Dispositif avertisseur. La présente invention a pour objet un dispositif avertisseur destiné à avertir auto matiquement quand une heure ou des heures choisies d'avance, et auxquelles on veut être averti, sont arrivées. Ce dispositif qui, le plus souvent, sera combiné avec une pendule ou une horloge, pourrait aussi être actionné par un simple mouvement d'horlogerie méca nique, électrique ou autre, ne comportant ni cadran, ni aiguilles.
Le dispositif avertisseur suivant Pinven- tion est remarquable notamment en ce que des organes sans fin actionnés par un mou vement d'horlogerie portent des organes de contact mobiles avec eux et se déplacent devant une série de touches qui sont dispo sées dans la trajectoire des organes de contact mobiles et qui sont portées à des intervalles correspondant aux heures des avertissements sur des axes fixes placés le long du parcôurs des organes sans fin, de manière que le frotte; ment des organes de contact mobiles contre les touches fixes provoque le fonctionnement d'un appareil avertisseur de type quelconque.
Le dispositif avertisseur suivant l'inven tion pourra être utilisé dans les bureaux pour avertir de l'heure des rendez-vous pris. Il pourra également être utilisé dans les usines et administrations pour avertir automatique ment à l'heure exacte, du moment de la rentrée ou de la sortie des ouvriers et em ployés. Il pourra aussi être utilisé dans les ateliers pour indiquer le temps de travail ou de traitement de certaines pièces; on. çom- inencera le traitement de ces pièces au mo ment où l'avertisseur fonctionnera et on arrê. tera le traitement quand l'avertisseur fonc tionnera à nouveau au bout du temps prévu et pour lequel le réglage a été fait.
Le dessin annexé montre, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif suivant l'invention, ce dispositif étant combiné avec une horloge contenue dans une boîte formant en même temps pupitre.
La fig. 1 est une vue de face, avec arra chements partiels, de l'ensemble du mécanisme monté dans le pupitre dont le dessus est supposé être en verre; les pièces sont représentées dans une des positions pour les quelles la sonnerie d'avertissement fonctionne; La fig. 2 est à plus grande échelle une portion de la fig. 1, les organes représentés étant dans la position qu'ils occupent quand la sonnerie ne fonctionne pas; La fig. 3 est une vue de côté de l'en semble du mécanisme; La fig. 4 est à plus grande échelle une coupe transversale partielle faite suivant A-A fig. 1;
La fig. 5 est un schéma des connexions électriques réalisées dans l'appareil.
Dans l'exemple d'exécution représenté au dessin, on voit que dans une boîte 1, dont le dessus 1a peut servir de pupitre, est monté un mécanisme d'horlogerie 2, d'un type quel conque. Ce mécanisme actionne, par une série de roues dentées 3, les aiguilles 4 et 5 d'une horloge dont on voit le cadran en 6. Le dessus. la peut être entièrement en verre ou comporter seulement une partie en verre permettant de lire la position des aiguilles sur le cadran 6.
Le mécanisme d'horlogerie 2 actionne également, par l'intermédiaire de roues den tées 7 et 8, deux pignons de chaîne 9 et 9a de même diamètre et entraînés à la même vitesse. Sur le pignon 9 passe une chaîne sans fin 10, et sur le pignon 91, une chaîne iden tique 10a. La chaîne 10 est guidée par le pignon de renvoi 11 et par le pignon tendeur 12, ce dernier étant monté à l'extrémité d'un levier 13 oscillant autour de l'axe fixe 14 et rappelé à son autre extrémité par un ressort 15.
La chaîne 10a passe de même sur un pignon de renvoi 11a et un pignon tendeur 12a sollicité par le ressort 151, par l'inter médiaire d'un levier 13a oscillant autour (le l'axe 14a.
Les chaînes 10 et 10a portent chacune; de distance en distance, des contacts cons titués chacun de deux languettes 16 et 16'. Les languettes 16' peuvent frotter sur des équerres métalliques ou barres 17 et 17a, tandis que les languettes 16 peuvent venir au contact de touches 18 montées sur les arbres 19. Chaque touche 18 peut tourner sur l'arbre qui la porte et lorsqu'on l'amène dans la position 18' (fig. 4), son contact avec les languettes 16 correspondantes est possible, tandis que lorsqu'elle est dans la position de repos 18" (fig. 4). ce contact est impossible.
Toutes les touches 18 présentent un talon 20 qui permet de les ramener toutes simultané ment dans la position de repos 18" à l'aide de la tringle longitudinale 21 montée sur un berceau mobile autour de l'arbre correspon dant 19 et comportant une poignée de ma- naauvre 21n.
L'aiguille 5 est solidaire d'une roue 22 ou croisillon, qui porte un certain nombre d'ergots 23, par exemple au nombre de quatre. Ces ergots qui sont isolés peuvent venir appuyer sur une lamelle élastique 24 portée par un support 25 avec interposition du bloc isolant 38. Ce support soutient en 26 une vis de contact réglable isolée électriquement. Le support 25 est mobile autour de l'axe 26a et il présente en 25a un doigt qui s'appuie sur la surface latérale d'un poussoir de forme conique dont on n'a représenté en 27 (fig. 1) que le logement dans le pupitre.
