Dispositif présentant au moins une surface apparaissant uniformément éclairée lors d'un éclairage par une source de lumière étrangère. La présente invention a pour objet un dispositif présentant au moins une surface apparaissant uniformément éclairée lors d'un éclairage par une source de lumière étrangère, par exemple fixe ou mobile.
Les signaux nocturnes employés à l'heure actuelle pour assurer la sécurité de la circu lation sur les routes, chemins de fer, canaux, etc., ou pour tous autres usages similaires; comportent en général une source lumineuse faisant partie de l'appareil de signal et dont l'extinction accidentelle peut causer de graves accidents.
Le dispositif suivant la présente invention est caractérisé par un corps présentant de petites surfaces incurvées à axes au moins approximativement parallèles, juxtaposées et en ce qu'il présente une surface réfléchis sante, le tout, dans le but qu'un faisceau lumineux provenant d'une source étrangère et tombant sur la surface réfléchissante, soit réfléchi en produisant autant de faisceaux lumineux qu'il y a de surfaces incurvées, la dimension de ces- dernières étant telles, que pour un observateur placé à une certaine distance dans le champ des rayons réfléchis, la surface réfléchissante apparaisse uniformé ment éclairée.
On voit donc que l'invention est le résultat de l'application de deux principes optiques connus. Suivant le premier de ces principes, lorsqu'un miroir concave ou convexe est frappé par un faisceau lumineux cylindrique, le champ contenant les rayons réfléchis est un cône dont le demi-angle a pour tangente le rapport de la moitié de la largeur utile du miroir à sa distance focale. Tout observateur placé à l'intérieur de ce cône verra donc un point très lumineux sur le miroir, image de la source de lumière éloignée qui produit le faisceau.
Suivant le second principe, plusieurs points lumineux écartés, pour un observateur, d'une distance angulaire inférieure ou égale à une minute sexagésimale, ne peuvent plus être aperçus séparément par cet observateur et l'ensemble de ces points lumineux lui apparaît comme une surface uniformément éclairée. Le dessin annexé représente; à titre d'exemple, deux formes d'exécution de l'objet de l'invention.
Les fig. 1 et 2 sont des vues de détails d'une première forme d'exécution; La fig. 3 montre schématiquement le fonc tionnement de cette forme d'exécution; La fig. 4 montre schématiquement le fonc tionnement d'une deuxième forme d'exécution. En référence aux fig. 1 et 2 du dessin, le dispositif comporte un corps constitué par une plaque de verre 1 comportant une face plane argentée a, et, opposée à celle-ci, une face moulée ou taillée de manière à présenter une quantité (100 par exemple) d'éléments incurvés concaves ou convexes v de 0,1 cIn de côté et 0.25 m de rayon par exemple.
Lorsqu'un dispositif ainsi constitué est destiné à servir par exemple de signal (fig. 3) et se trouve placé dans le champ du ou des phares d'une automobile A circulant dans le sens de la flèche f, il donnera au conducteur de cette automobile l'impression d'une surface uniformément éclairée, et cela même si l'auto mobile est à droite ou à gauche de l'axe de la route, à la condition que le signal soit établi pour donner aux rayons réfléchis un champ d suffisamment large.
En calculant convenablement l'ouverture et la courbure des miroirs élémentaires b, on pourra faire varier le champ des rayons ré fléchis et par suite l'intensité de réception.
En particulier, s'il s'agit de signaux pour chemins de fer, tels que par exemple des bras de sémaphores, des disques, des signaux d'aiguilles, etc., on réduira considérablement le champ de manière à avoir une intensité de réflexion suffisante avec l'éclairage normal des locomotives.
On peut éventuellement (fig. 2) recouvrir le dispositif d'un verre coloré 2, à faces sensiblement parallèles, de manière à ren voyer un faisceau lumineux teinté, mais sans modifier les qualités optiques des surfaces incurvées et de la surface réfléchissante.
