CH108299A - Procédé et appareil pour éprouver la dureté des métaux et autres matières. - Google Patents

Procédé et appareil pour éprouver la dureté des métaux et autres matières.

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CH108299A
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  • Investigating Strength Of Materials By Application Of Mechanical Stress (AREA)

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  Procédé et appareil pour éprouver la dureté des métaux et autres matières.    Cette invention est relative à un procédé  et à un appareil pour éprouver les     métaux     et autres matières sous le rapport de la dureté.  



  Le but de cette invention est de permet  tre d'éprouver la dureté relative des matières,  et plus particulièrement des matières très  dures telles que l'acier trempé, par un pro  cédé qui puisse être réalisé d'une façon ra  pide, sûre et facile et qui soit exempt des  principaux inconvénients que présentent les  procédés connus suivant lesquels on mesure  la dureté en     pratiquant    une empreinte dans  la matière, notamment la difficulté extrême  qu'on éprouve à mesurer directement la pro  fondeur ou le diamètre de l'empreinte par  des .moyens de mesure microscopiques ou  autres, spécialement dans le cas de matières  très dures, et le fait qu'aucune des méthodes  de mesure de la dureté basées sur le choc  ou le rebondissement n'est sûre,

   en raison  du fait que l'efficacité d'un choc dépend de  la masse et de la rigidité de l'objet frappé  et de son support.  



  Dans le procédé suivant l'invention, on  fait rouler un organe     éprouveur,    en subs-    tance dure, d'un dispositif     éprouveur    mobile,  sur la surface de la matière à éprouver et  on mesure la dureté par l'observation du       mouvement    libre et sans contrainte du dis  positif     éprouveur.     



  L'appareil suivant l'invention pour la  mise en-     aeuvre    dudit procédé comporte un  dispositif     éprouveur-    formant pendule, muni  d'un organe     éprouveur    dur agencé pour rouler  sur la surface de la matière à éprouver, et  des moyens pour la mesure des mouvements  angulaires     dudit    dispositif. .  



  L'organe     éprouveur    peut être, par exemple,  sphérique ou cylindrique; il est fixé au peu  dule de façon à former son pivot et fait d'une  matière dure, par exemple de saphir ou  d'acier trempé. L'organe pesant, en forme de  pendule, sera de préférence constitué par un  corps métallique muni d'au moins une extré  mité s'étendant vers le bas.

   Des moyens  peuvent être prévus pour équilibrer le corps  en déplaçant son centre de gravité sur .cha  cun de ses trois axes principaux et des moyens  peuvent aussi être prévus pour permettre de  régler exactement le centre de gravité     _    du      pendule de façon qu'il coïncide avec le  centre de courbure de l'organe     éprouveur,     afin que lorsqu'on place celui-ci sur une  surface horizontale -dure et lisse, il soit à  l'état d'équilibre neutre, c'est-à-dire qu'il  n'ait aucune tendance à rouler et qu'il sup  porte et maintienne la pendule avec ses axes  placés dans toutes positions auxquelles ils  peuvent avoir été amenés, ces derniers moyens  permettant d'abaisser ou d'élever le centre  de gravité du corps d'une quantité prédéter  minée.  



  Un     inclinomètre    est avantageusement       prévu    pour indiquer la position verticale et  pour mesurer l'amplitude des oscillations de  part et d'autre de     cette-    position.  



  Des formes d'exécution de l'objet de l'in  vention . sont représentées à titre d'exemple,  dans le dessin annexé  lies     fig.        1,.    2 et -3 sont respectivement une  vue de face, un plan et une vue en bout  d'une première forme d'exécution de     l'appa-          reil-à    éprouver la dureté;  Les     fig.-4,    -5 et 6 montrent plusieurs va  riantes- de l'organe     éprouveur,    en coupe, à  plus grande échelle;  La     fig.    7 est une coupe verticale d'une  extrémité de l'inclinomètre;  La     fig.    8 est un plan d'un détail;

    Les     fig.    9 et 10 sont respectivement une  vue de face et un plan d'une autre forme  d'exécution.  



