Fusée d'obus à mouvement d'horlogerie. L'invention a pour objet une fusée d'obus à mouvement d'horlogerie réglable à une pe tite fraction de seconde et pouvant être adap tée soit dans l'ogive d'un obus à double ef fet, soit dans le culot d'un obus à percussion retardée.
Cette fusée est caractérisée par un organe de détente rotatif qui retient normalement le percuteur en position armée et qui est ac tionné par le mouvement d'horlogerie pen- clant la trajectoire de l'obus, de manière à venir clans une position où il abandonne le percuteur à l'action de son ressort en un point voulu de la trajectoire (la l'obus, la du rée clé la course que doit décrire cet organe pour abandonner le percuteur pouvant être réglée avant le tir en faisant tourner dans la pointe de la fusée une clé de remontage du ressort moteur du mouvement d'horlogerie en sens inverse de ce remontage et par des moyens pour régler l'écoulement de la force motrice actionnant l'organe clé détente et pour compenser l'action clé la force centri fuge, due à la rotation de l'obus.
sur les spi res du ressort moteur.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention, destinée à être adaptée dans l'oeil d'un obus à double effet de manière à en constituer l'ogive.
Fig. 1 est une coupe axiale faite à tra vers le corps clé la fusée et les organes de percussion pour montrer le logement et le carter du mouvement d'horlogerie (ce dernier étant enlevé pour plus de clarté); Fig. 2 est une vue complémentaire de la fig. 1 montrant, à part, en élévation latérale le mouvement d'horlogerie et ses platines; Fig. 3 est une coupe axiale partielle faite à plus grande échelle, à travers le mouve ment d'horlogerie, pour montrer les organes montés dans l'axe de la fusée; Fig. 4 est une vue en plan sur la platine supérieure du mouvement d'horlogerie: Fig. 5 à 11 sont des coupes transv er- sales faites respectivement suivant les lignes.
5 à 11 de la, fig. 2; Fi-. 12 et 13 sont des vues de détail montrant, à part. respectivement en coupe, en position d'embrayage. et en élévation. en position débrayée. le mécanisme de réglages (le la fu#ée: Fig. 14 et 15 sont des vues de détail ana logues aux fig. 12 et 13 montrant à part le mécanisme de remontage de la fusée; Fig. 16 et 16bis sont des vues de détail montrant à part, en coupe et en élévation, un organe de sûreté fonctionnant par inertie au départ du coup pour abandonner à la force centrifuge un organe d'encliquetage de l'ar bre moteur et permettre le débrayage du mé canisme de remontage;
Fig. 17 est une vue de détail de la. fig. 5 montrant la position prise après le départ du coup par un organe d'encliquetage du volant- régulateur; Fig. 18 et 18bis sont des vues de détail de la fig. 1 montrant la position prise, au moment où l'obus atteint l'impact, par les organes de percussion de la fusée dans le cas où l'obus fonctionne respectivement comme fusant et comme percutant; Fig. 19 est une vue de détail montrant à part, en coupe faite suivant la ligne 19-19 de la fig. 11, l'organe de retenue du percu teur et son dispositif d'entraînement pério dique;
Fig. 20 et 21 sont des vues de détail à plus grande échelle de la fig. 19, et Fig. 22 est une vue de détail montrant à part en élévation et en plan une pièce dé tachée du mécanisme d'écoulement de la force motrice.
Dans cette forme, le corps a de la fusée est en deux parties vissées l'une sur l'autre (fig. l). Il présente à sa périphérie une por tion annulaire filetée al permettant le fixer la fusée clans l'#il de l'obus et une gorge an nulaire aê destinée à coopérer avec les grif fes de fixation d'un appareil de réglage et de remontage.
Dans son axe, de l'avant à l'arrière, le corps a est percé: d'une ouverture cylindri que a à tête évasée conique, d'un logement cylindrique a4 pour la partie antérieure du mouvement d'horlogerie, d'un logement cy lindrique a5 de plus grand diamètre pour la partie postérieure du mouvement dl'horlo- gerie, d'un cylindre a6 dans lequel travaille la masselotto porte-amorce lorsque la fusée fonctionne, à percussion et d'une ouverture taraudée a7 dans laquelle est vissée la douille du détonateur.
s8 et a9 indiquent des vis disposées ra- dialement à l'intérieur du corps a à as pour empêcher tout déplacement axial de la clé le la fusée, et a9 pour immobiliser dans le loge ment a5 un carter cylindrique b, présentant une ouverture bÚ, clans laquelle s'engage l'ex trémité formant portée cylindrique de la vis a9. Ce carter est constitué de -deux joues demi-cylindriques. moulées par le procédé de l'injection sous pression d'une pièce avec des flasques b2 se projetant intérieurement et as semblées par tout moyen approprié et d'un fond b3, fixé au moyen de vis à tête noyée b4. c indique le percuteur, lequel est main tenu lans sa position armée sous l'action d'un ressort cl par un organe du mouvement d'Horlogerie jusqu'au point voulu de la tra jectoire (le l'obus.
