Appareil de réception radioélectrique. La présente invention a. pour objet une addition au brevet principal no 142434.
Ce brevet concerne un appareil de récëp- tion de signaux représentés par des ondes entretenues de radiofréquence et pour la ré- duetion des effets de perturbations électro magnétiques ayant lien en même temps, com portant un circuit d'antenne accordé avec la fréquence des ondes représentant le signal qu'on veut recevoir, l'amplitude des oscilla tions représentant le signal étant ainsi à.
son maximum et les oscillations provenant des perturbations ayant une fréquence corres- pondant avec la fréquence des ondes -de si gnal, .comportant en outre au moins un trans- l.ateur, ainsi que des organes détecteurs, les courants fournis par lesquels lors de la récep tion des signaux affectent en sens contraires ledit translateur.
Dans l'appareil suivant le brevet princi pal une source de courant locale indépen dante desdits détecteurs produit -des oscilla: tions de différente fréquence réagissant avec les oscillations représentant le signal afin de produire de battements de phases opposées affectant ledit translateur à travers lesdits organes détecteurs de manière que leurs ac tions s'ajoutent, le signal recherché étant par ce fait distingué plus facilement des effets des ondes perturbatriccs arrivant en méme temps à l'appareil.
L'appareil suivant la présente invention est caractérisé en ce qu'il comporte des moyens pour faire varier l'amplitude des oscillations provenant de la source locale, pour pouvoir régler cette amplitude suivant celle des ondes que l'on veut recevoir, en- vue d'obtenir dans le circuit dans lequel elles réagissent les unes sur les autres, une égalité substantielle de l'amplitude des oscillations produites par la source locale à celle des ondes à recevoir.
Le dessin annexé représente deux formes d'exécution de l'objet de l'invention. Dans ce dessin: Fig. 1 est une vue schématique .d'un ap pareil récepteur ne mettant en jeu qu'une seule espèce de lnttem-ents; Fig. 2 est une vue schématique d'une va riante mettant en jeu tant des battements pri maires que des battements secondaires. Dans la. fig. 1, A représente d'une ma nière générale tout conducteur récepteur, tel qu'une antenne du type à circuit ouvert, à boucle, à bobine ou autre.
Entre l'antenne et la. terre ou la câpaeité E sont montés en série l'inductance réglable L et le primaire réglable P d'un transforma teur à hautes fréquentes, un condeilsateur réglable C étant relié en parallèle avec L et P si cela est convenable ou désirable, par exemple pour accorder le dispositif d'antenne à la fréquence des oncles de signalisation qu? l'on veut recevoir.
Avec le primaire P est couplé inductiv #-- ment le secondaire réglable S, lequel est coa- iiecté avec un eircuit à inductance réglable L, et condensateur réglable Cl destinés à accor der ce circuit à la même fréquence que le circuit d'antenne.
8l et & sont des inductances, con4ituant des secondaires -de transformateur à, hautes fréquences, sensiblement égales; une borne (le chacune d'elles est connectée avec un point du circuit du secondaire S, de préférence à l'une des. bornes du condensateur Cl.
Les autres bornes des bobines S, et ,S'.. sont reliées respectivement aux gri112s g et g, de disposi tifs thermoioniques dont les électrodes peuvent être placées dans des ampoules ou tubes diffé rents, mais peuvent, comme cela est indiqué au dessin, être disposées, dans le même vide, dans l'ampoule V. Un condensateur variable C, est monté en circuit avec les bobines S, et S, et relie les billes g et g,, ce condensa teur pouvant servir à rendre le circuit réso nant par rapport aux oscillations produites loealement. Avec la grille g coopère la.
pla que ou anode a dans le circuit externe de la quelle est monté le primaire (le transforma teur P, et une partie variable de la résistance r, en dérivation sur la batterie P, le cireuit étant complété par la cathode ou filament eliaud f. Ce filament est parcouru par le courant de la batterie b, courant dont l'in tensité peut être réglée au moyen de la ré sistance réglable 7-. De même, le circuit ex térieur de l'anode a, laquelle coopère avec la brille g,, comprend le primaire P, et la. ré sistance réglable r,.
Une seconde connexion part du circuit du secondaire S, de préférence depuis l'autre borne du condensateur C, pour aboutir à la cathode oii filament f.
Les primaires Pl et P, lorsqu'ils sont par courus par des courants égaux, produisent des effets égaux et de sens opposés sur le se condaire<B>8,</B> lequel peut être shunté par le condensateur variable de syntonisation C, et dans le circuit duquel est intercalé l'instru ment récepteur, par exemple un téléphone T. Si on le juge convenable ou désirable, le translateur constitué par les primaires P, P, et le secondaire S, peut comporter un noyau c en matière magnétique.
