Four i marche continue pour la fusion et le traitement des minerais et des métaux en général. De tous les appareils utilisés en m6tallur- bie, seuls le haut-fourneau et le cubilot sont à. marche continue.
Dans tous les autres ap pareils, qu'il s'agisse de fours Martin, de convertisseurs au autres, les opérations sont alternantes, en ce sens qu'elles comportent toujours la même succession d'opérations: in troduction d'une charge, traitement de celle- ci, -coulée du métal; puis de nouveau, intro duction, traitement et coulée, et ainsi de suite.
Il est. aisé ,de concevoir combien un four réa lisant une marche continue serait le bienvenu dans la métallurgie, attendu qu'il simplifie rait du tout au tout les fabrications et en traînerait nécessairement une économie d'ins tallation, une économie de calories, une éco nomie de matières premières et surtout une économie de main-d'aeuvre.
Le four qufait l'objet (le la présente invention permet cle réaliser une marche abso lument continue; il est applicable également bien au traitement des métaux en général et i. celui des minerais.
II comprend une chambre. ou four de fusion surmontée d'une trémie de chargement, de telle sorte que les matières à traiter se dis posent en tronc de cône clans la chambre de fusion, chambre à laquelle fait suite au moins une chambre :de traitement ultérieur, où les produits fondus parviennent par écoulement sous l'action -de leur propre poids.
De préférence, et surtout lorsqu'il s'agit de la préparation de fer, le four<B>(le</B> fusion est suivi de trois chambres ou laboratoires, ou même plus, judicieusement combinés pour permettre .d'y réaliser, successivement et d'une façon ininterrompue, .dans le premier, l'éva@cua- tion des laitiers de fusion, dans le second, les additions -de réducteurs ou de fondants pour constituer les laitiers nécessaires au premier affinage et enfin dans le ou les suivants,
la continuation -de l'affinage et la mise au point du métal par des additions de ferro-ma.nga- nése, de ferro-silicium ou autres, nécessaires pour assurer la réduction des oxydes de fer.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution d'un tel four. La fig. 1 est une coupe verticale par l'axe longitudinal d'un four comportant, outre le four de fusion .proprement dit, trois chambres ott laboratoires; La fig. 2. une coupe horizontale suivant la line M-N-0 de la fib. l ;
La fig. 3, une coupe verticale suivant P-Q de la fig. 1, et La fig. 4, un.(, -coiiipe semblable suivant P-S; Les fig. 5 et (. montrent pa.rtitl lernent une autre forme d'exé:cution du four, et. la fig. 7 se rapporte à un troisième :exemple.
Dans le four selon les fig. 1 à, 4, :1 re présente le four de fusion, surmonté d'une trémie B; <I>C, D,</I> E, les trois Chambras ou la boratoires, pourvus de leurs portes de travail et de visite et :des trou: de coulée pour le pas sage des matières en traitement., la coulée ries laitiers et scories et la, coulée finale du métal fini.
Le four de fusion -1 est établi de façon à permettre le chargement des matières Îi traiter sous la forme d'un tronc de cône dé- terminé, dépendant desdites matières ii traiter, représenté au dessin par 2, 3, 4, 5, cône ebauffé par radiation par les :chambres de chauffe 6, 7, 8, 9 qui l'entourent.
Contrairement à ce qui se produit: dans les hauts-fourneaux suédois électrique, ce cône est donc chauffé de l'extérieur vers l'intérieur, par la, radiation des chambres de chauffe qui l'entourent de toutes parts. Celles-ci sont chauffées elles-mêmes soit électriquement par arcs, soit par tous autres moyens thermiques appropriés, tels que brûleurs à gaz, à. huiles lourdes, au Charbon pulvérisé ou autres.
Il est aisé de Concevoir que ces chauffes par grandes surfaces entraîneront rapidement la fusion des matières sur une épaisseur qui sera d'autant. plus forte que les capacités seront plus :considérables.
Au fur et à mesure que les matières fon dues s'écouleront sur la sole inclinée, vers le premier laboratoire C, le cône se reformera de lui-même, en présentant à sa. surface de nouvelles matières, déjà portées à température élevée par la simple conduction de, cliai.leurs engendrées au sein de la masse.
Les produits fondus s'-écoulent dans 1@ lab oratoire on y procédera à l'évacuation des laitiers de fueion (.comme, au haut-four- neau ou ait tuljilot.), par des trous 14 ména.- gés à, cet effet.
