispositifs permettant l'augmentation de luminosité à la projection pourront être adoptés. Il est possible d'indiquer une variante dont la conception est simple, mais dont la réali- sation demandera sans doute une étude et une mise au point ultérieures: la modulation à la réception pourrait être utilisée pour produire, par dcs modifications d'un champ transversal, la déviation d'un faisceau cathodique, traité dans un tube clé Braun comme cela a. pu l'être pour la constitution de l'oscillographe catho dique.
L'illumination sur l'écran pourra être tein tée par un écran convenable (en plomb ou autre matière opaque d'épaisseur ou d'opacité dégradée); et sur l'écran on pourra reprendre la tache lumineuse soit par miroir tournant avec système d'exploration analogue à celui qui a été décrit, soit même par film impres sionné, développé et projeté immédiatement, ce qui ne "décalerait" la vision par rapport à la visée que d'un temps relativement court et en tous cas constant. On pourrait encore utiliser le phénomène de Keer ou tout autre donnant lieu à des déplacements de faisceaux lumineux par effets électromagnétiques ou statiques.