L'appareil décrit fonctionne de la façon suivante: L'énergie reçue par l'antenne A et qui passe par les bobines S, et S_, à elle seule, au rait pour effet de donner des potentiels égaux aux brilles g et g,, ayant à leur tour pour effets des changements de courant. égaux ;fans les circuits de leurs anodes respectives. Les changements de courant dans les pri maires P, et P, sont par suite égaux et puis que ces primaires produisent des inductions de sens contraire sur le secondaire S., aucun courant ne se trouve induit dans celui-ci et le téléphone T ne répond pas.
En d'autres termes, l'énergie reçue et les actions quelcon ques, oscillatoires ou autres, produites par les perturbations atmosphériques, électricité na turelle, bruits parasites, etc., n'ont aucun effet; sur le téléphone T.
Pour que l'appareil puise répondre à l'énergie de signalisation reçue, avec suppres sion presque complète des actions perturba trices, le primaire P.z est relié inductivement aux secondaires S, et S, et est disposé de ma nière que les effets produits sur les grilles sont de sens contraires et de valeurs sensible ment égales. La bobine P3 est disposée de préférence de manière à pouvoir tourner pour se rapprocher ou s'éloigner de la position dans laquelle les effets d'induction maximum sont produits sur les secondaires S, et SZ, ce qui permet: de rendre ces effets d'induction va riable.
Le primaire P3 est destiné à être tra versé par des oscillations d'une radio-fré- quence différant de la fréquence de l'énergie reçue, produites par l'oscillateur thermo ionique Vl pouvant être remplacé par toute autre source convenable d'oscillations, tels qu'un arc, une génératrice dynamoélectri que, etc.
Lorsque le primaire P3 est traversé par des oscillations ainsi qu'il vient d'être dit, le fonctionnement est le suivant: Les oscillations déterminées par l'énergie reçue dans les secondaires Sl et 82 réagissent sur les oscillations qui y sont induites par le primaire P3 pour donner lieu à des batte ments qui sont, de préférence, pour la télé graphie, de fréquence audible et, pour la télé phonie, de fréquence inaudible.
Les batte ments produits dans les secondaires Sl et S2 sont de phases opposées et d'intensités sensi blement égale d'où il s'en suit que les diffé rences de potentiel imprimées aux grilles y et g,. déterminent des changements de cou rant de valeur égale, mais en sens opposé dans les primaires Pl et P2. Ainsi les effets des courants de battement sur le secondaire S3 s'ajoutent. Le circuit dudit secondaire peut être accordé à la fréquence de battement à l'aide du condensateur C3.
Il se produit un courant de fréquence de battement dans le téléphone T, lequel donne le son correspon dant dans le cas de la télégraphie et pourra reproduire la parole dans le cas clé la télé phonie, les battements étant de fréquence inaudible et le téléphone étant pourvu de moyens détecteurs bien connus d'un genre quelconque.
Les effets des perturbations électromagné tiques puissantes sont tels qu'ils ne réagis sent pas efficacement avec les oscillations in duites par le primaire P3 dans les secon daires Sl et 8z; ainsi les effets de ces pertur bations sur le translateur, transmis à travers les organes détecteurs faisant partie du dis positif thermoionique V ou autres équiva lents, se compensent, tandis que l'énergie de signalisation reçue réagit pour produire les battements indiqués ci-dessus, ce qui rend possible la réception de l'énergie de signali sation voulue.
La rotation du primaire P3 et le réglage du condensateur C2, permettent d'obtenir les ef fets suivants: le condensateur C2 étant ajusté à peu près à la capacité zéro, et la bobine P5 tournée clans une position telle que son induc tion sur 8, et S"z soit très faible, de faibles différences de potentiel provenant de la source locale sont imprimées sur les grilles g g,. Cet ajustement est avantageux dans le cas de signaux faibles reçue pendant que règnent de fortes perturbations.
Ou bien, on peut régler la capacité du condensateur C2 de manière'à syntoniser le circuit des secon daires S, et S= par rapport aux oscillations produites localement et on peut tourner la bobine P3 dans une position convenable pour affecter fortement les bobines S, et S, ce dernier ajustement étant approprié lorsque l'énergie de signalisation reçue est relative ment forte. Les meilleurs effets sont obtenus en éta blissant un rapport approprié entre l'ampli tude des oscillations produites localement et celle de l'énergie.de signalisation reçue.
De préférence, l'amplitude des oscillai-ions in duites dans les bobines S, et SZ par le pri maire P3 est déterminée, par exemple par le réglage de la position de cette bobine P3, ou de toute autre manière, de façon qu'elle égale sensiblement l'amplitude des oscillations provoquées, dans les bobines S, <B>8,</B> par l'éner gie reçue.