Avant que le prunier laboratoire ne soit rempli de métal, on aura. préparé .sur la sole (lit second laboratoire D, les réducteurs et fondants n('ce,sarres polir eonstilru'r les lai tiers approprié: ii. un premier affinage. U## portes de travail 1(=;-17 ménagées lat6rale- nient permel-lent <B>de,</B> procéder aisément à ces opérations ainsi qu'il. la. surveillance des re vêtements.
Le pre#niic,r lailje>raloiri# étant rempli de métal .exempt de laitiers @d-e fusion, que l'on a eu soin cl evaeuer ainsi qu'il a. été dit plu:
haut, on fait couler b, métal dans<B>le</B> second laboratoire<I>D,</I> par les trous de coulée <I>t</I> t iné- nagés latéralement à cet effet et que l'on dé bouche au moment voulu par les portes la- 13.
Les laitiers pnlalablenient formés dans le laboratoire D agi,,ent très rapidement., et le métal, en grande partie affiné, peut être coulé par t' <I>t'</I> dans le troisième laboratoire E, de la même façon qu'il a été coulé prée- demment du premier dans le second.
L'affinage dit métal ç es continué et le métal mis au point. On évacue les laitiers par les deux portes 20 et 21 ménagées à cet effet. On procède aux addition: nécessaires, par exemple de ferro-manbanèse, de ferro-sili- cium etc., pour obtenir la qualité dit métal due l'on :désire, puis on coule le métal dans la poche par le trou dc coulée 22 ml@nagé au bout du laboratoire.
Les trois laboratoires C, D. E, dont deux à sole inclinée, sont- dans l'exemple repré senté, chauffé: électriquement. La. coupe P-Q (fi < g. <B>3)</B> monire une partie chauffée par arcs; la coupe h-S (fig. 4), une partie chauffée par arc et résistance.
Tous autres moyens thermiques appropriés, tels que brtl- leurs approprié: ci- convenablement. disposé pourront d'ailleurs êtm # employés en pratique suivant les circonstances. Les flammes circu leront alors dans les laboratoires suivant la direction des flèches montrées en fig. 2.
Elles seront. projetées sur le cône en le contournant, comme l'indiquent les flèches, entraînées par le tirage de la cheminée dans les chambres de récupération, qu'elles chaufferont très forte ment de manière que l'air d'injection destiné à alimenter les brûleurs pourra être porté à une température d'au moins 1000 .
La récupération des gaz par la, trémie de chargement viendra renforcer encore les ap ports de calories dans les éhambres tde récu- p6ration.
Il va, de soi que si l'un .des affinages a une plus longue durée que celle prévue, il sera facile de ralentir l'allure de la fusion et inêmo @de l'arrêter sans aucun inconvénient, sans crainte notamment de voir se refroidir l'intérieur général du four, porté à une tem pérature plutôt excessive, qu'il gardera assez longtemps pour mener toutes les opérations à bonne fin.
Les revêtements de la trémie, des cham bres de chauffe et des laboratoires seront constitués par des matières, réfractaires ap propriées aux usages auqucls les installations seront destinées..
Afin de faciliter le bouchage et le débou chage des trous de coulée t t respectivement t' t', ceux-ci seront logés dans des chapelles réfractaires préservant l'ouvrier des réverbé rations du bain.
La description qui précède s'applique spé- cialement à une installation composée du four de fusion proprement .dit suivi de trois cham bres; ou laboratoires. Ce nombre de, labora toires variera. nécessairement dans la pra tique. C'est ainsi que si l'ona. à déphosphorer et à désulfurer, il sera nécessaire d'intercaler deux laboratoires supplémentaires avant le laboratoire final -de mise au point du métal.
En somme, le four pourra, être établi pour traiter pratiquement un bain- quelconque de métal.
Il sera très avantageusement employé pour la. fabrication de tous les ferro-eallia.ges, surtout ceux. demandés sans carbone, qui n'ont pu encore être fabriqués économiquement par les moyens connus.
Les carbures de calcium pourront aussi être fabriqués plus économiquement., parce que le four universel permettra la récupé ration des gaz et chaleurs généralement per dus .dans les fours en usage.