Ce percuteur coulisse lors qu'il est libéré dans une douille de guidage cê. c indique une encoche ménagée à l'ex trémité antérieure du percuteur pour coopé rer avec l'organe de détente du mouvement d'horlogerie qui retient le percuteur armé jusqu'à ce que l'obus ait atteint le point d'é clatement désiré. c4 indique la pointe du percuteur. d désigne la masselotte porte- amorce logée dans le cylindre a6 dÚ l'amorce et d2 la douille vissée dans l'ouverture ta raudée a' contenant le détonateur à fulmi- nate d .
Pendant le transport et la manu tention de l'obus, la masselotte d est immo bilisée au fond du cylindre a6, de manière que l'amorce d' ne puisse pas ce rapprocher de la pointe c4, par un verrou centrifuge e.
Ce verrou est constitué par un plongeur pou vant coulisser dans une ouverture cyIindri- due radiale el, fermée extérieurement au moyen d'un bouchon (,\, vissé clans 1e corps a. Jusqu'au moment chi départ- (lu coup, le verrou e est maintenu (lins sa position active par un contre-verrou f.
constitué par une ehev ille reliée à rotule à un plongeur irionté coulissant dans un cylindre f', percé clan;
b, corps a parallèlement à l'axe de la fusée et fermé au moyen d'un bouchon vissé f2. Nor malement ce contre-verrou est maintenu dans sa position active par un ressort f3 prenant appui contre le bouchon f2, mais lors du dé part du coup l'inertie le rappelle en arrière contre l'action du ressort f3 et la cheville à rotule, vient sous l'action de la force centri fuge, se coïncer au fond du cylindre fÚ (fig. 18 et 18bis) ce qui rend impossible tout nou veau fonctionnement du contre-verrou f.
Dans le logement cylindrique a4 sont en- tretoisées au moyen de manchons g, montés sur quatre piliers gÚ, trois petites platines superposées h cÚ et hê (fig. 2 et 3), tandis qu'à l'intérieur du carter cylindrique b sont entretoisées au moyen de .manchons g2, mon tés sur quatre piliers g3, quatre grandes pla tines superposées h h4 et h6, encastrées entre un épaulement formé par la pointe ogi vale (le la fusée et le fond b du carter b. La platine la' est renforcée au moyen d'un disque en acier la'.
En plus des manchons g et g2, on utilise, pour entretoiser les pla tines destinées à supporter les plus grandes charges, deux contreforts circulaires, respec- tiveurent g4 entre les platines hl et h2 et g5 entre les platines h3 et h4, qui étayent la partie centrale des platines hl et h3. Les dif férents organes du mécanisme d'horlogerie sont répartis sur ces sept platines et sur le fond b3 du carter b. Ce mécanisme d'horlo- gcrie comporte un organe de détente retenant normalement le percuteur en position armée.
Cet organe est constitué par un disque de retenue du percuteur i, fixé à un manchon il, monté librement sur une vis à portée i2 (fig. 19), vissée dans le fond b3 du carter b. Ce disque i présente à sa périphérie une en coche semi-circulaire i3 et un doigt de butée i4, qui vient s'appuyer contre le percuteur c lorsque la fusée est réglée pour sa mise à lumps maxima qui est de 100 secondes (fig. 11). Le percuteur c est immobilisé dans sa position armée tant que c'est la périphérie pleine du disque i qui est engagée dans l'en coche c3 et est libéré au moment où l'encoche i3 l'embrasse exactement.
Pour permettre de régler la fusée pour des mises à temps d'une durée inférieure @ 00 secondes, on utilise un mécanisme -de ré glage qui permet de diminuer l'angle qu e doit décrire, dans le sens des aiguilles d'une montre, le disque i pour que l'encoche i3 vienne dans la position de libération du per cuteur. Ce mécanisme de réglage est com mandé au moyen d'une clé k, à été fendue k1, logée dans l'ouverture a3, ménagée dans l'axe de la pointe de la fusée (fig. 1). Cette clé présente à sa périphérie une gorge annu laire k2, de section triangulaire, qui coopère avec la pointe conique de la vis a8, de ma nière à empêcher tout déplacement axial de la clé dans son logement, tout en permettant sa rotation.