On pourrait également (fig.4), en combi nant au croisement de deux routes B et C une plaque-signal 1 présentant sur une de ses faces de petites surfaces sphériques mou lées ou taillées, cette plaque étant disposée normalement à l'axe de l'une des routes, avec un miroir argenté ou autre ordinaire 3, placé derrière et à 45" ou sous toute autre obliquité appropriée, signaler au conducteur de chacune des automobiles -A et A' se diri geant en même temps vers le croisement, l'approche de l'autre automobile;
les rayons lumineux incidents tels que c dus au phare de l'automobile A produisent, après avoir traversé la plaque-signal 1 et être arrivés sur le miroir 3 des rayons réfléchis d qui seront reçus par le conducteur de l'automobile Al et réciproquement.
Le dispositif pourrait aussi être constitué par un corps opaque argenté ou rendu ré fléchissant de tout autre manière et présen tant sur une de ses faces par exemple des surfaces incurvées concaves ou convexes, eru- bouties.
Au lieu d'envoyer sur le dispositif le faisceau lumineux d'un foyer mobile (phare d'automobile ou autre), on pourrait également utiliser un foyer fixe placé en un point approprié; un tel foyer peut par exemple être constitué par un projecteur placé en un lieu facilement accessible et éclairant en montagne des signaux de formes et couleurs appropriées, placés en des points difficilement accessibles.
Il est bien entendu que lorsqu'il s'agit de rendre visibles des caractères, le corps, sur lequel :,ont formées les surfaces incurvées, peut n'en présenter que le nombre nécessaire à la formation de ces caractères, de sorte que lors de l'éclairage du dispositif ceux-ci se détachent lumineux sur un fond sombre; on peut aussi prévoir un fond lumineux sur lequel se détachent des caractères sombres. Dans ce dernier cas, c'est seulement la sur face formant le fond qui présente des surfaces incurvées.
Le corps présentant des surfaces incurvées peut être par exemple en métal, en verre, ou tout autre matière appropriée. Le verre peut être par exemple du cristal. Les surfaces incurvées peuvent être obtenues par exemple par taille, par moulage, par gaufrage, par impression, etc.
Le corps petit être constitué par une glace comportant une face plane et une qui présente les surfaces incurvées. L'une ou l'autre de ces faces, indifféremment, peut être argentée.
Le corps présentant des surfaces incurvées peut être constitué d'une seule pièce ou par un assemblage de plusieurs éléments dont chacun présente au moins une surface in curvée.
Les surfaces incurvées peuvent être con caves ou convexes, mais on peut aussi juxtaposer dans un même dispositif des sur faces incurvées concaves et convexes. Elles peuvent être par exemple des surfaces sphé riques. Les surfaces incurvées, concaves ou convexes, ou concaves et convexes, peuvent être situées toutes sur une même face du corps ou sur deux faces opposées de celui-ci, lorsqu'il est en matière transparente.
Les surfaces incurvées ne présentent pas nécessairement des contours réguliers et leur répartition sur une ou deux faces opposées d'un corps transparent peut être régulière ou irrégulière. On petit par exemple utiliser du verre tel que celui connu dans le commerce sous le nom de verre cathédrale, pour autant que les inégalités qu'il présente sur une ou sur ses deux faces, en se combinant entre elles, forment des surfaces incurvées à axes au moins approximativement parallèles, juxta posées.
Un dispositif établi conformément à la présente invention a l'avantage d'être d'un entretien très facile. De tels dispositifs peuvent être établis pour la publicité lumineuse, pour réclames sur routes et autres lieux, pour affiches, pour enseignes, etc. Des dispositifs de ce genre employés pour des étalages, des vitrines, etc., produisent avec des sources lumineuses relativement peu importantes des effets lumineux de grande intensité, mettant en valeur aussi bien les objets exposés que les indications qu'ils peuvent porter.