Ainsi qu'il a été dit plus haut, le four continu -qui fait l'objet. de l'invention sera applicable également au traitement direct des minerais. Il sera avantageusement utilisé no tamment pour la mise -en pratique du procédé de réduction directe des minerais .de fer fai sant l'objet du brevet no 109185 de l'inven teur en .date du 30 janvier 1924.
En ce cas, le four sera avantageusement construit comme représenté aux fig. 5 et G du dessin. Dans cet exemple, la partie cen trale de la sole du premier four est pourvue d'un cône au sommet arrondi, d'une hauteur approximativement égale aux deux tiers de la hauteur de la chambre .de fusion du four, dans le but d'assurer une égale répartition du minerai venant de la trémie de charge ment, de diminuer l'épaisseur de la couche de celui-ci, d'obtenir par ce fait une fusion plus rapide du minerai, d'empêcher en même temps que le métal fendu ne se resolidifie au con tact de la sole et d'assurer enfin une écono mie sensible de calories.
Avec ce cône, on peut utiliser également bien le ch,auffa.ge par l'électricité le eh a.uf- fage par le gaz ou tous autres genres de chauffage appropriés.
Les fig. 5 et 6 se rapportent au cliauffa.ge par .l'électricité. Elles montrent le four de fusion chauffé .électriquement par arc. et ré sistance.
a est la chambre d e fusion proprement dite. c est un cône en matière réfractaire, garni des pôles de retour de courant, situés vis-à-vis des couples d'électrodes e qui amè nent le courant électrique sur tout le pour tour du four, en sorte que le courant . agit uniformément sur la couche de minerai f par arcs -et par résistance. cette dernière étant constituée par le métal lui-même.
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On <SEP> comprendra <SEP> que <SEP> le <SEP> cône <SEP> réfractaire
<tb> contribuera <SEP> par <SEP> contact <SEP> et <SEP> rayonnement <SEP> -l.
<tb> accélérer <SEP> la <SEP> fusion <SEP> du <SEP> minerai <SEP> qui <SEP> l'entoure;
<tb> le <SEP> métal <SEP> fondu <SEP> passera <SEP> du <SEP> four <SEP> clé <SEP> fusion <SEP> dans
<tb> 1r# <SEP> laboratoire <SEP> adjacent <SEP> salis <SEP> que <SEP> l'on <SEP> ait <SEP> à,
<tb> craindre <SEP> qu'il <SEP> se <SEP> solidifie <SEP> à. <SEP> nouveau.
<tb>
La <SEP> fi,,. <SEP> 7 <SEP> montre <SEP> un <SEP> four <SEP> selon <SEP> l'invention
<tb> dont <SEP> la <SEP> première <SEP> chambre <SEP> est <SEP> éba.lement <SEP> mu nie <SEP> d'une <SEP> sole <SEP> à. <SEP> partie <SEP> centrale <SEP> conique. <SEP> Ce
<tb> four <SEP> est <SEP> établi <SEP> pour <SEP> le <SEP> chauffage <SEP> ;tu <SEP> gaz. <SEP> Il
<tb> (.st <SEP> coll,#Zt:itué <SEP> d'lin <SEP> four <SEP> (le <SEP> fusion <SEP> co.mbiiié,
<tb> avec <SEP> un <SEP> four <SEP> de <SEP> travail <SEP> ou <SEP> laboratoire <SEP> unique
<tb> pour <SEP> produire <SEP> rie <SEP> la <SEP> fonte. <SEP> Le <SEP> -cône <SEP> c <SEP> y <SEP> jolie
<tb> le <SEP> même <SEP> rôle <SEP> que <SEP> dans <SEP> le <SEP> cas <SEP> du <SEP> four <SEP> élee 1rique.
<tb>
Ainsi <SEP> que <SEP> la <SEP> fig. <SEP> 7 <SEP> le <SEP> fait <SEP> voir, <SEP> les <SEP> gaz.
<tb> arrivant <SEP> d'un <SEP> gazogène <SEP> par <SEP> la <SEP> chambre <SEP> rI.
