La présente invention a pour objet un transducteur électromé canique bistable pour dispositif d'horlogerie, notamment pour dispositif d'horlogerie du type comprenant un train d'engrenage et un échappement, lequel comporte un levier d'échappement agencé pour un mouvement oscillatoire de manière à actionner de manière intermittente ledit échappement pour commander le mouvement du train d'engrenage, ce transducteur comprenant un stator présentant un noyau et un enroulement destiné à être excité avec des impulsions d'entrée de durée brève par rapport à l'inter valle entre ces impulsions et enroulé autour dudit noyau, le noyau étant séparé à ses extrémités pour former un entrefer de forme générale circulaire,
la périphérie de cet entrefer étant pourvue d'au moins deux faces polaires de stator, un rotor comprenant un aimant permanent et une paire de disques en matériel à haute perméabilité fixés à chacune des extrémités de l'aimant parallèle ment l'un à l'autre, chacun des disque présentant au moins deux faces polaires, des moyens comprenant au moins un pôle de maintien pour maintenir le rotor dans l'une de ses positions stables pendant la période entre les impulsions d'entrée.
L'invention a pour but un transducteur électromécanique bistable de ce genre qui soit efficace et fiable.
Dans les garde-temps électriques, telles les montres, un trans ducteur est nécessaire pour transformer les impulsions électriques provenant d'une entrée, telle qu'un oscillateur à hautes fré quences, en mouvement mécanique. On peut citer, par exemple, le transducteur présenté dans le brevet américain N 3435311, où un stator porte un enroulement d'excitation, ses extrémités consti tuant un entrefer de forme générale circulaire. présentant deux faces polaires entre lesquelles tourne un rotor comprenant un aimant permanent, l'entrefer entre le rotor et les faces polaires du stator restant constant.
Un tel transducteur doit avoir une consommation moyenne en énergie aussi basse que possible. à cause de la faible capacité des petites batteries qui sont habituelle ment montées dans les montres. Un certain nombre de tels trans ducteurs sont apparus sur le marché, mais on a trouvé qu'ils présentaient de sérieux désavantages du point de vue fiabilité et rendement pour convertir en mouvement mécanique des impul sions électriques à cycle de bas rendement et de faible énergie.
Quelques-uns des défauts connus que présentent les transduc teurs déjà existants sont les suivants: a) manque de facilité à se libérer d'un troisième état stable situé à proximité du centre de la course; b) haute sensibilité aux tolérances mécaniques dans la relation entre les limites physiques (butées) de la course du rotor et le centre magnétique de la course. ce qui se traduit par l'alternative suivante:
1. si le rapport entre le couple de maintien et le couple d'entrainement ou couple moteur est grand, le rotor reste bloqué dans l'une des positions bistables; 2. si le rapport entre le couple de maintien et le couple d'entraïnement est faible, une position stable peut devenir insuffisamment stable.
L'une comme l'autre de ces deux conditions peut avoir des conséquences catastrophiques sur les performances du transduc teur dans un système où l'on attend du transducteur de produire un mouvement mécanique strictement proportionnel au nombre d'impulsions reçues. Cela est essentiel pour la précision des garde- temps dans lesquels un tel transducteur est utilisé.
Par conséquent, l'un des buts de la présente invention est d'obtenir un transducteur électromécanique capable d'être ali menté par une source de faible énergie électrique ayant: a) un rapport entre le couple moteur et le couple de maintien pratiquement constant; b) pas d'influence d'une position apparaissant à mi-chemin entre les deux positions stables de la course d'un pas.