Cette relation étant établie, on peut recevoir facilement les signaux faibles à travers de fortes perturbations, lé rapport de l'amplitude du courant induit dans les bo bines<B>8,</B> et S, par le primaire P3 étant faible comparativement à l'amplitude du courant déterminé dans les bobines<B>Si</B> et S2 par les dites fortes perturbations;
le battement pro duit entre l'énergie de signalisation reçue et l'énergie produite localement est alors plus propre à .affecter le téléphone T par l'inter médiaire des couplages Pl <I>Pz</I> et<B>8,</B> que le bat= tement imparfait déterminé par lesdites for te; perturbations réagissant sur les oscilla tions produites localement; en d'autres ter nies. les ondes entretenues de l'énergie reçue affectent le téléphone T par des battements < lui sont:
obtenus dans des bonnes conditions, tandis que les ondes parasites fortes produi- si-ut un battement imparfait, et donnent lieu principalement à. des actions des détecteurs sur le translateur qui se compensent presque parfaitement, cet équilibre n'étant que fai blement dérangé par la présence de faibles oscillations produites localement.
On comprend que le condensateur Cw n'est pas indispensable; on l'emploie, comme il a été indiqué, lorsqu'il est convenable ou avan- t_ibeux de svntoniser le circuit des bobines .S, et & à la fréquence clés oscillations pro duites localement.
On a représenté sur la fib. 2 une disposi tion grâce à. laquelle on peut produire à la fois- des battements primaires et secondaires. Dans ce cas, des différences de potentiel pro- -s dans le circuit du secondaire S, accordé à la.
fréquence de l'onde entretenue reçue au moz en d'une inductance réglable L, et d'un condensateur variable C,, sont imprimées sur la brille g de l'oscillateur thermoionique V-. qui comporte les condensateurs variables dé signés par C, et C@ et produit des oscillations d'une radiofréquence différant de la. fré quence de l'énergie reçue pour produire des battements de fréquence inaudible tant dans 1.- cas de la.
télégraphie que dans celui de la téléphonie. Le courant de battement produit ëns le circuit d'anode de l'oscillateur V2 tra- verse le primaire P., couplé au secondaire S, noyau magnétique e étant employé lors qu'on le juge convenable ou avantageux.
La connexion du secondaire 8., au reste de l'ap pareil est semblable à celle du secondaire 8 < ru reste de l'appareil de la fib. 1, le circuit du secondaire S,, étant toutefois apériodique.
On envoie ainsi dans les secondaires S, etAJ2 des courants de la fréquence d?sdits batte ments; le circuit de ces secondaires peut être accordé à la fréquence des oscillations pro duites par V, par le condensateur variable C._, mais il est entendu que ce dernier peut être supprimé, auquel cas ce circuit est apé riodique. L'oscillateur V, produit. des oscil lations d'une fréquence telle qu'elles déter minent des battements secondaires de fré quence audible pour la télégraphie et de pré férence de fréquence inaudible pour la télé phonie.
Lorsque l'oscillateur I, n'est pas en fonc tionnement, les actions de l'énergie reçue et des battements produits avec elle par l'oscil lateur V_-, sur le secondaire<B>83</B> et le téléphone T sont égales à zéro. 3u contraire, lorsque l'oscillateur V, est en fonctionnement, les battement:
secondaires, qui sont de phases opposées et sensiblement égaux, affectent le secondaire 5.,, puisque dans cP cas, les effets transmis par, les primaires P,<I>et</I> P2 s'ajoutent, d'où il résulte une production de son par le téléphone T, ce son étant une note audible pour la.
télégraphie et constituant une repro duction de la parole dans le cas de la télé phonie, lorsque les battements secondaires sont au-dessus de l'audibilité et le téléphone est muni d'un organe détecteur.
Cette disposition élimine aussi les effets des perturbations fortes, pour lesquelles les tubes V, et V. n'agissent pas sensiblement en qualité d'hétérodvrics, tandis que l'énerb e de signalisation voulue détermine une réponse du téléphone T.
On comprend qu'on peut interposer entre les secondaires Sdes fir. 1 et 2 et les télé phones T, tout dispositif amplificateur ap proprié, par exemple, (les amplificateurs thermoioniques. à un ou plusieurs étages.
Quoique dans l'exemple de la fig. 1, un couplage inductif PS soit interposé entre le circuit renfermant les bobines S, S_ et le cir cuit de l'antennc, on comprend que ce cou- plage inductif peut être remplacé par un autre couplage quelconque.
De même, sur la fib. 2?, au lieu du couplage inductif P., S4, on peut interposer un autre couplage quel- conque entre le circuit. renfermant les bobinés S, <B><I>S</I></B>, et le circuit d'anode du dispositif thermoionique V_.