<tb> passent <SEP> par <SEP> une <SEP> tuyauterie <SEP> appropriée <SEP> <I>Ii:, <SEP> < t</I>
<tb> l'(@xtrémité <SEP> clé <SEP> laquelle <SEP> ils <SEP> sont <SEP> mélangés <SEP> 'a
<tb> l'air <SEP> de <SEP> combustion. <SEP> les <SEP> gaz <SEP> chauds <SEP> après <SEP> avoir
<tb> chauffé <SEP> successivement <SEP> le <SEP> laboratoire <SEP> 1 <SEP> et <SEP> 'le
<tb> four <SEP> df@ <SEP> fusion <SEP> <I>rr.</I> <SEP> sont <SEP> ensuite <SEP> évacués <SEP> vers <SEP> un
<tb> réellpérateur <SEP> 77t <SEP> où <SEP> ils <SEP> sont <SEP> iltillsés <SEP> ail <SEP> cli'alll fage <SEP> de <SEP> l'air <SEP> frais.
<tb>
Le <SEP> four <SEP> représenté <SEP> aux <SEP> fig. <SEP> I <SEP> il <SEP> -1 <SEP> peut
<tb> être <SEP> utilisé, <SEP> par <SEP> exemple, <SEP> comme <SEP> suit <SEP> pour <SEP> la
<tb> prorlur#tion <SEP> directe <SEP> de <SEP> fer
<tb> Les <SEP> fondants. <SEP> réducteurs <SEP> et <SEP> initierai: <SEP> à.
<tb> traiter <SEP> seront <SEP> au <SEP> préalable <SEP> bien <SEP> broyés, <SEP> puis
<tb> aggloméré, <SEP> sous <SEP> forme <SEP> clé <SEP> briquettes <SEP> de <SEP> tli mPnsions <SEP> appropriées <SEP> à. <SEP> celle <SEP> du <SEP> four <SEP> cle <SEP> fil >ion <SEP> et <SEP> de <SEP> préférence <SEP> creuses, <SEP> afin <SEP> clé <SEP> fa.voris(,r
<tb> l'évacuation <SEP> des <SEP> gaz, <SEP> tout <SEP> en <SEP> .augmentant <SEP> l<B>e.s</B>
<tb> surfaces <SEP> exposées <SEP> à- <SEP> l'action <SEP> de <SEP> la <SEP> eli:lleiir.
<tb>
Sous <SEP> l'influence <SEP> des <SEP> fondants <SEP> à. <SEP> basse <SEP> tem pératur(,, <SEP> les <SEP> gangues <SEP> se <SEP> ramolliront <SEP> rapide nteiit <SEP> sur <SEP> toute <SEP> la <SEP> surface <SEP> chu <SEP> cône; <SEP> les <SEP> oxydes
<tb> c111 <SEP> mi.nc,rai <SEP> mis <SEP> à <SEP> nit <SEP> se <SEP> réduiront <SEP> facilement
<tb> .u <SEP> contact <SEP> intime <SEP> des <SEP> réducteurs, <SEP> et <SEP> le <SEP> fer
<tb> 1(@@t#rement <SEP> carburé <SEP> se <SEP> liquéfiera. <SEP> et. <SEP> s'écoulera
<tb> -tvec <SEP> les <SEP> laitiers <SEP> sur <SEP> la <SEP> sole <SEP> inclinée, <SEP> pour <SEP> pé nétrer <SEP> dans <SEP> le <SEP> premier <SEP> laboratoire <SEP> C, <SEP> dans <SEP> le quel <SEP> le <SEP> fer <SEP> carburé <SEP> se <SEP> séparera <SEP> nettement <SEP> dli
<tb> laitier <SEP> qui <SEP> le <SEP> surnage.
<SEP> Le <SEP> contact <SEP> intime <SEP> d'une
<tb> qtiaiitité <SEP> assez <SEP> forte <SEP> de <SEP> laitier <SEP> (2i., <SEP> environ
<tb> pour <SEP> 1,ï <SEP> de <SEP> fer <SEP> carburé), <SEP> pendant <SEP> l'écoulement
<tb> <B>></B> <SEP> 'tir <SEP> la. <SEP> sole <SEP> inclinée, <SEP> aura <SEP> suffi <SEP> pour <SEP> provo quer <SEP> la.
<SEP> dissocial-ion <SEP> des <SEP> silicates <SEP> d'alumine
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et <SEP> d'obtenir <SEP> de <SEP> l'alumine, <SEP> qui <SEP> sera <SEP> réduite <SEP> r'ii
<tb> aluminium <SEP> par <SEP> le <SEP> carbone <SEP> du <SEP> carbure <SEP> de <SEP> fer.