  Dans les     fig.    1, 2 et 3, a désigne l'organe       éprouveur,    b l'organe pesant et     c    un morceau  de la matière dont on veut éprouver la du  reté.     d    désigne un plateau supporté d'une  façon réglable par un trépied de support  réglable e servant à supporter le dispositif       éprouveur.    Lorsque l'objet à éprouver est tel  qu'il peut aussi être utilisé pour supporter  le dispositif, le support e et le plateau d ne  sont pas utilisés.

   L'organe pesant b présente  un élément arqué central et deux éléments       extrêmes    verticaux, ceux-ci étant munis de  prolongements latéraux dont les faces infé  rieures sont planes, ces prolongements formant  conjointement     -4veg    lesdites faces planes, des    pieds par lesquels ledit organe peut reposer  lorsqu'on ne s'en sert pas.

   L'organe pesant  est établi d'une façon aussi équilibrée que  possible mais, dans le but d'assurer un équi  libre correct, on le munit de vis réglables     b1,          b2,        b3    qui permettent de l'équilibrer dans trois  directions lorsqu'il est supporté par l'organe       éprouveur    a sur la pièce à éprouver c, le  centre de gravité de l'organe pesant, dans  la position d'équilibre neutre, coïncidant avec  le centre de courbure de l'organe     éprouveur     a. Un second organe pesant, constitué par  un disque métallique 64, est monté sur une  tige verticale filetée fixe     bl    dans un évide  ment     bO    de l'organe pesant b.

   Lorsqu'on fait  tourner le disque     b4,    il monte ou descend  sur l'axe     bb,    ce qui permet de déplacer le  centre de gravité de l'instrument de façon  à le situer soit au-dessous du centre de cour  bure, soit en coïncidence avec ce centre, soit  au-dessus de ce centre,- suivant. qu'il est dé  sirable. La distance dont le centre de gra  vité est éloigné du centre de courbure est  la longueur du pendule et peut être la même  pour les épreuves du temps et les épreuves  de l'échelle. La longueur normale du pen  dule, lorsque le centre de gravité de l'instru  ment est au-dessous du centre de courbure,  sera préférablement environ de 0,1 millimètre.  Dans le cas de     matières    très molles, on  pourra utiliser un pendule plus long.

   Pour  faciliter le réglage-     çorrect-    du     disque    64, ce  dernier est muni d'une ligne de repère annu  laire     (fig.    1) et, d'un bord à l'autre de l'ou  verture de l'évidement dans lequel est situé  le disque, est disposée une plaque graduée  relativement fixe b'. Le disque b4 est muni  le long de la ligne de repère     (fig.    8) de  cinq traits verticaux, l'intervalle séparant  deux traits consécutifs représentant un dé  placement du centre de gravité. de l'instru  ment de 0,01 millimètre. Les intervalles sé  parant les traits de la graduation de la plaque       b'    représentent chacun un déplacement de  0,05 millimètre.

   Par conséquent, les deux  graduations permettent de mesurer les dé  placements du centre de gravité en     centiémo     de     millimètre,         'L'organe     éprouveur    a est préférablement  une sphère de saphir ou d'acier trempé com  plète et, -pour éprouver, des     matières    . très  dures, son diamètre est préférablement de  1 millimètre. Dans le cas de matières très  molles, on peut employer une     bille.plus    grosse.  Une bille en rubis peut être substituée à  une bille en     saphlir.     



  L'organe     éprouveur    a peut être maintenu  en position au moyen d'an mandrin qui peut  être établi soit comme représenté à la     fig.    4,  soit comme représenté à la     fig.    5. Dans le  premier cas     (fig.4),    la bille de. saphir ou  d'acier est maintenue par frottement dans  l'ouverture légèrement rétrécie du trou dû  mandrin, une vis de pression     cal    étant prévue  pour expulser la bille lorsque cela est néces  saire.

   Dans le second ras     (fig.    5), la bille  est maintenue entre la face conique du trou  du mandrin et l'extrémité inférieure d'une  vis     @a2.    Dans ces deux dispositions, le     mandrin     se visse     dans_l'organe    pesant b.  