A cet effet. le transducteur électromécanique bistable selon l'invention pour dispositif d'horlogerie, notamment pour disposi tif d'horlogerie du type comprenant un train d'engrenage et un échappement, lequel comporte un levier d'échappement agencé pour un mouvement oscillatoire de manière à actionner de manière intermittente ledit échappement pour commander le mouvement du train d'engrenage. comprend un stator présentant un noyau et un enroulement destiné à être excité avec des impul sions d'entrée de durée brève par rapport à l'intervalle entre ces impulsions et enroulé autour dudit noyau, le noyau étant séparé à ses extrémités pour former un entrefer de forme générale circu laire.
la périphérie de cet entrefer étant pourvue d'au moins deux faces polaires de stator, un rotor comprenant un aimant perma nent et une paire de disques en matériel à haute perméabilité fixés à chacune des extrémités de l'aimant parallèlement l'un à l'autre.
chacun des disques présentant au moins deux faces polaires, des moyens comprenant au moins un pôle de maintien pour maintenir le rotor dans l'une de ses positions stables pendant la période entre les impulsions d'entrée; il est caractérisé en ce que ledit pôle de maintien possède une face de pôle qui est séparée des portions des faces des pôles du stator vers lequel il est attiré, par un entre- fer essentiellement constant radialement, de sorte que la vitesse de variation de la perméance entre les faces des pôles est sensible ment constante alors que le rotor approche de l'une ou l'autre de ses positions stables,
et en ce que les faces des pôles du rotor s'étendent sur un arc d'une longueur telle que, quelle que soit la position du rotor, la quasi-totalité du flux de fuite des faces des pôles du stator aboutisse sur les faces des pôles du rotor.
Du fait de ces dispositions. les tolérances mécaniques néces saires pour que le pôle de maintien ne reste pas dans l'une des positions bistables sont raisonnables. et par conséquent. un transducteur simple et fiable peut aisément être fabriqué en grandes séries.
Les dessins représentent, à titre d'exemples, une forme d'exé cution d'un transducteur selon l'invention ainsi qu'une ancienne forme d'un transducteur électromécanique bistable connu. et quelques graphiques illustrant leurs propriétés respectives.
La fig. 1 est une vue en plan d'un transducteur connu, la fig. 2 est une vue en plan d'un transducteur selon la présente invention, la fig. 3 est une vue en coupe du rotor du transducteur selon la présente invention, coupe faite selon la ligne 3-3 de la fig. 2.
la fig. 4 est une représentation graphique des courbes des différents couples en fonction du déplacement pour l'ancien transducteur de la fig. 1, la fig. 5 est une représentation graphique analogue à celle de la fig. 4. mais pour les courbes des couples intervenant dans le transducteur de la fig. 2, la fig. 6a est une vue en plan partielle d'une coupe du rotor et du stator du transducteur selon la présente invention montrant le rotor dans une première position bistable.
la fig. 66 est une vue identique à celle de la fig. 6a, mais pour la seconde position bistable, la fig. 7a est une représentation linéaire du système circulaire montré dans les fig. 2 et 6, et où l'armature inférieure correspond au rotor, la fig. 7b est une vue agrandie d'un détail de la fig. 7a et illustrant la perméance magnétique aux bords d'un jeu de pôles du stator et du rotor.
Sur la fig. 1 qui représente un transducteur électromécanique bistable connu. un stator 11 comprend un enroulement d'excita tion 13 bobiné autour d'une partie 15 du noyau<B>11.</B> Le stator est séparé à ses extrémités du noyau pour former un entrefer de forme générale circulaire. Les extrémités sont de plus creusées afin de former une série de faces polaires<B>17</B> et 19. A l'intérieur de cet entrefer se trouve un rotor circulaire qui comprend un aimant permanent (non représenté) disposé entre deux disques 21 et 23. Du fait de l'aimant permanent, le disque 21a une polarisation de pôle sud et le disque 23 une polarisation de pôle nord. Une série de dents 25 et 27 sont formées sur les disques 21 et 23 respective ment.
Ces dents forment une série de faces polaires pour le rotor, qui entrent en action avec les pôles 17 et 19 du stator pour entrai- ner le rotor lorsque l'enroulement 13 est excité.
