Dispositif de contention, destiné à être employé en médecine, chirurgie et hygiène. Les dispositifs de contention médicaux ou hygiénique tels que ceintures, sangles, corsets,, bandages, sont le 'plus souvent faits en tissu .élastique, qui présente de nombreux inconvé nients: If se relâche rapidement et ire permet qu'une aération insuffisante de la peau. D'autre part il est presque impossible de le nettoyer. De plus, art- point de vue mécanique, il pro duit une action ' unifbrme en tous ses points et cri - tous sens et ne répond pas aux exi gences de construction de tels appareils.
- IL est évident que si l'on substituait à ce tissu caoutchouté, c'est-à-dire formé d'un tissu comprenant des fils de caoutchouc, des bandes . du feuilles de caoutchouc, soit pur, soit tic contenant qu'une faible proportion de corps incorporés ou factices, on obtiendrait une élasticité supérieure et plus constante, et une souplesse beaucoup plus grande permettant à ces objets de s'adapter très exactement à la forme du corps. 'De plus, ce qui est très im portant au point de vue hygiénique, alors qu'il est à peu près impossible de nettoyer les objets en tissu caoutchouté,
rien. au con= traire n'est plus facile que de nettoyer des bandes de caoutchouc sans en rien l'altérer. Mais de telles bandes de caoutchouc, an.- pliquées sur le corps, empêcheraient l'évapo ration cutanée de s'accomplir. D'autre part, leur action serait, eu point de vue mécanique, la même que celle d'un tissu caoutchouté, c'est-à-dire uniforme en tous sens.
. La présente invention a pour objet un dispositif de contention, employé cri médecine, chirurgie et hygiène.
Ce dispositif est caractérisé. en ce qu'il comporte au moins une pièce cri caoutchouc de faible épaisseur, cette pièce présentant des orifices- sur au moins une partie de sa surface, err vue d'en augmenter l'élasticité et de per mettre l'aération des parties de la peau pla cées sous ladite pièce. La pièce en caoutchouc est en général une bande, mais peut parfaitement avoir une forme quelconque, telle qu'un cylindre, une -calotte sphérique etç; Le dessin annexé représente, à titre (l'exemple, diverses formes d'exécution (le l'objet de l'inventiwi.
Les<B>fi-.</B> 1 à 5 représentent diverses bandes dont l'élasticité et la souplesse varient sui vant plusieurs zones ; La fig. 6 représente titi corset; La fig. 7 montre une bande à plusieurs zones d'élasticité différentes ; La fig. 8 est une coupe dans une bande d'épaisseur inégale ; La fig. 9 montre un bandage composé d'une bande élastique et de deux pelotes pneumatiques ; Les fig. 10 à 12 représentent diverses ma nières dont les bords des bandes peuvent être dentelés:
La fig. 13 représente titi bas anti-vari- queux, et La fig. 14 titi suspensoir.
La fig. 1 représente nue sangle de caout chouc d'épaisseur relativement faible, comme le montre la coupe transversale, fig. <B>l',</B> dans laquelle sont pratiquées deux séries de trous b' et V, les trous b1 étant beaucoup plus serrés que les trous b . La sangle se trouve ainsi divisée en deux bandes a,', <I>a=,</I> l'une, la bande supérieure, est beaucoup plus souple et plus élastique, l'autre, la bande inférieure, est plus puissante et possède une force de contention plus grande.
On obtient titi résultat équivalent, en fai sant.varier la grandeur des trous, comme in diqué sur la fig. 1'j.
Au lieu de produire des différences de souplesse dans le sens de la hauteur, on petit aussi former dans la sangle, ou autre appa reil de contention, des bandes transversales de souplesse différente. C'est ce qui a été re présenté sur l'exemple de la fig. 2. On voit une zone transversale c présentant de nom breux trous qui la rendent très souple, tandis que les zones transversales<I>cl,</I> e qui l'enca drent, ont des trous moins nombreux, de sorte que leur force de contention est maintenue plus grande que.celle de la zone c.