       L'inclinomètrè    est monté sur= la face  arquée supérieure de l'organe pesant b, et,  dans cet exemple, il est du type comportant  un niveau constitué par un tube de verre à  extrémités fermées - f rempli d'alcool-ou autre  liquide à l'exception d'une bulle d'air. Le  tube est courbe et maintenu: à     chaque-extré-          mité    par<U>un</U> chapeau métallique faisant partie  d'un porte-niveau métallique     g    fixé --par des  vis     h.    à l'organe pesant b.

   Les deux extré  mités du tube de verre- sont scellées hermé  tiquement, l'une par le verre lui-même, l'autre  à l'aide d'un bouchon de. caoutchouc f 1,  d'une bille f<B>'</B> et d'an bouchon métallique  fileté f 3     (fig.    7). Cette disposition permet de  régler la bulle -d'air de façon     o    à - compenser  la variation     que.son    volume serait susceptible  de subir par l'effet des variations de tempé  rature.  



  Au-dessus du tube f est disposée- une  plaque à échelle i munie d'une graduation  allant préférablement de 0 à     10,0    et cotres  pondant à des nombres de dureté - arbitraire.  Un second niveau à alcool     j    plus petit que  le     niveau    f est disposé latéralement et per-         pendiculairement    à celui-ci     (fig.-2)    pour 'per  mettre de voir :si le plan: principal de     l'iris-          trument    est vertical.'.  



  -Pour mesurer la dureté par l'épreuve. de.  l'échelle ou de l'amplitude, c'est-à-dire -par  comparaison     des-différentes    valeurs     dè.'l'am-          plitudè    de l'oscillation de l'organe     .éprouveur     pour .des     matières    -à degrés de duretés     diffé-          rents,    le pendule     (comprenant        l'organe.éprou-          veur    a, l'organe pesant     b'    et l'inclinomètre),

    dont le     centre        #    de gravité a préalablement  été réglé de façon qu'il soit situé au-dessous  du centre de courbure de l'organe     .éprouveur     .a, est posé do     uçement.,    sur l'éprouvette ou  objet de matière à éprouver'     (fig.    1) avec' son  axe de; gravitation disposé verticalement.. S'il  ne reste pas dans cette position (en. raison  du fait que la petite surface sur -laquelle la  bille repose n'est pas horizontale), on- incline  la table d jusqu'au moment- où les bulles  d'air arrivent au centre des - niveaux res  pectifs.  



  Sous le poids du pendule, -l'organe     éprou-          veur    effectue une -empreinte ou dépression  dans la, pièce éprouvée. L'opérateur incline       alors    le pendule à partir de la position -ver  ticale jusqu'à ce que la bulle     id'air    arrive au  zéro de l'échelle de     l'inclinomètre    et libère  alors ce .pendule.

   Le fait d'incliner le , pen  dule de la     position-    verticale     "à    là     ,position     zéro. allonge l'empreinte originale et, lorsque  le pendule. est libéré, l'organe     _        éprouveur     revient en roulant le long de l'empreinte  ainsi, allongée. -   En observant l'amplitude de     1,a-    première  oscillation du pendule après :

  que -celui-ci a  été libéré ,à la position zéro, on     peut-obtenir     une mesure exacte de     1a_    dureté comparative  de- la     matière    en cours.     d.'examen.    La diffé  rence entre le nombre 100 et le nombre lu  sur l'échelle dépend de la quantité d'énergie  absorbée pour déformer la matière. - .  



  Si la surface sur laquelle .l'organe     -éprou-          veur    roule est dure, l'empreinte     effectuée-par     l'organe     éprouveur    'sera très-, petite, la résis  tance au roulement sera 'faible et<B>-</B>la perte  d'amplitude sera faible, .mais si la,     surface         sur laquelle l'organe     éprouveur    roule est molle,  cet organe s'enfoncera plus -profondément  dans la matière, la résistance au roulement  augmentera et la perte d'amplitude sera plus  grande.  



  L'épreuve de l'échelle peut être     effectuée     d'autres manières, L'une d'elles consisterait  à placer le pendule sur la pièce à éprouver  avec la bulle à zéro et à le libérer alors:  et une autre consisterait à placer le pendule  sur la pièce à éprouver avec la bulle à 100,  à le faire ensuite osciller jusqu'à<I>zéro</I> et à  le libérer.  