La clé le est rendue solidaire au moyen d'un assemblage à tenon et mortaise d'une roue dentée k3, montée librement sur un tenon cylindrique k4, fixé au moyen d'une vis sur la petite platine supérieure ou pla tine de la clé h. Cette roue kc3 (fig. 4) est en prise constante, d'une part, avec une roue dentée k5 (dont le rôle sera décrit plus loin) et, d'autre part. avec une roue dentée k6, la quelle actionne une roue l du mécanisme de réglage par l'intermédiaire d'une roue k7.
Les roues k' k' et k7 sont montées librement sur des vis à. portée kg vissées dans, la pla tine h. tandis que la roue<I>l</I> est montée libre ment sur un arbre 1l, qui pivote à son ex trémité supérieure sous un pont V et à son extrémité inférieure dans la. grande platine 11,4. La roue l (fig. 12 et 13) porte sur sa face inférieure une couronne à dents de loup, avec laquelle est maintenue élastiquement en prise.
par un ressort 1û prenant appui sur la<B>,</B> petite platine inférieure h'. une couronne -1i dents de loup opposée l3, .montée librement dans le sens axial sur une portion carrée 14 de l'arbre h. Cet arbre porte à son extrémité inférieure une roue dentée l .
Grâce à cette disposition, l'arbre l1 n'est entraîné par la roue l que dans un sens de rotation (le sens des aiguilles d'une montre).
c 'est -à-dire lorsqu'on fait- tourner la clé k dans le sens contraire des aiguilles c1'une montre. Lorsqu'on tourne la clé k dans le sens (les aiguilles d'une montre, les dents le la couronne l3 s'effacent comme des cliquets contre l'action du ressort l2 sans entraîner l'arbre l1.
La roue l6 actionne un pignon l7, calé sur l'extrémité supérieure carrée d'un arbre axialement mobile l3 et maintenu normale ment en prise avec la roue l6 (fig. 12) par un ressort l9, prenant appui sur la grande platine las et agissant à travers une ouver ture h ménagée dans la grande platine h4. sous une rondelle l11, disposée sous le pignon l'. Dans cette position d'embrayage de la roue l6 avec le pignon l7, l'arbre b3 pivote à son extrémité supérieure dans la grande pla tine supérieure la3 et par son extrémité infé rieure tubulaire autour d'un tenon cylindri que l12 vissé sur la grande platine inférieure hc.
Cette extrémité inférieure tubulaire porte un pignon l13, qui se trouve alors en prise avec une roue n, calée sur un arbre n1, qui pivote, d'une part, sous la grande platine h5 et. d'autre part, sur le fond b3 (lu carter b. Comme cette roue n appartient au train mo teur entraîné par le ressort dès la mise en m are he , du mouvement d'horlogerie, on a.
prévu des moyens débrayant automatique ment cette roue d'avec le mécanisme de ré glage au moment du départ du coup, afin que le ressort-moteur n'ait pas à entraîner inutilement tous les rouages clé ce mécanisme pendant sont fonctionnement. Ces moyens sont constitués par l'arbre l3 lui-même, qui se déplace axialement sous l'action de l'inertie contre l'action du ressort l9 au départ du coup et vient prendre la position représentée fier. 13, position dans laquelle il y a double délrayage, d'une part. entre la roue l6 et le pignon @7 et, d'autre part, entre le pignon @13 et la roue n chi train moteur.
Sur la grande platine h4 est en outre fixé en @14 un ressort plat @15 dont l'extrémité libre en forme de fourche @16 est maintenu normalement en position armée (fig. R) con tre la rondelle hl, et vient embraser l'extré mité supérieure de l'arbre l8 de manlère à former une butée pour le pignon @7 empê- chant la reprise d'embrayage de ce pignon avec la roue le.
L'arbre ii,1 porte, d'autre part, calé près de son extrémité inférieure, un pignon rat en prise constante avec la denture inférieure d'une grande couronne n3. Cette couronne re pose sur un support circulaire venu de fabri cation avec le fond b3 du carter b et présente un rebord n5 présentant un renflement n4 et servant à la maintenir exactement axée dans l'axe de la fusée sur ce support.
Lorsq'on actionne la clé k dans son sens de réglage, le mécanisme de réglage étant embrayé comme représenté fig. 12, cette cou ronne est donc entraînée dans le sens des ai guilles d'une montre.
A chaque tour, elle fait ainsi avancer d'un cran un disque à sept dents i5 au moyen d'un toc d'entraînement n6 qu'elle porte sous sa face inférieure. Ce disque i5 étant monté fixe sur l'arbre tubulaire il, est solidaire du disque i cle retenue du percuteur, lequel est ainsi entraîné dans le sens des aiguilles d'une montre clé manière que l'encoche i3 se rap proche de l'angle voulu de sa position de li bération du percuteur.