Les bandes ou zones de souplesse diffé rente peuvent être reliées par des parties for- lnant transition grâce <B>a</B> une <B>progression</B> con- venablement ménagée du nombre et de la grandeur des trous. Cette transition peut être faite de manière à être insensible, ou, air con traire à être brusque.
Les zones ou bandes, peuvent être non seulement longitudinales ou transversales, mais de direction quelconque. De plus, leur largeur petit varier à volonté. Enfin, la forme des zones de souplesse donnée peut être ap propriée à chaque application particulière; leurs contours peuvent être rectangulaires, ronds, ovales, en losange, en demi-cercle, en triangle etc. suivant l'action à produire.
La variété des effets que l'on petit ainsi obtenir est encore augmentée grâce à la pos sibilité de donner aux trous des formes spé ciales telles que ovales, en losange, rectan gulaires etc. et des dimensions plus ou moins grandes, variables suivant les emplacements où ils se trouvent. Par ces moyens combinés on est à même de faire varier à l'infini la souplesse, l'élasticité, l'effort de contention et le pouvoir d'aération. Spécialement, l'action mécanique désirée petit, dans tous les cas, être celle qui convient pour le but à atteindre.
Au point de vue aération et évaporation, le linge ou les étoffes protégeant la face pos térieure de la sangle et l'isolant de la peau, drainent la sueur qui s'évapore par les trous. La surface d'aération et d'évaporation est pro portionnelle ait nombre et à la dimension des trous. Elle donne donc des résultats meilleurs que les tissus caoutchoutés qui ne laissent que très difficilement passer l'air.
En augmentant le nombre de trous et leur grandeur, on peut aller jusqu'à transfor mer la feuille de caoutchouc en titi réseau ou titi filet. Cependant, en général, la partie pleine occupe une surface plus grande que la partie vide.
Le dessin montre quelques exemples dans les cas les plus simples, où l'on peut utiliser les différences de propriétés de bandes oui sangles en leurs diverses régions.
La fig. 3 montre par exemple, comment petit être constituée une ceinture aa dans la quelle est réservée une zone f plus souple, de cc atour sensiblement circulaire, destinée à ménager un estomac sensible.
La fig.4 représente une application ana logue dans laquelle une zone g plus souple est formée dans une ceinture a., cette zone étant celle de la région appendiculaire dans le cas oii celle-ci est douloureuse.
La fig. 5 montre une portion de sangle on ceinture présentant des bandes obliques la plus fortes. On comprend qu'avec une telle disposition la partie i pourra s'adapter sur une partie arrondie du corps, et les bandes la plus fortes assureront un soutien contre une charge ou action s'exerçant dans le sens de la flèche.
La fig. 6 est un exemple d'exécution ayant la forme d'un corset. Celui-ci comprend une partie inférieure j plus forte et une partie supérieure<B>le</B> plus souple, ce qui permet à cet objet de répondre efficacement à sa destina tion.
La fig. 7 est une variante des dispositifs précédents. L'objet comprend, comme précé demment, des parties plus souples k, des parties moins souples jet des bandes 1 aux quelles on a conservé toute leur résistance en n'y pratiquant aucun trou. Ces bandes peu vent d'ailleurs être renforcées par des pièces de caoutchouc formant surépaisseur, ou par du cuir, ou des baleines ou tous autres moyens équivalents.
Dans tous les cas, la bande souple, ou aussi le corset, est- constitué par une feuille de caoutchouc mince, en - para pur, on con tenant en proportion admissible les diverses matières que l'on incorpore au caoutchouc. Comme les objets décrits sont destinés à être appliqués sur le corps, il convient de n'uti liser comme factices que des produits non nocifs.
L'épaisseur peut être uniforme, ou bien elle peut être inégale. La fig. 8 montre une ceinture a dont la partie inférieure est plus épaisse que la partie supérieure. Les varia tions d'épaisseur peuvent être progressives ou plus ou moins brusques. Les variations d'épaisseur peuvent être réalisées suivant des tranches transversales, obliques, ou bien par sections, par zones etc.