Un pôle de maintien 29 s'étend depuis le disque polaire sud 21 dans un canal formé entre les extrémités du stator<B>11.</B> Ce pôle de maintien présente une paire de surfaces latérales 31 qui forment une paire de faces polaires. Il a deux fonctions, à savoir première ment, maintenir le rotor dans l'une ou l'autre des positions bis- tables, et deuxièmement, éviter la rotation continue du rotor comme dans un moteur rotatif. Sur l'axe 35 du rotor est montée une ancre 37 pourvue de deux pierres 39 montées à chaque extré mité de l'ancre. Les pierres permettent un mouvement inter mittent d'une roue à échappement 41 en venant frapper les dents de la roue à échappement à chaque oscillation du rotor autour de l'axe 35.
Ainsi que cela se passe dans les mouvements de montre. lorsque le rotor vient se placer dans une position centrale, le pôle de maintien étant dans une position verticale, aucune des deux pierres n'est engagée dans la roue à échappement 41. Cette der nière peut, par conséquent, tourner librement dans les deux sens, ce qui rend possible sinon probable des erreurs dans la détermi nation du temps. Dans de tels cas. comme par exemple lorsque la montre comporte un calendrier qui est mù par la roue à échappe ment, le couple opposé produit par le mécanisme du calendrier peut faire tourner rapidement la roue 41 en sens inverse. ce qui fausse évidemment les indications du garde-temps.
Dans la fig. 4, qui représente graphiquement les courbes des couples en relation avec le transducteur connu de la fig. I, la ligne verticale 32' sur la gauche du graphique représente la face polaire 32 et la ligne 33' sur la droite du graphique représente la lace polaire 33. La distance entre les lignes 32' et 40 représente l'épaisseur de l'élément de séparation de l'entrefer non magné tique 36 (voir<B>hg.</B> I ) sur le pôle de maintien 29.
La distance entre les lignes 33 et 42 représente l'épaisseur de l'élément de sépara tion d'entrefer non magnétique 38 sur le côté opposé du pôle de maintien. Les couples positifs agissant sur le rotor seront ceux qui tournent le rotor dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre, c'est-à-dire ceux qui déplacent le pôle de maintien 29 vers la droite. On voit à partir de la courbe 44 que le pôle d'attraction du couple de maintien 29 vers la face polaire du stator 33 aug mente rapidement lorsque le pôle 29 s'approche de la face polaire 33 du stator.
La raison en est que la perméance magné tique entre le pôle 29 et la face polaire 33 est inversement propor tionnelle à la distance entre le bras latéral 31 et la face polaire. Maintenant, puisque le couple d'attraction du pôle vers le stator .est proportionnel à la vitesse de changement de petlnéance, ce moment sera donc inversement proportionnel au carré de la distance entre le pôle de maintien et la face polaire du stator.
Un second couple stabilisateur est dû aux inégalités dans la grandeur de la vitesse de variation de la perméance limite sur les bords des pôles du rotor qui se rapprochent des pôles du stator par rapport aux pôles du rotor qui s'éloignent. Ce couple tend à retenir le rotor dans une position stable à mi-distance des deux positions stables et correspondant sur la fig. 4 au point où la courbe en pointillé 47 coupe l'axe des couples nuls en ayant une pente négative.
Son existence a été attribuée à la différence de grandeur existant entre la dérivée de la perméance sur les bords du pôle du rotor qui se rapprochent du pôle du stator et celle du pôle du rotor qui s'éloigne du pôle correspondant du stator. Ceci peut être clairement compris en se rapportant à la représentation linéaire schématique du système circulaire, faite dans la fig. 7a.
Nous supposerons pour simplifier que tous les entrefers ont la même longueur et qu'alors pour tous les déplacements de l'arma- turc on a P, + P4 = P2 + P, La force magnétomotrice à travers P, + P; est donc égale à la force magnétomotrice à travers P, + P4, et par conséquent aussi à la moitié de la force magnétomotrice de l'aimant.