<tb> Le <SEP> métal <SEP> accumulé <SEP> dans <SEP> le <SEP> premier <SEP> laboratoire
<tb> sera <SEP> donc <SEP> lui <SEP> alliage <SEP> de <SEP> fer, <SEP> silicium, <SEP> manga nése <SEP> et <SEP> aluniiiiilim, <SEP> et <SEP> les <SEP> laitiers <SEP> de <SEP> fusion,
<tb> q111 <SEP> seraielil. <SEP> pllltl)t <SEP> nuisible, <SEP> dan <SEP> la. <SEP> suite <SEP> d'11
<tb> f-raitelnent, <SEP> seront. <SEP> e1'tlellé# <SEP> ail <SEP> 111r <SEP> el <SEP> 1i <SEP> mesure
<tb> clé <SEP> leur <SEP> forniatioii <SEP> par <SEP> les <SEP> trou, <SEP> 1d <SEP> nlénagés
<tb> dans <SEP> les <SEP> paroi:
<SEP> latérales.
<tb> Pendant <SEP> que <SEP> le <SEP> métal <SEP> inoiitera <SEP> dans <SEP> le <SEP> la boratoire <SEP> C, <SEP> on <SEP> aura <SEP> introduit <SEP> sur <SEP> la <SEP> sole <SEP> du
<tb> second <SEP> laboratoire <SEP> D, <SEP> du <SEP> minerai <SEP> hématite, <SEP> de
<tb> la <SEP> magnétite <SEP> <B>(111 <SEP> d(,</B> <SEP> battitures. <SEP> (le <SEP> la <SEP> <B>chaux</B>
<tb> et <SEP> des <SEP> fonlatit, <SEP> à <SEP> basse <SEP> température, <SEP> qui, <SEP> sous
<tb> l'influence <SEP> rie <SEP> la <SEP> température <SEP> générale <SEP> dit <SEP> four
<tb> (l600 <SEP> 11, <SEP> <B>1701)</B> <SEP> 1 <SEP> entreront:
<SEP> en <SEP> fusion <SEP> vers <SEP> 130(l
<tb> < l. <SEP> 1l(11) <SEP> <SEP> polit' <SEP> fofitl('r <SEP> des <SEP> laitiers <SEP> parfaite <B>ment</B> <SEP> fluidf-s.
<tb> Lorsque <SEP> le <SEP> premi(#r <SEP> laboratoire <SEP> sera <SEP> plein
<tb> lie <SEP> métal. <SEP> on <SEP> débouchera. <SEP> les <SEP> trous <SEP> de <SEP> coulée
<tb> 1 <SEP> 1, <SEP> pour <SEP> permettre <SEP> l'écoulement. <SEP> du <SEP> métal
<tb> dans <SEP> 1(# <SEP> second <SEP> laboratoire <SEP> D, <SEP> contenilit <SEP> les
<tb> laitiers <SEP> fusil),h'r#xtra-ba#iques.
<tb> Le <SEP> métal <SEP> ne <SEP> l'onleiiaiit <SEP> plu. <SEP> clé <SEP> carbone. <SEP> les
<tb> réa.etiolis <SEP> seront <SEP> calme'. <SEP> et <SEP> coitinie <SEP> c'll(#s <SEP> seront
<tb> tolite, <SEP> de <SEP> l'ordre <SEP> exolllefmiqu(@, <SEP> il <SEP> .#e <SEP> dégitgéra
<tb> immédiateilleill.
<SEP> dans <SEP> le. <SEP> sein <SEP> même <SEP> du <SEP> bain
<tb> lie <SEP> l'alliage <SEP> fcrreus. <SEP> clé, <SEP> températures <SEP> exces sives <SEP> qui <SEP> assureront <SEP> lui <SEP> affinage <SEP> rapide. <SEP> Les
<tb> laitier. <SEP> seront <SEP> évacu(-, <SEP> liai' <SEP> <B>les</B> <SEP> trou. <SEP> 18 <SEP> ail <SEP> f111'
<tb> et <SEP> à, <SEP> mesure <SEP> qu(# <SEP> If' <SEP> métal <SEP> montera. <SEP> dans <SEP> le
<tb> laboratoire <SEP> D.
<tb> Dès <SEP> qu(' <SEP> ]e# <SEP> ltlh((ratl@ire <SEP> C <SEP> aura <SEP> été <SEP> à <SEP> peu
<tb> près <SEP> vidé, <SEP> oil <SEP> rebouchera <SEP> les <SEP> trous <SEP> clé <SEP> coulée
<tb> <I>t <SEP> t,</I> <SEP> pour <SEP> recommeii,@er <SEP> l'opération.