Ces variations sont combinées avec la ré partition des trous, le nombre, la grandeur, la nature de ces trous pour produire tous résultats mécaniques déterminés.
. De plus, diverses parties du dispositif bande, sangle etc., peuvent être .renforcées par des entoilages, des bandes de cuir, des baleines etc., comme il a été dit en référence au cas particulier de la fig. 7. De même, l'objet peut être fait partie avec du caout chouc perforé, partie en tissu, ou en autres matériaux appropriés. Enfin, le dispositif de contention peut être muni en tous points appropriés de pe- lottes susceptibles d'être gonflées par insuf flation. La fig. 9 montre ainsi une ceinture pourvue de deux pelotes in, pneumatiques.
La sangle ou ceinture peut recevoir des pelotes d'autre nature et, d'une manière gé nérale, être combinée avec tous les moyens ou dispositifs d'orthopédie, d'hygiène etc.
De préférence, le bord de la sangle ou autre dispositif n'est pas coupé droit, ce qui déterminerait une limite d'action trop nette et trop brutale pouvant même- blesser. Elle est découpée en dentelures 7t comme montré fig. 10. De cette manière, chaque petite den telure 7t s'allonge et s'infléchit plus ou moins au contact du corps, en soutenant les parties en contact, mais en faisant -une transition entre la zone-o où le tissu a une grande élas ticité et la région 2) non soutenue.
Les dentelures peuvent, être plus ou moins grandes de même que les intervalles qui les séparent.
Elles peuvent se réduire à_ des ondula tions comme représenté fig. 11 et 12.
La fixation des sangles, ceintures etc., constituées comme décrit, sera obtenue par toits. moyens appropriés, de préférence au moyen de pattes multiples permettant de mieux régler le serrage dans les diverses parties. On peut aussi faire des ceintures sans solution de continuité comme il en existe déjà en tissu.
Les bandes décrites sont applicables dans tous les cas o ii il y a lieu d'exercer une ac tion de soutien, de contention ou de com pression. On pourra donc, d'après les prin cipes ci-dessus, établir des corsets, corsets sangles, bandages médico-chirurgicaux, cein tures hygiéniques, de sport, sangles médi cales, contre les ptôses, les éventrations, cer taines hernies etc.
Il y en a qui sont applicables aussi aux bas élastiques pour varices etc. Dans ce cas, encore,-elles n'ont pas seulement pour avan tage l'aération, mais surtout la variation des actions de soutien des bas. En principe,- cette force est plus forte en bas qu'en haut pour faciliter 'la circulation de retour. De plus, on peut -ménager par places des zones plus sou ples, par exemple à Pendroit de paquets va riqueux, d'un ancien point de phlébite etc.
La fig. 13 montre un exemple de bas établi d'après ces principes. On voit que les trous sont plus rapprochés à la partie supé rieure et moins rapprochés à la partie in férieure.
La fig. 14 montre un suspensoir constitué ait moyen d'une feuille b de caoutchouc pré sentant une multitude de perforations b1 de manière à assurer une aération trés com plète. Suivant la ligne médiane est réservée une bande 1, avec très peu de perforations ou pas de perforations, formant ainsi un renfort correspondant à cette ligne. Les perforations peuvent aussi être rendues moins nombreuses dans les parties 11 servant à la suspension du dispositif.
Les perforations peuvent être réparties également ou différemment, suivant les cas, dans les différentes parties du dispositif. De cette manière, la compression petit être ren due plus forte d'un côté que de l'autre. Par ces moyens, on obtient une action de con tention telle qu'elle n'a peut-être jamais été réalisée dans aucun. dispositif existant.
Les dispositifs décrits présentent de plus l'avantage d'être lavables et de pouvoir être séeliés très vite, ce qui permet de les re mettre en place aussiti)t.
On peut coii.stituer d'une manière tout à fait analogue un soutien-gorge présentant les mêmes avantages.
Les dispositifs décrits ci-dessus lie sont donnés qu'à titre d'exemple ; la forme, les matières et les dimensions pourront varier pour autant qu'elles se maintiennent dans les limites tracées par la revendication.