Si l'on prend la position centrale de l'armature comme point de départ, un déplacement dans l'une ou l'autre direction ne doit pas donner naissance à une force résultante (à l'état de repos) s'il n'y a pas de position stable due aux pôles de travail principaux. Puisque la force magnétomotrice pour chaque entrefer est égale à la moitié de lit force magnétomotrice disponible de l'aimant, nous pouvons écrire l'équation de la force F en fonction.du déplace ment x de la manière suivante:
EMI0002.0049
Mais P, -- P3 et P== P; en toute position:
EMI0002.0055
En toute position, puisque P, = P3 et Pz = P4 il est clair que:
EMI0002.0059
nous pouvons donc écrire l'équation de la force de déplacement de la façon suivante:
EMI0002.0060
d'où il peut être décrit que F=0 pour toutes les positions.
Si l'on tient compte des perméances sur les bords caractérisés par l'indice F. on obtient:
EMI0002.0063
La somme des quatre premiers termes entre crochets est donc nulle en toute position. De plus. par raison de symétrie:
EMI0002.0064
d'où l'on obtient par conséquent:
EMI0002.0065
Pour que F=0, il faut donc que la somme de
EMI0002.0066
soit égale à zéro. Pour ceci, on a bien des signes opposés mais les grandeurs absolues ne sont pas égales pour toutes les positions.
En se référant à la fig. 7b:
EMI0002.0068
EMI0003.0001
où N est la perméabilité de l'air I est lit longueur du pôle perpendiculairement au plan du dessin G est l'épaisseur de l'entrefer A est la largeur de lit partie du pôle de l'armature qui dépasse du pôle du stator lorsque l'armature est centrée x est le déplacement horizontal de l'armature par rapport au stator et compté à partir de lit position centrale, et P est la perméance limite sur les bords.
On obtient par dérivation par rapport à x:
EMI0003.0005
La somme de
EMI0003.0006
et est alors
EMI0003.0007
EMI0003.0008
II est clair que cette quantité ne peut jamais être égale à 0. sauf dans lit position centrale où X =0. Toutefois, en faisant A aussi grand que possible par rapport au déplacement maximal voulu, on peut rendre F très petit.
Ce n'était pas le cas pour les anciens transducteurs électro mécaniques bistables, dans lesquels on trouvait un couple proportionnel à:
EMI0003.0010
et qui tendait à trouver un état stable au centre de la course (à mi-distance des deux états stables. Ce couple est représenté par la courbe 47 de la fig. 4.
La présence d'un nombre relativement élevé de pôles pour le rotor comme pour le stator dans les anciens transducteurs rendait impossible la prise en considération de la conclusion ci-dessus, selon laquelle A doit être très grand par rapport itu x maximum.
Ce couple de centrage, bien que très petit, peut avoir une influence importante car les impulsions électriques qui excitent l'enroulement 13 dans un mouvement de montre sont de très courte durée. donc à cycle de bas rendement par rapport à la fréquence d'un transducteur bistable. Par conséquent. le couple moteur n'est pas présent pendant toute la période de transition totale du rotor d'une position bistable à l'autre. Ainsi, si l'impul sion cesse avant que le rotor passe le point central, le rotor peut rester temporairement immobilisé dans la position centrale. Ainsi qu'on l'a déjà dit plus haut, quand cela arrive, la roue à échappe ment 41 peut pivoter librement dans les deux sens, ce qui fausse la mesure du temps affichée par le garde-temps.
Lorsque l'enroulement 13 est soumis à une impulsion pour entraîner le rotor dans le sens des aiguilles d'une montre, un couple moteur représenté sur la fig. 4 par la courbe 43 est produit par le stator et le rotor. Ainsi, lorsque l'enroulement est excité, le couple résultant maintenant le pôle 29 envers la face polaire 33 est représenté par la courbe en traitillé 45 de la fig. 4 (on néglige le couple de centrage). Puisque le couple résultant est négatif, le pôle de maintien passera dans la position stable correspondant à la face polaire 32 du stator.