Lorsqu'on actionne la clé<I>le</I> dans le sens inverse, c'est-à-dire dans le sens des aiguilles d'une montre. la roue dentée k5 entraîne dans le sens des aiguilles d'une montre une rode dentée o (fig. 4) montée librement sur un arbre ol qui pivote, d'une part, sous le pont k9 et, d'autre part, dans la grande platine h4. Cette roue o (fi g. 14 et 15) porte sur sa face inférieure une couronne<B>à</B> dents clé loup, cou tre laquelle est maintenue élastiquement, par un ressort 62 prenant appui sur la petite platine inférieure h2, une couronne à dents (le loup opposée o3, montée librement dans le sens axial sur une portion carrée o<B>'</B> de l'arbre o1.
Cet arbre préente près de son extrémité inférieure un srcoiicl carré o', sur lequel peut coulisser atialement un pignon o'.
maintenu normalement en prise avec une roue fentc-e <B>010,</B> contre l'action (l'un ressort de débraya#@,e o" prenant appui sons la petite platine inff@- rieure e2, par un support mobile o' présen tant l son extrémité libre une fourchette W3 qui embrasse l'arbre o1 et pivotant par son autre extrémité autour de l'un des piliers g'.
Au départ du coup, ce support pivote sous l'action de la force centrifuge sur la graude platine h4 (fig. 8) et la fourchette os s'effa çant abandonne le pignon o6 à l'action diri gée de haut en bas du ressort o9. Le méca nisme de remontage prend alors la position débrayée représentée fig. 15.
La, disposition des dents de loup de la couronne o3 est telle que l'arbre o1 est eil- traîné seulement quand la clé k est actionnée clans le sens des aiguilles d'une montre. A ce moment, le pignon o6 étant, en prise avec la roue dentée o10, celle-ci est entraînée à tourner dans le sens inverse des aiguilles d'une montre en entraînant dans sa rotation l'arbre moteur central p du mouvement d'horlogerie, sur une portion carrée p1 du quel elle est montée dans une fraisure de la grande platine supérieure 1h3.
L'arbre p pivote, d'une part (fig. 3), sur le disque de renfort la' de la platine h6, dans une ouverture centrale de cette dernière et, d'autre part, sous une rondelle contre-pivot p2, vissée sous la petite platine inférieure h2. Lorsqu'il est entraîné par la roue de remon tage o' dans le sens opposé des aiguilles d'une montre, l'arbre p entraîne dans ce mou vement un manchon p3, également monté sur sa portion carrée. A ce manchon est fixée cl p4 l'extrémité libre du ressort moteur p3 du mouvement d'horlogerie. L'autre extrémité de cc ressort est fixée à un barillet p6, encastré au moyen d'une bride p7 clans les quatre pi liers g3 entre les grandes platines la' et h5.
fit, couvercle de ce barillet est constitué par la platine h4 elle-même, tandis que sol fond p8, sur lequel repose le manchon p3, est ajouré clans un but d'alègement (fig. 9) et est rendu solidaire de la platine h3 par la bride p7 qui forme son prolongement exté rieur.
Pour empêcher l'arbre moteur p do tour ner dans le sens des aiguilles d'une montre sous l'action (le son ressort pendant sol re- montage et après que celui-ci a été effectué, on utilise un mécanisme d'encliquetage dis posé sur la grande platine h4 (fig. 8). Ce mécanisme comporte une roue à rochet à qua tre dents p9, montée sur la. portion carrée p1 de l'arbre p entre une rondelle hl" et la pla tine W et un cliquet p10 monté à pivot sur le support mobile o7 du pignon o6 clans une frai- sure de ce support.
Jusqu'au moment du départ du coup le support o' du pignon o6 est maintenu ver rouillé dans sa position active contre l'action d'un ressort à lame pl1 (fig. 8) par le tenon cylindrique p d'un verrou à ressort disposé parallèlement à l'axe de la fusée.
Ce verrou (fig. 16) a la forme d'une che ville cylindrique q, présentant une portion de plus grand diamètre q1 et une extrémité in férieure filetée q2, sur laquelle est vissé un écrou q3. Le ressort q4 du verrou agit sous cet écrou et prend appui contre le fond d'un bouchon renversé creux q3, rivé dans la grande platine inférieure 76.
Le verrou est monté coulissant dans l'axe d'un manchon q6 fixé sur la grande platine h5 et est guidé: la tige de petit diamètre q dans des ouvertures correspondantes ména gées dans les grandes platines h.' et 7t'1 et la portion élargie q1 par les quatre griffes for mant ressorts q' d'un gland fendu q8, vissé à l'intérieur du manchon q'.
Au départ du coup, le verrou surmonte l'action du ressort q' et vient par inertie prendre la position représentée fig. 16bis.. po sition dans laquelle il est alors bloqué par les griffes q'.
