Dispositif pour la pose de sabots-freins sur les rails de chemin de fer. La présente invention a pour objet un dispositif pour la pose de sabots-freins sur les rails de chemin de fer comportant une série de sabots-freins disposés à la suite les uns des autres sur l'un des côtés d'un des rails d'une voie, ces sabots étant montés sur des supports de manière à pouvoir osciller, dispositif du genre de celui décrit dans le brevet suisse N,198473 du 8 juillet 1921 au nom de 14T. Léon Chassy.
Dans le présent dispositif, chaque sabot- frein comporte une oreille latérale à laquelle est fixé un axe d'articulation parallèle aux bords longitudinaux du sabot, l'extrémité libre de cet axe étant pourvue d'une saillie laté rale et ledit axe étant logé à l'intérieur d'un support-glissière situé à une extrémité d'un levier dont l'autre extrémité est articulée autour d'un axe fixe appartenant au bâti du dispositif,
le support-glissière étant découpé longitudinalement d'une rainure disposée de manière à donner passage à la saillie de l'axe de l'oreille de sabot-frein lorsque celui- ci a été rabattu sur le rail et qu'il est en traîné par une rpue de wagon en dérive. Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue perspective de l'ap pareil au repos; la fig. 2 est une vue pers pective de l'appareil en position de lance ment d'un sabot-frein; la fig. 3 est une vue en élévation de face de l'appareil; la fig. 4 en est une vue de profil et la fig. 5 une vue en plan; la fig. 6 est une vue de profil suivant A-A de la fig. 5 et montrant la position du levier de lancement au repos.
Le dispositif comporte une série de sabots- freins successifs, la fig. 3 en montre trois, s,<B>si,</B> s2, chacun d'eux est muni d'une oreille 10 à laquelle est fixé solidement un axe 11 qui porte à son extrémité libre une butée la térale 12 analogue au paneton d'une clef de serrure.
Cet axe 11 peut tourillonner dans un sup- port-glissière 13 dans lequel est ménagée une rainure longitudinale 14, ce support constitue l'extrémité libre d'une tige 13' dont l'autre extrémité est articulée autour d'un axe 15 fixé dans deux . portées 16, 16' solidaires du bâti a, l'extrémité antérieure du support 13 est pourvue d'une queue 13" parallèle à l'axe et de longueur déterminée. Un bossage cylindrique 17 fixé transversalement sur la portée 16, est évidé intérieurement en 18 pour permettre le coulissage d'un doigt 19 poussé à l'extérieur par un ressort 20, la course de ce doigt 19 est limitée ar une rainure 21 ménagée dans le bossage' 17 et dans laquelle se déplace un ergot d'arrêt 22 fixé au doigt 19.
Deux supports .23 égale ment solidaires du bâti cx, et placés perpen diculairement aux portées 16 sont traversés par un axe 24 pouvant y tourner librement. L'une des extrémités de cet axe 24 comporte un levier d'enclanchement 25' et l'autre extrémité reçoit un bras de levier fourchu constituant une manivelle 26 faisant un angle de 90 avec ledit levier 25'. Contre la face du levier d'enclanchement 25' la plus éloignée du support 23 est ménagée une butée 27 qui est excentrée et dirigée perpendiculaire ment à cette face du levier.
Placé parallèle ment à la voie, un support 28 est alésé pour servir de logement à un doigt d'arrêt 29 qui est poussé par un ressort 30 contre la butée 27 du levier d'enclanchement.
L'extrémité libre de la manivelle 26 est articulée à l'une des extrémités d'un balancier 31 qui pivote autour d'un axe 32 fixé dans un support 33. L'autre extrémité dudit ba lancier est engagée dans un logement rectan gulaire 34 ménagé dans une bielle 35 arti culée par un axe 36 à l'extrémité d'un levier de lancement 37 pivotant lui-même autour d'un axe 38 fixé dans un support 39. Un ressort à lame 40 garnit l'extrémité libre du levier de lancement 37 qui entre en contact avec le sabot-frein s'.
Le dispositif peut être commandé à dis tance au moyen d'une oreille supplémentaire 41 (fig. 6) ménagée sur le sabot initial s, cette oreille est munie de deux tenons 42 commandés par l'extrémité d'un levier 43 articulé autour d'un axe 44 appartenant à un support 45 fixé au patin du rail.
Le tout peut être complété par un dispo sitif de sûreté consistant en une barre d'en- clanchement 46, vue en pointillé (fig. 3) et terminée à l'une de ses extrémités par une chape 47 fixée sur l'oreille 10 du sabot initial s, l'autre extrémité de cette barre se termine à la hauteur de l'oreille du sabot précédent qui y repose.
Le fonctionnement du dispositif est le suivant: Lorsqu'il est au repos, tous les sabots freins s, s', s=', sont renversés en arrière dans la position des fig. 6 et 8, la voie se trouve libre et tout se passe comme à l'ordinaire.
Pour faire fonctionner le dispositif, la seule maneeuvre consiste à placer sur le rail le sabot initial s, en faisant pivoter son axe 11 dans le support 13. A ce moment, la position des organes est la suivante: La butée 12 de l'axe 11 du sabot-frein est devenue horizontale, comme le montre la fig. 9 ce déplacement de la butée 12 est permis par le dégagement ménagé à l'extré mité du support-glissière 13.