Dans la pratique toutefois, et à moins que l'épaisseur des éléments non magnétiques 36 et 38 soit usinée avec une très grande précision, la distance Ax entre les lignes 33' et 42 peut varier. On voit sur la fig. 4 que si Ax devient plus petit, la variation du couple résultant est substantielle et peut devenir positive. Si cela se produit, le couple moteur n'est plus suffisant pour faire sauter le pôle 29 dans l'autre position stable. Du fait de la grande précision nécessaire pour l'usinage des éléments 36 et 38, on a trouvé que la forme d'exécution du transducteur corres pondant à la fig. I n'était pas réalisable commercialement.
Par contre, lit forme d'exécution selon lit présente invention dont la fig. 2 donne une vue en plan surmonte ces difficultés. Le stator 51 est fait d'un noyau autour duquel est enroulée la bobine 53. Les extrémités du noyau forment un entrefer de forme générale circulaire. Deux faces polaires 55 et 57 d'une certaine longueur sont formées aux extrémités du noyau du stator, sur une certaine profondeur. Le rotor formé d'un aimant permanent 69 comme représenté dans la fig. 3 est collé au moyen d'un adhésif adéquat entre deux disques parallèles faits d'un matériel à haute perméabilité magnétique. Le disque 59 a. du fait de l'aimant permanent, la polarité nord alors que le disque 61 a la polarité sud.
Un pôle de maintien 63 est formé dans le disque 61 grâce à un bras 64 plié vers le haut afin de former une face polaire qui est attirée par les surfaces 65 ou 67 du noyau du stator. La surface 64 du pôle de maintien est équidistante des surfaces radiales 65 et 67 du stator. Du fait de la structure du pôle de maintien et de son équidistance avec les surfaces 65 et 67. la perméance magnétique entre le pôle de maintien et le stator augmente approximativement linéairement en fonction du déplacement lorsque le pôle de main tien se rapproche de l'une ou l'autre des surfaces 65 et 67.
Par conséquent, lorsque le couple poussant le pôle de maintien vers, par exemple, la surface du stator 67 est proportionnel à la dérivée de la perméance (qui est substantiellement constante lorsque le rotor se déplace dans un alignement angulaire allant en augmen tant avec le stator),
le couple attirant le pôle 63 vers la surface 67 du noyau du stator est sensiblement constant lorsque le pôle s'approche de sa position bistable. La constance du couple main tenant le pôle 63 vers le noyau empêche que le rotor reste dans l'une ou l'autre de ses deux positions bistables. Un bras d'ancre 70 est aussi monté sur l'axe 35.<B>Il</B> est fait d'un matériel non magnétique et il est pourvu d'une pierre 71à chacune de ses deux extrémités. Ces pierres 71 s'engagent à tour de rôle entre les dents d'une roue à échappement.
Une fourche 72, partie inté grante du bras de l'ancre 70, prolonge cette dernière et vient buter sur un élément non représenté afin de limiter dans les deux sens la course du mouvement du rotor.
Si l'on revient vers la fig. 3 représentant une coupe à travers le rotor, et montrant l'aimant permanent 69 pris entre les deux disques 59 et 61, on voit que les dents du rotor sont pliées les unes vers les autres autour de l'aimant afin d'obtenir une série de faces polaires intercalées pour réagir avec les faces polaires du noyau du stator. Une douille 28 est insérée dans un trou central des disques et de l'aimant permanent pris entre deux. le tout étant collé avec un adhésif adéquat. Le pôle de maintien 63 comporte une extension partant du disque 61 vers le haut, de telle sorte qu'il puisse réagir avec les surfaces 65 et 67 du stator. Un contre poids 74 est aussi fixé sur la douille 28 afin de permettre l'équili brage du rotor autour de son axe.