Le support o' du pignon o' est alors libéré et vient prendre sous l'action de la force centrifuge développée par la rota tion sur lui-même (le l'obus. sa position (le repos, abandonnant. d'une part, l'arbre mo teur p à, l'action du ressort (lu mouvement d'horlogerie et. d'autre part. le pignon o' à l'action du ressort de débrayage o'.
Le cliquet p". lorsqu'il se trouve dans sa position active (fio% 8), ne peut tourner au tour [le soli pivot que dans le sens des aiguil les d'une montre, contre l'action d'un res- sort de rappel p1e, de manière à permettre le remontage du ressort moteur. Dans le sens opposé, il bute contre le bord de la fraisure dans laquelle il est logé.
Pour régulariser l'écoulement de la force motrice à partir du moment où l'arbre mo teur p est libéré par le cliquet p1 et en même temps pour compenser l'action de la force centrifuge sur les spires du ressort moteur, on utilise un mécanisme régulateur à contre poids, logé à la partie antérieure de la fusée entre les petites platines la h1 et ha2.
Ce mécanisme régulateur est relié méca niquement à l'arbre moteur p au moyen d'une roue dentée r (fig. 3) montée librement sur un manchon creux r1, monté à son tour sur la portion carrée p1 de l'arbre central p entre la petite platine h2 et la roue de re montage o10 autour de la rondelle contre- pivot p2.
La roue r présente à sa face inférieure une couronne à dents de loup r2, Tai engrène dans un sens de rotation avec les dents de loup correspondantes d'une couronne o11 pré sentée par la face supérieure de la roue de remontage o10.
Pendant le remontage, c'est-à-dire lorsque la roue o10 est entraînée dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, les dents de loup de la couronne r2 s'effacent contre l'action d'un ressort d'encliquetage r3, monté sur le manchon r1 et prenant appui sous la petite platine inférieure ha2.
Par contre, lorsque l'arbre p est libéré et entraîné par la force motrice dans le sens des aiguilles d'une montre, la roue r tourne solidairement avec lui et actionne un pignon r' (fig. 7) calé sur un arbre r5, lequel pi vote par ses deux extrémités respectivement sous la petite platine l1 et sur la grande pla tine supérieure la3.
Sur cet arbre r5 est calé, au-dessus de la petite platine inférieure 7a2, une roue r6 (fig. 6) entraînant un train d'engrenages mul tiplicateurs comprenant un pignon r' et une roue r8 calés sur un arbre r9; un pignon r10 et une roue r11 calés sur un arbre r12 et un pignon r13 et une roue r14 calés sur un arbre r13. Les arbres r9 r12 et r1s pivotent entre les petites platines hl et ha2.
Le volant ri6 du régulateur est entraîné par la dernière roue r14 à l'aide d'une denture d'entraînement r17. Ce volant pivote dans l'axe de la fusée par son extrémité inférieure dans un pivot r18, ménagé au centre de la petite platine inférieure h2 et par son extré mité supérieure dans un pivot r19, ménagé au centre d'un tambour r20. Ce tambour est logé dans l'axe de la fusée entre les petites pla tines la et hl. Il présente une bride r21 dans laquelle sont ménagées quatre encoches coopé rant avec quatre vis à tête plate r22 pour l'em pêcher de tourner sur lui-même.
Le volant r16 porte sur sa face antérieure deux contrepoids centrifuges r23, <I>pivoté</I> à une (le leurs extrémités sur cette face autour<B>de</B> deux vis à tête noyée r24, diamétralement op posées., Jusqu'au moment du départ du coup, le volant r16 est immobilisé au moyen d'un verrou r25 constitué par le doigt latéral d'une petite plaque j26 montée pivotante sur la pe tite platine hl autour d'une vis r27.
Le verrou r2" est maintenu en position active contre l'action d'un ressort de rappel r23 par l'extrémité cylindrique r" d'un or gane de verrouillage r3 fonctionnant par inertie au départ du coup contre l'action d'un ressort antagoniste d'une manière analogue à horgane de verrouillage q- j" précédemment décrit et représenté à part (fig. 16).
Mais, contrairement à ce dernier,, l'organe de ver rouillage r3", ne possédant pas de gland à griffes est ramené dans sa position primitive par son ressort dès que l'effet d'inertie cesse.
Le tenon r2 vient alors se placer derrière un prolongement de la plaque 72" de manière à empêcher que le verrou r2" vienne immo biliser à nouveau le volant r2".
Le ressort 7-2g est enroulé d'un tour a!i- tour de la vis r2' et prend appui par une de ses extrémités contre un des manchons d'en- tretoisement y, tandis que son extrémité libn# appuie contre une cheville r31 se projetant ver ticalement sur la plaque r2E.
