Procédé et installation pour la production de puissance motrice par l'utilisation de chaleurs perdues. . La présente invention a pour objet un procédé et une installation pour la produc tion de puissance motrice par l'utilisation de chaleurs ordinairement perdues, telle que la chaleur solaire par exemple.
Dans le procédé suivant l'invention, le fluide évoluant entre une source chaude et une source froide est choisi de manière que sa température critique soit toujours nette ment inférieure à celle de la source chaude et qu'elle soit légèrement supérieure à la température de la source froide, le retour du fluide en évolution de la source froide à la source chaude se faisant par aspiration du gaz liquéfié dans un état très voisin du point critique et par refoulement, après compression adiabatique, ce qui a pour effet d'augmenter le rendement thermodynamique de l'ensemble.
L'installation suivant l'invention comporte une machine motrice utilisant la détente d'un fluide issu d'un récipient dans lequel la tempéra ture est maintenue supérieure au point critique du fluide considéré (ce fluide étant ensuite sur- chauffé) au moyen de chaleur perdue, telle que de la chaleur solaire etc., avant d'être envoyé à la machine motrice, un condenseur dans -lequel le fluide est évacué à une tem pérature très voisine du point critique après travail dans la machine motrice et un com presseur aspirant le liquide du condenseur à une température très voisine du point critique et comprimant adiabatiquement du gaz vrai dans le récipient.
Une forme d'exécution d'une installation suivant l'invention est représentée schémati quement, à titre d'exemple, au dessin annexé.
Dans un récipient 1 est introduit sous très forte pression un gaz liquéfiable toujours maintenu à une température très nettement supérieure à sa température critique par l'apport de chaleur solaire ou de chaleur perdue (c'est-à-dire gratuite), apport pratiqué d'une manière quelconque.
Ce gaz peut donc être ainsi porté à une pression aussi élevée que l'on veut puisqu'il est au-dessus de son point critique.
Du récipient 1, le gaz passe dans un surchauffeur 2 cil il acquiert une température plus élevée grâce à l'utilisation soit de cha- leurs perdues comme celle des gaz chauds de cheminées d'usine, hauts-fourneaux, fours à coche etc., soit de la chaleur solaire dans les pays tropicaux, soit par tout autre moyen approprié.
Le gaz ainsi obtenu sous très forte pres sion et à une température suffisamment élevée est aussitôt envoyé dans une machine mo trice (par exemple un détendeur) 3 dans laquelle s'opère le travail moteur correspon dant à l'admission suivie d'une détente con venablement réglée pour aboutir à un échappe ment effectué aussi exactement que possible sous la pression critique du fluide choisi comme transformateur.
L'échappement se fait alors dans titi con- denseur 4 maintenu à une température aussi voisine que possible de la température critique du fluide transformateur, mais, de préférence toujours légèrement inférieure à cette tempé rature critique, de manière à obtenir ce fluide presque sans perte de chaleur de liquéfaction, quoique réellement liquéfié sous un volume extrêmement voisin dit volume critique.
Un compresseur 'a, décrit ci-après, l'aspire ensuite pour le renvoyer par une compression adiabatique au récipient eu fermant le cycle du fluide moteur.
Mais ce compresseur, qui peut être de nature quelconque, devient ici une seconde machine extrêmement importante devant aspirer du liquide, dans un état voisin dit point critique, pour refouler titi gaz vrai, c'est-à-dire tin fluide qui, au point de vite physique, n'est plus sous forme de vapeur, car il est passé du fait du travail considé rable, surtout interne, de la compression adiabatique, à une température supérieure à sa température critique, en retournant à l'état gazeux.
En d'autres termes, le compresseur devient un compresseur très spécial, aspirant du liquide en un point très voisin du point cri tique pour refouler par compression adiaba tique un gaz vrai, car la différence de pression indispensable entre le condenseur et le réci pient est nécessairement telle que le fluide transformateur doit alors se gazéifier dans le corps de ce compresseur, avec diminution de volume.
Il augmente ainsi considérablement le rendement thermodynamique de l'ensemble puisqu'il fait intervenir le travail interne de compression pour empêcher la dégradation d'une partie très importante de cette énorme quantité de chaleur, qui, sans lui, serait dissipée par le condenseur.
Pour titi exemple déterminé, la phase du cycle correspondant aux parties de l'installa- tion désignées par 4, 5 et 1, en employant du COa comme fluide transformateur, sont les suivantes: Pression au récipient 1 202 à 205 atm. Température après sur chauffe . . . . . 160 degrés ceint. Pression ait condenseur 68 à<B>70</B> atm. Température au conden- seur . . . . . . 27 < r. 28 degrés cent.
Pression à l'entrée du compresseur . . . 68 à<B>70</B> atm. environ Pression à la sortie du compresseur . . . 205 atm. environ L'application du procédé réalisé dans une installation tel qu'il vient d'être décrit permet donc l'utilisation de toutes les sources de chaleur gratuites, telles que la chaleur solaire et toutes les chaleurs perdues de toute origine, mais il est bien entendu que l'invention est également applicable à toutes les autres sources de chaleur, car elle permettra toujours d'obtenir l'amélioration considérable qui vient d'être démontrée du rendement thermo dynamique.