  En employant une bille d'acier de 1 mil  limètre de diamètre, l'épreuve de l'échelle a  donné les résultats typiques suivants  
EMI0004.0003     
  
    Verre <SEP> 97
<tb>  Acier <SEP> au <SEP> carbone <SEP> très <SEP> dur <SEP> 93
<tb>  Acier <SEP> au <SEP> carbone <SEP> dur <SEP> 88
<tb>  Acier <SEP> rapide <SEP> trempé <SEP> 75
<tb>  Acier <SEP> rapide <SEP> recuit <SEP> 54
<tb>  Acier <SEP> au <SEP> carbone <SEP> recuit <SEP> 41
<tb>  Laiton <SEP> laminé <SEP> 14
<tb>  Laiton <SEP> fondu <SEP> (mou) <SEP> 4
<tb>  Plomb <SEP> 0       Pour effectuer l'épreuve de durée, on pose  le pendule doucement sur l'éprouvette placée  dans une position approximativement horizon  tale (bulle d'air à ou vers 50) et on le fait os  ciller d'un petit angle.

   La durée de l'oscillation  peut être mesurée commodément à l'aide  d'un chronomètre et les nombres de dureté  de l'épreuve du "temps" sont commodément  exprimés en secondes pour dix oscillations  simples, par exemple. Ainsi, en comparant  le temps     pris    pour un nombre d'oscillations  donné, on peut déterminer facilement les dif  férences de dureté de diverses matières.  



  La période d'oscillation dépend de l'éten  due de l'empreinte, mesuré dans la direction  de l'oscillation. Dans l'épreuve de l'échelle,  comme dans l'épreuve du temps, les nombres       représentant    la dureté sont compris entre 0  et 100. Le réglage du pendule sera usuelle  ment tel que dix oscillations simples exigent  sur une matière très dure telle que le verre  exactement 100 secondes,    En employant une bille d'acier trempé de  1 millimètre de diamètre.

   l'épreuve de durée  a donné les résultats typiques suivants  
EMI0004.0006     
  
    Verre <SEP> 100
<tb>  Acier <SEP> au <SEP> carbone <SEP> très <SEP> dur <SEP> 75
<tb>  Acier <SEP> au <SEP> carbone <SEP> dur <SEP> 65
<tb>  Acier <SEP> rapide <SEP> trempé <SEP> 52
<tb>  Acier <SEP> rapide <SEP> recuit <SEP> 26
<tb>  Acier <SEP> au <SEP> carbone <SEP> recuit <SEP> 22
<tb>  Laiton <SEP> laminé <SEP> 15
<tb>  Laiton <SEP> fondu <SEP> (mou) <SEP> 11
<tb>  Plomb <SEP> 3            Pour    augmenter la sensibilité du pendule  dans les épreuves du temps,

   on règle le  centre de gravité de façon à le situer en un  point     qui    coïncide avec le centre de courbure  de l'organe     éprouveur    ou qui est situé     au-          dessus    dudit centre au lieu d'être situé     au-          dessous.     



  La durée de l'oscillation d'un pendule  composé du genre décrit est inversement  proportionnelle à la racine carrée de la lon  gueur du pendule, celle-ci étant très faible.  Cette loi n'est correcte, dans le cas de l'ins  trument suivant l'invention, que si cet instru  ment repose sur une surface assez dure pour       qu'elle    ne soit soumise à aucune empreinte  appréciable. D'une façon générale, lorsqu'on  raccourcit le pendule, on augmente la durée  de l'oscillation.

   Ceci est plus marqué dans le  cas de substances dures, mais, dans le cas  de substances très molles, la durée de l'oscil  lation du pendule est approximativement la  même, que ce pendule soit long ou court, ou  que son centre de gravité soit situé au-dessous  du centre de l'organe     éprouveur,    qu'il- coïn  cide avec ce centre, ou qu'il soit situé     au-          dessus    de lui.  



  Dans le cas des substances dures telles  que l'acier trempé, les effets résultant du  raccourcissement du pendule jusqu'à zéro et  de son renversement sont progressivement  1  D'augmenter la durée de l'oscillation,  c'est-à-dire     d'augmenterlenombre    représentant  la dureté de l'épreuve du temps.  