(Ce poussoir est indiqué en 28 à la fig. 2, son axe étant perpendiculaire au plan de la figure.) Le support 25 est ramené constamment dans la position de la fig. 1, quand on n'agit pas sur le poussoir, par le ressort 251.
Autour d'un axe 29 est mobile le bras 30 d'un voyant 31. Ce bras est solidaire d'un doigt 32 qui s'appuie sur la surface latérale du poussoir conique 28, ce doigt présentant une dent 32a qui peut s'accrocher à l'extré mité de la lame métallique 33 (position de la fig. 2) solidaire du trembleur 34, d'une sonnerie ordinaire dont on voit les électro- aimants en 35 et le contact fixe en 36.
Les liaisons électriques réalisées sont représentées schématiquement à la fig. 5. Le circuit comprend: les touches 18 montées sur le ou les arbres isolés 19, une source de courant 37, les électros 35, le contact isolé 26, la lamelle 24 lorsque celle-ci est appuyée sur le contact 26 par l'un des ergots isolés 23, le fil 39, le contact fixe et isolé 36 et enfin la masse de la boîte. Le circuit est fermé par la masse quand une languette 16 de l'une des chaînes 10 ou 1011, qui sont à la masse, frotte sur l'une des touches 18.
Le fonctionnement est le suivant: les lon gueurs de chaîne 10 et 10a, la position des languettes 16 et 16' sur ces chaînes, la posi tion des arbres 19 et le nombre de touches 18 sont prévus pour qu'une touche quelconque puisse venir en contact toujours à la même heure avec la languette 16 correspondante. Par conséquent, il suffira d'inscrire devant chaque touche l'heure qui lui correspond pour être certain, quand cette touche sera amenée à la position 18', d'être prévenu quand cette heure sera arrivée.
De plus, le nombre d'ergots 23 de la roue 22 correspond également au nombre de touches, et ils sont calés de telle manière qu'ils appuient sur la languette 24 pendant que l'une des lamelles 16 se trouve en face d'une touche 18.
Dans l'exemple représenté, on pourra être prévenu de quart d'heure en quart d'heure à n'importe quelle heure d'une journée de douze heures. Le dispositif comporte en effet qua rante-huit touches 18 et quatre ergots 23. Les chaînes feront chacune un tour en vingt- quatre heures, c'est pour cela qu'elles portent chacune deux jeux de languettes 16-16' afin que l'appareil fonctionne pour toutes les pé riodes de douze heures.
.Au début d'une journée, on amène dans la position 18' les touches 18 correspondant aux heures auxquelles on désire être prévenu. Au moment où une languette 16 vient en contact avec l'une des touches 18 ainsi dé placée (ce que l'on voit sur la partie droite de la fig. 1), l'un des ergots 23 touche en même temps la lamelle élastique 24 et l'appuie sur le contact 26. Le circuit électrique de la source de courant 37 se trouve fermé par la masse; le trembleur 34 entre en action et la sonnerie dont il fait partie fonctionne.
En même temps la dent 321, échappe la lame 33 et, sous l'effet d'un ressort non représenté, convenablement disposé, le voyant 31 vient se placer devant le cadran, comme il est représenté à la fig. 1, indiquant que l'aver tissement a eu lieu (ceci peut avoir son uti lité dans le cas où personne n'est présent au moment où la sonnerie fonctionne).
La sonnerie fonctionne un certain temps, en général assez court, jusqu'à ce que l'ergot 23 ait échappé la lamelle 24. Mais on peut arrêter la sonnerie avant ce moment en agissant sur le poussoir 28' qui fait pivoter le .support 25 autour de l'axe 26a et libère la lamelle 24 de l'action de l'ergot 23. En même temps le voyant 31 se trouve ramené à sa position de repos (fig. 2).
Il y a lieu de remarquer la disposition spéciale qui consiste à faire fermer le contact seulement par une déformation de la lamelle 24 de sorte que lorsque l'ensemble porté par le support 25 bascule autour de l'axe 261, sous l'action du poussoir 28, la lamelle 24 échappe complètement à l'ergot 23 et revient en deça de cet ergot, rompant ainsi le contact avec la vis 26, même lorsqu'on lâche le poussoir 28. o D'autre part, quand le support 25 revient à sa place, le bras 30 du voyant 31 reste dans la position qu'il a prise, la dent 321, étant accrochée sur la lame 33.
L'appareil est prêt à fonctionner à nouveau soit au quart d'heure suivant, soit au bout d'une demi- heure comme c'est le cas dans l'exemple représenté où on voit que la prochaine touche 18 qui sera en contact avec la languette 16 de la chaîne 10a est la seconde après celle qui est en train de faire fonctionner la son nerie.
Naturellement, on peut apporter au dis positif décrit des modifications constructives diverses sans pour cela sortir du domaine de l'invention.