En position active, le verrou r2' pénètre dans une encoche r32, inéna.-ée à la périplié- rie du volant r16. Le tambour r2 est fraisé pour livrer passage au verrou r23.
Lorsqu'au départ du coup la plaque r26 est libérée par la cheville r29, elle prend, sous l'action de la force centrifuge, la position re présentée fig. 17 et le volant r16 peut alors être entraîné par la roue r14. La cheville r29 vient alors immobiliser la plaque r26 dans cette position dès que cesse l'effet d'inertie.
La transmission de la force motrice du ressort, régularisée par le volant r16, à la couronne r3 entraînant périodiquement l'or gane de retenue i du percuteur est effectuée par un mécanisme moteur disposé entre les grandes platines 7a5 et la6.
Ce mécanisme comporte une roue dentée s, clavetée au moyen d'une clavette s1 sur une portion cylindrique pl3 de plus grand diamètre de l'arbre central p. Entre la grande platine h5 et cette roue s est interposée, sur l'arbre p, une rondelle d'entretoisement s2. La roue s engrène (fig. 10) avec le premier pignon s3 d'un train d'engrenages multipli cateurs. Ce pignon s3 est calé sur un arbre s4 qui porte, d'autre part, une roue s3. Cette roue s3 engrène avec un second pignon s' calé sur un arbre s', lequel porte solidaire ment, d'autre part, une roue se. Cette der nière engrène avec un troisième pignon s0, calé sur un arbre s10, portant solidairement une roue s1l. Les trois arbres s' S7 et s10 pi votent, d'une part, sous la grande platine l5 et, d'autre part, sur la grande platine infé rieure M.
La roue i11 engrène avec une roue s1t montéq librement sur la portion de plus grand diamètre p13 de l'arbre moteur p sous la roue s et sur une bride p14 de l'arbre p.
Cette roue s12 présente à sa partie infé rieure, autour de la bride p14, une couronne à denture à dents de loup de 80 dents s13 (fig. 3) qui entraîne lorsqu'elle tourne dans le sens des aiguilles d'une montre, au moyen d'un cliquet s14 à trois dents, découpées, for mant ressorts (fig. 22) un manchon s15 monté librement sur la portion inférieure cylindri- que de l'arbre moteur p entre la bride p14 et la grande platine inférieure h6. Le cliquet s14 est soudé ou fixé de toute manière appropriée sur le manchon s13, le quel porte à sa partie inférieure une denture de pignon s1' . Ce pignon engrène avec une roue s17, solidaire d'un pignon s13, montée sur une vis à portée s19' vissée dans la grande platine inférieure lh6.
Le pignon s18 en grène avec la roue n, montée sur l'arbre n1, solidaire du pignon in2 d'entraînement de la couronne n3. Il entraîne donc cette dernière, laquelle, se trouvant en sortant de fabrica tion, réglée en position de manière que sot toc r6 soit dans la position représentée fig. 11, devra décrire un tour presque complet sur elle-même avant de faire avancer d'un cran l'ensemble formé par les deux disques superposés i et i5. Pour empêcher que ces derniers ne soient déplacés irrégulièrement entre deux actionnenents successifs par la couronne ra3, on utilise un dispositif d'encli quetage commandé par la couronne de ma nière que le disque supérieur i@ ne soit li béré qu'à chaque passage du toc n6.
Ce dispositif d'encliquetage (fig. 20 et 21) comporte un ressort plat t dont l'extré mité fixe est encastrée entre le disque de renforcement lh7 et le fond b3 du carter b et dont l'extrémité libre peut travailler dans une fraisure ménagée dans le disque h7 et porte sur sa face inférieure un doigt d'en cliquetage, intérieur C, coopérant avec une série circulaire de trous i', ménagés dans le disque i', et un doigt d'a.etionnement exté rieur t2, coopérant avec une came ri', formé sur le rebord n' de la couronne w.
La came<I>W</I> se trouvant, d'une part, en regard du toc rte et chaque trou i' se trou vant, d'autre part, en regard d'une des sept dents (lu disque i', chaque libération ittomeit- tanée du disque i' coïncide avec son entraîne ment d'un cran clans le sens des < ücuilles d'une montre.
Pour empêcher que des accidents rte puis sent se produire pendant la manutention de l'obus, dans le -cas oit le mouvement d'hor logerie serait mis en marche par erreur, en utilise une sQreté supplémentaire empêchant que l'encoche i\ ne vienne entourer le percu, teur, c'est-à-dire libérer ce dernier tant que l'obus n'a pas été tiré et n'est pas sorti de la bouche du canon. Cette sûreté est réalisée au moyen d'une bague u, montée coulissante sur la douille de guidage du percuteur c2 et maintenue normalement appliquée sous le fond b3 du carter b par un ressort à boudin u3, prenant appui, d'autre part, sur la mas- selotte porte-amorce d.