Considérons maintenant la fig. 5, qui est une représentation graphique des courbes des couples intervenant dans le transduc teur bistable selon la présente invention. La ligne continue verti cale à gauche représente la position extrême que peut atteindre le rotor en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre alors que la ligne identique-à droite représente la position extrême du rotor. dans le sens contraire aux aiguilles d'une montre.
Dans la forme d'exécution préférée, le rotor peut tourner d'un angle total de 15 , de telle sorte que chacune des lignes verticales représente un déplacement angulaire de 7,5' à partir d'une position centrale. Les couples positifs seront par convention ceux qui correspondent à des couples faisant tourner le rotor dans le sens des aiguilles d'une montre. On voit d'après la courbe 90 que le couple de maintien provenant du champ magnétique passant à travers le pôle de maintien 63 et le stator augmente rapidement lorsque le pôle de maintien quitte dans le sens des aiguilles d'une montre la position centrale vers la surface 67.
Après que la surface du pôle 63 a démarré pour venir dans un alignement angulaire avec la surface 67, le couple de maintien devient sensiblement constant lorsque le moteur continue à tourner.
On remarquera en observant la courbe 90 représentant le couple de maintien que des variations substantielles de la position de la butée ne changent pratiquement pas la grandeur du couple de maintien. Et puisque le couple moteur développé par les pôles principaux est pratiquement constant sur toute la course (tout au moins entre les limites possibles), à un couple de maintien variant peu dans les régions limites correspond un couple résultant (couple moteur moins couple de maintien) qui est insensible aux tolérances mécaniques de positions des butées. Le rapport entre le couple de maintien et le couple moteur résultant peut être ajusté en variant le rapport de l'épaisseur de l'entrefer pour le pôle de maintien à l'épaisseur de l'entrefer pour les pôles moteurs.
Une fois ce rapport établi, il n'est pas nécessaire de prendre des pré cautions pour obtenir une précision extrême pour le maintenir. C'est ainsi que les tolérances d'usinage pour 4x peuvent être d'un ordre de grandeur plus grand pour le nouveau transducteur par rapport au transducteur connu.
Lorsqu'un couple moteur est exercé sur le rotor en faisant passer un courant à travers l'enroulement 53, on obtient un couple pratiquement constant produit par le stator 51 et le rotor. Ce couple est illustré par la courbe 81 sur la fig. 5. Par consé quent, le couple résultant agissant sur le rotor est obtenu en faisant la somme algébrique du couple moteur et du couple de maintien. Ce couple est représenté par la courbe 83 sur la fig. 5. On voit que si l'on modifie l'angle maximum du déplacement du rotor d'une faible quantité, le couple résultant dans les positions bistables ne varie que très faiblement. Par conséquent, le trans ducteur selon la présente invention ne peut rester bloqué comme les transducteurs de l'art antérieur.
On a trouvé qu'en limitant la longueur d'arc du pôle de main tien 63 à une longueur légèrement plus petite que la largeur du canal 85, représenté dans la fig. 2, le rotor sera entraîné vers l'une ou l'autre de ses positions stables par des forces plus grandes (courbes 90 et 83, fig. 5) que si le pôle de maintien présente une longueur d'arc égale à ou plus grande que la largeur du canal 85 (courbes 90' et 83', fig. 5).
La raison réside dans le fait que lorsque le rotor tourne depuis une position centrale ou neutre vers une des positions bistables, la perméance magnétique, ait lieu de décroître au début (dû aux effets de bords), croit régulièrement. II résulte de ceci un fort couple positif poussant le pôle de maintien vers sa position stable.
On a déjà vu que le couple de centrage, résultant de l'inégalité de la grandeur de la dérivée des perméances magnétiques sur les bords de chaque pôle qui s'engage et de son pôle correspondant qui se dégage, peut être minimisé en maintenant grand le rapport de la grandeur A montré dans la fig. 7b de la longueur d'arc du pôle du rotor (au-delà des limites du pôle du stator) par rapport à la course du rotor.