  2  De rendre le pendule beaucoup plus  sensible aux petites     différences    de dureté,           3     D'augmenter la     différence    numérique  entre les nombres représentant les duretés  d'éprouvettes de duretés presque égales.  



  Par exemple, en éprouvant trois échantil  lons d'acier rapide A, B et C, supposés  trempés ou durcis de la même façon, on obtint  les résultats suivants:  
EMI0005.0003     
  
    A <SEP> B <SEP> C
<tb>  Longueur <SEP> du <SEP> pendule <SEP> 0,1 <SEP> mm <SEP> 57 <SEP> 58. <SEP> 62
<tb>  " <SEP> " <SEP> " <SEP> 0 <SEP> mm
<tb>  (neutre) <SEP> 66 <SEP> 70 <SEP> 75
<tb>  " <SEP> 0,1 <SEP> mm
<tb>  (inversé) <SEP> 77 <SEP> 85 <SEP> 102       Ainsi, la     différence    entre les nombres  représentant la dureté de A et' de C fut  amplifiée de 5 avec. le pendule de 0,1 à 25  avec le pendule inversé.  



  Le pendule inversé exige une manipulation  soigneuse et des éprouvettes parfaitement  préparées, mais constitue un procédé ex  ceptionnellement sensible permettant d'étudier  des différences de dureté très minimes.  



  Il ressort de ce     qui    précède que les épreuves  de l'échelle et du temps constituent deux  épreuves de dureté entièrement différentes, et  . qu'en outre, le nombre représentant la dureté  d'une matière n'est pas le même pour une  épreuve que pour l'autre. Toutefois, d'une  façon générale, les substances sont placées  par les deux     épreuves    dans le même ordre  de dureté. Cependant, dans     certains    cas, une  éprouvette qui a été trouvée plus dure qu'une  autre par une des épreuves peut être trouvée  plus molle que cette autre par la seconde  épreuve.  



  Les nombres de dureté obtenus suivant  l'invention, selon l'épreuve au temps, corres  pondent aux nombres de dureté de l'échelle  Brinell et peuvent être convertis en ceux-ci.  En outre, cette épreuve s'applique à de zones  de dureté pour lesquelles "l'épreuve Brinell  n'est pas applicable.  



  Pour convertir les duretés obtenues sui  vant l'invention par l'épreuve du temps en  duretés Brinell pour la même matière; on  applique les règles suivantes  Les duretés au temps supérieures à     33'/.3,       multipliées par 10, donnent les duretés tri       nell     B = 10 T lorsque T >     331/s.     



  Les duretés au temps inférieures à     33's,     élevées au carré et multipliées par 0,3 don  rient les duretés Brinell:  B = 0,3T 2 lorsque T     C    33     1/3-          On    admet généralement que' l'épreuve  Brinell n'est pas sûre au-dessus d'une dureté  Brinell égale à 600. Les épreuves au temps  effectuées suivant l'invention sur de l'acier  trempé donnent des lectures     jusqu'à    85  (850 Brinell) et ces épreuves effectuées sur  des substances plus - dures que l'acier donnent  des lectures jusqu'à 110 (1100 Brinell).  



  L'épreuve de l'échelle ne correspond     pas'     à l'échelle de dureté Brinell, étant donné  qu'elle mesure une sorte de dureté différente.  L'organe     éprouveur,.    en roulant le long de  l'empreinte allongée     effectuée    en inclinant  le pendule, pousse une onde de matière de  vant lui jusqu'au moment où le pendule a  épuisé son énergie et arrive au repos. Ceci.  peut être appelé "dureté de     txavail".     



  L'épreuve du temps (comme l'épreuve\       Brinel)    mesure la dureté par l'empreinte.     T1     se produit une empreinte plus ou moins  allongée dans laquelle la bille roule. alterna  tivement dans un sens et dans l'autre (sans  glissement) et la durée de l'oscillation     mesure-          l'étendue    de l'empreinte.  



