Dispositif redresseur destiné aux mesures électriques. Le dispositif qui fait l'objet de la présente invention est destiné principalement aux mesures électriques en courant alternatif. Il agit par redressement du courant étudié, permettant ainsi de le mesurer au moyen de galvanomètres ou autres appareils de mesure à courant continu très sensibles. Il a été étudié dans le but de réduire les influences perturbatrices, l'entretien, la puissance néces saire à sa marche et l'encombrement.
On sait que le redressement intégral d'une grandeur alternative, intensité de cou rant par exemple, demande que les inversions soient faites au moment où cette. grandeur passe par la valeur instantanée zéro, et que la durée d'interruption soit minimum ou même nulle. Il faut donc que l'on puisse régler à volonté l'appareil de façon qu'il réalise cette condition.
Pour obtenir ce résultat, le dispo sitif redresseur faisant l'objet de l'invention comporte un appareil transformateur à phase variable destiné à être relié à un circuit à courant alternatif et un électro-aimant polarisé, à lame vibrante, dont la bobine est reliée à l'appareil transformateur, tandis que la lame vibrante, amenée à vibrer sous l'effet du courant dans ladite bobine, est disposée pour agir sur un bras commutateur mobile entre deux contacts électriques destinés à être reliés à un circuit à courant alternatif de façon que dans ce dernier il se produise un redressement de courant.
Le dessin ci-joint représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention La fig. 1 en est un schéma d'ensemble: La fig. 2 montre l'électro-aimant polarisé à lame vibrante; La fig. 3 représente un montage pour le bras commutateur.
Le dispositif représenté comporte un appareil transformateur à phase variable D (fig. 1) dont le primaire est relié aux bornes B d'un circuit à courant triphasé 1, 2, 3, et dont le secondaire est relié, par un commu tateur J, à la bobine d'excitation d'un électro aimant à lame vibrante. L'appareil transfor mateur de phase n'est autre qu'un moteur asynchrone dont le rotor est bobiné, et immo bilisé dans une position variable au gré de l'opérateur. Cet appareil est suffisamment connu pour qu'il soit inutile d'insister.
L'électro-aimant à lame vibrante (fig. 2) est du type polarisé. Il comporte un aimant permanent C dont l'une des branches possède une extrémité rapportée en fer doux sur la quelle est montée la bobine excitatrice E reliée au commutateur<I>J.</I> La lampe vibrante<I>L</I> en métal magnétique, généralement de l'acier, entre en vibration lorsque la bobine E est traversée par du courant alternatif. Elle transmet son mouvement à un bras commu tateur C par l'intermédiaire d'une liaison élastique S.
Le bras commutateur C est isolé électriquement du reste des organes du vibreur par- une lamelle isolante i. Il est mobile entre deux vis de contact réglables<I>Il,</I> Ii reliées à une des phases du circuit à cou rant triphasé, comme indiqué à la fig. 2, par l'intermédiaire d'un transformateur T, dont le secondaire est relié, à ses extrémités, aux vis de contact<I>H,</I> T et, cri son milieu au circuit de charge qui est lui-même relié, à son autre extrémité, au bras commutateur (-T,
tandis que le primaire du transformateur l' est relié à la phase 1, 2 du circuit à courant triphasé. Il est clair que le circuit de charge n'est traversé que par- du courant redressé; ce circuit peut, d'ailleurs, comprendre pal, exemple des enroulements d'instruments (le mesure cri série avec une résistance appro priée. La lame L a une période propre de vibration éloignée de la période du courant alternatif excitateur, ce qui lui permet de suivre parfaitement les impulsions de ce dernier.
Le bras commutateur G est fixé sur une lame-ressort r tendue (fig. 3) et peut vibrer par suite de la déformation élastiqne de cette laine-ressort. Sa période propre est également très éloignée de la période du courant excitateur. Cette lame-ressort r a une tension réglable air moyen d'un écrou a agissant sur une vis g qui tient ladite laine et qu'il déplace dans le sens longitudinal; soir orientation est.
variable tant par une vis inférieure h de fixa tion que par une rondelle à ergot intérieur ii dont l'ergot pénètre dans une rainure longi- tudinale de la vis g. Afin d'obtenir une grande précision dans le réglage, la rondelle j/ est dentée à son pourtour, permettant la.
corn- inande par une vis sans fin t\. Une fente f' ménagée dans le bras G et laissant un espace libre de quelques centièmes de millimètre donne une certaine élasticité aux parties du bras ainsi séparées par ladite fente, de faon que l'on puisse réaliser par le réglage des vis de contact H et T, l'inversion du mou- veiïient du bras avec ou sans coupure de courant.
L'inversion avec coupure se produit lorsque la tête de contact du bras Cr quitte l'un des contacts fixes<I>H,</I> Iï avant qu'il prenne contact avec l'autre. L'inversion sans coupure se produit lorsque la tête de contact du bras G rie quitte l'un des contacts fixe que lorsqu'il est déj . en contact avec l'autre. L'élasticité due à la, présence de la fente f permet ce deuxième mode de coin ni utatioii.
La commutation avec coupure de courant convient aux mesures de différences de po tentiel. La commutation sans coupure de courant convient aux mesures de très faibles intensités de courant.
Les fils de connexion partant des vis de contact<I>II</I> et h ainsi due du bras G sont placés aussi proches que possible les uns des autres pour éviter toutes inductions parasites, ce qui est facile à réaliser, étant donné les faibles dimensions du bras commutateur (@ dont la longueur totale peut être réduite<B>il</B> dix millimètres et même moins.
Le commutateur J (fig. <B>1)</B> permet par simple manocuvre d'obtenir la polarisation du redresseur suivant une autre phase, c'est- à-dire de changer le moment de l'inversion du courant pal- rapport à l'origine des phases. fin ampèremètre A permet de se rapprocher des meilleures conditions de fonctionnement, déterminées au moment des essais du dispo sitif.
Le dispositif est complété par tir) organe impédance variable possédant une forte réactance qui est favorable là la stabilité du dispositif, représenté par une self-induction < < étage I et une self-induction à noyau de fer réglable I' corriiectëes en série.