Appareil permettant d'augmenter l'agilité, l'indépendance et la. force des doigts. -Il a déjà été proposé de constituer des appareils destinés à délier les doigts des musiciens ou des dactylographes, au moyen de mécanismes de diverses sortes mettant en mouvement des touches ou des godets sur lesquels l'exécutant pose les doigts. Mais dans les divers appareils connus, les doigts sont simplement posés sur ces touches ou dans ces godets et le travail musculaire n'a lieu que dans un seul sens. Les doigts ne pouvant exercer de résistance passive qu'au mouvement d'élévation des touches ou des godets, seuls les muscles abaisseurs sont dé veloppés ce qui n'est pas suffisant pour ac quérir une parfaite agilité.
La présente invention a au contraire pour objet un appareil permettant de développer tous les muscles des doigts qui doivent pren dre part au jeu du pianiste ou au travail du dactylographe, cet appareil étant caractérisé en ce qu'il comporte des pinces dans lesquelles sont assujetties les extrémités des doigts du sujet, ces pinces étant animées d'un mouve ment alternatif vertical qui oblige dans les deux sens les doigts à exécuter des mouve ments analogues à ceux que l'on fait sur un clavier, dans le but que, de la sorte, la ré sistance passive opposée par la main au mou vement obligatoire donné par l'appareil dé veloppe également tous les muscles intéres sants, aussi bien ceux qui commandent le lever des doigts que leur abaissement.
Le rôle du sujet, dans l'utilisation de l'appareil faisant l'objet de la présente invention, est réduit à une simple résistance ou contraction passive opposée à tous les mouvements for cés donnés obligatoirement aux doigts, cette résistance ou contraction passive constituant un travail musculaire analogue à celui qui est fait d'une- façon active par l'élève tra vaillant sur son instrument d'exécution.
A titre d'exemple, et pour faciliter l'in telligence de la description, on a représenté au dessin annexé une forme d'exécution de l'appareil faisant l'objet de la présente inven tion, applicable aux quatre doigts (les pouces étant exceptés) de l'une ou l'autre des deux mains. La fig. 1 est une vue en élévation et coupe du dispositif en question; La fig. 2 est une vue en bout; La fi-. 3 est une vue de détail, en bout, du support du poignet.
Cette forme d'exécution est constituée par la juxtaposition de quatre leviers 14 pivotant autour d'axes 1 et 2 et portant à l'une de leurs extrémités des pinces 17 dans lesquelles sont engagés les doigts du sujet, et recevant i6 l'autre extrémité leur mouvement alternatif de haut en bas et de bas en haut produit par des manivelles 4, 5, mises en mouve ment au moyen de biellettes 6, 7, couïman- dées, par exemple, par un excentrique 8, 9.
Les doigts sont maintenus par leur-extré- mité ou phalangette dans les pinces 17 dont les doigtiers 20 sont munis d'une garniture élastique 21 et serrables à volonté au moyen de vis 16 à ressorts. Ces pinces sont sup portées par les fourchettes 17, articulées en 18 sur les leviers pivotants. Pendant le tra vail, le poignet du sujet repose sur un sup port 19 dont l'inclinaison, la hauteur et la distance sont réglables au moyen de vis de serrage et de glissières quelconques.
Pont- que le poignet soit maintenu bien fixé, le support peut être constitué, ainsi qu'il est représenté à la fig. 3 du dessin annexé, par un socle 19 muni d'une matelassure 24, et surmonté par une plaque 22 munie égale ment dune matelassure 23. Cette plaquette est reliée au socle au moyen d'une courroie \? 7 dont la tension peut être réglée au moyen d'une vis 25 coagissant avec une pièce file tée 26.
Il est nécessaire, étant donné que les doigts sont obligatoirement contraints de suivre les mouvements des leviers pivotants, de pouvoir adapter l'appareil suivant la main du sujet. A cet effet, l'amplitude du mouve ment vertical des pinces 17 est réglable par déplacement des douilles 28 portant les pin ces 17, douilles qui peuvent glisser sur les tiges 14 et être fixées au point voulu par ser- rage des vis 30. L'appareil peut, de la sorte, être adapté à la longueur des doigts du sujet et permet, en particulier, de réaliser un étire ment progressif des doigts.
Les tiges 14 sont montées sur les arbres 1 et 2 par l'intermédiaire de bagues l' ser rées au moyen de vis 15 qui permettent de faire varier la position initiale de chaque levier et, par suite, les exercices exécutés par les doigts.
L'appareil ainsi constitué fonctionne de la manière suivante Le sujet fixe ses doigts dans les pinces 14 et met en mouvement le mécanisme de commande des leviers. Les doigts sont con traints à suivre les déplacements des leviers tandis que le sujet oppose une résistance pas sive au mouvement forcé qu'il subit, ce qui réalise d'une part l'assouplissement (les arti culations de la main et, d'autre part, le dé veloppement indépendant de tous les muscles, en particulier des muscles élévateurs et abais seurs.
Il est à remarquer qu'un levier addition nel pourrait être ajouté pour le pouce.