Machine à trier les haricots. Il est d'usage, dans l'industrie des con serves alimentaires, de trier les haricots verts avant leur préparation en différentes qualités par ordre de grosseur. Ce triage se faisait jusqu'ici à la main, était excessivement coû teux et pas toujours très régulieux, étant donné que, vu les quantités énormes dé hari cots traités, ceux-ci doivent être répartis sur un très grand nombre d'ouvriers. Le facteur appréciation personnelle joue donc un rôle qui n'est pas toujours à l'avantage des fabricants étant donné que ceux-ci peuvent vendre beau coup plus chers les haricots qualité extra- fine que les. haricots qualité moyenne.
Pour la compréhension de ce qui va suivre, il est rappelé que les haricots verts traités dans l'industrie des conserves alimentaires ne sont pas encore mûrs et sont de section pra tiquement ronde. La longueur du haricot ne joue pas de rôle ; elle est, dans la plupart des cas, proportionnée à la grosseur du légume.
La présente invention a pour objet une machine à trier les haricots.
Cette machine est caractérisée en ce qu'elle comporte au moins une paire de bandes sans fin, animés d'un mouvement de translation et disposées l'une par rapport à l'autre de ma nière à ce que leurs parties en regard for ment un angle dièdre, dont le sommet est dirigé vers le bas, ces bandes étant légère ment espacées pour ménager une ouverture entre elles au sommet de l'angle dièdre, là largeur de cette ouverture correspondant à la grosseur des haricots à trier, de telle sorte que ces derniers, une fois versés dans ledit angle dièdre, sont séparés suivant leur gros seur, les uns passant par l'ouverture au som met du dièdre et les autres étant entraînés par le mouvement des bandes.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution d'une ma chine à trier les haricots selon trois gros seurs.
La fig. 1 est une vue d'ensemble de la machine du côté de l'entrée des haricots, c'est-à-dire selon la flèche 1 en fig. 2 ; La fig. 2 est une vue en élévation de côté de la machine; Dans ces fig. 1 et 2, certaines parties sont supposées enlevées ; La fig. 3 représente un cadre à l'intérieur duquel est tendue unie bande sans fin ;
La fig. 4 montre titre partie de la machine dans laquelle on a enlevé les bandes saris fin et les cadres qui les soutiennent; Les fig. 5, 6 et 7 sont des vues à plus grande échelle de certains détails de la ma chine vus en plan, de côté et de face.
La machine représentée comprend un pre mier groupe A de paires de bandes sans fin cc qui peuvent être soit en toile métallique telle qu'un tissu de fils de nickel ou métal analogue, soit en un tissu de fibres végétales ou animales appropriées. Ces bandes saris fin cc sont, comme il est montré cri particulier dans la fig. 3; tendues entre deux tambours b tournant dans un cadre c. L'un des tambours est tourillonné dans des paliers mobiles b' selon la longueur du cadre.
Ces paliers sont reliés aux traverses du cadre c air moyen de vis qui permettent de faire glisser les paliers 1>' pour tendre la bande saris fin cc. Il est prévu, sur la longueur du cadre c, des tra verses c' qui maintiennent les montants et soutiennent, au moyen de petits supports, une tôle c= qui s'étend sur toute la longueur du cadre et dont le plan est tangent aux deux tambours b. Cette tôle c2 soutient le brin de la bande saris fin qui se trouve à l'intérieur de l'angle dièdre que les éléments de chaque paire forment entre eux.
De cette façon, ces brins intérieurs sont bien droits sur toute leur longueur, si bien que la fente qu'ils ré servent entre eux est parfaitement régulière.
Les cadres c sont maintenus dans la ma chine par titre extrémité au moyen de touril lons c' dut forment la prolongation du moi)- tarit supérieur de chacun des cadres et qui sont logés dans des traverses dl. Dans d'an tres traverses d , qui avec les précédentes forment le bâti du premier groupe de paires de bandes saris fin A, sont prévues des vis de réglage cl qui soutiennent les montants in férieurs des cadres c.
Au moyen de ces vis de réglage c4, l'inclinaison des cadres par rapport à la verticale peut être réglée en faisant osciller ces cadres autour des touril- Ions c3. On petit, de cette manière régler très exactement la fente que laissent entre elles les différentes paires de bandes de la ma chine.
Les tambours b portent à l'extrémité su périeure de leur arbre une roue hélicoïdale b4 qui engrène avec une vis saris fin b5. Les vis sans fin b5, pour chaque bande, sont solidaires d'un arbre b2 s'étendant d'un bout à l'autre de la machine. Ces arbres V sont entraînés à l'une de leurs extrémités à l'aide d'un en grenage conique bs par un arbre ë qui tra verse la machine. Les pignons coniques V fixés sur cet arbre ne sont cependant pas tous de même diamètre.
Ils alternent en dia mètre de deux en deux, si bien que l'une des bandes a reçoit, dans chaque paire de bandes, un mouvement plus rapide que la seconde bande. L'utilité de cette différence de vitesse sera expliquée plus loin.
Le bâti dl d= de chaque groupe de paires de bandes repose, par l'intermédiaire d'arbres carrés f, sur des consoles d3 du bâti. Chacun de ces arbres carrés est mis en mouvement par un pignon conique r qui, engrenant avec un autre pignon e2 fixé sur l'arbre e, est calé sur un arbre r' portant une vis sans fin<B>7.2</B> en prise avec une roue hélicoïdale f' solidaires dudit arbre carré f. Il est clair que, lorsque ces arbres carrés tournent, le bâti d' d2 de la paire de bandes saris fin qu'il supporte sera continuellement secoué.
