Perfectionnement aux machines à ficher les couche-points et trépointes de chaussures, permettant leur emploi pour le clouage des semelles contre talons- en bois Louis XY. La présente invention est relative aux machines employées clans la fabrication des chaussures et a pour but -de rendre une ma chine à ficher les couche-points, trépointes et semelles, capable d'être employée pour clouer les semelles contre la face antérieure courbée des talons en bois du modèle dit "Louis XV".
Dans ce but, l'invention est caractérisée par la modification de la. position du. collier de fixation du marteau sur sa tige, la ferme ture de la cavité dans laquelle ce collier se trouve logé par un plaque de protection, le biseautage de l'extrémité inférieure @du pis ton, l'élimination des parties faisant saillie sur les plaques de couverture des couteaux et l'arrondissement des angles de ces plaques (le couverture.
Au dessin annexé, donné à titre d'exem ple, les fig. 1 et 2 montrent respectivement une élévation de face et une section horizon tale suivant la. ligne II II de la fig. 1 de la partie ntéressée de la.
machine avant l'ap plication de l'invention, c'est-à-dire telle qu'utilisée pour ficher des couche-points ' et trépointes, tandis que les fig. 3 et 4 sont res pectivement une élévation de face et une sec tion horizontale suivant la ligne IV-IV de la fig. 3 de la même partie de ladite machine munie du perfectionnement suivant l'inven tion, c'est-à-dire adaptée pour clouer les se melles aux talons en bois "Louis XV", et la fig. 5 est une vue de côté dans la.
direction de la flèche X (fig. 3) d'un détail de la ma chine illustrée par les fig. 3 et 4.
Se référant d'abord aux fig. 1 et 2, la machine à ficher les couche-points et tré pointes comprend un couteau fixe 1 et un couteau mobile 2, .desquels le second est ac tionné par un levier de découpage des pointes 3, ainsi nommé parce que les couteaux dont l'un est actionné par ce levier servent en coopération pour découper mécaniquement et automatiquement hors d'une bande d'acier les pointes coniques employées pour ficher les couche-points et trépointes.
Ledit levier 8 possède une partie circulaire formée d'une pièce avec un pivot 4 qui s'étend vers Par:, rière comme montré à la fig. 2 et est mon tée rotativement dans une partie de construc tion appropriée 5 du bâti de la machine. Les couteaux 1 et 2 sont. protégés par des pla ques de couverture 7 et 8 respectivement fixées en position au moyen (le boulons 9 et 10.
Les pointes coniques découpées de la bande d'acier par les couteaux se placent en position dans une partie creuse appropriée d'un piton 11 sur le trajet d'un marteau 13 animé d'un mouvement de va-et-vient verti cal. Ce piston est fixé au bâti :de la ma chine et est traversé par un trou vertical 12 livrant passage au marteau 13 qui dans son mouvement descendant chasse la pointe pla cée dans le piston 11 et l'enfonce dans le travail appliqué fermement contre l'extré mité inférieure du piston. en question.
Le marteau est fixé dans l'extrémité in- fc-rieure d'une tige 14 qui traverse diamé tralement la partie circulaire 6 de la face an'érieure du levier 3, cette tige 14 étant animée d'un mouvement de va.-et-vient ver tical. Dans le but de maintenir le marteau 13 fermement dans l'extrémité inférieure de -,n tige 14, cette dernière est entourée d'un collier 15 présentant une saillie 16 dans la quelle vient se visser une vis de fixation et de serrage 17, l'axe commun de ladite sail lie et de ladite vis s'étendant vers l'avant perpendiculairement. à la face antérieure de la partie circulaire 6 du levier 3.
Se référant maintenant aux fig. 3 et 4, dans la. machine modifiée d'après l'invention en vue de l'adapter pour le clouage des se melles aux talons "Louis XV" en bois, la saillie 16 du collier 15 et sa vis de fixation et de serrage 17 sont tournées d'environ 90 par rapport à leur position habituelle de sorte qu'elles s'étendent vers la. gauche des dites figures latéralement par rapport à. la tige 14 du marteau et avec leur axe commun parallèle à. la face antérieure de la partie circulaire 6 du levier 3.