La réalisation pratique de ce principe est illustrée plus en détail par les fig. 6a et 6b qui sont des coupes partielles correspon dant aux deux positions bistables. Dans la fig. 6a. le pôle du rotor nord 59 est placé dans sa position bistable extrême obtenue en tournant le rotor dans le sens des aiguilles d'une montre.
Les lignes de flux magnétique passent entre le pôle nord 90 du rotor et le pôle 55 du stator comme représenté par les lignes P.,. Un flux de fuite passe depuis le pôle du rotor vers le pôle du stator le long des bords 54 s'étendant depuis le corps pirncipal du stator vers la face du pôle de stator 55. Le disque de pôle sud du rotor présente un pôle de travail 91 placé à l'opposé du pôle de stator 55. Les lignes de flux s'étendent entre le pôle sud du rotor 91 et le pôle du stator 55 à travers la perméance P,.
En addition, des lignes de flux de fuite s'étendent entre le pôle de rotor<B>91</B> et la surface laté rale 56 du pôle de stator 55 à travers la perméance P, . Lorsqu'il est dans sa position stable, le pôle sud du rotor 91 présente une longueur d'arc suffisante, de sorte qu'au moins une partie de celle- ci s'étend vers le bas au-delà de la surface normale. dans laquelle pénètrent les lignes de flux et de flux de fuite.
Théoriquement. comme déjà montré, l'extension de la lon gueur d'arc des pôles du rotor au-delà des limites des pôles du stator doit être aussi grande que possible en tenant compte du déplacement désiré du rotor.
Pratiquement, du fait que les bords 54 et 56 du pôle 55 du stator ne s'étendent pas d'une distance infinie en arrière des faces polaires du stator, les perméances sur les bords P,' et P2' définies par un rayon maximum R ne s'étendent pratiquement pas plus loin qu'à une distance égale à la somme de l'entrefer radial plus la longueur radiale de la face 54 (ou 56). Les spécialistes en la matière reconnaîtront que la longueur des faces 54 et 56 doit être d'environ dix fois l'épaisseur de l'entrefer pour avoir une disposi tion optimale. Par conséquent, les pôles du rotor doivent dans les positions extrêmes stables encore dépasser des pôles du stator d'une quantité égale au minimum à onze lois l'épaisseur de l'entrefer.
Pour un entrefer d'une épaisseur de 0,05 mm et un rayon de la circonférence du rotor de 2.5 mm, l'angle de pôle doit être d'envi ron 7 . Afin d'avoir une marge de sécurité. on a pris 10 dans la forme préférée d'exécution.
La fig. 6b représente le rotor 59 dans sa position extrême dans le sens des aiguilles d'une montre. Le pôle 90 présente une lon gueur d'arc assez grande, de sorte qu'au moins une longueur d'arc de 10 s'étende au-delà du bord 54 du pôle du stator.
Lorsque le rotor tourne de la position de la fig. 6a à la posi tion de la fig. 6b, les perméances sur les bords P,' et P2' demeurent inchangées puisque la limite extérieure de P,' et PZ' (rayon R) ne diminue pas lorsque le rotor passe d'une position stable à l'autre. Ceci est dû au lait que R est à peine plus grand que la longueur du bord du pôle 54 (ou 56) plus l'entrefer du rotor, et que dans chaque position la longueur d'arc du pôle du rotor s'étend au-delà de l'intersection de R et de la surface polaire du rotor. 11 s'ensuit que
EMI0004.0040
sont chacun sensiblement égal à zéro, et le couple de centrage indésirable est éliminé dans les applications pratiques.
On a donc montré que le transducteur bistable selon la pré sente invention élimine le couple de centrage, et son fonctionne ment est rendu insensible à de faibles variations des tolérances mécaniques du rotor et du stator. Par conséquent, on obtient ainsi un transducteur très fiable pouvant transformer en mouvement mécanique des impulsions électriques à cycle de bas rendement et de faible énergie.