  Le rapport entre la dureté par l'épreuve  de l'échelle et la- dureté par l'épreuve du  temps est probablement une mesure de la  facilité avec laquelle la matière éprouvée se  laisse travailler et des exemples de rapports  de ce     genre    -sont:  
EMI0005.0025     
  
    Etain <SEP> pur <SEP> 0,166
<tb>  Cuivre <SEP> fondu <SEP> 0;285
<tb>  Bronze. <SEP> de <SEP> la <SEP> marine <SEP> anglaise <SEP> 1,26
<tb>  Fonte <SEP> de <SEP> fer <SEP> (douce) <SEP> 1,34
<tb>  Acier <SEP> doux <SEP> 1,36.
<tb>  Acier <SEP> rapide <SEP> recuit <SEP> 1,45
<tb>  Fer <SEP> inoxydable <SEP> 1,72
<tb>  Acier <SEP> à- <SEP> bandage <SEP> 1,9
<tb>  Acier <SEP> au <SEP> manganèse <SEP> 2;

  0       -     Quoique    l'action de     l'instrument    soit de  former une empreinte dans la matière k-      <B>l</B>     # & ouver    et d'allonger cette empreinte,     l'em-          UT          preinte    est à peine visible (à supposer qu'elle  le soit) à     l'eeil    nu et l'on peut dire par con  séquent que les épreuves peuvent être effec  tuées. sans abîmer les objets à éprouver. En  outre, comme il n'y a pas de choc, l'épreuve  peut être effectuée sur des objets fragiles et  sur des objets très minces.  



  Dans une forme commode de l'appareil  suivant l'invention, l'organe pesant     b    aura  environ 305 millimètres de longueur et pèsera  de 2 à 4     kilogs.    Les dimensions et le poids  de l'appareil peuvent     évidemment    varier.  



  Pour faciliter l'opération qui     consiste    à  incliner et libérer le pendule, on prévoit des  petites poignées     k.     



  Dans une variante     (fig.    6), on peut prévoir  deux organes     éprouveurs    disposés côte à côte  et ayant un axe de rotation commun. Dans  cette disposition, le pendule ne pourra osciller  que dans un seul plan. Toutefois, cette dis  position peut être moins     sensible.que    l'organe       éprouveur    simple, ou exiger une longueur de  pendule plus petite pour donner la même  sensibilité de mouvement que le pendule à  organe     éprouveur    unique.  



  Quoique l'inventeur préfère donner à l'or  gane pesant b la forme représentée, cet organe  pourrait recevoir d'autres formes et l'abaisse  ment et l'élévation du centre de gravité  pourraient être réalisés autrement qu'à l'aide  du disque b. Par exemple, l'organe pesant  peut être constitué par une barre droite mu  nie à chaque extrémité d'une colonne s'éten  dant vers le bas et à laquelle peut être  figé un poids réglable. L'inclinomètre peut  aussi recevoir la forme d'un plateau     semi-          circulaire    calibré sur son bord courbe, muni  d'un index, supporté par des couteaux et  équilibré sur l'organe pesant.  



       L'-instrument    représenté dans les     fig.    1, 2  et 3 est approprié à l'épreuve des objets  capables d'être embrassés par l'organe pesant       b.    Dans les     fig.    9 et 10, on a représenté une  forme d'exécution appropriée à l'épreuve des  objets qui ne se prêtent pas à leur envelop  pement. Dans cette forme d'exécution,     l'orzane       pesant est établi de façon à comporter une  partie de sa longueur disposée     angulairecnent     par rapport à l'autre, les proportions des deux  parties étant établies de façon que le dispo  sitif soit en équilibre dans sa position sur la  matière â éprouver représentée à la     fig.    9.

         L'inclinomètre    est placé près de la jonction  des deux éléments et est préférablement logé  dans un évidement pratiqué latéralement dans  l'organe pesant de façon que lorsqu'on emploie  l'appareil pour éprouver la dureté; par exemple  de la face interne d'un tube de canon ou  objet analogue, la position de l'inclinomètre  permette de déterminer les duretés sans ce  pendant gêner les opérations de l'organe pe  sant. L'organe pesant sera     préférablement     constitué par une pièce creuse en fonte d'a  luminium biseautée à chaque extrémité pour  former des portées ou pieds et munie de  plaques d'acier fixées à ces extrémités pour  assurer le contrepoids nécessaire.  