Cette bague ii, porte une cheville u1 se projetant normalement vers l'avant parallèle ment à l'axe de la fusée et quatre griffes formant ressort u2 se projetant normalement radialement.
L'extrémité libre de chacune de ces grif- les est extérieurement en forme de crochet (le façon à pouvoir venir s'encliqueter sous un rebord annulaire d4 présente par une exten sion cylindrique de la masselotte d, lorsque, sous l'action de l'inertie, la bague ui est ra menée en arrière au départ du coup, malgré l'action antagoniste du ressort u3 Lorsque ce recul de la bague ii se pro- (luit, la cheville u1, qui normalement était engagée dans une ouverture correspondante ménagée à travers le fond b3 du carter b de manière que son extrémité libre soit sur le chemin d'un taquet i7, présenté par la sur face postérieure du disque i, s'éloigne de la trajectoire de ce taquet i',
ce qui fait que le disque i peut alors libérer le percuteur.
Le taquet i7 est disposé par rapport à l'encoche i3 de manière à permettre d'effec tuer avant le tir tous les réglages prévus, tout en empêchant la libération du percuteur.
Lorsque l'effet d'inertie cesse, la, cheville <B>PI</B> ne peut pas revenir sur le chemin du ta quet i7, parce que la bague u est alors agrip pée par la masselotte d venule représenté f ige. 18 et 18bis.
Le fonctionnement de la fusée est le sui vant: Telle qu'elle sort (le fabrication la fusée et réglée pour sa durée (le fonctionnement,
EMI0008.0010
c'est-à-dire <SEP> sa. <SEP> mise <SEP> à <SEP> temps <SEP> maxima <SEP> (dans
<tb> l'I., <SEP> 1,*.",1" <SEP> ,.""""..""a <SEP> ; <SEP> <B><I>11)n</I></B> <SEP> _I..-,A-\ ressort moteur remonté de quelques tours (2 2 ou 3) de manière à fournir une certaine quantité d'énergie en réserve s'ajoutant à celle emmagasinée pendant le remontage.
Les organes mobiles de la fusée occupent les positions respectives représentées fig. 2 à 11, la fusée est vissée de la manière ordi naire clans l'#il de l'obus, puis remontée et réglée au moyen d'un appareil spécial, servant à faire décrire à la clé k un nombre très exact de tours et (le fractions de tour clans le sens des aiguilles d'une montre pour le remontage et dans le sens contraire pour le réglage.
La rotation maxima (qui est clé 20 tours) imprimée à la clé le dans le sens (les aiguilles d'une montre transmet à l'arbre central p, par l'intermédiaire du mécanisme (le remontage o-o11 (vu à part fig. 14 et 15) une rotation de huit tours dans le sens inverse des aiguilles (l'une montre, sans en traîner la couronne n3 et le volant de régu larisation r16 grâce aux engrenages irréver sibles 1 d3, o11, r et s13 s14 s15.
Si la mise à temps doit être (le 100 secon des (maxima) aucun réglage n'est nécessaire. Si elle cloit être d'une demi-seconde (minima) il faut alors faire décrire à la clé k, au moyen de l'appareil précité, une rotation de 20 tours dans le sens inverse des aiguilles d'une mon tre. Entre ces deux limites il y a 9950 posi tions de réglage intermédiaires correspondant à tous les centièmes de seconde compris en tre ¸ et 100 secondes.
Supposons le cas du réglage de la fusée pour la mise à, temps minima (l'une '/.2 seconde: les ?0 tours imprimés à la. clé k. dans. le sens inverse (les aiguilles d'une montre transmet tent à la couronne ü3, par l'intermédiaire, du mécanisme de réglage (vu à part fig. 1? et:
1.3), une rotation de six tours co,niplets plus une certaine fraction de tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Comme. à la fin de chacun de ces tours le toc d'entraînement )ï\' fait avancer (l'un cran le disque supérieur i:
', 1?li(laire (lu disque de retenue i. du percuteur,
EMI0008.0038
rr@ <SEP> dernier <SEP> prend <SEP> alors, <SEP> au <SEP> sixième <SEP> tour <SEP> coin- extrême et est immobilisé dans cette position à la fois par le cliquet à ressort et par la cheville u1 tandis que la couronne décrit en core la fraction de tour nécessaire pour l'a mener dans une position telle que lors du fonctionnement du mouvement d'horlogerie sous l'action du ressort moteur de celui-ci, elle mette exactement l¸ seconde à atteindre sa position d'entraînement, du disque i5 et à entraîner ce dernier jusqu'à ce que l'encoche i' coïncide avec la périphérie du percuteur.