Dans sa rota tion, la butée 12 rencontre le doigt d'arrêt 19 qui est repoussé en arrière pour être ensuite ramené en avant par le ressort 20 lorsque la butée 12 est venue se placer au dessus de lui. Dans cette position, l'axe 11 qui est immobilisé par la butée 12 ne peut plus retourner en arrière et le sabot-frein s est maintenu sur le rail.
Comme le montre le dessin, le support- glissière 13, lorsqu'il sert d'articulation, est supporté dans cette position au moyen de sa queue 13" (fig. 4) dont l'extrémité repose sur la butée excentrée 27, solidaire de la partie 25 du levier 25', cette butée est appuyée d'autre part en bout du doigt d'arrêt 29 soumis à la poussée du ressort 30.
Le levier d'en clan chement 25' étant placé verticalement, correspond à une position de la manivelle 26 telle qu'elle est visible fig. 1, 3 et 4 où il est facile de se rendre compte que l'extré mité libre du balancier 31 maintient le levier de lancement 37 dans la position abaissée de la fi. 1, correspondant à la position relevée du sabot-frein. Lorsque la première roue du convoi en dérive rencontre le sabot-frein initial s, sur le rail; elle l'entraîne avec elle comme le montre la fig. 2. La butée 12 qui est venue en regard de la rainure 14 glisse dans cette dernière et permet à l'axe 11 de quitter le support-glissière 13.
Au moment de cet aban don du support, cette butée 12 rencontre le plan incliné formant l'extrémité du levier d'enclanchement 25' et oblige celui-ci à s'abaisser à la position de la fig. 2 où ledit plan incliné est devenu horizontal ainsi qu'il est montré fig. 12, cet abaissement communi que un mouvement de rotation à l'axe 24 et sous l'effet de cette rotation, la butée 27 s'éloigne et libère la queue inférieure 13" du support-glissière 13. Ce dernier n'est plus sou tenu et tombe immédiatement sur le sol en pivotant autour de son axe 16.
La butée 27 dans son déplacement circu laire a refoulé le doigt d'arrêt 29 qui fait saillie à nouveau lorsque la butée 27 ayant fini sa course est venue se placer en dessous du doigt 29 qui l'immobilise, empêchant ainsi l'axe 24 de retourner en arrière sous l'effet de la résistance produite par la . mise en mouvement des organes de lancement. Il s'ensuit que la rotation de l'axe 24 actionne (par l'intermédiaire du balancier 31 et de la bielle 35) le levier de lancement 37 dont l'extrémité violemment soulevée projette le sabot-frein s1 sur le rail.
Le contact entre l'extrémité du levier de lancement 37 et le sabot-frein s1, est; rendu élastique par l'action du ressort à lame 40, dont la flexion permet un temps d'arrêt dans la chute du sabot-frein, lorsque celui-ci vient frapper une roue dans le cas d'un wagon à boggies lancé à grande vitesse. Le bras de levier de cet organe de lancement est d'une longueur suffisante pour maintenir le sabot s' dans une position instable d'équilibre du côté du rail. Une fois tombé sur le rail, le sabot-frein ne peut plus retourner en arrière, son axe étant immobilisé par la butée 12 qui est passée en dessus du doigt d'a.i,rêt 19.
Il est 4 remarquer que le support-glissière 13, comme il a été expliqué, tombe sur le sol au moment précis où l'axe du sabot-frein initial s le libère. Cet effacement rapide de la glissière laisse ainsi libre passage aux organes du sabot suivants', lorsque ce dernier sera entraîné à son tour par une roue du matériel roulant.
Ce deuxième sabot-frein s1, qui est com posé des mêmes organes que celui initial s, se comporte de la même faon et peut com mander à son tour le lancement d'un troisième sabot-frein s2 qui précède s3, actionnant lui- même un quatrième sabot-frein et ainsi de suite jusqu'au dernier sabot. Le dispositif peut ainsi comporter un nombre quelconque de sabots-freins actionnés successivement et fonctionnant alors comme le sabot initial.
Lorsque le dispositif se trouve isolé, il devient utile de le commander à distance pour lancer sur le rail le sabot initial s, au moment voulu. Cette commande est obtenue en actionnant le levier 43 par un dispositif approprié. Le sabot-frein initial s étant dans la position d'attente de la fig. 6, pour le lancer sur le rail il suffit de pousser l'extré mité inférieure du levier 43 dans le sens de la flèche, la partie supérieure dudit levier, en rencontrant le tenon 42, provoque la rotation du sabot-frein autour de son axe 11 jusqu'à ce qu'il soit tombé sur le rail.
Dans le but de mettre le dispositif à l'abri de tout acte de malveillance consistant à projeter sur le rail un sabot quelconque, on emploie la barre d'enclanchement 46 qui se fixe à l'oreille du sabot initial et passe juste au-dessous de l'oreille du sabot suivant, de sorte que si le sabot initial est maintenu relevé par sa commande à distance, le sabot suivant est également 'maintenu relevé par ladite barre d'enclanchement 46. Pour immo biliser ainsi tous les sabots-freins il est né cessaire de les accoupler tous par des barres d'enclanchement, il faudra donc autant de barres qu'il y a de sabots, moins un.
Il est à remarquer que lorsqu'un sabot est entraîné par une roue, la barre d'enclanchement part avec cc sabot et dégage le sabot suivant. Les formes et dimensions des organes peuvent être modifiées de toutes manières appropriées.