Au-dessus de chaque paire de bandes est prévu un entonnoir g, et ces entonnoirs que l'on voit particulièrement dans la fig. 1 sont juxtaposés et placés au-dessous d'un chemin roulant h mît par le moteur q de la machine laquelle est munie de plans inclinés %b' et de rayons de décharge 1r.= sur lesquels les hari cots sont déversés. Une plateforme k est prévue pour la personne qui dessert la machine.
Au-dessous du groupe de paires de bandes saris fin A se trouve un transporteur 1 d'un genre connu sur lequel tombent tous les hari cots qui sont suffisamment petits pour passer par la fente réservée entre les paires de bandes saris fin supérieures. Le mouvement de ce transporteur 1 est dirigé en sens con traire de celui des bandes sans fin. Au-des sous de ce transporteur se trouve une nou velle série d'entonnoirs m. dans lesquels tom bent les haricots. Ces entonnoirs répartissent ces derniers sur un second groupe B de paires de bandes sans fin exactement semblable à celui qui a été décrit en .â, mais dont les fentes sont réglées de manière à ne laisser passer que les haricots de qualité extra-fine.
Ceux-ci tomberont alors dans les récipients placés en<I>n</I> au-dessous du groupe<I>B,</I> tandis que les haricots entraînés s'en iront dans un autre récipient placé en tête de la machine.
Dans chacun des groupes A et B se trouve un arbre o (fig. 4) sur lequel sont fixées autant de poulies à gorge qu'il existe de paires de bandes sans fin. Celles-ci font tourner des brosses circulaires p qui, placées dans le plan médian de l'angle dièdre formé par les élé ments des paires de bandes sans fin, sont soutenues par des bras fixés à une traverse d4 portée elle-même par le bâti<I>dl</I> d2 du groupe.
Il est prévu sous le chemin roulant h un moteur électrique q qui, par l'intermédiaire de renvois, actionne aussi bien les arbres e dont le mouvement se transmet, comme il a été décrit plus haut, aux paires de bandes sans fin, que l'arbre o pour l'actionnement des brosses circulaires p et que le chemin roulant la au moyen duquel les entonnoirs g sont ali- rnentés. Il est bien entendu que ce moteur pourrait être placé ailleurs ou qu'il pourrait être prévu, par exemple, un moteur pour cha que paire des groupes de paires de bandes sans fin.
La machine décrite fonctionne de la ma nière suivante: Le desservant se tient sur la plateforme <I>le.</I> Les haricots sont versés sur les rayons<I>la 2</I> d'oii le desservant les fait glisser sur le che min roulant h. Il dispose les haricots sur ce dernier si possible dans le sens de la longueur. Ce travail peut d'ailleurs être facilité par la forme spéciale des éléments du chemin rou lant qui peuvent être pourvus de rainures dans lesquelles les haricots se mettent d'eux- mêmes dans le sens de la longueur. Les haricots sont entraînés par ce chemin roulant et tombent dans les entonnoirs g au moyen desquels ils sont répartis entre les paires de bandes sans fin.
A l'intérieur de ces enton noirs sont également prévus des dispositifs pour que les haricots ne changent pas de position et pour éviter le bourrage. Au fur et à mesure qu'ils arrivent, les haricots tombent dans les angles formés par les paires de bandes sans fin et, par suite des secousses imprimées à ces dernières, traversent la fente s'ils sont suffisamment petits; s'ils ne le sont pas, ils sont entraînés par les bandes sans fin et délivrés en tête de la machine dans le compartiment des haricots moyens. Pour le cas où les haricots sont tombés des en tonnoirs les uns sur les autres, les plus gros étant dessous et empêchant les plus petits de traverser la fente, les brosses circulaires p projettent ces derniers en arrière et leur per mettent de tomber sur le transporteur 1 qui les ramène en arrière et les répartit dans les entonnoirs m.
De ceux-ci, les haricots tom bent dans les angles formés par les paires de bandes du groupe B et s'en vont, suivant leur grosseur, ou bien dans les compartiments extra-fins<B>.</B> ou bien dans le récipient réservé à la qualité fine. Le passage des haricots est facilité par les secousses qui sont imprimées aux différents -groupes de bandes sans fin. Il a été dit plus haut que l'un des éléments dans chaque paire de bandes sans fin était animé d'une vitesse supérieure à celle de son voisin.
Cette disposition a pour effet de per mettre à des haricots qui ne sont pas tombés dans la fente selon leur longueur, mais qui reposent en plus grande partie sur l'une ou sur l'autre des bandes sans fin d'être tournés par cette différence de vitesse jusqu'à être amenés à tomber dans la position convenable pour le triage. Cette différence de vitesse est également favorable à l'expulsion des haricots qui restent suspendus, du fait de la différence d'épaisseur, dans la fente formée par les bandes sans fin.
Comme on le voit par ce qui précède, la machine, objet de l'invention, exécute le tra- vail d'un nombre considérable d'ouvriers, avec une très grande régularité. Elle permet, en outre, de trier les haricots selon une échelle quelconque de grosseurs suivant les besoins de leur utilisation.