  On avait déjà proposé de mesurer la  dureté en formant une empreinte allongée  ou une rayure dans la matière. à éprouver  mais, à cet effet, l'empreinte étant formée  par le mouvement latéral d'une pointe de  diamant chargée d'un poids, la mesure de la  dureté étant le poids nécessaire     pour    produire  la rayure. On avait aussi déjà proposé de  former une empreinte à l'aide d'une bille  dure et d'estimer la dureté par l'effort né  cessaire pour     tirer'la    bille hors de l'empreinte  en antagonisme à la résistance d'un ressort  léger maintenant cette bille en position.  L'organe     éprouveur    ne possède de mouvement  de roulement dans aucune de ces deux dispo  sitions.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I Procédé pour éprouver la dureté des mé taux ou des autres matières solides, ca ractérisé en ce qu'on fait rouler l'organe éprouveur en substance dure, d'un dispo sitif éprouveur mobile, sur la surface de la matière à éprouver et qu'on. mesure la dureté par l'observation du mouvement libre et sans contrainte du dispositif éprouveur. <B>Il</B> Appareil éprouveur pour la mise en pra tique du procédé suivant la revendication I, caractérisé en ce qu'il comporte un dispositif éprouveur.formant pendule,
    muni d'un organe éprouveur dur agencé pour rouler sur la surface de la matière à éprouver et formant le pivot du pendule et des moyens pour la mesure des mouve ments angulaires dudit dispositif. SOUS-REVENDICATIONS 1 Procédé suivant la revendication I, carac térisé par le fait qu'on mesure l'amplitude de la première oscillation du pendule.. 2 Procédé suivant la revendication I, carac térisé par le fait qu'on mesure la période de temps prise pour un nombre d'oscilla tions donné du pendule.
    3 Procédé suivant la revendication I et les sous-revendications. 1 et 2, caractérisé, par le fait que le centre de gravité du pendule est placé au-dessous du centre de courbure de l'organe éprouveur. 4 Procédé suivant la revendication I et les sous-revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le centre de gravité dit pendule est placé en coïncidence avec le centre de courbure de l'organe éprouveur. 5 Procédé suivant la revendication I et les sous-revendications 1 et 2,
    caractérisé en ce que le centre de gravité du pendule est placé au-dessus du centre de courbure de l'organe éprouveur. 6 Appareil suivant la revendication II, ca ractérisé par le fait qu'un inclinomètre est assujetti au pendule pour indiquer lorsque le pendule est vertical ainsi que .pour indiquer les mouvements angulaires du pendule lorsque celui-ci est mis en mouvement.
    7 Appareil suivant la revendication<B>il,</B> ca ractérisé par des moyens pour équilibrer le poids du pendule dans trois directions et pour effectuer des déplacements prédé terminés du centre de gravité dudit pen dule de façon que ce centre coïncide avec le centre de courbure de l'organe éprouveur ou qu'il soit placé au-dessus ou au- dessous de ce centre. 8 Appareil suivant la revendication II, ca ractérisé par le fait que l'organe éprou- veur formant le pivot du pendule présente une face sphérique ou cylindrique.
    9 Appareil suivant la revendication II et la sous-revendication 6, caractérisé -par le fait que l'inclinomètre est constitué par un niveau à alcool et est muni de moyens permettant de régler les dimensions de . la bulle d'air et. d'une plaque graduée en unités qui représentent les degrés de<B>dé-</B> viation par rapport à la verticale et les duretés de diverses matières.
    10 Appareil suivant la revendication II, ca ractérisé par le fait que le pendule est un corps métallique arqué comportant au milieu de sa longueur et de sa largeur des moyens pour figer l'organe éprouveur et une cavité centrale en travers de la quelle est disposée une tige filetée fixe portant un poids additionnel agencé pour recevoir un mouvement d'élévation ou d'abaissemennt sur sa tige lorsqu'on le fait tourner, de façon à faire varier la position du centre de gravité de l'organe pesant principal.
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