<tb> Entre <SEP> temps, <SEP> on <SEP> aura.
<SEP> préparé <SEP> clairs <SEP> 1(# <SEP> troi siènie <SEP> laboratoire <SEP> F <SEP> des <SEP> laitier: <SEP> à. <SEP> peu <SEP> près
<tb> seiliblables <SEP> < ( <SEP> ceux <SEP> formés <SEP> dans <SEP> le <SEP> second.
<tb> Celui-ci <SEP> étant <SEP> rempli <SEP> de <SEP> métal, <SEP> on <SEP> bouclier!.
<tb> les <SEP> trous <SEP> il <SEP> laitier. <SEP> <B>18.</B> <SEP> tandis <SEP> due <SEP> l'on <SEP> débou chera. <SEP> les <SEP> trou:
<SEP> vie <SEP> coulé(- <SEP> hltérailx <SEP> <I>t.' <SEP> t',</I> <SEP> pour
<tb> laisser <SEP> s'écouler <SEP> I(' <SEP> métal <SEP> dans <SEP> le <SEP> labora toire <SEP> i.
<tb> 3u <SEP> cas <SEP> oit <SEP> l'oit <SEP> aurait <SEP> 11 <SEP> déphosphorer, <SEP> il
<tb> y <SEP> aurait. <SEP> cependant <SEP> @l <SEP> prévoir, <SEP> en <SEP> ce <SEP> cas <SEP> ég < 1 lenient, <SEP> un <SEP> laboratoire <SEP> intermédiaire, <SEP> conte Lin <SEP> laitier <SEP> extra <SEP> basique <SEP> préalablement
<tb> fondu <SEP> et <SEP> propre <SEP> à, <SEP> la <SEP> déphosphoration;
<SEP> il <SEP> en serait cle même pour la désulfuration. Ce n'est qu'après épuration que le bain peut être introduit dans le laboratoire final E.
Dans ce dernier laboratoire, les réactions soi ont presque nulles .et il est probable que, ,loin: la. Pratique, on pourra y former des lai tiers désoxydants au lieu des laitiers oxydants extra basiques. Comme dans les deux pre miers laboratoires, les laitiers s'écouleront au fur et à mesure de leur formation et lorsque le niveau du bain aura atteint une certaine hauteur, on procèdera aux additions de fer ros-alliages nécessaires à la constitution du métal final que l'on aura en vue -de produire.
Le métal fini produit dans le laboratoire E sera., à la façon usuelle, écoulé dans une poche de coulée, pour être réparti dans les lingotières ûu dans -des moules.
Dans l'application du four qui vient d'être décrite, les revêtements de la trémie, des chambres de chauffe radiantes, de la sole in clinée et -du premier laboratoire C seront cons titués en matériaux slico-.alumineux, plutôt chargés en alumine qu'en silice, ou mieux encore en chromates, pour mieux résister aux actions des laitiers chargés en silicates et sur tout en alumine. La forme cubique donnée aux briquettes et les creux ménagés dans celles-ci faciliteront l'évacuation des gaz char gés de poussières alcalines, qui pourraient avoir une a,etion néfaste sur les revêtements.
Les opératious s'.effectuant .dans les labo ratoires D et E ayant plutôt le caractère ba sique, leurs revêtements seront de préférence en matériaux basiques (dolomie ou magnésie).
Comme il est aisé de s'en rendre .compte, les fours représentés à chauffage par com bustion permettent le traitement continu des minerais et des métaux sans avoir à- craindre le contact des cokes qui carburent et sulfurent les matières fondues.
<B>On</B> obtiendra ainsi des métaux plus purs sans crainte ,de leur oxydation, parce que les apports de calories se feront dans un milieu réducteur .assuré par la haute température de l'air d'injection, température assurée elle- même par la récupération judicieuse des cha leurs engendrées à la fois par les grandes surfaces de chauffe des .chambres radiantes,_ du cône lui-même et des gaz de la trémie.
Les chambres de récupération faisantsuite immédiatement à la sortie des gaz seront pla- çées de préférence en dessous du four et sur toute la. longueur, de façon à ,ce que .l'air sor tant à proximité ;des brîileurs du laboratoire inférieur soit porté à la température maxima.