Pendant que ce réglage est effectué, les mécanismes de remontage. moteur et de régu lation, sont désolidarisés d'avec le mécanisme (le réglage, respectivement par les engrenages irréversibles o, o3. s13 si 4 s1s et o11 r.
Dans ce cas 'de la mise à temps minima dune i¸ seconde, il n'est pas nécessaire d'effec tuer un montage du ressort moteur, les deux à trois tours en réserve suffisant amplement pour faire décrire à la couronne n3, en une ¸ seconde. la fraction de tour restante néces saire pour entraîner le disque de retenue i et provoquer la libération du percuteur.
Dans les positions de réglage intermé- liaires entre ces deus limites l'angle de rota tion imprimé à la clé 1 clans le sens des ai guilles d'une montre pour le remontage varie entre 0 et 20 tours, tandis que l'angle corres pondant imprimé en sens inverse pour le ré- glage varie de 20 tours à 0. La somme numé rique (le ces deus angles pour chaque ré- glagc doit toujours faire 20 tours soit 360 X 20 = 7200e.
Lai fusée étant réglée et remontée (ou seule ment réglée dans le cas de la mise à temps minima d'une i¸ seconde et seulement re montée dans le cas de la mise à. temps maxima de 100 secondes) aucun accident n'est à crain dre pendant le montage de la fusée sur l'o bus. le transport et la manutention de ce dernier et le chargement.
grâce aux sûretés à inertie constituées par les goupilles de ver rouillage f q r29 et u1 les trois premières im- mobilisant respectivement les verrous centri fuges e o' et r26, tandis que la dernière em pêche le disque de retenue du percuteur de libérer ce dernier lors d'un fonctionnement accidentel du mouvement d'horlogerie tant que le coup n'est pas tiré.
Au départ du coup et pendant que l'obus traverse le canon toutes ces sûretés fonction nent sous l'action soit de l'inertie, soit de la force centrifuge de telle manière que lorsque l'obus sort de la bouche du canon, le méca nisme moteur du mouvement d'horlogerie est libéré et entre immédiatement en action, les mécanismes de réglage et de remontage étant débrayés comme représenté fig. 13 et 15, tandis que le disque i est alors libéré par le verrou 2c1 et peut, par conséquent, atteindre sa position de libération du percuteur.
La rotation de l'arbre moteur p est alors réglée par le volant régulateur r16, dont les contrepoids r23 viennent sous l'action de la force centrifuge en contact avec la surface inférieure du tambour ale et déterminent ainsi une force de freinage qui est proportionnelle à l'accélération de vitesse angulaire du volant r18 due à l'action de la force centrifuge sur les spires du ressort moteur.
La force motrice de l'arbre p ainsi régu larisée est transmise par l'intermédiaire du train d'engrenage multiplicateur s13-s11 à la couronne s18, laquelle a 80 dents. de manière que pour huit tours de l'arbre moteur p, cette couronne effectue 125 tours en 100 secondes.
Puisque cette couronne s13 décrit 125 tours en 100 secondes et a 80 dents, elle décrira:
EMI0009.0025
125
<tb> - <SEP> 1 <SEP> tour <SEP> ',:4 <SEP> en <SEP> une <SEP> seconde, <SEP> et
<tb> 1Ô0 <SEP> _
<tb> <U>10,000</U>
<tb> - <SEP> l@"e <SEP> de <SEP> tour <SEP> en <SEP> 1i",8 <SEP> de <SEP> seconde,
<tb> 195 <SEP> - c'est à dire qu'elle déplacera d'une dent et entraînera d'une manière correspondante le pignon s" à l'aide du cliquet s\ à chaque 'h-1, de seconde.
Le rapport d'e ngreua'c entre: le pignon s" et la couronne u' est tel qu'en 100 secondes, ce pignon qui décrit avec la couronne, s13 125 tours, fasse clérrire Ù. cette couronne 0 les sept tour,
nécessaires pour amener l'encoche du disque l dans la position de libération dii percuteur.
En une seconde la couronne n3 décrira. '<B>1</B> 188 et en 1!188 de seconde ';1o888 de tour. Lorsque l'encoche i3 lu disque i embrasse exactement la périphérie du percuteur c, celui-ci se trouve libéré ut est alors projeté brusquement par son ressort c' aur l'amorce d1 (fig. 18).
Si pour une raison ou pour une autre la liberation du percuteur ne se produit pas avant que l'obus ait atteint son impact. la fusée fonctionne alors volume une fusée à per- calssion volume représenté fig. l8bis.