Afin de permettre au collier 15 et à sa vis 17 d'être placés dans ladite position modifiée, la moitié de la partie circulaire 6 du levier 3 adjacente au couteau fixe 1, c'est-à-dire comprise entre le marteau et ledit couteau, a sa face anté rieure creusée ou évidée comme indiqué en 18 pour recevoir la saillie 16 et la vis 17.
Le 'but de cette disposition est de permettre le rapprochement de la chaussure, et la partie visible du marteau 1:; et la partie inférieure de la tige 14 dudit. marteau sont recouvertes d'une plaque protectrice 21, de faible épais- leur, mais suffisamment solide, qui est fixée à la. moitié de la partie circulaire 6 du le vier 3 la.
plus proche du couteau mobile 2 et qui a pour objet de donner un appui ferme pour l'application de la chaussure con tre la machine sans risquer que la chaussure soit abîmée par le mouvement de va-et-vient de la tige 14 du marteau et des parties 15, 16 et 17.
De plus, suivant l'invention, les plaque: deecouverture 7 et 8 des couteaux 1 et 2 res pectivement, au lieu d'être fixées de la. ma nière ordinaire par des boulons dont les têtes font saillie sur le devant de la machine, sont fixées au moyen de boulons 9' et 10' respec tivement ayant. des têtes fraisées 9" et 10" de façon à ce que ces têtes ne fassent pas saillie.
En outre, le bord extérieur antérieur des plaques de couverture précitées 7 et 8 est largement -,arrondi comme montré en 19 et 20 respectivement, afin de permettre de rapprocher la d@aussure dans toute.: les di- rectionq du travail.
Enfin, l'extrétnitc> inférieure du piston 11 est, d'après l'inventT < @n, inclinée vers le haut (le l'avant vers l'arrière comme montré en 22 dans la fig. 5,<B>(le</B> façon à. obtenir une sur face inclinée évitant le glissement de la se melle pendant. le martelage.
Le dispositif spécial placé à l'avant de la machine et en dessous du piston lorsque la machine est eml>loy c e pour ficher le couche-points et trépointes est démonté et enlevé pour- obtenir l'espace nécessaire,
ce dispositif devenailt inutile lorsque la ma chine est employée pour le clouage de se- -1 \T" melles a des talon. .,Louis A l'exception des modifications qui vien nent d'être décrite, la construction de la machine d'après l'invention reste exactement la même que .celle d'une machine à ficher les couche-points, trépointes et semelles.
Les modifications d'après l'invention per mettent à la chaussure d'être placée dans toute position voulue de manière à ce que les pointes soient toujours enfoncées perpendicu lairement à la semelle comme dans le cas du travail à la main, et la machine d'après l'in vention offre l'avantage que les semelles peuvent être clouées aux talons au moyen de pointes coniques découpées mécaniquement hors d'une bande d'acier et ayant des ba vures réalisant un serrage idéal en une fois à la.
profondeur voulue, réglable à volonté, tandis que dans le cas du travail à la main le résultat est beaucoup moins satisfaisant par suite .de l'emploi de petites pointes à têtes réduites ne présentant pas la solidité voulue et exigeant le finissage par chasse- pointe.
Le travail de la machine d'après l'inven tion est facile et rapide, et les semelles fixées au moyen de ladite machine présentent une régularité bien plus grande que celles fixées à la main, ce qui a. une influence favorable sur la suite de la fabrication de la chaussure.
La production obtenue par l'emploi de la machine d'après l'invention est de beaucoup supérieure à celle atteinte par le clouage à la main, ladite machine permettant de fixer environ 500 paires de semelles par jour de 8 heures.
Finalement, un autre avantage de l'in vention réside dans le fait que la machine peut encore être employée à l'usage auquel elle était primitivement destinée et est ac tuellement utilisée, c'est-à-dire pour ficher les couche-points, trépointes et. semelles.